Par bernard.kuchukian le 25/06/17

 

Il aura fallu se transformer en informaticien sioux, sioux  en raison de la réputation du peuple correspondant,  quant à l’habilité aux recherches, pour découvrir,  bien cachée à une adresse  électronique presque introuvable, la convention relative à la communication électronique en matière civile, devant les tribunaux de grande instance du ressort de la cour d’appel d’AIX EN PROVENCE datée du  2 mai dernier. Je l’annexe à ce billet.

C’est un  document de 18 pages, annexes comprises, établi sous l’égide de la cour d’appel,  par sa première présidente et son procureur général.

Ce qui pose déjà  un premier problème, quant à la présence des parquets, car j’ai vu récemment passer un texte qui enlève ses prérogatives au parquet général en la matière,  au seul profit de la première présidence, ce qui est plus normal. On est au civil.

Le document est signé par une foultitude de personnages, il y a huit tribunaux de grande instance dans le ressort, à chaque fois donc le président, le procureur, le chef de greffe et l’avocat. Quatre fois huit trente-deux, plus deux, trente-quatre. Deux fois, parce qu’il y a une annexe comprise dans les 18 pages, donc 68 signatures : le traité de Versailles en 1919 n’en n’avait que 60 environ. On a donc fait mieux.

Enfin, pas vraiment mieux quant au contenu qui n’a strictement rien d’une convention. On verra plus loin pour le contenu.

Dans les cours d’appel, c’est plus simple puisque c’est le règlement obligatoire,  décret arrêté,  qui impose le fonctionnement numérique de principe.

Au contraire, devant les tribunaux judiciaires,   ici ceux de grande instance,  aucun texte de droit positif ne permet,  pour le moment,   en matière de procédure civile,   d’y organiser obligatoirement  un fonctionnement par la communication électronique. C’est un  système pseudo volontariste.

Alors,  le document qui est banalement commun, unique, c’est le seul progrès, des greffes des huit tribunaux, imposée aux avocats, sous la bénédiction des juges.  Pour les juges pas vraiment, car l’article 5 du Code civil, dans une version inchangée depuis PORTALIS, leur interdit sagement de se prononcer par voie générale et réglementaire.

Ce qu’on appelle ici une convention est en réalité une circulaire imposée aux avocats, et encore.

Car les signataires en  sont les ordres des avocats (sic),  dont on sait premièrement qu’ils n’existent pas, deuxièmement qu’ils ne peuvent imposer – pas plus que les greffiers – de règles de procédure voire de bonne conduite, à la différence une fois encore ce la partie réglementaire obligatoire devant les cours d’appel.

Mais tout le monde a signé, alors ils sont bien contents. Ils regrettent tout au plus n’avoir pas pu pouvoir  relier leur convention par des rubans, au bas desquels on aurait placé un ou plusieurs sceaux, comme pour la constitution. Et comme pour les décisions de la Cour européenne de justice (Luxembourg) qui se contente, elle,  d’un seul  ruban et d’un  seul sceau.

On touche du doigt ici l’écart qui s’accroit entre  le système universel sans papier  unique et sans exceptions de matière et de participants,  de la communication électronique avec les juridictions administratives de première instance et d’appel, Télé recours, sans compter le Conseil constitutionnel et la quasi perfection de son organisation au moins en matière de Q.P.C.  d’une part, et  ce qu’il faut bien appeler le bricolage judiciaire, d’autre part.

Voilà qui me rappelle il y a sept ans la réunion de travail que nous avions eue au Tribunal de grande instance de MARSEILLE.  A cette époque, le barreau de la ville se voulait précurseur et faire avancer  rapidement les choses avec le bâtonnier MATTEI.

Le président PION, passé ensuite à la chancellerie, répondant à mes  critiques quant à l’étroitesse de conception judiciaire des choses, me répondait qu’il partageait mon point de vue mais  qu’il était tributaire… des greffes. Rien n’a changé.

Allons dans le détail, ce sera vite fait.

Première règle. Le papier n’est pas mort, surtout pas. Aussi parce que les greffiers sont notés aux économies de papier qu’ils font (je suis très sérieux),  tandis que les magistrats judiciaires ont du mal à travailler à l’écran, qu’il en faudrait deux, bref, pour toutes les raisons que vous voulez, il faut pour l’avocat  remettre à l’audience en support papier ses dernières écritures et bordereaux de pièces. Comme d’ailleurs devant la cour d’appel. Bien sûr, les pièces idem, puisque  le R.P.V.A. (qui est vassal du R.P.V.J.) interdit leur transmission numérique aux juridictions, à la différence de Telé recours.

 

Deuxième règle. Le système n’est pas obligatoire pour tous les participants. Il permet à certains avocats de résister au numérique devant les tribunaux de grande instance. Alors pour eux, qui n’adhérent pas au R.P.V.A., bonjour les actes du palais avec le visa de l’huissier, ou les échanges papiers contre signature à l’audience, sans compter le traitement particulier à leur égard des envois numériques faits aux autres. C’est débile, d’autant plus débile que rien ni personne et surtout pas les conseils des ordres par ailleurs réfractaires au numérique, ne peuvent leur imposer quoi que ce soit. Par contre, les adhérents s’imposent le respect des règles numériques. Ça se discute en droit, car les bâtonniers n’ont aucune prérogative pour le leur imposer. Sauf qu’il existe ainsi deux catégories d’avocats. Les majoritaires, de progrès, et les minoritaires, de lustrines.

Troisième règle. Le système n’est pas universel, autrement dit, il ne s’applique pas à toutes les matières. Le seul progrès est enfin d’y avoir ajouté la matière des divorces au panel, mais c’est tout. Les procédures de saisies immobilière, les baux commerciaux, les procédures collectives « civiles », celles de la compétence du tribunal de grande instance, et quelques autres bricoles, n’y sont pas. Pas plus que les procédures gracieuses, sur requêtes. Aucune explication sérieuse n’est fournie, au contraire c’est fumeux, surtout quand on compare à l’universalité de Télé recours.

Quatrième règle. Sauf les matières particulières ci-dessus, on peut placer au rôle désormais par le R.P.V.A.

C’était déjà le cas dans certaines juridictions du ressort.

Mais attention, c’est du numérique conditionnel, car il faut ensuite produire par tradition à l’audience ou quand on vous le demande le document papier original. Prière de lire la première règle.

Cinquième règle. Celle-ci est d’une actualité personnelle, que j’ai écrite ces jours ci sur mon blog.

Les avocats du R.P.V.A. sont censés s’obliger  à respecter les obligations légales de postulation devant un autre tribunal de grande instance que celui de rattachement de leur barreau, quant à l’application du 3ème alinéa de l’art. 5 de la loi du 31 décembre 1971, comportant malgré la généralité apportée  comme un progrès remarquable par la loi MACRON 1, une triste restriction  en matière de procédures de partages, licitation et saisies immobilières.

Là, suivant le cas, il va bien falloir que les 68 signataires s’inclinent devant ce que jugera le Conseil constitutionnel, pour autant que la Cour d’appel d’AIX EN PROVENCE ne fasse pas un odieux barrage à ma Q.P.C.- 

Toutefois, faute d’avoir pu par mes anciens amis politiques  dont je déplore  et condamne l’incompétence, accéder aux coulisses du pouvoir,   j’ai également saisi la présidence de la République, qui connait mieux que personne le sujet, le ministre MACRON étant  désormais le président.

Un dernier point. Peut-être qu’une fois encore le barreau de PARIS pourrait-il faire avancer les choses. J’imagine cependant qu’il aura trop à faire aux Batignoles.

 

Par bernard.kuchukian le 04/06/17

 

Bon, cette affaire a déjà plus d’un an, même si l’avis correspondant de la Cour de cassation est tout récent.

Les avocats de n’importe quel barreau ont accès à toutes les chambres sociales de toutes les cours d’appel de France, rien ne nouveau.

Ils doivent le faire du moins  si c’est techniquement possible par le          R.P.V.A., ce qui est nouveau. Sauf,  que çà ne marche pas. Alors vive la lettre recommandée A.R.

Pourquoi donc ? Surement pas par la faute du R.P.V.A.,  autrement dit des avocats, qui dans cette affaire ne font qu’avoir accès au R.P.V.J. soit le réseau du ministère de la justice, suivant les définitions techniques qu’on leur impose.

Et alors ? J’ai bien peur que la raison soit celle –ci. Qu’on nous cache.

Lorsqu’on a créé le R.P.V.J., le système informatique des juridictions, on l’a conçu par filtre général de cour d’appel toute entière. Il n’a donc pas été prévu à l’évidence qu’au départ d’une autre cour d’appel, on puisse accéder seulement à telles chambres,  ici sociales.

Le système a du être conçu comme un bloc, impossible à diviser. C’est tout, ou rien.

Et il est aujourd’hui impossible à diviser.

Ou plus exactement absurde d’essayer de le faire, puisqu’à terme, ce sera un jour ou l’autre le grand barreau de France, avec la constitution en toute matière de tout avocat français (voire européen). Le critère étant seulement celui de la compétence de l’avocat parce qu’il est avocat, et non celui du fait que l’avocat appartient au barreau de Trifouillis les Oies.

La solution est à l’évidence d’étendre l’accès de toutes les cours d’appel à tous les avocats de France, avec évidemment la suppression de la notion de postulation locale par ressort de cour d’appel.

Une nécessaire prochaine réforme MACRON à venir.

En marche.

Par bernard.kuchukian le 23/05/17

La Cour de justice de l’Union européenne, Luxembourg, vient donc de rendre le 18 mai 2017 son arrêt dans l’affaire du boîtier NAVISTA  exigé pour l’usage du RPVA (LAHORGUE c barreau de Lyon ).

Elle retient que le refus de délivrance dudit boîtier - qui permettait l’accès au RPVA, avant sa suppression et son remplacement par la clé USB - 

"Constitue une restriction à la libre prestation de services au sens de l’article 4 de la directive 77/249/CEE du Conseil, du 22 mars 1977, tendant à faciliter l’exercice effectif de la libre prestation de services par les avocats, lu à la lumière de l’article 56 et de l’article 57, troisième alinéa, TFUE. Il appartient à la juridiction de renvoi de vérifier si un tel refus, au regard du contexte dans lequel il est opposé, répond véritablement aux objectifs de protection des consommateurs et de bonne administration de la justice susceptibles de le justifier et si les restrictions qui s’ensuivent n’apparaissent pas disproportionnées par rapport à ces objectifs. "

Cet arrêt préjudiciel, par lequel la Cour de Luxembourg DIT POUR DROIT, autorise, dès lors, un avocat inscrit à un barreau de l’Union à demander l’accès au prétoire de cassation dès lors que, par sa prestation de services, sont assurées la protection des consommateurs de droit et une bonne administration de la justice (les avocats aux conseils sont des officiers ministériels; ils ne sont pas inscrits à un barreau et ne peuvent être qualifiés d’avocats spécialisés).

Toutes nos félicitations à notre confrère  LAHORGUE, dont nous notons, avec satisfaction, qu’il s’est lui-même représenté devant la CJUE, comme  plusieurs confrères dont je suis, suivant l’idée de notre ami Philippe KRIKORIAN, nous l’avions fait devant le Conseil constitutionnel le 2 mai 2017 écoulé!

Mieux que la décision elle-même, on lira ci-dessus les conclusions de l’avocat général qui ont le mérite en objectivité de faire le point sur la situation.

Et dire que j’ai été poursuivi au disciplinaire  (heureusement sans sanction, l’autorité de poursuite ridiculisée) pour avoir écrit ici qu’un bâtonnier de Marseille un certain Jérôme GAVAUDAN nous avait trahis lorsqu’il avait abandonné la bataille de son prédécesseur Dominique MATTEI contre … l’inutile boitier NAVISTA…

Par bernard.kuchukian le 18/05/17

 

La tension informative mondiale se calme après le fracas de l’information de la toute fin de la semaine dernière d’une attaque géante cybernétique,  venue d’on ne sait pas où. On a dit les Russes, d’abord,  puis les Coréens du nord, ensuite.

En tout cas, on ne dirait pas que le R.P.V.A. ait été atteint. NAVISTA et clé Certeurope n’y sont certainement pour rien : les secrets des échanges de conclusions entre avocats n’intéressent personne. On est sauvés.

Depuis lundi au moins, une machine à laver  de fabrication d’une grande marque coréenne du sud (facile à trouver, non ?) dysfonctionne,  dans la buanderie de ma maison. Les programmes commencent, puis s’arrêtent en cours de route.

On téléphone au  service après-vente qui ouvre un dossier et qui suggère de réinitialiser l’informatique embarquée dans la machine, car il y a de l’informatique là-dedans aussi. Pour cela, il faut débrancher la prise de courant, attendre au moins une demi-heure, et la rebrancher ensuite.

Ce  qu’on a fait hier matin.

Et bien tout remarche normalement maintenant.

Au risque de sombrer dans le délire de l’espionite numérique, je me demande s’il n’y a pas eu d’attaque cybernétique à longue distance par Coréens du nord contre ceux du sud, de ma machine à laver, elle coréenne du sud,  en fin de semaine dernière : la coïncidence est troublante.

Tiens, si on demandait au nouveau secrétaire d’Etat numérique ?

Par bernard.kuchukian le 16/05/17

 

Je suis tellement écœuré que je n’essaie même plus de comprendre, sauf qu’on n’a plus désormais  obligatoirement besoin de la clé Certeurope pour accéder au R.P.V.A., pas plus qu’on n’a besoin du boitier NAVISTA depuis quelques mois.

On vient  ainsi de rattraper au moins six bonnes années de retard. Et de se mettre au diapason de … TELE RECOURS.

Et dire que tout seul j’expliquais à l’époque, il y a six ou sept ans, que j’avais rencontré le greffier en chef de la Cour suprême du Texas, à AUSTIN, Monsieur William  HAWTORN, qui m’avait expliqué que là-bas, où on avait évidemment 10 ans d’avance sur nous,  on fonctionnait bêtement avec un code comme pour accéder à son compte en banque sur Internet. Sans autre.

Mais, non, ce n’était pas sûr. Et puis c’est KUCHUKIAN qui le disait.

Alors, ça a été la bataille de NAVISTA, qui a couté une fortune à la profession, magmas d’imbéciles bêlants (sauf à PARIS), à la profession trahie par nos élus, et spécialement ici à MARSEILLE par le bâtonnier de l’époque, encore un,  un  certain Jérome GAVAUDAN. Elu au C.N.B. Qui a torpillé le travail de son prédécesseur Dominique MATTEI avec qui j’avais eu à la fois l’honneur et le plaisir de travailler.

Et dire qu’on m’a même poursuivi au disciplinaire (ça s’est heureusement terminé par une Bérézina pour mes délateurs) parce que tant d’années avant l’apparition de la vérité, j’avais écrit celle-ci.

Remarquez, ce n’est pas fini, puisque je reste poursuivi en correctionnelle pour injure,  parce que j’ai écrit ici et plus tard que le barreau de MARSEILLE est raciste à la cause arménienne (pour n’avoir rien fait à l’occasion du centenaire du génocide de 1915).

Là encore, j’avais raison avant les autres, puisque le barreau de PARIS,  encore lui, a marqué l’évènement en 2015 et encore tout récemment  en début de mois, par son bâtonnier SICARD, en rendant un solennel  hommage par une plaque apposée dans les locaux du centre de formation professionnelle,  à un avocat arménien célèbre à CONSTANTINOPLE, l’un des premiers exécutés pour bien marquer le commencement de l’extermination.

Mais pourquoi ai-je fait carrière au sein d’un barreau si médiocre ?

Il est trop tard maintenant.

Par bernard.kuchukian le 16/05/17

On peut constater la publicité importante faite actuellement sur nos écrans de télévision pour l’implantation d’activités en Turquie.  Investissez en Turquie… Mal parti, Monsieur MACRON.

Le support technique de cette publicité,  c’est annoncé, c’est  YANDEX.

YANDEX est un moteur de recherches et un portail russe, le plus utilisé par les russophones. Le moteur de recherches est évidemment à Moscou.

Sauf que les Russes ont réussi à l’imposer à la place de Google à la Turquie.

Mon commentaire s’arrête là et à l’instant.

 

P.S. Certains se demandent ce que fait l'image d'un gros ordinateur modèle des années 1970 pour illustrer mes billets sur le numérique. Il s'agit  d'une des machines conçues par le physicien alors soviétique Armand KUCHUKIAN, membre de l'Académie des sciences, établi ensuite en Arménie devenue indépendante.

Par bernard.kuchukian le 10/05/17

 

Et ne suit rien du tout d’ailleurs. C’est la pagaie, un peu comme la situation politique de fond actuelle de notre pays.

On part de la loi MACRON, malheureusement réduite par les débats parlementaires, ce qui au passage augure mal  prochainement des autres réformes voulues par le  président élu dimanche. 

Par la loi MACRON, on a étendu la postulation de première instance à tous les avocats des barreaux du ressort de la même cour d’appel. Logique absolue puisqu’ils avaient déjà cette postulation en matière d’appel.

Sauf que sous la pression d’arrière-garde de certains, on a réduit du périmètre de cette extension les licitations, et les ventes.

Première usine à gaz : j’ai dans mes cartons une Q.P.C. sur le thème de l’égalité des avocats sur le sujet, et je n’attends qu’une fixation à plaider pour la déposer.

Ensuite, voici quelques mois,  on promulgue un décret,  pas bien rédigé, dont on aurait pu faire l’économie.

Pour réformer en cause d’appel la matière prudhommale.

On y crée le statut organique du défendeur syndical et on dit que les avocats auront comme lui un monopole de représentation, pourvu que de se constituer. Au passage, c’est une régression sociale, car on supprime le droit du plaideur de se défendre lui-même en appel.

Et puis, on déclare qu’il faut devant la cour en matière sociale procéder par le R.P.V.A., ce qui est une chose excellente, sauf que le défenseur syndical n’y a pas accès. Alors on fait  pour lui une exception dans l’exception.

Si on avait appliqué la méthode de Télé recours, qui n’est jamais que la copie du système procédural texan,  que j’avais découvert sur place,  voici un paquet d’années et que j’ai rapporté ici,  non seulement dans l’indifférence, mais sous la haine de mes pairs, il n’y aurait pas eu de difficulté. Bon, une fois encore,  certains sont  et demeurent  les plus forts…

Alors, on s’aperçoit que le décret peut être mal compris, qu’il est ambigu. La chancellerie se fend dans ces conditions d’une circulaire, pour expliquer qu’avocat constitué, ce n’est pas avocat postulant. C’est avocat obligatoire de n’importe quel barreau, l’obligation de l’avocat étant en raison de sa compétence professionnelle, pas du lieu de sa géographie locale. Raté pour celles et ceux qui voulaient faire revivre les avoués supprimés et grassement indemnisés.

Oui, mais les confrères et les juges sont têtus, on fait de la résistance. La circulaire n’est pas le décret (sauf que quand on a compris le décret, elle dit pareil).  Je l’ai personnellement vécue en direct voici peu devant une cour d’appel limitrophe.

Alors, la Cour de cassation rend le 5 mai l’avis qui a été commenté sur nos blogs, pour expliquer ce que tout le monde écrivant et comprenant le français judiciaire avait compris : pas de postulation locale des avocats.

Tout serait ainsi rentré dans l’ordre, règle simple. En appel on est défendu par n’importe quel délégué syndical, ou n’importe quel avocat, de n’importe quoi coin de France.

OUI MAIS. On a dit aussi qu’il fallait passer par le R.P.V.A.

Et là, rien ne va plus.

Dès le premier jour de l’application de la loi MACRON sur la postulation par tribunal, le R.P.V.A. a été mis à jour.

Personnellement, je l’ai expérimenté et j’ai constaté que ça fonctionnait admirablement au niveau des tribunaux de grande instance par exemple entre Marseille et Aix-en-Provence, Marseille et Draguignan, Marseille et Nice, Marseille et Toulon. Plus de la  moitié des tribunaux du ressort de la Cour d’appel d’Aix en Provence. Il n’y a aucune raison que ça ne fonctionne pas avec les autres.

Seulement voilà, l’application n’a pas été mise à jour pour les rapports de tous les avocats de France, sans distinction, avec les chambres sociales de toutes les cours d’appel, alors que,  si j’ai bien compris ce que j’ai lu sur le site du C.N.B., notre système à nous avocats, dans le R.P.V.A. est techniquement prêt.

Mais comme l’ensemble architectural informatique dépend de la chancellerie, et que celle-ci n’ouvre  l’accès aux chambres sociales par le R.P.V.A. qu’aux seuls avocats du ressort de la cour concernée on se trouve dans la situation ahurissante suivante.

N’importe quel avocat de France peut défendre en appel devant n’importe quelle chambre sociale de n’importe quelle cour d’appel. Bien.

Mais il doit le faire par le R.P.V.A. : or,  à part la transmission des messages à tous les confrères de France (qui fonctionne parfaitement depuis des années  évidemment par ledit R.P.V.A., le sujet n’est surtout pas là,  il lui est impossible d’accéder à l’informatique des chambres sociales cours d’appel extérieures à celle de son barreau de rattachement.

Il est temps que Monsieur MACRON devenu président, il nomme un ministre de la justice pour foutre en l’air toutes ces barrières, réduire les contradictions internes de la chancellerie,  et faire avancer,  au moins sur la pure procédure civile,  l’idée du grand barreau de France.

Sur ce sujet déjà, je me rallierai à lui.

Par bernard.kuchukian le 31/03/17

 

Il n’est pas admissible que le R.P.V.A.,   qui s’est pourtant amélioré depuis sa mise en place,  traine encore des défauts que n’importe quel informaticien moyen doit pouvoir corriger sans difficulté. Je donne quelques exemples. Bienvenue aux autres critiques.

  1. LES ALERTES

Il faut ajouter des alertes au programme. Qu’on ne dise pas que c’est impossible. L’alerte exige déjà  en effet actuellement quand il s’agit de signaler que la boite de messages  est pleine et qu’on va en  effacer des anciens. 

Alors, des alertes, j’entends des alertes automatiques attirant mécaniquement l’attention de l’avocat, j’en vois au moins trois.

La première,  qu’on pourrait chronologiquement placer à deux mois et 15 jours de l’appel, serait de rappeler le délai de trois mois pour conclure et communiquer. On pourrait ajouter une alerte à un mois et 15 jours après les conclusions de l’appelant pour celles de l’intimé.

La seconde,  serait d’attirer l’attention de l’avocat à X temps avant l’audience,   de voir s’il n’a pas à transmettre à l’avance son dossier au juge. Elle pourrait etre couplée avec un avis automatique,  donné en meme temps que la transmission de l’ordonnance de cloture,  d’avoir à faire la  transmission.

La troisième serait  à un an et onze mois du dernier acte enregistré de signaler le danger de péremption.

 

  1. LES MENUS DEROULANT DES PROFESSIONS

J’ignore qui fait l’inventaire  qui défile,  des professions proposées à l’occasion des déclarations d’appel. Peut etre un ancien rédacteur de programmes dans un cirque ambulant. Un peu plus de rigueur serait d’autant plus bienvenue qu’il existe de très officielles listes de professions établies par l’I.N.S.E.E.

  1. LES MENUS DEROULANT DES ACTES

Meme observation, sauf qu’en plus,  il est évident que chacun dans chaque juridiction,  voire dans chaque chambre,  donne un nom de son invention aux actes à enregistrer. Il faut à chaque fois  traduire.

Un exemple ; quand vous envoyez des conclusions d’appel, certain menu déroulant parle de « conclusions », le cas échéant avec des sous divisions (« d’incident », etc.). D’autres parlent de « conclusions en cours de signification, », ce qui est parfaitement débile pour deux raisons : 1. Les actes du numérique n’étant pas des actes d’huissiers se notifient et donc ne se signifient pas. 2. Il n’y a rien « d’en cours » puisque la notification des conclusions est justement l’objet du message.

 

Il serait bon que le C.N.B.,  à défaut des conseils des ordres,  dont une fois encore, la crasse inutilité d’incompétence est absolue, mette un peu d’ordre dans tout cela.

Par bernard.kuchukian le 27/02/17

 

Le Conseil constitutionnel ouvre ce jour un site spécial consacré           aux prochaines élections présidentielles, sous forme d’abonnement à une lettre d’information en ligne.

Je ne sais pas encore à quoi ça ressemblera.

Allez-y voir.

 

Par bernard.kuchukian le 25/02/17

 

Alors voilà, le barreau de Paris a eu l’idée de mettre en ligne un catalogue des services digitaux 2017. C’est un inventaire des « sites Internet de l’avocat parisien ». On y trouve de tout ce qui est consultable et communicable en ligne. Il y a même la référence au site mémorial permettant de consulter la liste des avocats morts pour la France lors de la première guerre mondiale 1914-1918. Bien sûr aussi la grande bibliothèque du droit.

J’ai bien relu les 16 pages du document, je n’y ai pas trouvé « blog avocat ». Nous n’avons donc pas la respectabilité, alors pourtant que le site est tenu par le Conseil national des barreaux, qui ne s’en flatte certes pas.

Ailleurs, à Marseille, par exemple, c’est pire : écrivez sur « blog avocat », et les vôtres  vous envoient  en correctionnelle.

En fait, l'espace de liberté que constitue notre blogosphère est dangereux, nous sentons le souffre.

Edifiant non ?