Par bernard.kuchukian le 25/02/14

Et on reparle ce soir de la S.N.C.M. parce que plus personne ne veut mettre un cent dans ce puits sans fond.

Et dire que même s'il en avait l'aplomb, le président du Tribunal de commerce local ne peut même pas se saisir d'office pour, enfin, ouvrir une procédure collective, le Conseil constitutionnel le lui a interdit on le sait pour le redressement judiciaire et le lui interdira sous quelques jours pour la liquidation judiciaire.

Bon, vous me direz que les juges consulaires menacent de faire tous en France grève prochainement, ce qui donnera alors encore l'occasion à la S.N.C.M. d'agrandir son trou. C'est vrai, mais il faut être juste, ce sera seulement une mauvaise coïncidence.

Par bernard.kuchukian le 01/02/14

J'ai découvert par le plus grand hasard (sur une excellente idée de mon épouse) cet après-midi la Fondation MONTICELLI à MARSEILLE.

Pour une fois, quelque chose de discret et de beau dans la ville, évidemment, c'est privé. Heureusement.

MONTICELLI est un peintre local marseillais du XIXème siècle, célèbre ici. Style d'aquarelliste, mais à l'huile, avec les personnages très colorés. On devine l'impressionnisme qui viendra à peine plus tard. Du coup, la ville a donné son nom à une de ses places les plus distinguées.

La famille STAMEGNA, grands collecteurs et experts, qui a organisé tout cela l'a fait dans un fort construit en 1860, en bordure de cote, en surplomb de la mer, qui a été parfaitement et magnifiquement rénové.

C'est dans un quartier de la ville, pourri ou presque (oui parce qu'il y a eu des progrès), après l'Estaque, peinte jadis et à peine plus tard par CEZANNE, sur la petite route de la cote bleue, sous une arche de la ligne du chemin de fer.

Le cadre est superbe, unique, avec une vue magnifique, exceptionnelle, sur MARSEILLE, sa rade, le FRIOUL, et les tableaux actuellement publiquement exposés sont à voir.

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(1) Voilà qui m'a rappelé une petite histoire d'avocat [il faut toujours « coller » à la blogosphère des avocats.] Absolument vraie. Il y a des années, le bureau du bâtonnier était encore à l'étage du palais de justice, avant qu'on nous en chasse, et que nous allions nous installer dans notre maison de l'avocat bien chez nous, un peu plus loin.

Il y avait là au mur un joli tableau de MONTICELLI. Bien coloré.

Vous savez comme je suis, un peu à poser les questions qu'il ne faut pas. Grossièrement, on appelle cela : « fouille merde ».

Pierre MONLAU était le bâtonnier et je lui demande, « dis-donc Pierre, ce tableau a sans aucun doute de la valeur ; on est assuré au moins en cas de vol ? ».

Et superbe le bâtonnier de me répondre, « sois tranquille Bernard, moi aussi je me suis posé la même question. Sachant que le tableau nous avait été laissé en dépôt par la mairie, je me suis renseigné. Et on m'y a répondu alors que je n'avais pas de souci à me faire. Le tableau en question n'est qu'une copie ... »

Remarquez, depuis lors, prudente, la mairie l'a repris.

Par bernard.kuchukian le 19/01/14

Voici que RIGA, la capitale de la Lettonie, a été choisie comme celle européenne de la culture en 2014.

Ce sera sans discussion toute autre chose que MARSEILLE, bien malheureusement pour nous, et j'invite tous ceux qui ne connaissent pas encore les Etats baltes, à y prévoir un voyage. Avec un stop à RIGA.

Il y a notamment dans la partie centrale de cette ville étonnante une place, avec un imposant bâtiment du XIXème siècle, qu'on appelle la Grande Guilde.

On traduirait en français vernaculaire par « la chambre des négociants auto cooptés ».

Face à lui, un immeuble de style « art nouveau » (RIGA en regorge), édifié en 1903.

On l'appelle « la maison des chats » (Kaku nams).

C'est que son toit abrite plusieurs statues de chats qui font le gros dos, et regardent méchamment la Grande Guilde, de l'autre coté de la rue.

L'histoire apprend en effet que l'immeuble fut construit par un important négociant local, qui voulait se venger de ce que ceux d'en face avaient refusé de l'admettre parmi eux.

Moi, j'aime bien les chats, et j'ai une pensée reconnaissante à la mémoire de Monsieur SCHEFFEL et ses chats survivants.

Par bernard.kuchukian le 17/01/14

Il existe à MARSEILLE un quidam, dont je tais ici le nom, qui écrit de temps à autre des billets pseudo financiers ou économiques dans La PROVENCE, ce quotidien local qui est à la presse d'opinion ce que la brouette est à la fusée interplanétaire.

Cet écrivain est généralement heureux de tout, ne critique jamais rien, et même s'il devait commenter un terrible et absolu naufrage en mer, tous corps et biens perdus, il relèverait qu'on a cependant retrouvé, flottant sur la mer océane, un morceau de bouée (1)

Il semble bien qu'il soit plus ou moins, j'imagine plus que moins, appointé par la Chambre de commerce locale.

On comprend alors le pire.

Retenu à PARIS par une édifiante promenade au Conseil d'Etat, dont je vous ai parlé hier, il est évident que je n'ai pas pu assister ni à la messe qui la précède (2) ni à la rentrée annuelle et solennelle du Tribunal de commerce de notre ville qui était au même moment.

C'est dommage, parce que le terrain aurait été propice à dire (3) à ce pseudo journaliste qu'il connait la matière comme moi je suis spécialiste en physique des particules atomiques, ou en traitement des verbes irréguliers dans la grammaire de l'ouzbek du moyen-âge local.

Alors voilà, je me suis contenté de faire des bonds en lisant son billet de veille de rentrée solennelle, dans le journal, à bord de l'Airbus d'AIR FRANCE.

Il prétendait recueillir les propos du président du Tribunal de commerce local lui déclarant, parlant des juges consulaires, je le cite :

Une première fois, « il y a donc un véritable investissement de la part des juges qui rendent un service (en français dans le texte) et attendent que cela soit reconnu ».

Une deuxième fois, « (nous ne voulons pas de ce qu'on nomme l'échevinage) Nous rendons un service »

Si ces honorables personnages avaient un peu plus de culture juridique voire judicaire, ils devraient au moins éviter certains mots, simplement se souvenir des grandes plaidoiries et rappels célèbres des grands avocats.

La mienne devant le Conseil constitutionnel, mais c'est du très minuscule à coté.

Surtout. En 1962. Je ne sais plus si c'est TIXIER VIGNANCOUR, défendant le général SALAN, ou le vieux bâtonnier CHARPENTIER défendant le général JOUHAUD (5 + 5 = 10 étoiles de généraux d'armée) devant des juridictions spécialement constituées pour les condamner, en plein temps d'art. 16, à un moment où les avocats risquaient la radiation à l'audience, qui avaient dit, et les juges n'avaient pas bronché.

« Vous êtes là pour rendre la justice, pas des services. »

C'est embêtant ce qui a été dit, écrit et non contredit, car dans le même billet, il parait que le président a parlé de moi et de quelques autres amis.

Il a dit que « nous sommes [une sorte de nébuleuse] qui critique toujours notre juridiction comme anormale, parce que nous sommes le seul pays à avoir adopté ce système. »

Et d'ajouter : « on parle de conflits d'intérêts ».

Et bien oui, président, on en parle. Pour actualiser la matière, lisez donc mon blog d'il y a quelques jours sur les pratiques d'une juridiction consulaire d'au-delà le Rhône. Et encore, je ne vous ai pas tout dit.

Moi, j'aurais aimé qu'on discute du rapport UNTERMAIER, avec les parlementaires qui en sont les auteurs, sur la réforme des tribunaux de commerce, prochainement au Parlement. Ils sont avec moi et bien d'autres, cette « nébuleuse ».

Et bien non, tout va bien.

Enfin pour le Tribunal, qui parait-il est le 2ème de France. Certes, par le nombre de ses juges, mais surtout pas par le nombre de ses affaires. Paris, Nanterre, ou Bordeaux sont surement avant nous à Marseille.

Plus 20 % cependant pour les jugements de faillites. Il n'y a plus que cela localement.

On aurait aimé le point de vue par juges consulaires élus par elle de la Chambre de commerce locale.

Non, elle n'a rien à dire.

Pardon, oui, ce matin dans la même PROVENCE, le quidam de tout en haut de mon billet reproduit brièvement le résumé d'un rapport d'une société d'assurance crédit, filiale de DUN et BRADSTREET, sans même avoir la loyauté de dire d'où vient ce point de vue. Là, tout va mal.

Ces gens là défoncent des portes ouvertes.

Non, nous de la nébuleuse on aurait aimé savoir ce que la Chambre de commerce va faire.

On le sait. Rien.

Son président qui vend de l'Orangina, a présidé Marseille Capitale de la culture 2013.

Tu parles d'une activité et d'un progrès économique...(4)

(1) Oui, vous voyez que je fais dans le transport

(2) A Marseille, avant la rentrée annuelle du Tribunal de commerce, par tradition, les juges vont en délégation à la messe à l'église la plus proche. Cette touchante et honorable démarche n'a cependant pas permis jusqu'ici à la divine Providence de sauver l'économie locale et régionale.

(3) Je lui bien écrit un jour, il m'a répondu qu'il reconnaissait s'être trompé -il avait vanté, je crois me souvenir, la qualité d'un dirigeant local d'entreprise, considéré par lui comme une personnalité d'avenir. Il ne savait pas que le malheureux était mort depuis deux ans...

(4) La culture c'est trois, virgule quelque chose, du P.I.B. français...

Par bernard.kuchukian le 01/01/14

Le premier ministre n'avait pas fini d'annoncer que nous allions abonder par le budget général de l'Etat de 30 millions d'euros de plus, en 2014, à fonds de plus en plus perdus, pour remplir le tonneau des Danaïdes de la S.N.C.M., que tous les personnels se mettaient en grève aussitôt, immobilisant la flotte française à quai sur la Méditerranée. C'est lisez moi bien « pour sauver » le secteur.

Soit dit au passage, la flotte commerciale française de référence, ce sont, on le sait avec précision ce matin, sept unités, on ne compte pas cinq malades en plus à quai, plus enfin le Napoléon-Bonaparte, lui, on le sait, touché à mort par le vent.

Face le Dieu tout puissant ne pas trop faire souffler trop fort le mistral, pour éviter que ces sept unités là coulent à leur tour en raison de la violence du vent, à quai d'un port de commerce et en temps de paix. Amen.

Par bernard.kuchukian le 30/12/13

La S.N.C.M. est à l'extrémité des extrémités.

Le personnel menace donc de bloquer les bateaux et de faire grève courant décembre. On remue ciel et terre, et on injecte encore, en sachant bien que ça ne servira finalement à rien, mais à fonds perdus, de l'argent pour payer les salaires et le surplus de fin décembre. C'est maintenant payé.

Dès le 1er janvier qui suit, sous 48 heures donc, on a changé d'année, grève effective. Oui, c'est un avertissement. Pour qu'on recherche maintenant de quoi payer les salaires de fin février. Comme toutes les audaces sont permises, on vous explique que c'est "pour sauver l'entreprise". Ah bon...

Et ainsi de suite.

Très fort.

Par bernard.kuchukian le 23/12/13

On lit dans la presse ceci :

Ils sont soupçonnés d'avoir joué un rôle dans un trafic d'armes et de drogue entre Marseille (Bouches-du-Rhône) et la Corse : trois hommes ont été mis en examen samedi 21 et dimanche 22 décembre pour "association de malfaiteurs en vue de commettre un meurtre", a révélé RTL, lundi 23 décembre. Ces mises en examen surviennent alors que les enquêteurs ont découvert à Marseille une cache contenant des explosifs et des armes.

Plus d'une dizaine de personnes, dont des marins de la compagnie maritime SNCM et Camille Abboche, un responsable syndicaliste de la CFTC aujourd'hui suspendu, ont été mises en examen et écrouées en septembre. Les trois personnes mises en examen étaient déjà écrouées dans le cadre de cette affaire. Elles sont désormais poursuivies sur ce nouveau chef pour détention et transport d'explosifs et d'armes après la découverte récente de ce box.

En octobre, une première cache d'armes avait été découverte à Plan-de-Cuques (Bouches-du-Rhône). Elle contenait plusieurs armes de guerre, dont des pistolets mitrailleurs et un mini-Uzi. Un pistolet automatique, du TNT, des détonateurs et des mèches ont été découvert dans le second box, mardi 17 décembre.

Par bernard.kuchukian le 22/12/13

C'est une tradition à Marseille, le lendemain de Noel, le 26 décembre donc, est férié. Partout.

Ailleurs en France, c'est différent.

Je me demande si cette exception locale ne vient pas du fond de l'histoire, lorsque la ville, alors certes indépendante, était cependant terre du saint empire germanique et ce jusqu'au XIIIème siècle.

C'est que la tradition de rendre férié le lendemain de Noel est germanique, et qu'elle y remonte bien avant l'an mille. Elle y existe toujours.

Par bernard.kuchukian le 19/12/13

C'est sur que ce n'est pas tous les jours que le S.A.F. et moi sommes d'accord.

Mais lorsque ces gauchistes là dénoncent l'instrumentalisation des manifestations ordinales pour favoriser tel confrère candidat aux élections municipales, rien ne va plus.

Rassurez -vous, je ne suis pas ce candidat là.

Si je comprends bien, ce candidat est l'associé de celui qui prétend que je suis un gros Kon.

Ambiance, ambiance.

Par bernard.kuchukian le 18/12/13

Je circulais ce matin en voiture sur l'autoroute nord littorale mais peut être étais-je distrait, je n'ai pas vu du tout de navires de la S.N.C.M. à quais. Seuls ceux de la Méridionale.

Question alors: quelque chose se prépare-t-il ?

Voici que ce soir, on apprend que notre impayable sénateur-maire s'en prend maintenant à l'Europe et à VEOLIA, qu'il accuse je crois de ne plus mettre d'argent dans ce trou sans fond.

Ouf, quel bonheur de n'être pas associé de VEOLIA ...

Oui, parce que, si on a bien compris, il n'y a plus un sou à la S.N.C.M. pour payer les salaires de décembre. Et oui, on en est arrivés là.

Et puis, la collectivité corse annonce ce soir aussi qu'en cas de dépôt de bilan, elle adresserait une lettre de créance ( ???) de 220 millions, soit un abandon de créance si je comprends bien. Remarquez, abandonner une créance irrécouvrable, ils ne se sont pas cassés la tete, non ?

Tandis qu'en cas de liquidation, elle sauvegarderait des navires. Quatre parait-il.

A part la proclamation de l'indépendance corse et le transfert de pavillon, du tricolore à la tète de maure, je ne vois pas comment faire.

Car, cacher les bateaux dans une calanche, non, ce n'est pas possible.

En tout cas, le Syndicat des travailleurs corses est tout content. Nous dit-on.

Je ne voudrais pas être oiseau de mauvais augure, mais si le Tribunal de commerce ouvre n'importe quelle procédure collective, je souhaite bien du plaisir au mandataire judiciaire. Pour gérer les actifs.

Mais au juste, vous connaissez l'histoire du couteau sans manche auquel il manque la lame et la virole ?

Et puis, vous imaginez ce qu'on dirait si Monsieur X gérant de la société commerciale Z était dans une situation identique depuis 12 ans ??? Je vois défiler dans ma tète les torrents d'accusations des juges consulaires contre lui. Mais pour la S.N.C.M. ce sera.... rien du tout.

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P.S. Pendant ce temps, oui il ne faisait pas beau aujourd'hui, j'ai laissé ma moto au garage et j'ai pris mon auto. Une publicité sur Radio Monte Carlo m'apprenait ce matin que CORSICA FERRIES l'autre compagnie, celle qui fait des bénéfices, organise un réveillon en mer le 31 décembre.

Cotillons, ambiance garantie, escales en Corse (ils devraient faire attention, ça va être dangereux) ou en Toscane (c'est mieux). Départ de TOULON (ouf, on est rassurés).