Par bernard.kuchukian le 03/03/18

Tandis qu’on s’apprête à juger prochainement mon amie (j’insiste sur le mot) amie Maryse JOISSAINS-MARINI, ancien avocat, et maire d’AIX EN PROVENCE, sur dépaysement, à MONTPELLIER, dans une affaire d’emploi de complaisance (le chauffeur de la mairie locale,  sauf erreur), Maryse tu as toute ma sympathie,   voici qu’elle poursuit sans désemparer son combat contre MARSEILLE, et plus exactement son maire, Jean-Claude GAUDIN,  pourtant du même bord politiquement. Bien poli et ordonné.

Que dirait-on  alors s’ils étaient au Front national ? Dont je ne suis toujours pas.

Folie, oui il y a aussi de la folie dans la dénonciation de Maryse,  qui veut désormais placer MARSEILLE sous administration directe du préfet (comme avant la dernière guerre mondiale après l’incendie des Nouvelles Galeries) en raison de l’état de ses finances. Si la ville n’était pas en effet  la ville, elle serait sans aucun doute sous  procédure collective.

Le pire de l’histoire est que la dénonciation aixoise (de droite) correspond aussi  à celle d’un ancien conseiller municipal (socialiste), François-Noel  BERNARDI, avocat désormais retraité, camarade de faculté  de droit,  comme Maryse et moi, en même temps.

Oui, il y a un problème financier grave dans cette ville, sauf que personne n’a le courage quant à la révélation de sa cause.

Comme contribuable marseillais au moins, qui subis,  j’y réfléchis depuis des années, et on voit alors ceci.

En France – je ne sais pas bien ailleurs- toutes les grandes villes,  voire métropoles,  sont riches par leurs activités et populations.

Elles ont rejeté les pauvres, tout ce qui est de fait socialement   inassimilable donc  insolvable  pour l’impôt, soit qu’ils ne puissent pas le payer, soit qu’ils ne le veulent pas.

Paris est riche, lss banlieues nettement moins (sauf dans les Hauts de Seine).

Les « fauchés » sont hors de LYON, idem à TOULOUSE,  ou BORDEAUX, LILLE, etc.

Or, à MARSEILLE, c’est très exactement le contraire.

La ville est devenue pauvre parce qu’elle a perdu en 1962 avec la fin de l’Algérie française, la richesse coloniale de son port de commerce.

Les plus aisés ont quitté et quittent encore  la ville.  

Ils  vont s’installer autour. Et bénéficier, alors qu’ils le peuvent,  des avantages qu’ils ne financent pas de la plus grande ville.

A part,  allez,   trois  de ses seize  arrondissements  municipaux,   qui résistent,  y compris politiquement, les 7ème, 8ème et 12ème –  ce dernier où je réside-,  franchement très nettement plus aisés que  les autres, le surplus est en totalité, les quartiers d’immigration post coloniale,  dont la population représente un bon tiers de la ville, compris, tous  les  autres, moins atteints par le phénomène (4ème, 5ème, 6ème, 9ème, 11ème et partie du 13ème) se paupérisent. Plus ou moins  mais certains dramatiquement, pardon dangereusement.

Financièrement et sociologiquement la ville est désormais coupée,  en deux suivant une ligne sud –est / nord (l’ouest ici, c’est la mer) qui part du vieux port et suit l’ancienne route nationale 8 traversant la ville vers BRIGNOLES bien plus au nord.

En gros, la banlieue marseillaise a tendance à être riche, le cœur de la ville devient pauvre.

Cette situation est complètement folle, car on  voit, sa cause est politiquement impossible à exprimer sauf par des fous.

Alors, bien sur que tu as raison Maryse, sauf que dans ma folie à dénoncer ce que tu ne dénonces pas, je te fais remarquer  que les  communes d’alentour Marseille sont bien contentes de profiter des installations et équipements communs municipaux, qui coutent cher aux quelques contribuables marseillais qui paient, dont je suis.

Les hôpitaux publics de notre ville,  y compris dans les quartiers nord, d’une qualité médicale EXCEPTIONNELLE (et ce je sais personnellement ce dont je parle, merci l’Assistance publique à Marseille), les infrastructures routières, tiens les Marins-pompiers, et même les grands équipements universitaires trop modestes encore par rapport à ceux  d’AIX EN PROVENCE, j’en passe et d’autres.

Finalement, tout le monde est fou dans cette affaire, pour ne pas dire la vraie vérité.

 

Fou de ne pas avoir le courage de la dire, soit quand il la dite, comme moi, fou de ne pas être entendu.

Par bernard.kuchukian le 27/01/18

Un ancien bâtonnier avait donné à la ville la devise « Marseille cité du droit », qui a même  circulé longtemps sur les documents du barreau local.

Prudemment, pardon raisonnablement, le ridicule finit par tuer, on l’a retirée de la circulation.

Il doit bien  trainer ca et là quelque vieux tampon humide.

L’actualité terrible remet la question sur le devant de l’actualité, puisqu’on apprend que rien moins que le premier adjoint au maire-qui-ferait-bien-de-passer-la-main, de la ville, vient d’être lourdement condamné au pénal pour des infractions financières et blanchiment.

Ca fait désordre non ?

Non, finalement, on est revenus à la devise précitée.

Nous sommes bien en effet  la cité du droit.

Pénal spécial.

Par bernard.kuchukian le 09/01/18

Je suis l’avocat d’un des créanciers de la société civile propriétaire de la station Alexandre à Marseille.  C’est un ancien bâtiment industriel, beau bâtiment,  transformé en bureaux et centre d’activités en plein cœur d’une zone des H.L.M. les plus pouilleux de la ville, grand fournisseurs de clients des tribunaux pour enfants et correctionnels.

Les quartiers d’arrière port de la ville, comme celui du Canet (ce sont partie des quartiers nord de la ville) avaient à l’époque accueilli  sur ce site, à la charnière des XIXème et XXème siècles, de nombreuses industries huileries, savonneries, tuileries, qui ont fait la richesse et la réputation de Marseille.

Je tombe à l’instant sur le n° 219 de la revue « Marseille » éditée par la municipalité,  sur beau papier glacé, numéro de décembre 2007. Voici 10 ans.

On y parle en termes dithyrambiques de la réhabilitation du bâtiment.

On exalte,  c’était dans l’air du temps,  la personne qui a mené cette affaire. On parle de « reconstruction ambitieuse et respectueuse de l’histoire et du passé ».

On évoque le tour de table financier avec la Caisse des dépôts et consignations, et des travaux commencés en 2004.

Et l’exalté(e ) qui a rédigé à l’époque  l’article,  avec force photos,  en couleurs d’écrire que : « « Réhabilitation en centre urbain, Station Alexandre représente un véritable enjeu d’aménagement. C’est aussi par la notoriété que le bâtiment véhicule l’opportunité de changer l’image des quartiers nord. Les collectivités locales en ont bien conscience, qui ont soutenu le projet depuis le début.

Associer dans un même lieu centre d’affaires et espace culturel, mais aussi centre médical, crèche et boutiques relevait de la gageure. Le pari est tenu. Si les élus font de Station Alexandre le porte drapeau de la Z.F.U., les habitants du Canet se réjouissent, qu’en lieu et place d’un, vieil hangar, renaisse un joyau architectural sur la bute du boulevard Charles Moretti. Et cela grâce à une femme consciente de la valeur humaine du patrimoine urbain » ».

Ouf …

 

Alors voilà, revenons sur terre.

La  société  propriétaire du site,  dont 50 % du capital est détenu par la Caisse des dépôts et consignations,  a déposé le bilan l’an dernier,  avec un passif supérieur à 11 millions d’euros. Et rien en caisse. L’associé public ne veut plus mettre un sou dans l’affaire.

Le passif, ce sont les   travaux et crédits que la société civile  ne peut pas payer, et ne pourra plus payer, car ses seules recettes en loyers sont largement insuffisantes, tandis qu’au surplus les premiers locataires ont quitté et continuent de quitter le site.

Parce qu’il est  commercialement et sécuritairement devenu mauvais.

On devrait déjà être en liquidation judiciaire, et essayer de vendre ce site, qui est évidemment invendable au montant des dettes.

Et moi, avocat du contrôleur, quand j’explique cela au Tribunal, on me regarde méchamment, parce que je dis la vérité, la vérité des chiffres qui ne sont que la conséquence de la réalité sociologique.  Qu’on ne veut pas voir.

Si vous voyez ce que je veux dire dans les quartiers nord de Marseille.

Tant que ma cliente,  importante créancière de travaux réalisés voici dix ans et encore impayés à ce jour,  restera contrôleur et moi son avocat, je continuerai à dire ce qu’il faut, même s’il s’agit de déranger. Non, je défends.

Par bernard.kuchukian le 19/11/17

 

Avant-hier, les transports publics marseillais étaient totalement en grève. Plus de métro ni de tramway, quelques autobus, une belle pagaie, une de plus.

Officiellement, c’était en raison du licenciement d’un quidam par la direction.

Ce qui est bizarre  dans  cette information, c’est qu’elle a été donnée le jour même où on apprenait qu’ensuite d’un contrôle banal, l’U.R.S.S.A.F. venait de redresser de trois millions d’euros le comité d’entreprise de la Régie des transports marseillais.

Le plus intéressant est ici : il parait que la comptabilité de l’institution a totalement disparu. On a donc redressé au forfait.

Encore une belle histoire marseillaise. Qui me fait penser à ce temps,  je crois révolu,  où le Code pénal prévoyait des peines plus fortes en matière de banqueroute frauduleuse quand on avait la comptabilité  qu’en matière de banqueroute simple prévue en cas d’absence de comptabilité. La solution était alors  de mettre le feu à la comptabilité. Et on limitait la casse pénale.  Tenu  au secret professionnel, je n’en dis pas davantage.

Par bernard.kuchukian le 15/11/17

 

Oh ? ce n’est pas le Front national qui l’explique, c’est le Canard enchainé en page 4 de son édition du jour. « Pressions de la hiérarchie, logiciel de rédaction des procédures détourné… Des poulets dénoncent un bidouillage généralisé des chiffres de la délinquance. Ils en ont ras les plumes ! »

Le procureur de la République, aux ordres du pouvoir,  énième de la série, n’y fait rien. 

Le seul à avoir un peu élevé la voix,  il y a quelques années,  a été Monsieur DALLEST,  passé ensuite  à des foncions plus tranquilles, qui écrivait avec juste raison que la ville est un volcan.

Mais au juste, d’où vient le souffre ?

 

Par bernard.kuchukian le 26/10/17

On  pense   à ce qui se passe actuellement en Catalogne espagnole, avec ce qu’a parfaitement défini la vice présidente du gouvernement espagnol, Madame de SANTA MARIA : une farce.

On espère simplement que le président de la généralité ne va pas demander l’asile politique pour s’établir … à PERPIGNAN. On lui propose plutôt MARSEILLE.

Certes, en classant des papiers ce matin, je retrouve le discours prononcé à la rentrée de la conférence des avocats de Marseille le 29 novembre 1871 par un confrère du temps, Alfred ESCARRAS (le texte est dans la petite bibliothèque du couloir à l’entrée du bureau du bâtonnier à la maison de l’avocat de Marseille).

C’est une étude sur le Parlement de Provence.

ESCARRAS évoque « le temps où MARSEILLE était encore plongée, sous la domination tyrannique de l’ambitieux et traitre CASAULX. » Il ajoute que » la main vengeresse de LIBERTAT » (Pierre de LIBERTAT, dont la statue est quelque part au Musée de la ville), qui assassinat CASAULX, « parvint à rendre à la France notre ville, qui obtint pour prix de sa soumission la confirmation de ses anciens privilèges et la création d’une cour souveraine. »

Le confrère du temps ajoute que cette cour indépendante ne fonctionna que deux ans, et fut réunie au parlement d’Aix en 1546.

Comme il était nationaliste, ESCARRAS ajoute « ici commence un siècle nouveau. Les bienfaits de la paix ne vont pas tarder à se répandre. La France, qui a toujours eu un merveilleux instinct pour se relever des crises les plus terribles, va reprendre son ancienne splendeur et marcher à la tète de l’Europe ».

Bon, c’est sur, voici qui ne devrait pas inciter Monsieur PUIGDEMONT  à demander asile politique en France et à MARSEILLE       en particulier.

Pourtant, je n’ai pas fini, la ville en a l’habitude.

Il n’y a pas si longtemps que cela, elle avait accueilli pendant plusieurs mois l’exil du général ami Michel AOUN, qui avait du fuir le Liban, où finalement il est retourné désormais comme président de la République.

La ville dispose d’ailleurs pour cela  d’une  fort belle maison d’hôte, la villa Gaby, sur la Corniche.

Et plus avant, on devrait savoir qu’en 1808  sous le premier Empire,  que TALLEYRAND avait exilé à MARSEILLE le roi CHARLES IV et sa famille y compris  l’amant de sa femme GODOY.  Ils habitaient tous dans un hôtel (aujourd’hui disparu) de l’actuelle rue Montgrand (à cent mètres de mon bureau).

Enfin, l’arrière grand père du roi d’Espagne actuel, ALPHONSE XIII, qui avait fuit le pays en 1931, après la proclamation de la République, débarqua  d’un bateau de guerre à MARSEILLE en provenance de CARTHAGENE.

Par bernard.kuchukian le 24/10/17

PHILIPPE, roi d’Espagne, médite peut être cette histoire parfaitement vraie qu’il doit connaitre en sa qualité de Bourbon, et de descendant direct de LOUIS XIV.

MARSEILLE, qui n’a pas toujours été française,  il a fallu attendre la 2ème moitié du 16ème siècle, et qui a même un bref temps été terre du comte de Barcelone (oui, la Catalogne venait jusqu’ici) a fait longtemps figure de ville rebelle.

C’est ainsi qu’en 1592, sous la conduite de son dirigeant du temps, appelé  premier consul un certain Charles de CAZAULX,  la ville rejette l'autorité du Parlement d’Aix en Provence, donc l’autorité royale française, et prend la voie de l'indépendance.  CAZAULX se faisait appeler « dictateur », et déjà certains avaient quitté la ville pour s’installer alentour.

L’indépendance fut réduite en 1596, et  CAZAULX finit mal. Il fut assassiné. La ville se rendit.

La légende veut qu’à l’annonce de la reddition de Marseille, HENRI IV qui régnait alors,  aurait dit : « C’est maintenant que je suis roi de France. ».

Ce qui n’empêchera  pas que par la suite,  la ville  se rebeller de nombreuses fois contre l'autorité royale.

Et alors, enfin,  le 2 mars 1660,  LOUIS XIV entre en armes  dans la ville. Celle-ci est désarmée et le roi fait adopter un nouveau règlement municipal : les consuls sont supprimés et remplacés par deux échevins élus par un conseil de soixante membres aux pouvoirs réduits. Un poste d'échevin est réservé aux banquiers et négociants, l'autre aux marchands.

PUIGDEMONT  de BARCELONE devrait y penser aussi cette semaine.

Par bernard.kuchukian le 01/10/17

 

Celle de Madame LEVY, sortant d’un concert chez les ROTHSCHILD : « Ca ne va plus, jouer  à deux sur un même piano… »,

Une histoire bancaire marseillaise,  plus amusante encore peut être  : « Banque Rothschild Martin-Maurel », mais quel besoin  d’aller chercher leur aide ? »

 

Par bernard.kuchukian le 18/09/17

 

On nous annonce que notre nouveau président va essayer  de  jouer les interfaces entre les grands de ce monde, spécialement avec les Etats unis dans leurs rapports avec l’Iran.

Finalement, il n’y  pas grande chose de nouveau dans les relations diplomatiques.

Voyons, quand Napoléon 1er cherchait à empêcher les Anglais  de mener le monde, on apprend qu’en 1808, il avait envoyé à la demande de celui-ci un ambassadeur à la cour du shah de Perse. Avec une mission destinée à l’aide militaire. Le projet n’eut pas de suite, en raison de l’intervention en Espagne.

Le shah de l’époque savait pourtant  ce qu’il faisait, voyant en la France un allié objectif au moment où les Russes lui avaient pris Géorgie et Azerbaïdjan, et où les Anglais se faisaient menaçants plus bas.

Cet ambassadeur était Marseillais de naissance.

C’était le général de GARDANE qui s’était illustré avec d’autres à AUSTERLITZ.

Par bernard.kuchukian le 07/09/17

 

Je dois bien être l’un des rares avocats à  le savoir et surtout à le dire.

La maison de l’avocat de Marseille, rue Grignan, est installée dans les importants  locaux qui furent jadis ceux des bureaux de la Compagnie marseillaise de Madagascar.

Celle-ci  les vendit dans les années 70 à la CARSAM., alors qu’elle n’avait plus aucune activité d’import export avec la Grande ile, devenue marxiste.

L’escalier monumental,  qui existe toujours, je l’ai souvent  monté lorsque pendant deux étés de ma vie d’étudiant en droit, j’ai travaillé  comme stagiaire à la succursale marseillaise de la Banque de Madagascar et des Comores. On me confiait  alors une partie de la compensation.

Cette banque avait été jadis l’institut d’émission de la monnaie à Madagascar et aux Comores.

Et au fur et à mesure de l’indépendance de ces territoires, elle avait perdu cette fonction.

De mon temps d’étudiant, j’ai conservé le souvenir du chéquier que nous avions, couleur verte lettres gothiques en rouge, exactement comme ceux de la Banque de France (car nous restions institut d’émission aux Comores).

J’ai conservé aussi le souvenir  des   transports de chèques et quelquefois de documents bancaires entre la Marseillaise de Madagascar et sa banque naturelle qu’était celle de mes stages annuels.