Par bernard.kuchukian le 06/06/12

« Le Monde » publie ce jour une communication du nouveau rapport de l'organisation internationale non gouvernementale anticorruption « Transparency ».

On y apprend que la France est une mauvaise élève dans la lutte contre la corruption, et qu'elle se place derrière plusieurs Etats européens, comme d'Allemagne, la Finlande, la Suisse, le Royaume Uni, mais devant la Bulgarie et la Roumanie.

Peut-on conseiller à au moins deux juges d'instruction de MARSEILLE, MM. DUCHAINE et LANDOU de lire ce machin-là.

Par bernard.kuchukian le 06/06/12

Acte II, scène X.

TOPAZE. Madame, savez vous qui est Monsieur CASTEL BENAC ?

CASTEL-BENAC. Comment ? qui suis-je ?

SUZY. Quelle étrange question ?

TOPAZE . Madame, ignorez-vous ce que je viens d'apprendre ?

CASTEL-BENAC. Qu'est que c'est que cette plaisanterie ?

TOPAZE. Cet homme qui jouit de votre confiance et que vous honorez de votre amitié, cet homme est un malhonnête homme.

CASTEL-BENAC. Moi ?

SUZY. Monsieur TOPAZE , songez-vous à ce que vous dites ?

TOPAZE. Madame, écoutez bien les mots que je prononce. Monsieur CASTEL-BENAC est un prévaricateur. Il est donc juste et nécessaire que cet homme soit mis en prison. J'ai bien l'honneur de vous saluer.

SUZY. Où allez-vous ?

TOPAZE . Chez le procureur de la République.

CASTEL-BENAC. Ah, ça mais ...

SUZY . Monsieur TOPAZE un instant.

CASTEL-BENAC à SUZY. Et bien chère amie, on peut dire que vous avez la main heureuse. C'est vous qui avez choisi cet halluciné.

SUZY à CASTEL-BENAC: Régis, laissez nous seuls, je vous prie, je me charge d'expliquer la chose à Monsieur.

CASTEL-BENAC. Bien. Expliquez lui ce que vous voudrez, mais surtout dites lui bien que s'il est piqué des hannetons, moi je le fais boucler chez les fous, et puis ce ne sera pas long.

Marcel PAGNOL, Topaze Paris, 9 octobre 1928.

Par bernard.kuchukian le 04/06/12

Ce message est spécialement à l'attention de mon ami Philippe KRIKORIAN.

Je reçois, je suppose comme tout le monde, par courriel, le programme des réjouissances de MONTPELLIER du 21 au 23 juin, le déjeuner final sur invitation (1) pour la célébration du bicentenaire de la reconstitution du barreau local.

Tiens, encore un machin que le barreau de MARSEILLE a zappé, le bicentenaire...

Mais à MONTPELLIER, c'est vrai qu'ils sont fiers d'avoir eu CAMBACERES, malgré ses moeurs célèbres par l'histoire de son chapeau, de sa canne et de l'observation finale de l'Empereur.

Nous à MARSEILLE, on n'a rien de tout cela.

PORTALIS y avait cependant fait ses études secondaires, quant à EMERIGON, maitre du droit maritime -qui c'est celui-là ?- y avait été avocat.

Mais ceci n'intéresse pas notre barreau, qui ne se passionne culturellement, voire cinématographiquement, seulement qu'au sort du député local qui donna la nationalité française aux Juifs d'Algérie.

Evidemment, pas d'Arménien là-dedans. Ces gens-là ne sont pas présentables. Et en plus, ils protestent. Pouah.

Il faudra donc aller voir à MONTPELLIER comment c'est fait un bâtonnier désigné, je veux dire notre excellent confrère Luc KIRKYACHARIAN (2).

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(1) Le grand cinéaste Henri VERNEUIL (Achod MALAKIAN) m'avait confié un soir ce qu'il devait dire souvent alors qu'on hésitait à l'inviter à table. « Vous savez, je suis propre sur moi, et je sais manger avec une fourchette et un couteau ».

(2)Le nombre de fois où on va lui massacrer son nom de famille à celui-là... Que ne s'appelle-t-il pas MOHAMED ?

Par bernard.kuchukian le 24/05/12

Au moment où je transmets au juge d'instruction une constitution de partie civile, dans une affaire d'amis (dont je ne suis pas),

On me rapporte que tel procès est en cours au Tribunal de la même ville entre deux banques, la n° 1, filiale à 100 % de la n° 2, l'autre filiale à 100 % de la n° 3, qui est la SOCIETE GENERALE. C'est déjà insolite. C'est apparemment une sous question de comités d'entreprises. Le schéma est déjà bizarre se faire des procès à soi-même, ne croyez -vous pas ?

Et puis on me rapporte aussi qu'il y aurait un projet d'intervention d'un bâtonnier en activité pour le comité d'entreprise de la banque n° 1 contre la banque n° 2 qui elle est le banquier principal du barreau qu'il dirige.

Cette histoire me gêne deux fois :

1°. Comme actionnaire que je suis de la banque n° 3, la SOCIETE GENERALE, dont la politique des dirigeants nous a fait perdre tant d'argent. Sa seule perte sur la Grèce, estimée au minimum, c'est tout même deux fois le bénéfice actuel de RYANAIR.

Drôles de méthodes internes par ailleurs.

2°. Comme avocat, il me semble que le bâtonnier de l'ordre serait mieux inspiré de s'occuper d'autres clients que ceux qui sont en rapport financier direct avec l'ordre.

On me répondra que dans le passé, tel président aujourd'hui disparu de la CARPA locale était bien devenu avocat de la filiale Rhône Alpes de la banque n°2.

Je pars dans un instant en Italie.

C'est bien BERLUSCONI qui parlait des amici di amici, amici di amici di amici, etc. avant lui-même de devoir s'occuper un peu moins des amis en question.

Par bernard.kuchukian le 18/05/12

Ceci pourrait bien être notre dernier message ensemble, et il est aigre doux. Plus aigre que doux d'ailleurs.

Ce serait dommage, mais je resterai intraitable, surtout si une réponse désagréable et anonyme devait suivre. Elle serait immédiate censurée.

Je constate que je ne peux participer à la gamelle générale. On pourrait m'acheter. C'est cher. Je dois dire que personne ne m'a rien proposé rien, même pas cher. Ma conscience n'a donc pas été troublée.

Alors, je me paie le luxe d'être intraitable. C'est le luxe des pauvres, des bafoués, des proscrits, des gens honnêtes, quoi.

Je vous concède que la polémique est certes un art remarquable. Mon maitre en la matière était Léon DAUDET, mais je n'ai pas son talent. Malheureusement.

Je me moque d'être lu ou de ne l'être pas. D'être élu aussi. Ce qui compte c'est ce que j'ai dit : ma conscience est en paix.

Je me moque aussi de porter atteinte au résultat d'une certaine élection, alors surtout que celle-ci ne choisit rien, et désigne quelqu'un qui n'a aucune fonction. Je ne ferai l'injure à personne ici de rappeler les arrêts de cassation rendus sur le sujet : le barreau qui fait choix un dauphin, peut parfaitement ne pas le confirmer. Les premiers à l'avoir fait, sauf erreur de ma part, sont des confrères antillais.

Tout est également possible dans un barreau paupérisé suivant ce que vous écrivez, par la volonté de ceux qui ont détenu le pouvoir et en ont abusé, par des textes certes légaux mais illégitimes : politiquement et personnellement, je connais parfaitement la question pour avoir milité et eu des responsabilités locales dans un parti qui représente un cinquième des Français et n'a cependant aucun élu. Et je ne parle pas de Marseille, où de mon temps, c'était un quart de l'électorat aux législatives de 1993 : qui peut parler ici de légitimité. Personne au demeurant.

La déloyauté, l'opportunisme, pour employer votre vocabulaire ne sont surement pas dans ce camp, mais dans celui de celles et ceux qui utiliseraient leurs appuis politiques familiaux pour capter des marchés publics.

Et si les institutions ne sont pas capables de traiter de ces déviances, c'est qu'elles mêmes sont corrompues.

Quant à moi, je n'ai pas que le courage des mots, puisque je les exprime publiquement. Judiciairement aussi, puisque la voie politique est fermée par un système injuste et étanche.

La suite sera sans doute dans la presse en fin de semaine prochaine, si elle le veut bien, après passage chez tel juge d'instruction.

Je rappelle que les juges d'instructions s'occupent des mis en examen et aussi des parties civiles.

Par bernard.kuchukian le 15/05/12

En 1957, Albert CAMUS a au moins écrit deux choses.

D'abord, un truc sur la peine de mort. J'ai en parlé hier.

Et puis surtout, le 14 décembre 1957, son discours de Suède.

Le texte lui-même n'est pas fondamental.

C'est ce qu'il répondit à la conférence de presse correspondante, à la question d'un journaliste à propos du F.L.N. et de la guerre d'Algérie, qui est resté à la postérité, et constitue finalement seul lien de sympathie active des pieds-noirs de l'Algérie française pour celui qui en littérature, fut le plus célèbre d'entre eux :

« Si j'avais à choisir entre cette justice et ma mère, je choisirais encore ma mère ».

Je relève cependant un passage savoureux dans le discours lui-même.

Je cite CAMUS :

« Un sage oriental demandait toujours, dans ses prières, que la divinité voulut bien lui épargner de vivre une époque intéressante. Comme nous ne sommes pas sages, la divinité ne nous a pas épargnés et nous vivons une époque intéressante. En tout cas, elle n'admet pas que nous puissions nous désintéresser d'elle. »

CAMUS d'ajouter :

« Les écrivains d'aujourd'hui savent cela. S'ils parlent, les voila critiqués et attaqués. Si, devenus modestes, ils se taisent, on ne leur parlera plus que de leur silence, pour le leur reprocher bruyamment ».

Changez « écrivains » en « bâtonnier et conseil de l'ordre », le tour est joué. A MARSEILLE, çà c'est de la culture.

Par bernard.kuchukian le 14/05/12

Alors que les maires de MARSEILLE et D'AIX EN PROVENCE se chamaillent pour l'organisation de ce bide grandiose que sera l'année prochaine, à moins qu'une catastrophe ne l'empêche (ce qui serait sa seule utilité de la catastrophe), « Marseille capitale européenne de la culture », voici qu'Albert CAMUS va leur échapper. Pour le centenaire de sa naissance.

Le grand homme, qui a eu le tort de naitre en 1913, aurait mieux fait de naitre en 1912, et on aurait pu parler en direct de lui pour le 50ème anniversaire de l'indépendance des départements de l'Algérie et du Sahara. Alors, on avait prévu de se rattraper en 2013 avec le thème de la peine de mort. Bon, c'est vrai que CAMUS a écrit un petit opuscule publié plus tard en livre de poche, en 1957 sur le sujet, et il n'a rien de fondamental. Loin de là.

Mais on était allé chercher à l'appui de ce projet camusien et aixois, l'historien séfarade par ailleurs plus ou moins gaucho de service, (je crois qu'il a été trotskyste), je veux parler de Monsieur Benjamin STORA, le genre poy poy, tout le monde il est beau tout le monde il est gentil d'ailleurs il aurait du être gentil, et d'ailleurs CAMUS il était pour l'indépendance.

Désolé, Monsieur STORA, vous n'êtes pas plus représentatif des pieds noirs que Monsieur Enrico MACIAS, malgré ce que soutiennent les médias.

Je lis finalement avec plaisir que la fille d'Albert CAMUS, que je n'ai pas l'honneur de connaitre, bien qu'elle ait appartenu si brièvement au barreau de PARIS, a finalement et aimablement envoyé paitre ailleurs tous les organisateurs de ce machin là, y compris Maryse peut etre.

C'est bien elle Catherine CAMUS qui avait dit : "Moi, je n'ai pas de vérité sur Camus. Les certitudes m'effraient. Ce que je sais c'est que mon père était inclassable donc irrécupérable. Il ne risque rien".

Je n'ai aucune qualité pour l'en féliciter. J'en ai une, celle de pied noir authentique et représentatif -c'est bizarre non quand on s'appelle KUCHUKIAN ?- pour l'en remercier.

On dit même que son père, Albert CAMUS, était parait-il colonialiste.

On a écrit quelques chroniques là dessus, dont une que j'avais commentée voici un an et demi je crois, sur ce blog. Certains de ses personnages dans son théâtre le prouveraient. Et puis il y a le discours de STOCKHOLM entre la justice et sa mère (la grand-mère de notre consoeur). Et puis il y a surtout ce livre qu'on a caché pendant tant de dizaines d'années, abominables traitres à la cause, qui est certainement le plus beau de notre compatriote, pardon de mon compatriote.

« Le Premier homme » s'il avait été imprimé et distribué entre 1960 et 1962 aurait sans aucun doute été le plus bel ouvrage de défense des pieds-noirs et de leur attachement à leur terre natale, l'Algérie française.

Par bernard.kuchukian le 11/05/12

L'état des bâtiments de justice à MARSEILLE est parfaitement lamentable.

Je n'évoque pas celui du Tribunal de grande instance, conçu voici trente ans en extrapolant le plan d'un autre tribunal d'ailleurs, et en employant des matériaux au rabais.

Le résultat est du quelconque pseudo moderne, dont la dégradation est à la fois lente et sérieuse. Sans compter qu'on n'a pas toujours de quoi payer l'entretien des ascenseurs. Et qu'au surplus, on a prévu trop petit, surtout qu'on a ajouté la juridiction interrégionale.

Du coup, on en a déménagé un morceau installé... dans une annexe de la maison de l'avocat (je ne suis pas sûr que le loyer correspondant nous soit payé).

Le Conseil de prudhommes siège plus loin dans un rez-de chaussée contemporain qui n'est pas aux normes de sécurité en hauteur de plafond, et dont les sorties de secours ont été cadenassées car on craint pour les vols : attention à la catastrophe en cas d'incendie.

Tout le monde est officiellement avisé et comme d'habitude, on dit que tout va bien jusqu'au moment où.

Il n'y a guère que le Tribunal de commerce qui soit présentable en la forme je veux dire. Encore qu'il soit comme le reste, un symbole de la faillite de la ville. Je ne parle ni du Tribunal administratif ni de la Cour administrative d'appel, les seuls présentables aussi.

Le Tribunal d'instance est lui dans un bâtiment célèbre pour sa façade pseudo grecque style Napoléon III, et de cette époque, qui abritant jadis le Tribunal civil, et qui est un gouffre de travaux.

Je suis dans ma 43 ème année de barre : je n'y ai vu que des successions de travaux de confortement, car construit sous le second Empire sur pilotis en bois (le bon sol étant mouillé) il a tendance à s'enfoncer. On y a injecté des milliers de mètres cubes de béton, c'est en quelque sorte notre tour de Pise à nous.

Il abrite actuellement le Tribunal d'instance et où les archives prennent feu spontanément, on le soit, et il va être déménagé à l'automne, vers une ancienne caserne de recrutement. A perpète.

Justement, on tient encore actuellement les audiences de ventes aux enchères dans l'ancienne première chambre du Tribunal civil, provisoirement Tribunal d'instance, parce que c'est ce qu'on a trouvé de plus grand dans la ville à ce jour. Il y a bien la salle A du Tribunal de commerce, mais envoyer les juges professionnels chez les juges consulaires ne plait pas : pourtant, le Conseil constitutionnel a bien jugé le 4 mai courant que la justice consulaire était indépendante, compétente, impartiale, et tout et tout, par rapport à la constitution,, et en l'état actuel, nous ont dit les sages de la rue Montpensier.

Revenons à la salle d'audience en question. Le toit fuit, j'ai déjà un une chronique là-dessus. Les fauteuils, pardon les couvertures de certains bancs, sont défoncées.

Quant au sol, voyez la photo.

Il y a des sur l'estrade devant la barre des juges, et on a dû aller dérober sur un chantier quelque quille d'occasion et ancienne, en plastique multicolore pour attirer l'attention sur le danger. Il y a un trou sous la quille. Et pour que celle-ci ne bouge pas, à défaut d'avoir réparé les menuiseries, on a vissé la quille.

Bon il parait qu'on fera de nouveaux travaux prochainement. Moi je veux bien. Dans 10 ou 20 ans, je n'y serai plus. Je demande mes jeunes confrères de conserver ce message : vous verrez que dans moins de 10 ans, si on fait prochainement les travaux annoncés, il faudra en refaire d'autre.

Plus belle la vie à Marseille, non ?

Par bernard.kuchukian le 03/05/12

Notre bâtonnier parait vouloir associer notre barreau à cette stupidité parfaite que sera l'opération « MARSEILLE 2013, capitale de la culture », parce que je suppose qu'il veut jouer un rôle politique municipal plus tard.

On verra, camarade. Parce que d'autres que lui, les marinistes, y seront aussi si vous voyez ce que je veux dire.

Revenons au présent. Cette inhabituelle débauche de culture s'est révélée par l'arrivée à l'ordre du peintre poète déglingué CHATON, dont plus personne n'entend d'ailleurs parler, mais je suppose qu'il doit travailler en douce, comme un chat, c'est normal.

Et puis, je suppose que nous préparons dans le plus grand secret cette splendide collection de robes d'avocats du monde entier que justement ledit monde entier nous enviera. Anéantis les Parisiens. Ebahie la France entière du barreau.

Et puis, nous recevons aussi régulièrement des avis pour aller au cinéma (comme si on avait besoin du bâtonnier pour y aller) voire pour des conférences bidon à la maison de l'avocat. Tiens la dernière programmée est sur le livre apparemment difficile à fourguer d'une superbe inconnue « eux sur la photo » avec une réflexion sur le secret de famille. Il faut vite répondre car, je cite « le nombre de places est limité » (sic).

Vous avez compris que pendant ce temps là, les vrais problèmes de la profession à MARSEILLE, ville en faillite et submergée d'avocats sans affaires, sauf certains « ayant pignon sur rue », sont totalement occultés.

Plus personne ne parle de la question Navista, il faut six mois pour acheter huit ordinateurs et huit écrans neufs (on a reçu les écrans, c'est déjà un progrès), la bibliothèque de l'ordre ouvre une fois de temps à autre, le tribunal d'instance va aller siéger dans une caserne à perpète, les confrères « ayant pignon sur rue » encore eux se font mettre en examen, le bâtonnier prend ouvertement parti pour eux, alors qu'ils ont détourné la loi des marchés publics, je dois en oublier. Je fatigue. Enfin, je ne vous dis pas tout... Quant au conseil de l'ordre, on se demande encore à quoi il peut bien servir.

Et aussi, pendant le même temps, on prétend interdire aux confrères de s'exprimer et de protester.

On a essayé de commencer par moi, en me menaçant plus ou moins de la terrible direction de la déontologie et de ses déontologues. Puis on a dit que j'étais un dinosaure.

On publie une décision de sanction disciplinaire contre tel confrère qui prétend braver l'autorité ordinale.

Voici qu'on adresse les mêmes menaces à un confrère qui ose demander la fixation de ses honoraires.

Vous voulez de la culture, en voici donc.

Rappelez-vous CICERON, que le proconsul VERRES (1) voulait empêcher de plaider pour des clients Siciliens, et qui devaient au contraire s'adresser à l'avocat officiel désigné. Finalement, VERRES avait du prendre la fuite. L'histoire romaine rapporte qu'il avait fui ... à MARSEILLE, ce qui ne s'invente pas. CICERON avait gagné, et l'histoire a notamment retenu ses plaidoiries interdites sous forme de pamphlets qu'on a appelées « Verrines » (2)

Ce proconsul là aurait donc un descendant, au moins à MARSEILLE aujourd'hui.

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(1) Caius Licinius VERRES.

(2) Ces « Verrines » là, qui nourrissent l'esprit et l'intelligence, n'ont bien entendu rien à voir avec celles sous forme de petits pots en verre et en plastique des cocktails des réceptions (dont celles de l'ordre) qui contiennent seulement de la nourriture pour l'estomac.

Par bernard.kuchukian le 30/04/12

Je n'ai pas osé titrer « la folie du roi Jérôme », voire d'évoquer la trahison des intérêts professionnels collectifs par ces élus incapables, mais c'est tout comme.

L'exercice solitaire du pseudo pouvoir, avec quelques amis, conduit aux dérives apparentes suivantes :

* Le référent, inventé par le bâtonnier pour la communication électronique, chargé d'aider à la solution des problèmes de communication avec la Cour d'appel, répond désormais en transmettant des messages de « les référents de la cour »,

* C'est qui « les référents de la cour « ?

* En plus, les informations transmises sont fausses.

* On va où ?

* Bâtonnier et ordre restent incapables de régler suivant l'art .18 de la loi de 1971 la question de la libre communication numérique avec le R.P.V.A., demeurant aux instructions du Conseil national des barreaux et de la société NAVISTA, alors que le même Conseil national des barreaux -dont l'actuel président est l'ancien bâtonnier de PARIS- a fait une exception pour PARIS.

* Dommageable en intérêts professionnels pour les avocats de province. Je ne sais pas pour les autres, pour moi, OUI.

* J'apprends aussi que le bâtonnier délègue ses pouvoirs à certains avocats. Sans respecter la loi qui ne le permet que dans des cas bien précis.

* Au juste, quels pouvoirs, parce que, sous réserve de ce que devra bien finir par juger un jour ou l'autre le Conseil constitutionnel, le bâtonnier prétend avoir tous les pouvoirs, l'exécutif, la direction du législatif, celui de poursuites disciplinaires, le judiciaire, et celui administratif de fixation des honoraires.

* Cerise sur ce gros gâteau, voici que dans son bulletin d'information d'il y a 48 heures, il cite une décision disciplinaire dont on n'a pas tout le texte, émanant de l'instance régionale, sans qu'on sache exactement de qui il s'agissait et quelle suite judiciaire lui a été réservée.

* Il paraitrait qu'un avocat n'a pas le droit de « mal parler au bâtonnier et au conseil de l'ordre » qui sont pourtant ses élus. Drôle de conception de la démocratie.

* Oui parce que les mêmes apportent leur concours à des confrères mise en examen dans les affaires des marchés publics de prestations juridiques des H.L.M. de MARSEILLE, parce que, je cite « ce sont des avocats ayant pignon sur rue ».

* Les autres avocats vous remercient, Messieurs.

* Dites-moi, les élus, vous défendez qui dans la profession, à part vos amis ?

* ENCORE UNE FOIS, je vous invite à lire et relire la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme et l'arrêt COSTA c. PORTUGAL.