Par bernard.kuchukian le 26/10/13

Notre ami Patrice GIROUD est resté interloqué, au point qu'il a supprimé la possibilité de commenter le sujet sur son blog. Alors, vous me connaissez, je suis frondeur, je commente sur le mien et je laisse les observations ouvertes.

Patrick MENNUCCI et moi nous connaissons au moins de vue, car il est certes moins gros que moi, mais lui doit avoir des problèmes pour s'habiller. Et je promets la prochaine fois que je le rencontrerai, car il nous arrive de nous saluer, il est bien le maire de secteur du 1er arrondissement de Marseille où est mon cabinet, je lui donnerai des adresses aux Etats-Unis pour acheter en ligne sur Internet.

Mais soyons sérieux, sans quoi GIROUD va nous gronder.

Face au titillement verbal des élus de droite, sous la conduite de Monsieur Bruno GILLES, la dernière petite phrase de MENNUCCI, vainqueur de la primaire socialiste à MARSEILLE, a beaucoup fait parler d'elle dans les sphères politiques marseillaises.

Sauf erreur, en l'absence matérielle de notre sénateur maire, Monsieur Jean-Claude GAUDIN, en voyage en Arménie, et peut être à la messe dite par le pape apostolique KAREKIN II (1), MENNUCCI est resté impassible mardi dans l'hémicycle, le désormais candidat socialiste à la mairie de Marseille. Et il a alors répondu, avec l'accent, car MENNUCCI a un délicieux accent marseillais, a répondu à Monsieur Bruno GILLES, parlant de Madame Samira GHALI, défaite à la primaire socialiste:

"Ça sera bien la première fois que tu seras gentil avec une Arabe."

Voyant bien qu'il avait gaffé, qu'il aurait pu dire la même chose en moins carré, MENNUCCI a bredouillé de vagues excuses.

Mais surtout, il a donné sa version dont la fin est délirante dans un communiqué cité par « La Provence » :

"C'est une phrase inappropriée parce qu'elle qualifie la personne de Samira GHALI selon son origine, mais elle est prononcée à l'égard d'une personne, Bruno GILLES, et d'un parti dont j'ai la conviction de la xénophobie, notamment d'une alliance passée avec le FRONT NATIONAL et de son appartenance à l'extrême droite dans sa jeunesse."

Et hop, c'est joué.

C'est donc encore la faute du FRONT NATIONAL. Lequel n'a rien dit, n'a rien fait. Il n'est même pas dans le coup.

J'imagine en effet que pas un seul de ses élus n'a bronché et n'a dit quoi que ce soit.

Mais, non, à tout hasard, c'est encore la faute au FRONT NATIONAL.

A ce niveau là, on est déjà grotesque.

Mais décomposons l'affaire s'il vous plait.

Imaginons que GHALI se soit appelée GHALIGANIAN. Et qu'on ait dit alors : « c'est bien la première fois que seras gentille avec une Arménienne ». Quelle aurait été la réaction ?

Imaginons maintenant que la même se soit appelée GALIZZI (ça sonne italien), et qu'on ait dit : « c'est bien ... avec une Italienne ? »

Imaginons même maintenant qu'au lieu de quitter la salle, tranquillement, GHALI ait rétorqué à MENNUCCI, dont le nom sonne italien, à moins que ce soit corse (2) »c'est bien la première fois qu'un - mettez l'origine que vous voulez- dit quelque chose d'intelligent ? » On aurait fait quoi ?

Il y en a marre à la fin qu'en se prétendant antiraciste de façade, de bazar, d'opportunisme antiraciste, on ne fasse que révéler un véritable racisme profond, celui-là même qu'on a dans la telle, et qui n'a rien à voir avec l'expression. Sans rechercher qui est l'autre.

J'écris cela aussi parce qu'en m'appelant KUCHUKIAN, en étant ce que je suis, au niveau d'intégration qui est le mien pour la partie non franco-française franchouillarde de ma généalogie, je suis considéré surtout dans ma profession, au barreau de MARSEILLE, dont le racisme profond correspond à celui de la pseudo bonne bourgeoisie marseillaise, je suis comme un sous paria.

Moi, et d'autres dont le nom se termine par IAN. Voyez-vous qui je veux dire ?

Je cite toujours cette phrase que m'avait dite un soir le cinéaste Henri VERNEUIL, qui connaissait parfaitement le sujet de l'arménité et l'a traité, en tout cas pour ceux qui ont compris, dans son film MAYRIG. « Vous savez, vous pouvez m'inviter à diner, je suis propre sur moi, et je sais me tenir à table ».

Je résume. Si on voulait bien commencer balayer devant sa porte avant de donner des leçons de morale surtout à MARSEILLE, ce serait très bien.

Non ?

(1) Il rattrapera ainsi son absence très remarquée au grand diner qui avait été donnée à MARSEILLE lors de la visite pastorale du patriarche d'ETCHMIADZIN.

(2) Prudent, Bernard, prudent. Oui, partce qu'il existe aussi des GALLI. Italiens.

Par bernard.kuchukian le 21/10/13

Régulièrement, je soutiens que la ville de Marseille est coupée en deux, suivant un axe vaguement sud ouest - nord est partant du vieux port, remontant La Canebière, le boulevard de la Libération, l'avenue des Chartreux, celle de Saint-Just, etc., bref le tracé de l‘ancienne R.N. 8 bis Marseille-Brignoles.

Tout ce qui est gauche de cet axe vote à gauche.

Tout ce qui est à droite, vote à droite.

La sociologie du vote primaire des socialistes hier, en vue de la désignation de leur candidat aux élections municipales, suit TRES EXACTEMENT la même division.

En suffrages majoritaires exprimés, tous les bureaux à gauche de l'axe ont voté Samira GHALI.

Tous ceux à droite ont voté Patrick MENNUCCI.

Sauf qu'au total général, Madame GHALI a dépassé à peine 40 % des voix, et que Monsieur MENNUCCI est proche de 60 %.

Quelles conclusions en tirer ?

On dirait que les socialistes ne sont pas aussi égaux dans le socialisme que cela.

Comme on n'imagine pas des socialistes riches et des socialistes pauvres, on pense immédiatement à autre chose.

Qui n'est surement pas de la misogynie.

Bon, essayez de comprendre à la fin.

Par bernard.kuchukian le 19/10/13

Finalement, rien ne va mieux à notre ville que ce célèbre refrain de la chanson de Maurice CHEVALIER (1) à propos de l'incendie du château de la sus-dite marquise.

La marquise, mais au XVIIème siècle, pourrait être ici celle de SéVIGNé, qui visitait à l'époque sa fille, mariée au lieutenant général de Provence, le comte de GRIGNAN, justement à MARSEILLE, et en écrivait le plus grand bien (2).

Et alors, tous les responsables actuels de la ville n'en finissent pas de louer la ville où tout va bien.

Bien sur, ça dérape un peu lorsqu'on flingue un peu trop dans les rues. Mais bon, les journalistes se lassent de faire l'inventaire quotidien des assassinats.

Alors, il y a le foot. Avec les bas de l'O.M., compensés par la culture. Puis quand l'O.M. remonte, on a oublié.

On a oublié l'essentiel, l'économie.

Là c'est la catastrophe absolue.

La chambre de commerce en est réduite au blin bling d'usage et à promouvoir la culture à défaut d'attirer des entreprises productrices d'activités sérieuses. Le triomphe des attachés de presse, quoi.

Et le port ? Ah le port. Au fond d'elle-même, MARSEILLE aimerait bien qu'on ait appliqué à elle la célèbre formule du général de GAULLE en déplacement à FECAMP : « je salue Fécamp, port de mer et qui entend le rester ».

Il n'y a plus du tout de réparation navale à MARSEILLE. J'entends dire de réparation sérieuse. Comme jadis avec TERRIN.

Tout est parti ailleurs. On nous avait fait à moment donné tout un flan avec la réparation des yachts. Le luxe, Messieurs dames, le luxe va remplacer l'ordinaire dans la gloire du port de MARSEILLE. Las, la société désignée appelée I.T.M., pourtant dirigée par un compatriote Monsieur OVANESSIAN a déposé le bilan elle aussi ces jours-ci.

Quant au trafic du port, son inventaire se résume chaque jour à une dizaine de mouvements, Corse, Tunisie, Algérie. C'est tout. De temps à autre, quand il n'y a pas de grève, une escale de croisière. Les pétroliers vont eux à FOS SUR MER.

Ah, le GRAND PORT MARITIME DE MARSEILLE comme ils l'appellent. Avec ses deux grands armateurs.

D'abord, C.M.A. C.G.M. et sa si belle tour géante. Couverte de dettes, mais au moins elle se bat. Pour elle. Pas pour MARSEILLE, qui n'est que son siège social, tandis que ses bateaux ne touchent pas notre port. Et pour cause, il n'y a rien à y faire...

Ensuite, la S.N.C.M. Ah, la S.N.C.M. Couverte de dettes, contrainte de rembourser les aides d'Etat en prétendant que la collectivité de Corse lui doit de l'argent qu'elle ne lui a pas réclamé. Avec des écarts énormes. Et le Tribunal de commerce obligé sans doute à ne pas voir la réalité des choses. Voyez que je ne suis pas toujours négatif avec les juges consulaires. Mettre la S.N.C.M. en faillite, c'est gifler l'Etat et les autres pouvoirs publics pour leur incompétence. Mais bientôt, comment faire autrement ?

Le Tribunal de commerce. Là, chaque année, très loyalement, le président égrène l'inventaire de la raréfaction des dossiers. Sauf qu'il n'en tire pas les conséquences, ce qui ne se fait surtout pas en public, alors qu'il faut dire que tout va bien. Avant la réception qui suit.

La justice, c'est comme la médecine. Quand il n'y a plus de malades, c'est que tout le monde est mort. Quand il n'y a plus de contentieux, c'est qu'il n'y a plus d'affaires.

(1) Maurice CHEVALIER en tournée dont la voiture avait failli écraser mon père à ALGER, devant l'opéra avant la guerre. Tout s'était terminé par une invitation à déjeuner au Tantonville.

(2) Voir mes récents billets sur le sujet

Par bernard.kuchukian le 17/10/13

Pendant que mon ami Philippe KRIKORIAN se bat pour la défense de la cause arménienne, il révèle aussi les insuffisances juridictionnelles françaises en matière de procédure dirigée contre l'Etat, lorsque ce dernier est lui meme hors la loi.

Alors tandis que les juges le promènent d'ordre de juridiction en ordre de juridiction, voici qu'un rapport sur la nécessaire réforme du Tribunal des conflits a été présenté à la garde des sceaux et rendu public sur le site Internet du ministère de la justice.

Il est annexé en copie à ce billet.

Il prévoit de simplifier et surtout d'étendre la possibilité d'accéder au Tribunal des conflits, afin d'éviter le vide juridique qui permet aux juges de ne pas juger par crainte d'on ne sait pas trop quoi au juste.

Je rappelle qu'en amont de ce combat, nous organisons le mardi 22 octobre après-midi un colloque sur le statut constitutionnel de l'avocat à la Maison des avocats de Marseille.

Par bernard.kuchukian le 06/10/13

Après avoir rencontré hier, à Notre Dame de la Garde, des touristes de Roche Percée (c'est en Gaspésie, bien après Trois Pistoles, vers la Baie des Chaleurs), sans doute tout étonnés de voir qu'un Marseillais n'allait pas sortir un flingue, et connaissait bien leur pays, tandiq qu' après leur avoir appris aussi que la basilique avait été construite sur les plans d'un architecte du siècle dernier appelé ESPERANDIEU, qui, au surplus était protestant, j'ai eu l'envie d'aller voir un peu ce qu'on fait là-bas. Sur Internet.

Je viens ainsi de découvrir c'est rien du tout et attendant autre chose que, pourvu de lui écrire en ligne sur Internet, le lieutenant-gouverneur du Québec - c'est le représentant local de la Couronne, savoir celui du gouverneur du Canada, désigné par la reine, plus exactement dont le nom est recopié par la reine sur vote du Parlement d'Ottawa- se met au service de tous les citoyens.

En effet, si vous avez à souhaiter un grand anniversaire, une naissance, un mariage, des événements religieux, etc., il suffit d'en faire ainsi la demande.

Et alors, le lieutenant-gouverneur écrit une vraie lettre en votre nom au destinataire que vous lui avez désigné.

Je les trouve bien civils nos cousins.

Par bernard.kuchukian le 29/09/13

Non, c'est vrai à la fin. Toujours on parle de nous, à travers la grande délinquance. Ca suffit à la fin.

Bon, en quarante huit heures, on apprend qu'on a flingué à ROGNAC (30 km) deux vigiles. Bon, il n'y a pas de quoi en faire un flan. Ils ne sont que blessés. Pas même morts.

Ensuite, on a découvert un arsenal à CABRIES (20 Km). Jusqu'ici, petite commune tranquille, paisible, et sans histoire. De la Kalachnikov, du 9,65, et d'autres jouets inoffensifs.

Pour CABRIES, je pense aussi au regretté bâtonnier Raymond MARTIN, qui après son père Honoré MARTIN, en fut le maire pendant tant de lustres. Je dis à ses deux filles mes amies qu'elles ne sont pas les seuls à imaginer ce que pense leur père dans l'au-delà si ce dernier existe.

Voici que l'Express visite à nouveau les hôpitaux.

Bon, c'est l'horreur, en ambiance et violences, et menaces. Mais pour l'instant, il n'y a pas encore de mort par balle ou couteau. Oui, la spécialité locale c'est le couteau d'importation.

Et s'il y avait des blessés, on pourrait les soigner sur place.

Non, Monsieur GAUDIN, cher sénateur maire, tout va bien.

Par bernard.kuchukian le 29/09/13

Je ne lis pas dans les astres, je vous en assure, mais cette date là, je la voir venir depuis le mois de mai dernier.

Tout commence à l'audience solennelle de la Cour d'appel d'AIX EN PROVENCE , à la fin mai dernier. On est alors au coeur du scandaleux contentieux disciplinaire, maintenu contre moi par le bâtonnier du moment, continuant l'oeuvre odieuse de son prédécesseur. Pas bien joli, joli.

La Cour doit alors traiter une quinzaine de mes Q.P.C., des recours de tous les cotés (on devrait savoir que les orientaux adorent la procédure, dans laquelle ils excellent, alors, en m'appelant KUCHUKIAN, et en ayant un avocat appelé KRIKORIAN...).

Il y a là, présents ou représentés tous les bâtonniers du ressort, y compris celui de TOULON qui déclare publiquement que je suis, je le cite, « la honte du barreau » (sic).

Il le fait avant de se venger physiquement et de bousculer, non pas moi (voyez mon poids et mon volume), mais dans la salle une gentille consoeur amie, qui lui a d'ailleurs réglé ultérieurement son compte sur son blog. Bravo Michèle.

Il y a aussi à traiter le contentieux purement administratif, né de ma contestation de la convention locale de procédure du barreau de Marseille avec le Tribunal de grande instance local.

La première présidente a une furieuse envie de ne traiter que les Q.P.C., et de renvoyer le surplus.

Sous la pression des bâtonniers, après réflexion avec ses conseillers, elle décide de retenir les Q.P.C. mais aussi les recours associés, au demeurant en stricte violation absolue des dispositions de la loi organique de 1958 (art. 23) sur la Q.P.C. laquelle exige des décisions distinctes et évidemment les autres une fois connu le résultat des unes.

Mais on en restera là de mon coté, question des recours, puisque la dernière manoeuvre ultérieure du Conseil régional de discipline, soit une audience in extremis dans le délai de 12 mois, tournera à la Berezina de mes accusateurs, avec ma récusation, en présence d'un huissier de justice que j'avais fait commettre par justice, des onze confrères présents, dont certains ne savaient pas bien ce qu'ils faisaient là.

Tout est désormais terminé en droit de ce coté là, sauf coup de folie au delà du Var. Fleuve côtier bien assagi, lui.

Restait le contentieux administratif. Celui de la convention locale. Alors, pour alléger l'audience, la première présidente prend une sage décision. Elle le renvoie au 4 octobre.

A la réflexion, je crois que ce n'était pas seulement pour alléger l'audience, c'était pour voir plus loin.

Car il me parait évident que la Cour savait, comme nous tous alors, ce qu'avait jugé le 15 mai 2013 le Conseil d'Etat, dans le contentieux de la convention nationale, avec la possibilité pardon le devoir pour chaque partie de remettre en cause les conditions de sa signature.

Or, je suis une de ces parties là.

J'imagine donc que la Cour s'est dit très légitimement qu'il fallait « digérer » l'arrêt du Conseil d'Etat J'imagine aussi qu'elle n'a pas pensé que je profiterai de ce renvoi au 4 octobre pour lancer ma procédure d'intervention forcée contre le Conseil National des Barreaux, justement pour le 4 octobre.

Ma position a été exprimée. C'est tout simple. La convention locale dé coule de la convention n nationale. Avant toute chose si celle-ci n'existe pas, celle-là non plus.

A moins d'une semaine de l'audience, j'attends avec impatience de connaitre la position de mon barreau : oui parce qu'avant l'arrêt du Conseil d'Etat du 15 mai, il soutenait que la convention locale était valable car découlant de la convention nationale. Et après le 15 mai, il a lui même engagé une action parallèle à la mienne, postérieurement à la même, distincte mais à même objet, pour demander au Tribunal de grande instance de Paris de juger ... que la convention nationale doit être annulée, suivant les observations formelles du Conseil d'Etat.

A l'instant, je n'ai pas les écritures de mon bâtonnier, ni celles du C.N.B. Mais y-a-t-il encore un pilote dans l'avion ?

Stop. Si vous êtes perdus à ce niveau. Faites une pause.

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On continue.

A partir de juin, c'est la lente dégringolade du C.N.B. J'espère bien y avoir été pour quelque chose, puisque mon exigence d'intervention forcée contre la convention nationale de procédure le R.P.V.A. et le boitier Navista. Or, si on fait le bilan du C.N.B., il n'a guère servi qu'à un règlement national unifié, et ces machins là.

A son actif, je suis honnête, la création de la blogosphère des avocats.

La dégringolade. La démission de C.C.B. le seul qui peut être avait en vue de faire quelque chose. Mais quoi ? Le flou de sa succession. La décision d'organiser des états généraux le 4 octobre, tiens donc, elle vient d'où cette date, trouvée en juillet par le C.N.B., et APRES la première présidente de la Cour d'appel d'AIX EN PROVENCE.

Des états généraux dans lesquels on ne sait pas bien de quoi on va parler. Bla-bla. Le sujet numérique, chut, silence. Navista encaisse. Et Paris profite.

Mais ce n'est pas tout.

Car finalement, la procédure c'est la vie et les évènements démontrent au moins que certains avocats ne sont pas morts.

Nous avons encore suffisamment encore d'amitié avec le bâtonnier Erick CAMPANA, il y a si longtemps que je connais sa famille, pour que publiquement je le complimente encore ici.

Il est le tout premier en effet à avoir eu l'audace, la détermination, et le courage, oui le courage, de mettre en ligne sur Internet, à l'attention des avocats de Marseille les textes, officiellement intégraux, des délibérations du conseil de l'ordre. Ma phrase est ciselée, avez- vous vu ? Bravo à lui en l'état.

Sauf que moi, je lis. J'ai toujours tout lu.

Lison, la plus âgée de mes tantes, la plus jeune soeur de mon père, décédée voici quelques années, me disait toujours que quand j'étais gamin, je soulais tout le monde en famille en lisant toutes les affiches sur les murs...

Bref, j'ai continué de lire et j'ai considéré, la Cour dira son droit, que c'était assez de la distribution des subventions par le conseil de l'ordre. A des organismes et des syndicats qui ne servent à rien.

Parmi eux, il y a l'A.C.E., le S.A.F., la F.NU.J.A. Je ne cite pas le quatrième, le C.N.A. qui sauf erreur, a lui la décence de ne pas mendier ainsi.

Du coup, 31 - 32 (1), la Cour d'appel a décidé de tout regrouper. Le 4 octobre aussi.

Or, voici que les trois syndicats attaqués et le 4ème aussi, veulent maintenant la grève des audiences pour aller bavarder à PARIS.

Au même moment où dans une enceinte de justice, on va expliquer, enfin, essayer d'expliquer, qu'ils ne servent à rien et démontrer en tout cas qu'ils n'ont servi à rien. La preuve. Puisqu'eux mêmes reconnaissent que leur action n'a servi à rien. Mais il faut encore manifester selon eux pour l'aide juridictionnelle, les parts des sociétés, l'impôt sur les frais généraux, les 35 € (à chaque fois pourquoi oublient-ils l'indemnisation aussi scandaleuse qu'inconstitutionnelle des anciens avoués).

Et alors, vous allez voir, on va même me faire toute une histoire pour exiger le renvoi de l'audience solennelle.

A l'avance, je prends mes lecteurs à témoin, c'est NON.

A vendredi matin, 9 H, audience solennelle, Cour d'appel, place de Verdun, AIX EN PROVENCE

(1) 31 - 32. Plus exactement trente-et-un trente-deux, le dernier ferme la porte. Expression fataliste, mais pas forcément désespérée à travers laquelle on s'en remet à l'avenir. Equivalent de « qui vivra verra » ou « arrive ce qui arrivera. » Ainsi :

« J'ai voulu lui donner sa chance. Tu sais comme on dit chez nous, trente et un trente deux, qui vivra verra » FERNANDEL 1992 : L'Escarbouche, Presses de la Cité.

Cité dans « Le Dictionnaire du marseillais », publié par l'Académie de Marseille, correspondante de l'Académie française, sous la direction du professeur Jean CHELINI et du sénateur Jean-Claude GAUDIN.

Par bernard.kuchukian le 24/09/13

Notre amie, ma courageuse amie, Michèle NAUDIN met en ligne sur son blog un commentaire d'un certain FRERON, qui fut un conventionnel de la fin du XVIIIème siècle, montagnard, puis jacobin, et surtout proconsul à MARSEILLE en ce temps là où la ville restait royaliste. Evidemment, il n'a pas écrit sur elle des choses agréables.

Non Michèle, ne cédez pas au désespoir, car d'autres avaient écrit de belles choses sur la ville.

Tiens, Madame de SéVIGNé elle-même. Marquise de SEVIGNé sauf erreur.

On devrait tous savoir qu'elle avait marié sa fille Françoise au comte de GRIGNAN, choisi peu après par Louis XIV comme lieutenant général pour la Provence.

GRIGNAN va alors résider alternativement à AIX EN PROVENCE, et à MARSEILLE.

Et certaines des lettres de la belle mère sont écrites de MARSEILLE. A Madame de GRIGNAN, donc à sa fille :

25 janvier 1675 : « Je suis charmée de la beauté singulière de cette ville. Hier, le temps fut divin et l'endroit d'où je découvris la mer, les bastides, les montagnes et la ville. (...) Je demande pardon à AIX, mais MARSEILLE est bien joli et plus peuplé que PARIS : il y a cent mille âmes. De vous dire combien il y en a de belles, c'est ce que je n'ai pas le temps de compter. L'air en gris y est un peu scélérat, et partout tout cela, je voudrais être avec vous. »(1)

26 janvier 1675 : « Nous dinâmes chez Monsieur de MARSEILLE (2) Ce fut un très bon repas. Il me mena l'après-diner faire des visites nécessaires, et il me laissa le soir ici. Le gouverneur (2) me donna des violons, que je trouvais très bien. Il vint des masques plaisants. Il y avait une petite Grecque fort jolie ; votre mari tournait tout autour. Ma fille, c'est un fripon ; si vous étiez bien glorieuse, vous ne le regarderiez jamais. Il y a un chevalier de SAINT MESMES qui danse à mon gré. Il était en Turc ; il ne hait pas la Grecque, à ce qu'on dit. » (3)

(1) La Pléiade, 1972, p. 572.

(2) Le comte de GRIGNAN, lieutenant général bien entendu.

(3) La Pléiade, 1972, p. 573

Par bernard.kuchukian le 12/09/13

C'est du grand n'importe quoi et surtout quelque chose de très inquiétant. Elle n'en n'a pas même conscience, tant elle est bête. Ou alors supérieurement intelligente...

Que cette ancienne candidate à la présidence de la République, dont un bras droit est même candidat aux élections municipales imagine que l'armée doive assurer pour partie la sécurité de la ville de Marseille en dit très long sur la gravité de la situation.

Que personne ne voit.

Sauf quelques anciens comme moi.

Car bientôt, plus personne n'aura été témoin de la fin de l'Algérie française.

Je me souviens de mes sept ans.

Sans prétention et sans exagération aucune, je dois dire que j'ai acquis à l'époque, comme des tas de compatriotes, plus peut être, avant même l'âge de 10 ans, une sensibilité politique exceptionnelle au drame algérien. Qui était aussi le mien. Autour de moi, on ne parlait que cela, à table, mon père, pied noir d'occasion, venu à Alger en 1922 après l'exode des derniers chrétiens de Turquie, et de Smyrne en particulier, ma mère (le peuple des ultras, lecteurs de l'Echo d'Alger d'Alain de SERIGNY). En plus grande famille aussi.

Je me souviens parfaitement de 1956, j'avais huit ans, de l'arrivée du contingent, de l'armée quoi, pour régler la rébellion algérienne.

Comme par hasard, c'était déjà un gouvernement socialiste. Celui du gentil Guy MOLLET, avec un ministre de l'intérieur, qui s'appelait... François MITTERAND. Vive l'Algérie française disait-il.

Plus tard, on a vu le rôle croissant de l'armée, 1958, SALAN, le Forum, de GAULLE, le putsch de 1961. La débâcle de 1962.

Je sais par l'histoire, qui a été celle des miens et la mienne propre, ce que veut dire l'arrivée de l'armée pour régler un conflit intérieur.

C'est la signification de la fin à terme de l' unité nationale.

L'armée républicaine n'est pas faite pour servir à l'intérieur du pays, pas même pour ramasser les poubelles.

Elle est celle de la défense de l'intégrité extérieure du pays.

Or, à partir du moment où vous voulez la développer dans le pays, ceci veut dire que cette intégrité là, celles des frontières de la nation, a été enfoncée. Et donc que c'est la guerre. Civile.

Que l'écho de ce qu'écrit ici un fils de Bab-el-oued, témoin de la fin de l'Algérie française, toutes convulsions subies, vécus, y compris familialement, arrive aux oreilles des crétins prétentieux et si bien -pensants qui nous gouvernent. On peut en douter.

Et pourtant.

Par bernard.kuchukian le 11/09/13

Sans doute comme une « personnalité de la communauté », la Chambre de commerce franco arménienne m'avait invité la veille à peine à participer en mairie à une réunion de travail avec notre bienaimé sénateur maire, Monsieur Jean-Claude GAUDIN. Lequel va parait-il aller se promener à EREVAN en Arménie d'orient pour valoriser les échanges commerciaux.

J'ai bien fait de n'y être pas allé, car en plus j'avais de vraies informations sur les véritables mouvements économiques, qui ne passent pas par MARSEILLE, mais par l'Europe de l'est.

Je suis allé vérifier cet été sur place.

C'est que les affaires sont choses sérieuses, Monsieur GAUDIN.

Voici qu'hier matin, j'apprends par « La Provence » la signature d'un accord de partenariat entre l'OLYMPIQUE DE MARSEILLE et la TURKISH AIRLINES, grande compagnie de navigation aérienne turque, se prétendant la première d'Europe. Je vous dis bientôt le hub sur ISTANBUL de ce que MARSEILLE ne peut pas faire au sud de l' Europe parce qu'AIR FRANCE et PARIS.

Ce partenariat, c'est carrément de la provocation.

Remarquez que dans les milieux bien pensants marseillais, on déteste les Arméniens, et on aime bien les Turcs, au point d'avoir associé certains d'eux au capital de la C.M.A. G.G.M. premier armateur français, société ayant siège social à MARSEILLE avec une tour géante, des actionnaires libanais et turcs. Pour l'instant, pas de drapeau turc sur leur tour géante à EUROMEDITERRANEE, construite d'ailleurs sur les plans d'un architecte ... libanais.

Il faut aimer les Turcs. Même mon épouse le dit, elle qui n'a rien à voir avec la communauté, suivant son admirable formule d'il y a quelques années chez de bons bourgeois d'ISTANBUL qui nous recevaient, « les Turcs sont des gens charmants (première partie)... sauf lorsqu'ils massacrent les Arméniens(deuxième partie). » (1)

Cher Monsieur GAUDIN, qui l'aimez tellement votre O.M. et chers amis de la Chambre de commerce, je vous dis ici publiquement que le choix de l'O. M. est, comment dire, plus que maladroit. Il est provoquant. Inadmissible.

Enfin, imaginez une fraction de seconde que même maintenant que les Allemands ont reconnu leurs fautes dans la Shoah, et indemnisé les Juifs, le grand club de football de TEL AVIV, il s'appelle le MACCABI, soit sponsorisé par LUFTHANSA ou VOLKSWAGEN ?

Imaginez-vous alors et une fraction de seconde le juste tollé mondial immédiat ?

Les Juifs sont décidemment plus forts que les Arméniens, c'est évident.

Et triste.

Surtout à Marseille.

(1) Restes de ses études à sciences po.