Par bernard.kuchukian le 23/03/13

Etonnants, non, les temps actuels.

Il y avait les propos du député avocat Gilbert COLLARD, qui évoquait ceux « cananisés » d'un ministre, et qu'il fallait allait marcher du pied gauche sur la matière, en allant défiler en janvier dernier.

Et puis, il y a eu la décision de la Cour européenne des droits de l'homme, qui a dit que somme toute, « casse-toi, pov. con » à l'attention d'un président de la République, c'est de la satire sympathique, et qu'une condamnation pour cela à 30 € d'amende avec sursis, c'est excessif. Et viole la liberté.

Nous avons maintenant les propos de M. BALKANY, député-maire, et pas de n'importe où S.V.P., mais de la si distinguée LEVALLOIS-PERRET, à quelques mètres à peine de NEUILLY, là c'est plus carré :« je vous emmerde ».

Bon, c'est alors qu'on s'est rendu compte que tous ces gens là n'ont rien inventé et que déjà le grand CLEMENCEAU...

Ils ont oublié aussi NAPOLEON à l'attention du bas de soie de TALLEYRAND.

Celui qui mettra en en ligne les citations de Léon DAUDET fera encore mieux que tous.

La signification de tout cela ?

C'est tout simple : le cadre pseudo-distingué, comment disent les avocats, ah oui, « délicat », de la vie publique française actuelle, la crise, la guerre, à quelque niveau qu'on soit, n'est pas adapté le moins du monde aux circonstances. On n'est ni à la cour (du monarque) ni à la messe.

P.S. Aux dernières nouvelles, Monsieur BALKANY n'aurait pas dit cela. Version 1. Il aurai dit je vous en remer. Ce qu'on aurait pris pour je vous emmerde. Version deux, c'est le confrère à qui le propos précité aurait été destiné qui aurait dit justement celui-ci.

Par bernard.kuchukian le 22/03/13

Quels grands moments, nous vivons.

Je vais sans doute beaucoup en oublier dans la liste qui suit. Nous avons en effet :

1 . Un ancien président de la République en examen (« il est méchant, le juge GENTIL », très mauvais jeu de mots, j'ai honte),

2. Un ancien ministre du budget en examen, parce qu'il aurait transféré illégalement des fonds en Suisse,

3. Sans doute quelques menues autres affaires de ministre qui trainent en justice ça et là, dont une concerne une ancienne ministre désormais directrice du Fonds monétaire international

4. Au moins un sénateur en examen, par ailleurs président du Conseil général des B.D.R., pour une affaire dont les ramifications paraissent sérieuses,

5. Des députés ...

6. Des conseillers municipaux....

Un point commun, ces heureux veinards appartiennent tous aux partis appelés républicains.

C'est donc bien cela. La France est une république bananière. Donc, j'ai trouvé, quand on est au pouvoir, on mange des bananes. Trop de bananes. Et on finit par glisser ensuite sur les peaux. Voila.

Par bernard.kuchukian le 19/03/13

Une société dérape lorsqu'elle ne vit plus qu'au rythme des flash de presse, des scandales, ou au contraire des informations miraculeuses. Notre pays adore les informations de ce genre.

Depuis 24 heures :

Contrat géant pour l'européen AIRBUS (qu'on a transformé en français pour le coup) avec une société de Malaisie : « LION AIR ». On ne vous a cependant pas dit qu'elle est sur la liste noire des transporteurs aériens interdits en Europe qu'elle ne dessert pas. Questions de sécurité.

Du coup, on publie l'autre contrat géant de BOEING qui redevient, de très loin le premier, avionneur mondial, avec RYANAIR, la moins parisienne des compagnies. Quatre cents avions détestés par les syndicalistes d'Air France...

Et puis, il y quelques instants, la démission forcée de notre propre ministre de l'économie et des finances. Non pas à cause de l'économie du pays, mais en raison du scandale PENEL et MEDIAPART sur ses comptes en Suisse.

Pendant ce temps là, à MARSEILE, capitale européenne pseudo bling-bling de la culture européenne 2013, on est passé à l'assassinat d'un dentiste. J'attends les réactions du conseil de l'ordre (des chirurgiens-dentistes).

Par bernard.kuchukian le 22/02/13

On nous annonce une prochaine grande affaire financière, au sujet du rachat de HEINZ, vous savez bien le ketchup.

Je pense alors inévitablement que cette société a été fondée et s'est développée à PITTSBURGH, qu'elle a permis l'existence et l'originalité d'Andy WARHOL, dont le musée est dans la ville.

Considérer même à PITTSBUGH que dans la salle d'un musée des cartons empilés de boites de conserve de tomate est une oeuvre d'art majeure m'avait laissé sans voix.

C'est vrai aussi que remplacer l'activité historique et glorieuse de la ville BETHLEEM STEEL aujourd'hui faillie, par une fabrique de boites de conserves de tomates laisse songeur.

L'ennui est que les tomates en boites ou en bouteilles à renverser se vendent donc mieux que l'acier.

Quant à Andy WARHOL, c'est devenu une légende...

Sic transit.

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P.S. Pour ceux qui ne savent pas, PITTSBURGH est la deuxième ville de la PENNSYLVANIE, tout à l'ouest, sur la rivière Ohio.

Par bernard.kuchukian le 21/02/13

Ouf, on n'est pas passés loin d'une catastrophe.

Une fois encore, le Conseil constitutionnel veille bien à ne pas provoquer de séismes nationaux ici régionaux : c'est ainsi qu'il avait refusé de nous suivre dans l'affaire des tribunaux de commerce, décision du 4 mai 2012, laissant aux pouvoirs publics, alors sensibilisés par notre question, au plus au niveau, le soin de changer la loi. C'est ce qui devrait être fait prochainement. L'Assemblée nationale y travaille, je l'ai expliqué sur mon blog.

Et bien ce soir, le Conseil constitutionnel a fait de même en refusant d'entrer dans le jeu tout laïc en qui lui demandait de commencer d'abroger la législation d'Alsace-Moselle de prise en charge des cultes et spécialement de leurs agents. Il a donc jugé constitutionnel le texte qu'on attaquait devant lui.

Il ne m'appartient certainement pas de juger à mon tour le Conseil constitutionnel. Cependant, on peut constater que sa décision est un peu comment dire, « tirée par les cheveux ».

Oui, mais, c'est bien parce que, à commencer par son président, Jean-Louis Debré, les hauts conseillers ne cachent jamais qu'ils ne peuvent en aucun cas être un super Parlement, à la place du Parlement, surtout s'il s'agit non pas de modifier un, deux, trois articles dans un ensemble donné, mais tout un pan de législation et d'organisation générales.

Finalement, c'est la Q.P.C. à la découpe qui peut marcher, pas la Q.P.C. en gros.

Par bernard.kuchukian le 21/02/13

Avons-nous le droit de nous désintéresser de D.S.K. alors que, tous sur la blogosphère et ailleurs, avons tant disserté sur lui au moment de ses ennuis new-yorkais ? Je ne crois pas.

Justement, au moment ce jour où telle journaliste Marcela IACUB (parait-il juriste de surcroit, ce qui ne gâche donc rien) écrit nous dit-on ce qu'elle en pense, dans « Le Nouvel Observateur ».

Il n'y va pas de main morte : « Tu étais vieux, gros, petit et moche. Tu étais machiste et vulgaire sans aucune culture. Tu te comportais comme un méchant porc ».

Et encore : « La liste de tes maitresses, de tes conquêtes d'un jour, de tes putes successives et concomitantes montrait un autre aspect émouvant de ta vie de cochon ».

Allez lire sur Le Figaro la suite, à propos de l'Elysée, du Sofitel, de son épouse. je ne veux pas me faire censurer. Sans compter que D.S.K. est avocat.

Cette affaire me rappelle le mot d'un homme d'église que j'ai bien connu (certain lecteur de mon blog comprendra immédiatement), proportionnellement aussi cruel, mais parce qu'il venait justement d'un homme d'église, parlant de tel journaliste marseillais Untel (que je connaissais aussi) aujourd'hui décédé.

Rien à voir dans la couleur.

Il disait cependant de lui que : « Dieu hésitait entre l'âne et le boeuf. Alors il créa ... untel. »

Par bernard.kuchukian le 10/02/13

« La scientologie a toujours pignon sur rue"

C'est François Koch, le journaliste indépendant, par ailleurs auteur d'un blog remarquable d'actualité de la franc-maçonnerie (« lumière ») qui nous l'annonce dans l'Express ces jours-ci.

Il nous parle aussi du président du groupe d'études sur les sectes de l'Assemblée nationale, ex-président de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes).

Ce député a aussi été le juge d'instruction de l'affaire Vic, du nom de l'adepte lyonnais qui s'est suicidé après avoir été criblé de dettes à cause de la Scientologie. Il vient de publier avec Alexandre Malafaye " Propagande noire ", un thriller inspiré des pratiques scientologues.

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(1) A défaut d'autre chose.

Par bernard.kuchukian le 09/02/13

On sait que j'ai invité dans le temps pendant plusieurs mois, Jean de La Fontaine sur notre blogosphère. Voici que j'invite maintenant les Daudet. Enfin, le père, Alphonse. Je n'ose pas inviter le fils, Léon, mon préféré, dont la liberté d'expression ne tiendrait ni les arrêts Costa et Gouveia c. Portugal ni Bilger.

Alphonse Daudet a écrit « Les Lettres de mon moulin », et dans celles-ci « Le secret de Maitre Cornille ». Qui n'était certes pas avocat.

Et pourtant, quelques extraits :

« Notre pays, mon bon monsieur, n'a pas toujours été un endroit mort et sans renom, comme il est aujourd'hui. Autre temps, il s'y faisait un grand commerce de meunerie(...)Tout autour du village, les collines étaient couvertes de moulins à vent. Ces moulins là, voyez-vous, faisaient la joie et la richesse de notre pays. (...) Malheureusement, des Français de Paris eurent l'idée d'établir une minoterie à vapeur, sur la route de Tarascon. (...) Maitre Cornille était un vieux meunier, vivant depuis 60 ans dans la farine et enragé pour son état. L'installation des minoteries l'avaient rendu comme fou. (...) Il trouvait comme cela une foule de belles paroles à la louange des moulins à vent, mais personne ne les écoutait(...)Alors, de male rage, le vieux s'enferma dans son moulin et vécut tout seul comme une bête farouche. (...)

Dans la vie de Maitre Cornille, il y avait quelque chose qui n'était pas clair. Depuis longtemps personne au village ne lui portait plus de blé et pourtant les ailes de son moulin allaient toujours leur train comme devant.(...)

C'était le secret de Maitre Cornille ! C'était ce plâtre qu'il promenait le soir par les routes, pour sauver l'honneur du moulin et faire croire qu'on y faisait de la farine. Pauvre Cornille !

(Alors) tout le village se met en route, et nous arrivons là haut avec une procession d'ânes chargés de blés, du vrai blé. (...) Et nous avons tous des larmes dans les yeux de voir le pauvre vieux se démener de droite et de gauche, éventrant les sacs, surveillant la meule, tandis que le grain s'écrasait(...)

Puis un matin, maitre Cornille mourut, et les ailes de notre dernier moulin cessèrent de virer, pour toujours cette fois.

Cornille mort, personne ne prit sa suite. »

Par bernard.kuchukian le 07/02/13

Je me suis fait piéger hier à ORLY ouest : on m'a proposé une voiture toute électrique pour aller à VERSAILLES et retour. 30 km aller, autant retour.

J'étais intéressé, excité même.

Le fabricant français est Citroën.

On comprend maintenant que les fabricants français soient dans le rouge, alors que les allemands et les japonais ne le sont pas, a prévu une autonomie de 100 km.

Pour moi, c'était suffisant.

Sauf que l'autonomie est fausse, car on l'a calculée pour la ville, et encore, tandis que sur l'autoroute on consomme plus d'électricité.

Bref, à l'arrivée à VERSAILLES, je n'avais plus que 40 % de carburant électrique.

Impossible de trouver une borne de ravitaillement.

On ne les a pas prévues sauf deux, et il faut savoir où (il parait qu'à PARIS...) Et puis même, il n'est pas normal d'aller rechercher tous les 30 km.

C'est débile.

Vous avez compris que je craignais de tomber en rade sur le retour. Personne n'a pu me trouver une solution sur place, malgré l'amabilité extrême et dévouée des employés du parking de la mairie (il y a là deux bornes, sans doute vandalisées, car elles ne distribuent plus d'électricité).

Bref, je passe les détails, le loueur m'a fait remettre un véhicule de remplacement, et je suis retourné à ORLY ouest.

Le premier qui me parle d'écologie, d'économie d'énergie et de voiture propre française, je lui vole dans les plumes.

Par bernard.kuchukian le 04/02/13

A propos de la loi de 1881 sur la presse.

La commission des lois du Sénat travaille actuellement une proposition de loi venue de l'Assemblée nationale, tendant à porter de trois mois à une année le délai de prescription pour les faits de provocation à la diffamation et à l'injure en raison du sexe, de l'identité ou du handicap.

Tandis que dans le même temps, le Conseil constitutionnel est sur le point d'audiencer, dans les jours à venir, une Q.P.C., posée par la Cour de cassation, de la constitutionnalité des dispositions dérogatoires à la règle admise depuis plus de 130 ans, portant de trois mois à une année le délai de prescription des faits de provocation à la diffamation et à l'injure en matière raciale.

Pour ramener la prescription à trois mois.

Comme disait voici quelques années à la radio Philippe MEYER, nous vivons une époque moderne.

C'est d'autant plus exact ici qu'aujourd'hui, les informations circulent des milliers de fois plus vive qu'en 1881, tandis qu'il faudrait donc plus de temps pour les apprécier.

Moi qui croyais que l'histoire s'accélérait, on dirait finalement que non.