Par bernard.kuchukian le 19/02/19

 

Enfin , on ne sait pas, Kamel c’est sur.

Par bernard.kuchukian le 19/02/19

 

Enfin , on ne sait pas, Kamel c’est sur.

Par bernard.kuchukian le 06/02/19

 

Voici que dans le cadre général de bienséance, on a inventé ici à Marseille un mot nouveau pour les immeubles délabrés détruits ou à  détruire.

On parle désormais de DECONSTRUCTION.

Qu’en terme choisi ces choses là sont dites n’est ce pas.

Par bernard.kuchukian le 05/02/19

C’est désormais à celui qui découvrira tel personnage de qualité respectable parmi les hauts marchands de sommeil des immeubles détruits de la ville.

On a eu droit  un joli lot d’avocats,  et quels avocats  S.V.P., de conseillers municipaux aussi.

On a même failli avoir un autre avocat, sauf que là, problème, le journaliste de La Marseillaise s’est trompé. Avant de dire qu’Untel est propriétaire, il faut aller vérifier au fichier immobilier et avant de dire qu’il est associé dans une S.C.I. elle-même propriétaire, il faut aller vérifier au registre du commerce.  J’ai donc du remettre les pendules à l’heure pour tel confrère et ami, et le journaliste a reconnu son erreur.

Mais du coup, mes recherches à moi aidant, j’ai trouvé sans compter que je sais lire, j’ai trouvé dans la liste quelqu’un qui pourrait bien etre un professeur d’économie politique à la Faculté de droit. Que le journaliste appelle un économiste. Economie de l’immeuble en ruine de marchand de sommeil, nouvelle matière.

Diantre !

Par bernard.kuchukian le 03/02/19

C’est maintenant de notoriété publique, il y a dans Marseille plein d’immeubles en très mauvais état.  On le savait depuis longtemps, mais on se taisait. C’est qu’ailleurs  il y en a aussi beaucoup aussi.

La contradiction est connue, On veut des immigrés, mais il n’est pas question d’assumer cette exigence, pas question de leur payer des logements décents. Comme il est impossible de payer pour ces derniers, la seule solution est la vérité, qu’on se cache avec grande hypocrisie, il ne faut plus d’immigration.

C’est une vérité économique toute bête.

Mon présent  billet est accessoire à cette constatation.

On lit dans la presse, y compris nationale,  l’inventaire des effondrements acquis et de ceux à éviter. Evidemment pour « La Provence » d’un Bernard TAPIE en faillite, il faut etre discret,  puisque la municipalité au pouvoir est mouillée,  notamment travers ses élus  ou ses alliés, qui se révèlent marchands de sommeil. On a même des confrères marseillais mouillés jusqu’au cou.

Et puis, il y a « La Marseillaise »,  le quotidien crypto-communiste qui fait de la surenchère,  Qui invente maintenant des marchands de sommeil.  

Là, c’est trop. Pour l’un d’eux accusé à tort, en attendant l’exercice d’un droit de réponse, je suis allé  porter une lettre de protestations détaillées et justifiées par documents au journal. J’ai constaté le délabrement de sa façade, sans pouvoir entrer  dans  ses bureaux et installations intérieures.  A considérer le guichet à l’entrée du bâtiment, ça ne doit pas etre bien brillant.  

Et si on expertisait aussi  l’état des lieux « La Marseillaise » avec les mesures qu’on imagine à prendre ensuite.

Par bernard.kuchukian le 29/12/18

 

Voici ce qu’écrit Le Nouvel Observateur, pas spécialement copain des pieds noirs.

Moi j‘ai vécu cela. J’avais 15 ans.

 

"Qu'ils aillent se réadapter ailleurs."

Cette phrase, prononcée en juillet 1962 par Gaston DEFFERRE à propos des rapatriés d'Algérie, les pieds-noirs ne l'ont pas oubliée.

Cinquante ans plus tard, ils continuent de vouer une rancune tenace à l'ancien maire de Marseille. Extraite d'une interview donnée à « Paris-Presse », puis reprise en une du quotidien local « Le Méridional », cette déclaration peut surprendre aujourd'hui par sa virulence.

Mais, en cet été 1962  qui voit transiter par sa ville plusieurs centaines de milliers de Français d'Algérie, Gaston DEFFERRE ne fait que relayer l'opinion de la plupart de ses administrés. Car, depuis le mois de juin 1962, le port phocéen étouffe littéralement sous l'afflux des rapatriés d'Algérie. Au point d'en oublier sa tradition d'accueil, qui, au fil du siècle, avait notamment permis l'intégration des émigrés arméniens, puis des rapatriés d'Indochine, enfin de ceux du Maroc et de Tunisie.

En 1962, les enjeux démographiques sont, il est vrai, d'une tout autre ampleur : principal point d'arrivée sur le territoire métropolitain pour les Français d'Algérie, qui débarquent à la Joliette ou atterrissent à Marignane, Marseille n'a pas anticipé l'ampleur de l'exode.

Après la signature, le 18 mars, des accords d'Evian mettant fin à la guerre d'Algérie, le gouvernement français lui-même n'a-t-il pas prédit tout au plus 100. 000 arrivées au cours de l'année ? Au printemps, la grande peur des Français d'Algérie, dont la sécurité est violemment remise en cause sur leur terre natale en dépit des clauses d'Evian, aura vite raison de ces prévisions.

Ce sont finalement 700.000 « pieds-noirs » - le surnom méprisant que leur donnent les métropolitains depuis le déclenchement de la guerre d'Algérie - qui gagneront la métropole au cours de l'année 1962 ; parmi eux, 450.000 environ arrivent à Marseille.

Face à cette marée humaine, les pouvoirs publics sont réduits à l'improvisation, pour ne pas dire l'impuissance.

Des autorités dépassées.

Début juin, alors que, chaque jour, plusieurs paquebots - quand ce ne sont pas des cargos, des pinardiers ou des chalutiers - débarquent des milliers de réfugiés, le centre d'accueil établi à leur intention ne compte ainsi que huit employés.

Devant ses locaux, d'abord installés rue Breteuil avant d'être déménagés dans un immeuble réquisitionné sur le cours Pierre-Puget, les files d'attente finissent très vite par bloquer la circulation. La délégation régionale des rapatriés de Marseille, dépendant du secrétariat d'Etat des Rapatriés alors dirigé par Robert BOULIN, n'a par ailleurs prévu, au tout dernier moment, que deux centres de transit : l'hôtel Bompard, à Endoume, et la cité HLM de la Rouguière, réquisitionnée alors que sa construction n'est pas entièrement achevée. Dans les appartements qui n'ont pas encore de portes, sur des lits de camp fournis par l'armée, on ne pourra cependant entasser plus de 3 000 personnes à la fois.

« Au total, seuls 90 000 rapatriés, sur les 450.000 qui ont débarqué à Marseille en 1962, ont pu être pris en charge par les autorités, souligne l'historien marseillais Jean- Jacques JORDI, qui est le meilleur spécialiste de l'histoire des rapatriés d'Algérie (lire p. IX). Les autres ont été contraints de se débrouiller par eux-mêmes, et d'aller à l'hôtel, même si certains ont aussi pu compter sur la solidarité des associations. »

Pour suppléer des autorités débordées, a en effet été créé, dès le mois de mars 1962, un « Comité de liaison des organismes participant à l'aide aux Français rapatriés d'outre-mer », présidé par un ancien président de la chambre de commerce de Marseille, Emile REGIS. Réunissant notamment des bénévoles du Secours catholique, de l'Accueil protestant ou du Fonds social juif unifié, et coordonnant les aides spontanées des Marseillais, il propose au moins autant de lits que la délégation régionale, soit 3 000 environ, répartis entre une quarantaine de centres ; le Secours catholique gère également une pouponnière sur le port, ainsi qu'une garderie à la gare Saint-Charles.

L'hostilité des dockers, des chauffeurs de taxi...

Certains Marseillais témoignent donc leur solidarité aux rapatriés. Mais ils restent minoritaires. Au sein du Comité de liaison, les syndicats brillent ainsi par leur absence. Et notamment la CGT, alors toute-puissante à Marseille.

« Les communistes ont d'emblée affiché une forte hostilité à l'égard des rapatriés d'Algérie, collectivement accusés d'être autant de gros capitalistes, de racistes qui avaient fait «suer le burnous», et méritaient ce qui leur arrivait », explique Jean-Jacques JORDI.

Sur le port, à l'été 1962, les dockers, tous encartés CGT, ont ainsi peint sur des banderoles des messages de bienvenue tels que « Pieds-noirs, rentrez chez vous » ou « Les pieds-noirs à la mer ». Débarquant des milliers de caisses contenant du mobilier et d'autres biens en provenance d'Algérie, les employés du port en dérobent près du quart, et laissent pourrir dans l'eau une bonne partie du reste, détruisant ce qui constitue à leurs yeux une opulence bien mal acquise.

Mais les militants communistes n'ont pas le monopole des mauvaises pratiques enregistrées à l'encontre des rapatriés en cette année 1962. Les taxis, qui se pressent aux abords du port et de l'aéroport, augmentent ainsi leurs tarifs de façon abusive. C'est aussi le cas de nombreux hôteliers, dont les établissements ne désemplissent pas : fi n juillet, il ne reste à Marseille qu'une cinquantaine de chambres disponibles, sur les 12 500 que compte alors la ville. Pour les pieds-noirs, qui en occupent la plupart, les tarifs ont souvent doublé, voire triplé, par rapport aux mois précédents. De même, bien des agences immobilières augmentent les prix des locations ; certaines vont jusqu'à faire payer le pas-de-porte aux nouveaux arrivants, quand elles ne refusent pas tout simplement de louer aux pieds-noirs.

Face à cet accueil plus qu'hostile, ces derniers tentent de s'organiser : chaque jour, des centaines d'entre eux se retrouvent place de la Bourse - devenue en 1970 la place du Général-de-Gaulle -, où deux bars sont alors tenus par des rapatriés d'Algérie. On échange des informations, on trouve parfois un emploi, un logement. Du matin au soir, la place ne désemplit pas, et des heurts interviennent à l'occasion avec des chauffeurs de taxi, qui estiment qu'on les empêche de circuler et de travailler. Le 18 juillet, dans la soirée, ce QG improvisé de la communauté rapatriée fait même l'objet d'un vaste coup de fi let policier : des centaines de pieds-noirs présents sur la place sont interpellés par les forces de l'ordre, et emmenés à l'hôtel de police pour une vérification d'identité, avant d'être rapidement relâchés.
 

La police marseillaise elle-même a en effet fini par développer des sentiments peu amicaux à l'encontre des rapatriés d'Algérie. Il faut dire qu'avec leur arrivée, la criminalité a explosé dans la ville. Au cours de l'été, plusieurs fusillades opposent les forces de l'ordre à des « gangsters » venus d'Algérie, rapporte la presse ; dans la seule journée du 28 juin, huit hold-up ont lieu à Marseille, les malfaiteurs se réclamant systématiquement de l'OAS. En réalité, il s'agit d'autant de vols purement crapuleux, dus aux membres de la pègre d'Alger et d'Oran, elle aussi rapatriée à Marseille. Mais le climat se prête aux amalgames : déjà « racistes » et « profiteurs », les pieds-noirs deviennent aussi des « voleurs ».

20% des rapatriés restent à Marseille

Ces épisodes constituent le point culminant des tensions entre Marseillais et rapatriés d'Algérie : dès la fi n de l'été, la situation commence à s'apaiser. Car, à cette date, et à l'approche de la rentrée scolaire, beaucoup de rapatriés, soucieux que leurs enfants puissent reprendre une scolarité normale, ont quitté Marseille, dont les écoles n'ont pas assez de places à offrir, pour d'autres villes et villages de France. Ils y sont fortement encouragés par les autorités, qui les poussent à s'installer dans la moitié nord du pays, où les perspectives d'emploi et de logement sont alors plus favorables que sur le littoral méditerranéen. Mais, pour rester au bord de cette mer qui les relie symboliquement à leur pays perdu, un cinquième des Français d'Algérie débarqués au cours de l'année 1962 restent à Marseille, où ils s'installeront durablement. Soit plus de 120 000 personnes, qui vont contribuer à modifier profondément le visage de la ville. En s'intégrant bien plus vite que leur arrivée chaotique ne le laissait présager.

« Dès 1965, le problème du logement des pieds-noirs et celui de la scolarisation de leurs enfants est à peu près réglé, détaille Jean- Jacques Jordi. Et avant la fi n des années 1960, leur intégration professionnelle, assez exceptionnelle, contribue fortement au renouveau économique que connaît alors Marseille. »

A ses nouveaux citoyens, prodigues après avoir été tellement craints, la ville fi nit même, en 1971, par élever un monument sur la corniche Kennedy. Une reconnaissance tardive qui n'a pas suffi à effacer, chez beaucoup de pieds-noirs marseillais, les souvenirs douloureux d'une arrivée chaotique.

Fin de citation.

ALORS JE DIS CECI AUX BONNES AMES.

Au nom  des miens, pieds noirs, qui avons connu pire que la situation actuelle, parce que nous,  étions chassés  sous peine de mort de nos biens justement par les parents et grands parents des prétendues victimes actuelles, que leurs rejetons  retournent  là bas, IL Y EN A ASSEZ DES PLEUNICHERIES ACTUELLES. Et puis quoi encore ?

J’écris sur un blog d’avocats, je n’évoque pas l’accueil minable odieux, fait  au barreau de Marseille aux confrères rapatriés. J’étais trop jeune et n’en n’étais pas. Mais ils m’ont raconté, et moi je conserve leur souvenir.

SALUT.

Par bernard.kuchukian le 28/12/18

 

L’habitat   a toujours été un sujet important du droit. Partout. C’est normal dans une société urbaine. Or nous vivons dans une telle société. Parce que les campagnes se sont vidées et que leur  population est venue dans les villes. Et qu’il faut du temps pour ceux,  désormais  venus aujourd’hui  des bidonvilles  du tiers monde,  s’adaptent ou soient adaptés. L’affaire de la rue d’Aubagne n’est donc et jamais qu’un épiphénomène dramatique d’une immigration non contrôlée, non régulée et surtout couteuse,  inutile en terme d’économie politique.

Car, l’habitat, la construction, c’est de l’argent, rien que de l’argent. Avec une longue accession à la propriété diversifiée, contre  jadis celle des seuls puissants, au profit des autres. Les bourgeois des villes. D’Europe, pas du Proche-Orient ou d’Afrique.

Le cours de doctorat  qu’enseignait jadis le professeur Edmond BERTRAND,  dont j’ai été par ailleurs  le collaborateur,  était  bien celui du sujet.

Là-dessus, la  notion de copropriété est née voici quelques siècles  à BATH en Angleterre, avec la construction d’un  ensemble appelée Crescent Road. Elle fut importée en France, et on considère que la copropriété française est née à RENNES, après l’incendie qui ravageât une partie importante de son centre, sous le règne de Louis XVI. Les aristocrates bretons,  dont les maisons avaient brulé,  n’avaient plus les moyens de les reconstruire seuls. Ils durent donc partager la reconstruction avec les bourgeois,  qui devinrent,  à l’étage au dessus, leurs copropriétaires.

MARSEILLE est à part ici, car elle n’a jamais été une ville d’aristocrates. Ceux-ci vivaient à  30 km à peine à AIX EN PROVENCE.  Soit en proximité de la cathédrale, soit plus tard dans le somptueux quartier Mazarine.

Les bourgeois marseillais  n’héritèrent donc pas de patrimoine  foncier de qualité, et firent avec leurs moyens, du moins dans la ville, tandis que les plus riches d’entre eux s’installèrent dans les collines, au vert, y construisant des bastides, grosses et belles maisons de campagne.

Le 12ème arrondissement de la ville, où j’ai le plaisir d’habiter,  dans ce qui n’est pas une bastide d’époque, mais dans une grande maison construite plus tard,   exactement comme une bastide, est ainsi le poumon vert de MARSEILLE.

Du coup, beaucoup du reste a été laissé à l’abandon. Abandon physique, c’est aujourd’hui  l’affaire de la rue d’Aubagne, mais aussi abandon économique.

La province, c’est différent de PARIS. Bien sur, il existe des villes magnifiques comme BORDEAUX, magnifiques parce que riches du commerce du vin. Le palais consulaire de la ville, où siège le Tribunal de commerce, a tout de même été construit par GABRIEL, venu de PARIS : on avait en ce temps et en cette province la possibilité de « s’offrir » un tel architecte.

A PARIS, NAPOLEON III avait  bien vu que de larges parties de la ville étaient insalubres. Il confia au baron  HAUSSMANN la tache de refaire la ville. Lui  avait à sa  disposition des gens aisés,  qui produisaient sur place,  créaient la richesse et l’  investissaient. Ils ne venaient pas mendier de l’aide.  Le résultat a été magnifique.

L’empereur  aimait MARSEILLE, on n’a jamais bien su pourquoi. C’était en tout cas la porte de son empire colonial, l’Algérie en tète, qui a disparu aujourd’hui. Fini le monopole du pavillon.

On  doit en tout  cas  NAPOLEON III les  quelques monuments de qualité construits dans la ville, la préfecture, le palais du Pharo,  et puis la rue Impériale. HAUSSMANN là encore a détruit de quantités de taudis,  épargnant au passage une très ancienne  église catholique de crainte de faire montrer du doigt qu’il était protestant. Il les a remplacés  par des immeubles bourgeois de qualité, dans un axe sud – nord, du vieux port vers la Joliette, les quais du nouveau port (Euro-méditerranée aujourd’hui). 

C’est la rue de la République (jadis Impériale). Qui fut pourtant en son temps une faillite retentissante. Oui, retentissante, car les promoteurs qui avaient vu grand et beau – les sanitaires partout sont apparus pour la première fois dans cette opération-, ne furent pas suivis. Pas d’acheteurs avec des moyens.  La ville était déjà pauvre et ses bourgeois intéressés par autre chose.

Je lis maintenant  dans « La Marseillaise » un billet sur l’interminable échec de la rue de la République. Son  journaliste n’a aucune culture historico-juridique. C’est dommage. Cette artère paupérisée ensuite de la faillite du Second empire, a été réhabilitée par des fonds américains. Qui ont tout refait, comme à l’origine.

Et c’est à nouveau la même faillite, du moins économique. Les locaux sont vides ou se vident, les appartements devenus  luxueux ne sont pas dans les moyens des pauvres, et ne présentent aucun intérêt pour les riches, qui se sont installés ailleurs. Au surplus, le quartier est malsain, car plus on se rapproche de la Marseille arabe et noire, plus tous les risques existent.

C’est à ce demander jusqu’à quand va durer cet aveuglement devant la seule réalité du sujet.

Car immigration est synonyme de  pauvreté.  Notamment par transfert de la pauvreté des autres qu’on ne veut  (si on est nationaliste),  ou  ne peut (si on est plein de bons principes sans un sou pour les assumer) prendre en charge.

Telle est la véritable équation. Il faut avoir le courage de l’écrire.

Par bernard.kuchukian le 27/12/18

La rue Grignan de Marseille, à un angle de laquelle est mon cabinet, se poursuit plus haut,  par la rue Estelle. J’y passe en moto tous les jours. L’habitude fait trop souvent oublier de réfléchir aux choses. C’est que le haut de la rue Estelle est tout simplement perpendiculaire au haut de la rue d’Aubagne, désormais tristement célèbre ici par ses immeubles pourris.

Qui était donc Estelle ?

Jean-Baptiste Estelle fut au début du XVIIIème siècle l’échevin (on dirait aujourd’hui le maire) de Marseille.

Il était issu d’une grande famille de négociants, eux-mêmes membres de la puissante chambre de commerce de la ville, elle qui inventât littéralement la notion de consulat à l’étranger (Pierre Estelle, le père, était consul à Alger puis à Tanger). Il connaissait bien  le monde arabe et oriental.

On aurait beau essayer de continuer à le disculper, compte tenu de sa courageuse conduite par la suite, c’est à cause de lui  et lui seul que la dernière grande peste de Marseille eut lieu en 1720. La cargaison pourrie et infestée du Grand Saint Antoine, c’était bien la sienne, et les archives, qui n’ont pas disparu, ont bien révélé que celle-ci,  en provenance de Syrie,  avait été signalée comme très dangereuse aux escales italiennes et de Toulon, avant le port de Marseille. Et que  c’est sur ses ordres que les intendants sanitaires  de Marseille, pourtant alertés,  ont autorisé le débarquement, qui a conduit par la grande peste  à la quasi  destruction de la ville, et d’une immense partie de sa population,  sans compter les alentours.

On dit que la peste révélée, il aurait eu une attitude très courageuse ensuite. Peut etre. Il mourut trois ans plus tard.

L’histoire a de ces  vacheries qui placent aujourd’hui dans une rue pourrie d’un certain Orient  le descendant d’Estelle,   importateur de peste,  à la mairie de Marseille à l’angle de la rue,   elle  désormais pourrie,   qui porte son nom.

Par bernard.kuchukian le 26/12/18

Quelques immeubles au sol, d’autres soutenus pas des étais, la mairie de Marseille,  à la tète de laquelle est son puissant sénateur maire, si bienpensant,  et grand donneur de leçons de morale, se contente de quadriller le secteur. Tout rentre dans l’ordre, le contribuable paiera.

Alors, à l’entrée de la palissade en ferraille,  qui interdit l’accès de la rue aux véhicules, normal, ont fleuri quelques panneaux indicateurs de ceux qui continuent leurs petits boulots. 

Je m’y suis arrêté ce matin, en l’attente d’un feu rouge un peu  plus bas.

Il y avait là un panneau pour un psychologue, normal, aussi pour deux  ou trois retoucheurs de fringues – je signale dans la rue d’Aubagne  un excellent atelier africain, dont je suis client, qui coud ce que vous voulez avec des tissus bariolés dont je raffole-.

Et puis, le summum.

J’ai oublié son nom. D.M.  Un Blanc. Pas un Africain comme moi (moi je suis africain, puisque je suis né à Alger). Mais j’ai retenu l’activité qu’il vante : » Magnétiseur, et coupeur de feu ».

Putain, face à de telles spécialités, je dis que l’équipe communale au pouvoir n’est pas au niveau.

Non, c’est vrai quoi

Par bernard.kuchukian le 23/12/18

N’importe quoi terrorise désormais l’administration communale marseillaise.

Du coup, on contrôle tout ce qui est immeuble communal. Y compris ceux qui pourraient éventuellement,  peut etre,  possiblement, éventuellement,  etc.

Tel est le cas du 24 rue Montgrand, du coup la rue a été barrée.

Dire que j’y passe plusieurs fois par jour, ignorant le danger extrême que je courrais.

En fait, il s’avère qu’une pierre risquait de tomber d’un balcon au 1er. Risque, éventuellement. Peut etre.

Ce qu’on ne dit pas dans la presse,  attention à ce qu’on fait, c’est qu’à cette adresse, la ville donne en location un local,  qui abrite une synagogue,  appelée Beth Shalom.

Imaginez en effet  une fraction de seconde qu’une pierre tombe sur la tête  d’un fidèle !