Par bernard.kuchukian le 11/11/15

 

Je relis en effet le « Parisien libéré » du 13 février 2012, qui  écrivait ceci :

« « L'antenne marseillaise du Syndicat des avocats de France (SAF) a jugé "choquant" lundi un projet de colloque organisé par la commission pénale du barreau,  et ayant pour modérateur l'avocat Gilbert COLLARD, président du comité de soutien à la campagne de Marine LE PEN.

« « Ce colloque a finalement été reporté sine die par le barreau en raison, selon son bâtonnier, Jérôme GAVAUDAN, de l'indisponibilité de deux intervenants.

 

« « Le S.A.F. de MARSEILLE a jugé "choquant" que Maitre COLLARD ait un rôle actif dans ce colloque intitulé "Les médias et la procédure pénale : La disparition du secret de l’instruction", prévu à l'origine le 24 février à la Maison de l'avocat.

 

« « "Surtout un colloque sur ce thème, qui plus est dans les locaux de l'Ordre, alors qu'il est président du comité de soutien de Marine LE PEN et que nous sommes à deux mois des élections," a dit la présidente du S.A.F.  MARSEILLE, Chantal BOURGLAN. "C'est très gênant pour l'image du barreau".

 

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Quelque temps plus tard, le 18 juin suivant, ici, j’avais écrit ceci  sur ce  blog :

« « Qu'on le veuille ou non, c'est le plus brillant de nous tous.

« « Désormais mon ami politique.

« « Déjà censuré localement lui aussi au barreau de Marseille. Je vous rappelle mes deux chroniques sur ce blog en février dernier.

« « Une importante rencontre de droit pénal était prévue le 24 février au barreau de MARSEILLE. Avec des vedettes nationales, des magistrats locaux, etc. Que du beau monde.

« « J'apprends ce soir que je suis libre le 24 février, la réunion est annulée « compte tenu des empêchements rencontrés par plusieurs intervenants ».

« « C'est étrange, et on nous doit la vérité qu'on ne vous dira pas.

« « Alors, moi je vous la dis ici : on avait prévu comme modérateur des débats notre excellent confrère Gilbert COLLARD.

« « Ben oui, COLLARD, le célèbre avocat et copain de Marine. La seconde qualité n'annulant pas la première.

« « La suite vous la voyez vous-même.

 

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CE N’EST PAS TOUT.

Voici en effet qu’on vient  d’échapper à quelque chose que le S.A.F. n’a pas dénoncé, lui qui est   si soucieux de l’image,  comme ils disent,  du barreau de MARSEILLE. Qu’on imagine comme bonne.

C’est d’ailleurs ce barreau-là, qui le subventionne d’ailleurs,  qui prétend,   moi poursuivi en en correctionnelle,  que je l’injurie lorsque j’écris qu’il est ostraciste à la cause arménienne, et qu’il n’aime pas les Arméniens aux élections.

La dernière, celle d’il y a quelques jours, est pourtant révélatrice de cette vérité.

Sur un peu moins de 2.000 bulletins,  l’association KRIKORIAN-KUCHUKIAN a fait 28 voix.

A propos d’élections,    justement, il se dit, mais  le S.A.F. m’interdit la parole,  qu’un des candidats à celle récente  du nouveau bâtonnier, lequel  n’y est évidemment personnellement pour rien, et en serait alors la victime,  aurait le malheur d’appartenir  à une famille,  dont   un proche   est célèbre par son passé pénal aussi lourd que   très hautement sulfureux.

Question : s’il avait été élu bâtonnier, aurait-on  alors évoqué un problème d’image de la profession ?

Dans sa décision n° 2012-278 Q.P.C. du 5 octobre 2012, que j’ai commentée le 8 octobre 2012 ici sur mon blog, le Conseil constitutionnel a statué sur ce qu’on a appelé la bonne moralité. Il a d’ailleurs approuvé le refus, sur le fondement de cette notion,   de concourir,  opposé à une candidate à l’Ecole nationale de la magistrature.

Or, vous ne  trouvez nulle part la définition de la bonne moralité, non plus que la liste de ses éléments constitutifs.

On vous dit en effet rue de Montpensier (point 5, milieu du bloc), que les candidats doivent présenter « les garanties nécessaires pour l'exercice des fonctions des magistrats, et en particulier respecter les devoirs qui s'attachent à leur état ». C'est tout. C'est flou.

Je rassure nos  électeurs, les pauvres,  si peu nombreux, je  ne parle ni de  moi, dont la bonne moralité est au moins établie depuis bien longtemps  lorsque je me suis présenté,   avec succès d’ailleurs  au concours d’entrée à l’école de la magistrature judiciaire, ni surtout de mon binôme de candidat bâtonnier.  C’est que Grégoire KRIKORIAN, le père de Philippe, est lui, au contraire,  un commissaire principal de police en retraite.

Par bernard.kuchukian le 10/11/15

 

Bon, voilà on a maintenant une  sympathique bâtonnière putative qui doit ronger son frein pendant 13 mois avant de prendre des fonctions. Question démocratie on est des champions.

Oui, avez-vous vu,  en effet et quelque part,  le président de la République, le député, le sénateur, le conseiller régional, le conseiller départemental ou le conseiller municipal,   tous franchement  élus,  voire l’avocat qui vient de prêter serment, attendre 13 mois pour prendre ses fonctions ? 

Nulle part ailleurs, au barreau de Marseille, oui.

Sans compter que l’élection peut faire l’objet d’un recours dans les huit jours. Il ne viendra pas de moi, mais l’ordonnance du 31 juillet n’a pas été respectée.

Il manque donc et peut être un homme à cette bâtonnière-là. Je me mêle de ce qui ne me regarde pas, mais pourquoi pas son mari, puisqu’il est avocat aussi. Voici pour la paix des ménages.

Bon, je m’égare,  car mon sujet c’est maintenant l’élection du renouvellement du conseil de l’ordre prévue pour le 16 novembre. Lundi prochain.

Sur le binôme sexuel, mêmes observations, personne n’a respecté le texte.

Un boulevard d’annulations  possibles. Avec un avantage cependant sur notre pauvre bâtonnière, une prise de fonction dans un mois à peine. C’est mieux.

Non, la raison du billet est ici : on dirait bien sauf surprise,  nous ne voterons pas à l’électronique.

Là, on ne comprend plus rien.

Nous avions en effet  traité la matière pendant des heures devant la Cour d’appel d’Aix en Provence, voici trois ou quatre mois à peine. Nous avions interrogé la C.N.I.L., disserté sur ses réponses.

Finalement on sait que le vote électronique dans  telle élection,  tel jour,  dans telles conditions,   est possible, oui mais seulement  s’il est préalablement ainsi déclaré à la C.N.I.L.,  et que celle-ci n’a  pas élevé de veto.

C’est comme la déclaration de travaux au lieu de la demande de permis de construire (je suis fier d’avoir trouvé la formule applicable).

J’aimerais donc savoir pourquoi ceux que j’ai combattus n’ont pas transformé leur essai ?

Peut-être que finalement ils ont décidé de faire marche arrière,  car le programme miracle qu’un l’informaticien miracle allait leur vendre allait essuyer un niet de la C.N.I.L.

On saura un jour.

En attendant, comme disait SHAKESPEARE, « beaucoup de bruit pour rien ».

Par bernard.kuchukian le 09/11/15

 

Que le plus mauvais gagne. En écrivant que le plus mauvais gagne, je savais ce que je faisais, s’agissant de l’élection du bâtonnier 2017 du barreau de Marseille, qui avait lieu ce jour, et dans lequel étaient en compétition un homme et une femme, sans binôme sexuel.

« Que le plus mauvais gagne », ai-je écrit,  c’était bien entendu littéralement l’homme.

J’avais écrit cela, connaissant parfaitement mes confrères. Il suffit que je dise quelque chose, ils font ou votent le contraire.

Ils ont donc fait ce que je souhaitais,  donc voté pour Geneviève MAILLET, la femme,  Geneviève,  que je connais depuis tant d’années,    à propos de qui  untel  avait été désagréable lors de la présentation des candidats,  au point que j’avais dit qu’il était un mufle,  et ajouté en public, « Geneviève, je t’aime ».

La bâtonnière de dans 13 mois a au moins un superbe avantage sur tous, possédant  déjà la Légion d’honneur. Au moins ne se battra –t-elle pas pour cela.

Quant au reste, je serai vigilant,  derrière un capital de sympathie et d’amitié. Mais serai-je encore là en 2017 ? Une autre femme m’intéresse, on le sait.

En tout cas, Geneviève, on va t’aimer. J’espère.

Par bernard.kuchukian le 06/11/15

 

Les élections du barreau  de  Marseille paraissent intéresser la blogosphère.

Je ne voterai pas lundi 9 novembre.

A-t-on déjà vu  en effet un crocodile venir faire ses achats dans une maroquinerie ?

Par bernard.kuchukian le 05/11/15

Madame Geneviève MAILLET

Monsieur Fabien BOUSQUET

 

Candidats  individuels à l’élection du bâtonnier du barreau de MARSEILLE.

 

Je ne viendrai surtout pas à votre invitation dont je me demande d’ailleurs pourquoi, sauf mécanique imbécile, vous me l’avez adressée pour ce soir.

C’est que lundi  prochain  9 novembre a lieu dans des conditions d’ailleurs illégales,  le deuxième tour de l’élection du bâtonnier appelé à prendre ses fonctions le 1er janvier 2017 à Marseille, et que vous ramassez tout ce que vous trouvez. Remarquez pour moi, c’est quedal puisque candidat à un poste de vice bâtonnier  j’ai fait 28 voix sur 2.000, soit en fait 26 voix (oui parce que le candidat bâtonnier et moi avons voté pour nous).

Je ne viendrai surtout pas car vous êtes tous les deux membres d’un conseil de l’ordre qui a demandé  par bâtonnier interposé des sanctions disciplinaires contre moi,  parce que j’ai écrit ici que le barreau de Marseille est raciste, pardon ostraciste à la cause arménienne.

Lesquelles sanctions    lui ont été refusées par le Conseil régional de discipline. Quelle splendide démonstration vient donc d’être apportée au 1er tout  par les urnes à ma déclaration.

Malgré cela, vous avez maintenez votre décision de me faire poursuivre  sur citation directe devant le Tribunal correctionnel pour injure, exactement pour le même motif. L’affaire n’est pas prête d’y être plaidée, ne serait que parce qu’elle pose la question de la double peine vous savez le non bis in idem des cours de droit pénal que vous avez oubliés. Et là, c’est le Conseil constitutionnel qui dira bientôt.

Pourquoi donc voulez-vous que je vienne boire avec vous verre de mauvais vin ou de limonade frelatée, accompagné d’un petit four rassis, au milieu d’une masse de confrères que je considère vous surtout, comme des gens hostiles et racistes. La preuve.

C’est que  vous êtes membres tous les deux du conseil de l’ordre qui a décidé des poursuites pénales comprises contre moi.

Aucun d’entre vous que je sache n’a déclaré qu’il était désormais outré par cette affaire au point de demander qu’on mette fin aux poursuites contre moi.

J’irai jusqu’au bout. Vous savez tant que la Faculté –celle de médecine- me prête vie sur ordre divin, je peux tenir la route.

Tchao et que le plus mauvais d’entre vous gagne.

Par bernard.kuchukian le 21/10/15

 

Admirable,  la motion de décision d’une grève générale « toutes activités confondues » (sic),  votée hier par le conseil de l’ordre du  barreau de MARSEILLE, à compter de ce matin 8 H (j’écris ce billet avant 7 H, j’ai apparemment encore  le droit même d’après eux).

Moi, je ne ferai pas grève, je suis contre par principe et définition.

De très nombreux avocats, la majorité peut être, ne feront pas grève  non plus.

Ceci est  donc  un appel à la désobéissance,  pour autant qu’on doive obéir à une telle mention.

L’A.J. on s’en fout.  Car le barreau, ce n’est pas seulement que les avocats de l’A.J. dont la dictature suffit.  Plus exactement, la seule chose intelligente a été faite pour une fois : l’arrêt des désignations d’avocat par le bâtonnier.

Il reste alors aux confrères qui seront commis à savoir ce qu’ils feront : qu’ils le fassent en leur âme et conscience, et que surtout, ils n’impliquent pas les autres. Mais attention, s’ils refusent les commissions ainsi imposées, que PERSONNE n’ose évoquer la moindre infraction disciplinaire.

Je suis contre la grève, et contre aussi la discipline. Je suis pour la liberté.

Mais au juste, cette grève concerne-t-elle aussi le débat prévu depuis des semaines à l’initiative habituelle  de l’Union des jeunes avocats,   pour demain 22 octobre à 17 H entre les candidats à la prochaine élection du bâtonnier (je suis candidat à un vice bâtonnat).

Et puis, quid des ventes aux enchères affichées dans lesquelles des frais non répétibles ont été exposés ? Ces ventes,  dont les consignations des prix apportent les produits,  qui vont permettre de financer en partie l’A.J. permettent  aux autres avocats de gagner leur vie, sans rien demander ni à la collectivité, ni à la profession. Simplement à leur travail qui est alors entravé abusivement toujours au profit de certains, contre les autres.

Quand j’écris qu’il faut une sécession au sein du barreau, je sais ce que je dis.

J’ai déjà écrit aussi qu’il ne faut plus réunir le conseil de l’ordre. Je persiste. On évitera ainsi des décisions aussi stupides que celle-ci.

Par bernard.kuchukian le 19/10/15

 

Voici qu’on a décidé de publier la photo en couleur, techniquement quelconque,  des intervenants en commissions des honoraires en page de garde de la revue du barreau, sans aucun doute parce que j’ai attaqué cette sous-institution.

Je ne suis pas sur que l’initiative de la photo  soit simplement opportune.

Car on découvre alors que la commission, secrétaires comprises,  celles-ci au nombre de deux,  sauf erreur de ma part, se  compose de onze participants.  

Dont  neuf avocats.

Je devrais écrire participantes,  surtout sans mettre en cause leur sexe, puisque les représentants du sexe male,  parfaitement minoritaires, ridiculement minoritaires, sont au nombre de deux, seulement,  deux confrères certainement pas représentatifs, l’un surement, il est à la retraite,  après une carrière comme  brillant avocat de la C.G.T., et l’autre,  ça peut se discuter (mais c’est aussi un ami, alors je me tais).

En tout cas, c’est l’objet de ce billet, vous  m’avez compris, on n’est plus du tout dans la parité.

Et on est  donc passés  dans la  commission Tupperware.

Par bernard.kuchukian le 16/10/15

 

Je lis ce que les autres écrivent.

Et je ne puis m’empêcher de penser  gentiment bien sur au mot savoureux de VAN DE MOORTEL.

Chabadabada.

Par bernard.kuchukian le 13/10/15

 

La mienne pour commencer, avec mon célèbre A.V.C. au barreau de Marseille.

J’ai eu la prudence de faire établir par mon médecin traitant un certificat dans lequel il déclare ne constater chez moi aucune trace d’A.V.C. passé.

Je vais voir quoi en faire avec  ceux qui ont fait courir le bruit contre moi.

Voilà qui me rappelle avoir dénoncé certains confrères gâteux,  siégeant dans les commissions des honoraires. Ce qui n’a pas plu. Et pourtant…

Du coup, je relis Maurice GARCON, dans son journal du 28 avril 1945,  quand il rapporte le témoignage direct d’un avocat général près la Cour de cassation,  ayant assisté à l’arrestation du maréchal PETAIN.

« « Il est monté en voiture. (L’avocat général) envoyé par la Haute Cour lui a signifié un mandat d’arrêt. Il a paru ne pas comprendre et bredouillé quelque chose d’incompréhensible. La maréchale a lu le papier et lui a dit : -Tu peux signer…

« « Il a signé et le cortège s’est mis en route. L’impression de tous était affreusement pénible. Chacun a senti qu’on était en présence d’un demi-gâteux. » »

Par bernard.kuchukian le 12/10/15

 

La situation doit être bien grave, non ?

On ne désigne plus d’avocats en A.J. et autres.

Je lis dans la circulaire numérique du jour et du bâtonnier de MARSEILLE les derniers paragraphes suivants :

Il ne s’agit pas d’une grève des avocats, mais d’une suspension des désignations par les bâtonniers,  afin d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur le concours que la profession apporte continuellement à l’aide juridictionnelle.

Je vous précise que pour la première fois, la profession s’est exprimée à l’unisson sur ce point.

Etant généralement le seul,  avec mon fidèle ami Philippe KRIKORIAN,  à critiquer une politique débile,  depuis des dizaines d’années, et constatant que,  pour une fois, nous avons la même idée (sauf que moi j’en parle depuis des années dans le désert),  soit celle de ne plus jouer le jeu de l’A.J., j’imagine qu’on a lu enfin  mes billets, par exemple celui de la semaine dernière,  et que l’unisson, c’est moi.

Oui sur ce point seulement. Vous savez bien, même les pendules cassées donnent l’heure exacte deux fois par jour.