Par bernard.kuchukian le 17/03/19

 

Il faut aller cherche l’information  sur « Sputnik France »,  ce qui est un comble.

L’organe russe de presse seul pour l’instant reproduit l’avis de SULLY, vous savez le commandant SULLENBERGER, le héros national américain  qui avait réussi à faire amerrir sur l’Hudson River, à NEW YORK,  son Airbus dont les réacteurs avaient été détruits par un vol de grands oiseaux migrateurs venus du Canada, sans la moindre perte humaine, ce qui a été considéré comme un miracle, c’était unique.

SULLY critique la mauvaise conception du nouveau Boeing 737 Max, et surtout l’extrême insuffisance de la formation des pilotes, essentielle,  selon lui,  pour faire face aux cas imprévus.

Toute personne à qui la vie des passagers et de l’équipage est confiée doit etre dotée de connaissances, de compétences et d’expérience, pour pouvoir gérer l’imprévu et etre le maitre absolu de l’avion et de tous ses systèmes ainsi que de la situation en tant que telle.

Les avocats ne sont certes  pas des commandants de bord. Encore qu’il arrive quelquefois que  la situation soit comparable, la vie en moins.

Et alors, on comprend mieux les confrères anglo-saxons, eux qui intègrent eux la notion de l’avocat senior.

Par bernard.kuchukian le 07/03/19

 

Alors voilà, les Israéliens, les plus forts une fois encore, ont envoyé un engin spatial sur la Lune. On a même eu droit à un selfy.

Le plus génial de ce coup là correspond à ce qu’on pense du peuple juif, excellent en affaires.

Et oui. L’excellence, c’est ici que compte tenu du budget serré, puisque le voyage est fait sur des capitaux privés, on a trouvé des clients pour  déposer du matériel.

Seulement, si j’ai bien compris, ce matériel est lourd.

Alors, par sécurité et prudence, et cout sans doute aussi, on a ralenti le cortège. Il faut attendre le mois prochain pour l’arrivée sur la Lune.

Ainsi, Israël vient d’inventer la conquête spatiale low-cost.

Il fallait le faire.

Par bernard.kuchukian le 27/02/19

 

J’ai lu quelque part que le chiffre d’affaires réalisé par La Poste (donc hors colis et services financiers)  pour la  seule distribution du courrier, dont on sait qu’il se réduit considérablement chaque année, n’a plus représenté que vingt huit pour cent de ses recettes totales.

Compte tenu du fait qu’en règle inversement proportionnelle, le prix du timbre poste fait des bons inouïs une ou deux fois par an, on est en droit de se demander si poster une lettre n’équivaudra pas bientôt  au prix d’un bon repas.

A suivre.

Par bernard.kuchukian le 13/02/19

 

Le C.N.B. répond à notre ami Philippe KRIKORIAN,  qui l’avait interrogé sur « l’incident » FORGEROCK d’avant-hier. Je rappelle que brusquement, après utilisation de nos clés codées d’identification,  le site protégé R.P.V.A.  était devenu inaccessible, barré à  son entrée d’écran par l’obligation de souscrire un contrat avec communication de codes etc. en provenance d’une société américaine  FORGEROCK.

Ca me rappelait lorsque j’essayais,  à l’époque d’un voyage en Iran de consulter le site du Front national par l’Internet iranien. On le voyait à l’arrière, mais il était surchargé par un message d’interdiction. Bizarrement, les censeurs persans ne s’étaient pas rendu compte que le site de Gilbert COLLARD restait libre d’accès. Lui.

Revenons à FORGEROCK et à la réponse faite. La voici.

« « J'accuse réception de votre demande d'informations complémentaires du 12 février, concernant l'interface Forgerock qui s'est affichée lors de vos tentatives de connexions à nos services le 11 février.

« « Je vous informe que nous nous appuyons sur la technologie éditée par la société Forgerock afin de procéder à votre identification lors de votre accès à nos services numériques (dont e-barreau, e-dentitas, le cloud privé, etc).

« « L'incident rencontré le 11 février est la conséquence d'un défaut rencontré sur un de nos serveurs hébergeant le logiciel en question. C'est cette erreur qui a provoqué l'affichage inattendu de cette page Forgerock.

« « Il ne s'agit en aucun cas d'une tentative de piratage mais d'un "simple" dysfonctionnement qui a eu un impact important puisque l'ensemble des avocats n'étaient plus en mesure de s'identifier à nos services. Vos données n'ont en aucun cas été interceptées par quiconque.

« « Je reste à votre entière disposition pour apporter toute précision que vous jugerez nécessaire et vous prie de nous excuser du désagrément occasion » ».

ANALYSE toute simple.

Le R.P.V.A. comme l’ensemble des communications électroniques par le câble public ou le satellite commercial n’a aucune confidentialité, contrairement aux conneries et aux mensonges  ordinaux et officiels qu’on nous a toujours assénés. Des tiers, ici plus ou moins contractuels, peuvent entrer dans ces données.

Seuls les messages des grandes armées qui communiquent via satellites propres,  et encore pourvu que les codes d’accès  soient parfaitement cryptés,  ne peuvent etre interceptés banalement par les serveurs.

Je passe tous les jours devant le consulat général américain à Marseille, avec  toit  surmonté d’une parabole, dont je sais qu’elle est en contact direct avec le State Department de Washington,  via un satellite spécial des représentations américaines hors les Etats-Unis.

Et encore, il parait que certains ont réussi  à le pirater et à s’introduire dans ce machin là.

Le secret n’existe donc pas, un point c’est tout, sauf si en personne vous allez remettre un message à un destinataire,  en ayant pris soin que personne ne l’ait jamais vu pendant ce voyage.

Salut les copains et puissants de la profession qui m’ont expliqué dans le temps que  j’étais un crétin goitreux des Alpes sur le thème de l’informatique.

Il faut que je retrouve l’adresse de Monsieur HATTAB pour le lui écrire, histoire de lui faire passer un bon moment.

Par bernard.kuchukian le 11/02/19

 

C’est en effet la question amusée que je me pose,  dans les circonstances suivantes.

10 H,  ce matin, je consulte le R.P.V.A.,  tout y  est normal sur le front de l’informatique judiciaire.

11 H, Philippe KRIKORIAN m’appelle, et   signale avoir essayé de consulter son R.P.V.A., qu’il n’y est pas parvenu en raison d’une incrustation FORGEROCK en anglais, qui lui demande la souscription à une convention et plein de choses personnelles ou confidentielles. Il est persuadé que le R.P.V.A. a été piraté.

11 H 15, je vérifie, en effet,  j’ai moi aussi cette incrustations. Je ne peux aller plus loin.

11 H 30, Philippe adresse un message d’alerte  au Conseil national des barreaux.

Un peu plus tard, on lui répond qu’en effet, il y a eu dysfonctionnement, et que la situation est rétablie.

Bravo.

Question, c’est qui FORGEROCK ?

D’après WIKIPEDIA c’est une société américaine,  un peu trop curieuse,   du genre piratage officiel.

On attend  maintenant avec impatience des précisions du Conseil national des barreaux, et des concepteurs de la haute sécurité du R.P.V.A. qu’on nous disait invincible.

J’ignore ce qu’est devenu Monsieur HATAB. S’il sait ce petit épisode de ce matin, il doit bien rigoler, lui aussi.

 

P.S. Je rappelle que la vignette ci-dessous est la reproduction d'une des machines numériques inventées dans le temps par le professeur Armand KUCHUKIAN, quand il siegait à l'Académie des sciences de l'Union soviétique.

Par bernard.kuchukian le 06/01/19

 

On apprend que le droit saoudien évolue favorablement.

Jusqu’ici, les maris pouvaient répudier leurs épouses sans que ces dernières en soient informées.

C’était  beau le droit islamique. N’est-il pas.

La réforme est que désormais, la répudiation devra donner lieu à notification à l’épouse par S.M.S.

On avance, n’est-il pas vrai ?

Ce message est à l’attention spéciale des commissions en tout genre du barreau, notamment de celui de Marseille, quant à la défense de la femme.

J’ajoute que cette information m’en rappelle une autre qui m’avait été livrée dans le secret. Il parait qu’un  homme de robe  marseillais (je ne dis pas la profession) a viré sa compagne (juriste également, je ne dis pas où et quoi) en la notifiant par S.M.S.

On  finira par annoncer une prochaine grève des huissiers de justice protestant contre ces actes de concurrence déloyale à leur monopole.

 

Par bernard.kuchukian le 18/12/18

On n’y avait pas encore pensé. Voici la question écrite que je demande à notre confrère Gilbert COLLARD de poser. Là, on devrait tous etre d'accord non ?

 

Question écrite à Madame le garde des sceaux, ministre de la justice.

M. Gilbert COLLARD attire l’attention de Mme. le  garde des sceaux ministre de la justice sur le caractère bizarre,  voire déconcertant,  de l’actuelle rédaction du 3ème alinéa de l’art. 198 du Code de procédure pénale, qui  prévoit la transmission par télécopie ou lettre recommandée A.R.  au greffe de la chambre de l’instruction du  mémoire de l’avocat n’exerçant pas dans la ville où siège la juridiction, sans prévoir aussi la possibilité de le faire par message électronique, encore appelé courriel ou e-mail, toute chose révélant un retard pratique et informatique. Il lui demande d’envisager la modification du texte en ce sens.

Par bernard.kuchukian le 09/11/18

Le R.P.V.A. nous a déjà fait entrer de plein pied dans l’informatique du moins écrite appliquée à la justice. Et dire qu’il n’existe encore aucun institut universitaire français  de haut niveau pour traiter de la matière. Les Italiens ont une bonne quinzaine d’années d’avance sur nous avec leur Institut d’informatique judiciaire de l’Université de BOLOGNE, sous les arcades, pour ceux qui connaissent la ville,  ce qui finalement est assez logique puisque la première faculté de droit du monde était bolognaise. C’est une sauce de haute qualité si je me permets ce mauvais jeu de mots, dont l’animateur que j’ai l’honneur de connaitre personnellement est le professeur Marco VELICOGNA. Il  a travaillé sur ce qui allait devenir Télé recours et aussi entre autres sur le système d’accès à la Cour européenne de justice, celle de Luxembourg.

Je l’écris le cœur gros, en pensant au temps où sous l’impulsion du bâtonnier MATTEI, nous avions essayé, mais en vain,  dans l’indifférence jalouse et hostile,  de donner des lettres d’une noblesse informatique  mais marseillaise au sujet, en faisant aussi bien sinon mieux que le barreau de PARIS,  ans cette connerie couteuse nationale  qu’a été Navista. Les autres bâtonniers suivants n’ont pas été à la hauteur, loin de là,  l’un d’eux a même été un traitre direct  à notre combat. Ca lui a même réussi. Et puis  finalement, le bon droit a triomphé au moins contre Navista.

Ce billet est écrit au moment  où le Conseil d’Etat vient d’apporter une nouvelle touche à l’édifice en considérant que le fait de ne pas se plaindre immédiatement des conditions de l’audience n’empêche nullement de remettre en cause la procédure utilisée.

Là, on a dépassé le formalisme du R.P.V.A. avec sa trilogie, envoi, réception mécanique, enregistrement du greffe, et tout l’arsenal des sanctions dont se régalent les cours d’appel et la cour de cassation, en cas  de non strict respect du mode d’emploi.

Le sujet est ailleurs, il est dans la visioconférence, dont globalement, l’expérimentation est un échec. C’est qu’on n’est plus dans la procédure écrite mais dans la substitution de l’audience avec oralité des débats et présence physique, d’une part, et intervention virtuelle des uns et des autres, d’autre part.

Tous les pénalistes savent bien ainsi que les visioconférences entre la prison et la chambre de l’instruction sont ponctuées d’incidents techniques qui ont peine à justifier les économies de déplacement. 

Mais le Conseil d’Etat a eu mieux à traiter : mieux que la visioconférence, carrément le téléphone cellulaire. Un confrère parisien par ailleurs avocat dans des iles lointaines  a bien voulu me confier avoir ainsi plaidé une bonne vingtaine de fois au téléphone, parce que la visioconférence était tombée en panne.

Alors on allumé le cellulaire (improprement appelé portable) et on a plaidé.

Et bien non a dit le Conseil d’Etat. Sans doute pour l’instant,  parce qu’on finira par trouver la parade cellulaire avec garanties et simplicité.

Et la discussion sur l’oralité des débats reviendra à la charge. Faudra-t-il maquiller les avocats, pour que l’image soit meilleure, faire traiter leur voix pour ni ses graves ni ses aigus ne dépassent des seuils de bande passante déterminés ?

Ne riez pas, on y va ; on touchera alors du doigt entre autres choses le grotesque des discours des conférences du stage. Et les ridicules concours de plaidoiries.

Par bernard.kuchukian le 07/11/18

Il y a quelques années, j’avais vivement protesté,  et avec moi mon ami Philippe KRIKORIAN,  sur l’organisation du vote électronique pour les élections du bâtonnier et du conseil de l’ordre. On nous avait fait la gueule, et montrés du doigt.  Je pense  même à telle consœur dont je ne citerai  charitablement pas le nom de famille qui commence par B et de termine par EIN, qui était venue nous expliquer à la barre que nous étions des nullards. Nous avions beau produire un dossier technique admirablement fait, avec des interventions de députés et sénateurs en commission, rien ne bougeait.

Bien sur, comme d’habitude, l’audience solennelle de la Cour d’appel rejetait nos demandes, nous étions des trublions. On n’a pas osé écrire les trublions arméniens qui nous emmerdent. C’est tout comme. J’ai même été  en  cassation, on a rejeté mon pourvoi sans même  l’avoir examiné et en plus on m’a condamné à l’art. 700.

Voici que je lis un arrêt du 3 octobre 2018 de la Cour de cassation (17-29.022),  signalé en ligne par un de nos confrères de blog-avocats.

C’est une cassation sèche et méchante d’un jugement qui avait refusé d’annuler un vote électronique organisé suivant protocole dans une société pour la désignation du délégué du personnel et les membres du comité d’entreprise.

Pour casser, la Cour de cassation,  qui parait enfin avoir compris, il était temps, évoque la loi, les principes généraux du droit électoral, en précisant que l’exercice personnel du droit de vote constitue un principe général du droit électoral,  auquel seul le législateur peut déroger.  Ici,  des électeurs avaient confié à un autre leur code confidentiel.

Puis-je alors me permettre de rappeler le commentaire très bref du professeur  de droit public à la Faculté de droit d’Aix, Richard GHEVONTIAN, encore un Arménien me direz –vous.

Ca se résume ainsi : un bulletin en papier, une enveloppe en papier, une urne, voire un stylo pour émarger une liste en papier.

Encore une chose : le recours électoral est sans frais, c’est écrit dans le code de justice administrative et ici aussi dans le code du travail.

Du coup, l’arrêt de cassation du 3 octobre 2018 ne prononce aucune condamnation aux dépens et à l’art. 700. Voilà encore ce que j’ai toujours soutenu s’agissant du recours électoral entre avocats, mais non, puisque c’est KUCHUKIAN qui le dit, c’est faux.  Non, non et non.

Merde à la fin. C’est quand qu’on en finira avec les enfants de Joseph STALINE ?

Par bernard.kuchukian le 25/09/18

Il parait qu’un professeur de l’université de Lille vient de dénoncer dans une tribune libre de Libération l’usage de l’ordinateur portable en cours, magistral surtout.

Il explique qu’alors, on ne voit jamais les yeux des étudiants.

Il explique aussi  que la concentration des jeunes est  amoindrie par l'utilisation perpétuelle de l'ordinateur en cours  et donc annihile leur participation.

Autre argument de poids, l'ordinateur n'est pas requis pour les examens, qui sont des épreuves manuscrites ; interdire l'ordinateur reviendrait donc à mieux préparer les étudiants à la rédaction, suivant une étude américaine montrant que les résultats étaient meilleurs quand les jeunes écrivaient au stylo.

Cet enseignant a parfaitement raison.  Il me fait penser à cette collaboratrice que j’ai eue dans le temps  qui était incapable de discuter avec moi d’un dossier sans etre à prendre des  notes écrites, sans arrêt, sans arrêt.

Voire à ces avocats,  incapables de plaider un dossier sans lire leurs notes écrites, à défaut de lire bêtement les conclusions.  Et je ne parle pas du copier-coller…