Par bernard.kuchukian le 07/09/17

 

Mon billet sur le passage à Marseille du jeune Calouste GULBENKIAN pour se perfectionner en français,  avant d’aller faire ses études d’ingénieur au Kings College,  rappelle un temps totalement révolu aujourd’hui, malheureusement, celui de notre ville sur le chemin de Londres.

Du temps des empires coloniaux, et avant l’avènement de l’aviation, Marseille a été une plaque tournante importante –elle n’est plus rien désormais- de ce temps colonial admirable.

Non seulement pour l’Algérie,  et les colonies françaises d’Afrique, mais aussi pour l’Angleterre et la perle de son empire : l’Inde.

En ce temps là, en gros jusqu’aux années 1950, les Anglais allant en Inde ou en revenant passaient obligatoirement par Marseille. Pourquoi ?

Pour gagner du temps sur le voyage. Quelques jours.

Au lieu d’embarquer au pays, pour contourner la France, l’Espagne et Gibraltar, les Anglais prenaient leur train,  pour traverser la France, ils embarquaient ensuite à Marseille,  destination l’Inde par le canal de Suez. Et idem au retour.

De cette époque, il ne reste pratiquement plus rien,  sauf une toute petite église anglicane pas très loin du palais de justice de Marseille, rue de Belloi, destinée évidemment aux Anglais de passage.

La Canebière, jadis artère marseillaise prestigieuse,  avant que la municipalité actuelle l’ait transformée en une grande rue de ville quelconque de la Haute Kabylie (1), avait à l’époque les succursales des deux plus grandes banques anglaises.

Au milieu de la Canebière, la Barclays Bank. Qui a fermé la première.

En bas de la Canebière, la succursale de la plus vieille banque d’Angleterre, la Westminster Bank, devenue plus tard la National Westminster Bank.

J’ai eu l’honneur  immense d’être son avocat pendant des années.

Puis,  à l’époque de l’euro, engloutie dans la Royal Bank of Scotland, elle a  enfin décidé  de  fermer toutes ses agences continentales européennes.

Le dernier directeur local de NatWest (c’est ainsi qu’on appelait la National Westminster Bank), un Breton, devenu mon ami,  ancien inspecteur de la Société générale, recevait jadis dans son superbe bureau, sous un tableau de la reine d’Angleterre. 

Le regret qu’il m’avait dit un jour était de n’avoir pas eu les avantages en nature de ses prédécesseurs : avant lui, le directeur de la succursale marseillaise de la banque  roulait en effet en Rolls-Royce de fonction.

 

 

 

  1. Je tiens de mot d’un important commerçant algérien.
Par bernard.kuchukian le 07/09/17

Le célèbre découvreur des pétroles de l’Irak actuelle et d’autres alentour, devenu,  à l’époque,  l’homme le plus riche du monde, « Monsieur cinq pour cent », cinq pour cent qu’il percevait de la valeur de tout le pétrole extrait du sol, Calouste GULBENKIAN avait étudié un temps à MARSEILLE.

En 1885, son père, banquier à CONSTANTINOPLE, l’avait envoyé,  dès l’âge de 16 ans,  se former en Europe. En ce temps là, l’anglais était important déjà, mais il fallait aussi parler le français.

Alors, sur le chemin entre le monde ottoman et l’Angleterre, MARSEILLE était à l’époque la porte de l’Orient, mais aussi celle de l’Europe, il avait donc été envoyé à MARSEILLE pour se perfectionner en français, langue qu’il a parlée et écrite par la suite parfaitement.  

A la fin de sa vie, on a même la collection de ses lettres avec SAINT JOHN PERSE, devenu plus tard prix Nobel.

La petite histoire apprend que le passage à MARSEILLE vient après que le futur magnat du pétrole soit devenu amoureux de Nevarte ESSAYAN, fille d’un autre banquier de CONSTANTINOPLE, qu’il épousera à son retour au pays, à la fin d’études qui en feront un ingénieur formé au très sérieux Kings College en Angleterre. Et avec qui il restera  marié 60 ans.

Par bernard.kuchukian le 20/08/17

 

Quand on parle aujourd’hui de Barcelone, on devrait savoir que  Marseille  a été un temps sa ville sœur.

Déjà, elle ne pouvait pas être française en effet  avant la France capétienne. En fait, elle ne l’a été qu’au XVIème siècle.

Auparavant, elle a connu  une période de rattachement au comté de Barcelone.

Ce dernier s’était constitué après que les Arabes aient été chassés de la région qu’ils occupaient depuis 716.

On rappelle que seule la région des Asturies au nord de l’Espagne n’a jamais connu la moindre occupation arabe. C’est  bien pourquoi la maison royale donne le titre de prince ou désormais princesse des Asturies à l’héritier de la couronne.

Revenons ici, pour signaler qu’au début du XIIème siècle, je note par exemple 1147, Marseille était catalane, sous le règne de Raymond Bérenger IV.  Egalement comte de Provence.

On aura remarqué que les couleurs de la Catalogne et celles de la Provence, les colonnes verticales or et rouge, sont parfaitement identiques. Ce n’est pas un hasard.

Par bernard.kuchukian le 15/08/17

 

L’édition du jour du Monde  entame une série de cinq longs billets consacrés à la carambouille du carbone, avec un point de départ qu’elle donne à Marseille.

L’autre  presse en a déjà parlé, et en reparlera sans doute.

Les  deux journalistes  du Monde paraissent ici bien documentés et disent eux mêmes qu’ils ont travaillé avec des extraits des procédures judiciaires. On imagine que la photocopieuse a tourné.

Je ne veux et ne peux pas entrer dans les détails.

Voici qui me rappelle cependant le commentaire ancien d’un vieux client, qui soutenait avec raison qu’une belle escroquerie financière  est nettement plus rémunératrice qu’un crime de sang, nettement moins mal  considérée par les juges, et surtout moins pénible en terme de sanction.

Alors, je  m’attache simplement à la constatation des deux journalistes suivant laquelle la délinquance locale a changé.

On est ici passé dans le très haut de gamme, bac électronique et mathématiques appliquées avec.

Mais encore une fois, c’est le dossier.

Les journalistes adorent citer Albert LONDRES, qui est comme leur maitre à écrire.

Ils rappellent alors qu’en 1927, dans son portrait de Marseille, il écrivait que :

«  « Devenir patron de bar à Marseille constitue le rêve de tout malfaiteur international. » »

Une fois rappelé le rôle de celle qu’on présente ici  comme la marraine du Panier (à la composition on a oublié la majuscule, je l’ajoute), disent-ils au coeur de l'affaire, ils  concluent ainsi :

« « Albert LONDRES est complètement dépassé. A la fin des années 2000, les michetonneuses et les patronnes de bar marseillais sont reconverties dans le trade international carbone. » »

 

Par bernard.kuchukian le 14/08/17

 

Alors voilà, le président de la République a laissé La Lanterne (qui n’a pas la mer, c’est vrai) pour la populaire Marseille. Enfin, le mot « populaire » n’est pas le bon  pour s’appliquer au luxueux Parc Talabot, où il réside actuellement.

Bon, çà, on le sait et la presse vous le raconte.

Le plus rigolo est ici : le président a voulu voir le monde de Marcel PAGNOL. Ce n’est pas moi qui lui en ferai reproche, moi qui m’honore d’avoir  travaillé au règlement de la succession du grand  maitre.

Alors, après le château de ma mère, il parait que les MACRON            sont   allés un peu plus loin  à ALLAUCH. C’est une toute petite commune collée au 12ème arrondissement de MARSEILLE, où j’habite. Elle est célèbre par ses moulins du temps jadis et par son nougat. Et ses traditions provençales.

Lors de cette visite imprévue, aucun des élus locaux n’était là pour l’accueillir, certains n’habitent d’ailleurs pas là.

Le seul résident effectif, qui justement se trouvait là et a accueilli le président, photo à l’appui, est mon ami élu du Front national José GONZALEZ.

J’ai plaisir à le  saluer moi aussi. Bravo José.

Par bernard.kuchukian le 13/08/17

La presse rapporte ce matin   que le président de la République et son épouse séjournent ici à Marseille, chez nous,  depuis vendredi,  donc depuis 48 heures.

 

C’est parait-il  sur les hauteurs de la ville, dans "une résidence dotée d'une grande piscine, discrètement blottie au bout d'une impasse sur les hauteurs de la ville ». Des badauds l'auraient croisé et ont rapidement partagé la nouvelle, mettant fin au secret de la destination choisie par le chef de l'Etat.

 

D’abord bienvenue M. et Mme. MACRON.

 

Mais où êtes-vous, au juste ?  Dans un premier temps, compte tenu du vocable "hauteurs de la ville", j'avais ima les hauts de L’Estaque, jadis peints par Cézanne, mais où on doute fort de trouver une résidence dotée d’une grande piscine au bout d’une impasse. De l’autre coté, les très chics hauts de Périer. C’est alors la taille de la piscine qui m’intrigue.

 

Le fait que le couple ait visité hier le château de la Buzine, m'a fait imaginer à tout autre chose. 

 

Ce château là, c’est celui décrit par Marcel PAGNOL dans ses souvenirs d’enfance, qu’il achètera plus tard, devenu riche et célèbre notamment au cinéma. C’est devenu un lieu de réunions, auquel est attaché un cinéma (évidemment)  dans le 11ème arrondissement de la ville, un peu en hauteur.

J'ai donc pensé au 12ème arrondissement, tout en hauteur,  où il y a plein de résidences avec impassé et piscine. Du coup, j'avais invité le couple présidentiel à venir boire un coup à la maison.

On apprend ce soir que les MACRON sont au Parc Talabot, le lotissement le plus chic de la ville, pas en hauteur du tout, à peine au dessus de la corniche.  Bienvenue tout le meme.

 

Par bernard.kuchukian le 27/07/17

 

Tout le monde entier connait le Cercle des Nageurs de Marseille, ce club ultra sélect,  avec ses belles piscines en bord de mer dans le quartier des Catalans. Bourgeoisie pontifiante, donneuse de leçons de morale et de bien pensance, etc. Du beau monde, avec même  un temps des champions olympiques.

Et puis il y a les piscines municipales.

L’une d’elles,  dans les quartiers nord de la ville, vient d’être vidée de son eau et fermée sur ordre du maire de secteur, le sénateur Stéphane RAVIER, élu du Front national.

Qu’il soit complimenté ici. En ce qui me concerne, pour une fois.

Il a en effet expliqué à la presse locale,  comme d’habitude ahurie,  la vérité que tout le monde sait depuis cinq ans, mais qu’il faut taire (« surtout pas de racisme… ») à  savoir que le site est systématiquement dégradé, devinez par qui, que le cout d’entretien par la collectivité est impossible à gérer, et qu’en plus c’est dangereux.

Les beaux esprits,  qui défendent l’intégration et l’immigration,  sont priés de  diriger les utilisateurs de la piscine désormais fermée vers ailleurs. Tiens au Cercle des nageurs par exemple…

Par bernard.kuchukian le 25/06/17

 

De Gaston DEFFERRE, maire socialiste de Marseille, dans la presse locale, Le Provençal,  qu’il dirigeait, le 26 juillet 1962.

Il y a cent cinquante mille habitants de trop actuellement à Marseille.

C’est le nombre des rapatriés d’Algérie qui pensent que le Grand Nord commence à Avignon et qui ne veulent pas quitter la ville du soleil malgré les sollicitations des autorités officielles

» Et les enfants ? Ici, pas question de les inscrire à l’école, car il n’y a déjà pas assez de place pour les petits Marseillais.

-Est-il vrai qu’il règne dans la ville de Marseille une certaine tension entre Marseillais et  » pieds-noirs  » ?

–  » Oui, c’est vrai. Au début, le Marseillais était ému par l’arrivée de ces pauvres gens, mais bien vite les  » pieds-noirs  » ont voulu agir comme ils le faisaient en Algérie quand ils donnaient des coups de pieds aux fesses aux Arabes. Alors les Marseillais se sont rebiffés. « 
 » Mais, vous-même, regardez en ville : toutes les voitures immatriculées en Algérie sont en infraction… « 

- Dans certains milieux politiques de Marseille on laisse entendre qu’aux prochaines élections, grâce aux 150.000 personnes qui sont arrivées récemment, votre siège de maire risque d’être en danger?

-  » De toute façon, les élections n’auront lieu que dans trois ans et d’ici là, de l’eau peut couler sous le pont. « 

 » De plus, personnellement je les attends pour la bagarre. Voilà dix ans que mes ennemis politiques essaient de me faire basculer, mais il n’y a jamais eu à Marseille un maire qui ait fait autant que moi pour l’activité économique de la ville. Et ça, mes compatriotes le savent « 

- Dans certains milieux de Marseille on prétend que vous avez à votre disposition une police spéciale, genre  » barbouzes  » est-ce exact ?

-  » Non, je n’ai pas de  » barbouzes  » à ma disposition mais simplement des militants. Ils sont groupés en section en sous-sections. Il y en a à Marseille un peu plus de 15.000. « 

 » C’est la deuxième fédération de France. Et croyez-moi, ces gens savent se battre. Aux prochaines élections réunions électorales, si les  » pieds-noirs  » veulent nous chatouiller le bout du nez, ils verront comment mes hommes savent se châtaigner.

« … Ce ne sont pas eux qui viendront, mais nous qui iront casser leurs réunions.  » N’oubliez pas que j’ai avec moi une majorité de dockers et de chauffeurs de taxis ! « 

-Pendez-vous que les  » pieds-noirs  » donnent l’impression d’être politiquement organisés ?

–  » Non, pas du tout. Sinon ils auraient agi depuis longtemps. Il existe des membres des commandos Delta à Marseille, mais pour l’instant ils sont sans chefs et sans têtes de file. Ils sont donc inutilisables, du moins pour le moment. « 

- Avez-vous embauché dans vos services municipaux des fonctionnaires  » pieds-noirs  » ?

–  » Pas question que j’embauche des fonctionnaires car, depuis mon arrivée à la municipalité de Marseille, je me suis séparé déjà de 1.500 employés. « 
-
– Voyez-vous une solution aux problèmes des rapatriés à Marseille ?

- » Oui, qu’ils quittent Marseille en vitesse ; qu’ils essaient de se réadapter ailleurs et tout ira pour le mieux. « 

 

Au-delà de ce texte historique, l’actualité est cruelle,  qui nous apprend,  tout de même,  que le siège local du parti socialiste de Marseille, celui des           15.000  militants (plus ensuite),  soit 1400 m²  de bureaux et de salles de réunion, rue Montgrand à deux pas du palais de justice, est  désormais à la vente,  au prix de 3.000.000 €.

Parce que le parti est en quasi faillite.

Il faut dire aussi que ces locaux n’ont pas porté chance à feu Monsieur DEFFERRE, puisque c’est là qu’il avait eu avec son opposant Michel PEZET sa célèbre altercation, ensuite de laquelle, rentré chez lui, victime d’un malaise il était mort.

 

P.S. Ce billet mérite un complément sous forme d’actualisation du nombre de Nords-africains d’Afrique du nord  vivant ici à Marseille aujourd’hui, 300.000 à ce que dit le successeur de Gaston DEFFERRE.

Par bernard.kuchukian le 16/03/17

 

Reproduction fidèle de La Provence (D.T.)

A Marseille, les marins-pompiers injuriés abandonnent le patient

C'est vrai qu'il l'a cherché, Yasim, 36 ans. C'est vrai qu'il a juste oublié que les marins-pompiers étaient surtout là pour lui sauver la vie. Le 25 mai dernier, sa femme appelle les secours pour la deuxième fois de la soirée. Il vient de faire une nouvelle crise d'épilepsie. Mais dans le camion qui le conduit à La Timone, l'ambiance se fait électrique. Hanan, la femme du patient, est au bord de l'hystérie. Yasim demande de l'eau. Les pompiers refusent, au prétexte que cela va fausser les examens à venir. Il exige d'être détaché.

Puis bondit du fourgon, crache sur les pompiers et porte un coup aux testicules de l'un d'eux, tout en les traitant de "bâtards". Finalement, après accord de leur hiérarchie, les secours abandonneront le patient boulevard Baille (Marseille 5e). Une situation rare qu'ils sont venus évoquer hier devant le tribunal correctionnel de Marseille.

Quand le mis en cause se hausse du col, affirme ne plus trop se souvenir et se fait rebelle, le président Castoldi lui rafraîchit la mémoire. Il lui rappelle qu'il a déjà été condamné pour rébellion et le calme immédiatement : "Ça veut dire, Monsieur, que vous avez un rapport à l'autorité qui est perfectible !" Le procureur Fabron a réclamé hier deux mois avec sursis contre l'épileptique insurgé, qui a fait un nouveau malaise à l'audience, 100 jours amende à 3 € contre sa femme.

Décision le 4 avril. Perfectible regard sur le rôle social de nos pompiers, jamais assez remerciés.

Encore heureux qu’ils n’aient pas été traités de fils de pute. C’est moi qui ai ajouté la ligne.

Par bernard.kuchukian le 12/03/17

 

Ce que je viens d’écrire à propos des costumes de François FILLON me rappelle, de fil en aiguille (bien trouvé non ?),   le fameux Georges de PARIS.

Il s’appelait en réalité Georgios CHRISTOPOULOS, il était né en Grèce en 1934, il était devenu le tailleur non officiel de neuf présidents américains successivement, OBAMA compris.

Il est mort en 2015.

Il parait que son père était juge, et qu’il souhaitait que son fils soit avocat.

Ayant quitté la Grèce dans sa jeunesse, pour s’installer à Marseille, apparemment sans être un de nos confrères, il avait appris le métier de tailleur. Il parait aussi qu’il était un coupeur exceptionnel, ce qui dans le métier (du chiffon pas du droit, mais je connais un peu les deux) est excellent.

Finalement ayant sans doute compris à l’avance  et aussi  par exemple qu’aucun candidat français à la présidence de la République ne lui confierait jamais la tache de réaliser le moindre costume, il s’était établi aux Etats-Unis.

Et là, son grand talent avait été enfin reconnu.

L’histoire ne nous dit pas quel était son tarif.

Voilà qui me rappelle au passage ce que m’avait dit un jour ma cousine Mathilde à MIAMI.