Par bernard.kuchukian le 30/07/13

Les Français ont donc peur des mots et aussi des noms.

Plus exactement, lorsqu'un nom de famille est donné, tout est alors figé. Dans un tiroir, dans une case.

Regardez donc ce qui se passe actuellement avec l'affaire SPANGHERO : à 74 ans, le célèbre rugbyman reprenant l'affaire de salaisons qu'il avait vendue à ceux qui ont conservé son nom, et ont qui ont ensuite coulé l'entreprise par les fraudes qu'on a dites, en est réduit à ne plus afficher sa propre identité. L'entreprise s'appellera « Le Lauragais ». Il parait que commercialement, SPANGHERO - même en expliquant la vérité - c'est terminé.

Cette histoire de noms de famille me rappelle celle des BELLON. Grande et riche famille marseillaise, avec un partage d'hoirie dans les années 60. Le père répartit sa fortune aux enfants, et leur demande ce qu'ils vont en faire. Tous vont placer et vivre de leurs rentes (1).

Un seul ose Pierre BELLON, la trentaine, une solide formation commerciale. Il parait qu'il dit alors à son père, « moi, je vais me lancer dans la restauration collective ».

A l'époque, c'est totalement inconnu, sauf un peu et à peine la S.H.R.M. marseillaise, qui avitaille les quelques bateaux qui touchent encore le port. Du quasi confidentiel.

Il parait, c'est Pierre BELLON lui même qui l'a dit, que son père s'est moqué, et lui a demandé de surtout ne pas avancer le nom de « BELLON » dans l'enseigne de ses activités, qu'il voyait vouées à l'échec. Et à la faillite : « tu vas déshonorer notre nom de famille ». Du grand et mauvais PAGNOL dans la Trilogie.

Alors, les affaires se sont appelées SODEXO. BELLON a vu ailleurs qu'à MARSEILLE. SODEXO, c'est aujourd'hui la toute première entreprise mondiale de restauration collective.

Quel dommage finalement pour le nom de famille.

(1) Dans le temps, mon copain de lycée, puis de fac., François Marie JOURDAIN DE MUIZON a écrit une thèse de doctorat de sciences éco. (Aix, années 70), sur le sujet, expliquant que le déclin des quelques grandes familles industrielles marseillaises était du au fait qu'elles étaient seulement de négociants et pas de commerçants.

Par bernard.kuchukian le 21/07/13

Il faudrait alors que les socialistes concernés, MM. MENUCCI et VALLS, ne fassent pas seulement de la figuration pour journalistes priés de taire la vérité.

J'écris cela au moment où le cardinal VINGT TROIS annonce la décadence du pays, quelqu'un dans l'église ayant peut être enfin ouvert les yeux.

Si on veut un jour éviter la prédiction d'un vieil ami avocat, Alain M., la guerre civile.

Par bernard.kuchukian le 20/07/13

Et un échec de plus, ils et elles n'étaient parait-il que 7.500 contre 130.000 annoncés.

Même SHEILA qui devait venir chanter ne s'est pas déplacée.

Une fois encore, on a fait dans le bidon. Bien sur à coups de subventions, et de barrage des rues. Il y avait même des barrières en réserve devant mon bureau.

Du très grand n'importe quoi.

Quels qu'ils soient, les dirigeants de cette ville sont tous des guignols. Susceptibles comme des dindons. Bon, c'est vrai qu'ils sont au niveau général, et c'est le plus triste de l'affaire.

Par bernard.kuchukian le 19/07/13

Tout le monde sait bien que la presse quotidienne régionale est en crise grave, car les achats des journaux diminuent. Leur qualité aussi, puisque même la presse nationale souffre.

Pour les locaux, pas question de traiter la grande politique et l'économie. On achète pour cela des blocs tout prêts, rédigés par l'Agence France Presse ou Reuters (c'est plus chic), ce qui permet de lire exactement les mêmes textes sur les sujets dans plusieurs quotidiens même indépendants les uns des autres du nord au sud, de l'est à l'ouest. Comme on n'a pas de lecteurs pour autre chose, la survie est alors dans les petites annonces, le sport, les décès et bien sur les chiens écrasés : rubrique judiciaire et faits divers.

Dans une ville comme Marseille, dont la décadence est bien avancée, notre Provence bien aimée tient admirablement le coup sur ce sujet. J'ai dit et écrit souvent que je tirais mon chapeau à ceux qui tiennent la rubrique correspondante, on fait ce qu'on peut avec les moyens du bord. Pour la clientèle locale : tout le monde ni lit pas Le Monde. Le jeu de mots n'est pas terrible mais il est vrai.

Bref, c'est sincère, je ne me moque pas. Salut Denis.

Alors voilà, deux informations récentes en sens contraire. Toutes les deux mettent en cause le lien conjugal.

Hier, on apprenait qu'on avait interpelé un mari qui avait tenté d'étrangler son épouse. Après explications au commissariat, il parait qu'on l'a remis en liberté.

Aujourd'hui, il parait qu'on a interpelé une épouse qui avait organisé l'empoisonnement systématique par poisons de son mari.

Bien sur, ce ne sont pas les deux mêmes couples, vous avez compris.

Ah, l'amour ...

Par bernard.kuchukian le 17/07/13

Ou pas très loin.

On sait les vives critiques que j'ai régulièrement faites contre l'inutile et prétentieuse organisation de « Marseille capitale de la culture 2013 « .

Nous sommes maintenant à mi chemin.

A l'époque où le projet devrait être en plein développement.

Voici que les comptes annoncés hier dans la presse locale donnent, en temps réel, un premier déficit de 3 millions d'euros, parce que les recettes correspondant au nombre de visiteurs sont inférieures de moitié aux prévisions.

Du coup, on commence à se gratter la tète pour payer la différence, et comme on craint des problèmes sérieux, on va déjà supprimer des manifestations.

Qu'on soit tous rassurés.

Car, le barreau de Marseille a trouvé la solution, gratuitement (enfin, ce sont les avocats qui vont la payer).

Nous allons organiser à la rentrée une exposition de robes d'avocats du monde entier.

En ces temps de crise au C.N.B., nous allons ainsi pouvoir nous faire remarquer et briller de tous nos ...atours et de ceux des autres. On brille comme on peut non ?

Par bernard.kuchukian le 14/07/13

Coïncidence des dates, ce 14 juillet marque ma liberté.

C'est en effet la fin depuis 48 heures par le « rien à juger » ni « rien jugé » de l'art. 195, des odieuses poursuites disciplinaires engagées contre moi. Une relaxe civile

Vive la liberté.

Par bernard.kuchukian le 09/07/13

Mes lecteurs se souviennent d'un billet vengeur que j'avais écrit l'an dernier contre le maire socialiste du 7ème arrondissement, cet arrondissement (la Corniche) si chic de Marseille (oui, parce que le 7ème est jumelé avec le 1er la partie gauche n'est pas chic du tout)(1)

Il voulait le bougre réserver la plage des Catalans aux habitants du quartier. Pour éviter en fait la venue des zoulous (2) des quartiers nord. Mais comment passer ce message dans être raciste ?

Le maire de secteur aurait appartenu au Front national, ce projet l'aurait conduit directement en correctionnelle.

Bon, alors on a trouvé autre chose. On a installé un tourniquet à la plage et on a décidé de compter les arrivants. Quand c'est plein, on arrête. Et surtout, on est allé chercher des policiers. Charmant. Les zoulous les quartiers nord ne devaient pas avoir le temps d'arriver. Bon, puis on a fermé la plage complètement. On parait l'avoir rouverte ce jour, au point qu'une altercation a eu lieu dans l'après-midi et qu'un policier (car la plage est sous protection policière) est intervenu. Le malheureux a été frappé et a failli être noyé. Ouf, il est sauvé.

Je précise que cette plage est tout à coté du prestigieux et privé Cercle des nageurs de Marseille, le sous nec plus ultra derrière la plage de la Pelle, ce qui reste de grands bourgeois propriétaires fonciers. A coté de la plage des Catalans, quelques restaurants de poissons fameux en ville, à la sortie duquel (Peron) un magistrat parisien a été frappée à l'arme blanche pas plus tard qu'avant-hier.

Oui, Marseille est bien la capitale de la culture pour 2013.

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(1) Marseille est majoritairement et sociologiquement, bientôt racialement si le mot est autorisé, en deux parties, suivant un axe ouest- nord est, qui part du vieux port, remonte la Canebière, le boulevard de la Libération de Montsabert, l'avenue des Chartreux, celle de Saint-Just, et plus loin le C.D. 8, qui va jusque dans le massif de l'étoile. Pour l'instant, tout ce qui est à gauche de cette ligne est dangereux. Tout ce qui est à droite à peu près normal. Je suis à droite.

(2) Moi j'aime bien les Zoulous, les vrais. Il faut dire, je vous assure que c'est vrai, que plusieurs Zoulous, m'avaient expliqué en Afrique du sud que mon nom de famille, comme tous les noms arméniens, sonne très bien en langue zoulou.

Par bernard.kuchukian le 07/07/13

Tout commence par la décision de faire partir le tour de France cycliste de Corse.

On a beau dire et beau faire, le plan est en trois parties, la Corse est une ile, entourée d'eau, de toutes parts.

On peut certes faire voyager les cyclistes en avion entre Corse et continent par-dessus la Méditerranée. Mais toute la caravane, impossible. Il faut prendre le bateau. C'est là que les difficultés commencent.

On pouvait penser passer par Marseille, qui dispose des infrastructures adéquates, les plus importantes de la Méditerranée sans aucun doute. Et puis, c'est l'année européenne de la culture à Marseille : allier la petite reine à la culture, au MUCEM, et autres choses de ce genre, superbe idée.

Sauf que le port de Marseille appartient aux dockers, et qu'en plus la S.N.C.M. y est moribonde. Si elle ne desservait pas la Corse, elle serait en liquidation judiciaire depuis longtemps.

Grèves à prévoir, sans aucun doute.

Alors, on trouve la solution. On fait voyager les cyclistes en avion et le matériel par Corsica Ferries, la compagnie italienne concurrente, bateaux jaunes. Et on passe par ... Nice.

Sauf que Marseille est à l'ouest de Nice, et qu'il faudra bien passer dans le coin pour la suite du tour. Alors, on décide de passer dans Marseille, mais loin du port, par le sud, et l'origine le chemin des Libérateurs pieds noirs et marocains avec le général GUYON de MONTSABERT en 1944. Loin des dockers d'aujourd'hui. Et de la S.N.C.M. Et puis on continue par AIX, surtout sans traverser la ville.

Mais vous avez beau chasser le naturel, il revient au galop. Maintenant que les cyclistes sont dans les Pyrénéens, les dockers de Marseille se sont remis en grève ce matin. Plus de bateaux à quai.

Moi, je vais vous dire pourquoi ils ont attendu ce dimanche matin.

Ils ont attendu en effet que la réception des avocats donnée vendredi soir sur un vieux quai désaffecté de la Joliette soit passée : celle là de grève aurait fait désordre pour nos invités. Alors on a attendu qu'ils soient rentrés chez eux.

Tiens, chapitre délicatesse, en voilà des gens délicats, les dockers...

Par bernard.kuchukian le 30/06/13

Il parait qu'une magistrate parisienne en déplacement ici à MARSEILLE, s'est fait agresser hier ou aujourd'hui, je ne sais pas exactement, à la sortie d'un restaurant de la ville, parce qu'elle refusait de donner de l'argent à son agresseur, lequel l'a donc frappée heureusement et apparemment sans gravité exceptionnelle avec une arme blanche.

BOF.

On en parle uniquement parce que l'agressée est premièrement magistrate et deuxièmement parisienne. Sinon, il n'y aurait pas un mot dans la presse.

RE-BOF.

La Parisienne aurait du écouter Monsieur DALLEST, désormais au frais et au calme à CHAMBERY.

Par bernard.kuchukian le 23/06/13

L'opéra de Marseille, sur qui j'ai déjà écrit ici ce que je pense en hiver, c'est-à-dire qu'il est le temple de la médiocrité au moins question bâtiment, ne s'améliore surtout pas en été.

En fait de climatisation générale inexistante, on a donc trouvé une solution individuelle et portative que voici.

Attention, un des cotés de l'éventail n'est pas évident : non, la fatma est bien marseillaise, et on n'est pas à l'opéra d'Alger, Algérie française (que j'ai connu dans ma jeunesse et qui avait une autre gueule, je vous l'assure).