Par bernard.kuchukian le 08/07/12

Ce billet est écrit par un non-fumeur, qui n'a même jamais fumé.

L'interdiction généralisée pratiquement dans le monde entier de fumer à l'intérieur oblige par la force des choses les fumeurs à sortir dehors, dans la rue, dans une cour, etc.

Ils le font résignés à leur triste sort de parias enfumeurs de la société moderne. Ils ne protestent pas.

Ils sont là, à part, silencieux, soumis, des sympathies se découvrent du coup entre ces exclus de la société moderne et hygiénique.

J'avoue ne pas comprendre une telle docilité, une telle résignation : personne ne réagit.

Cette affaire me rappelle deux souvenirs américains.

Le premier est la première visite que j'ai jamais faite d'une usine de cigarettes celle géante de PHILIP MORRIS à RICHMOND dans la si belle Virginie. Une ville. Réception comme simple visiteur au parking de la présidence, la porte de ma voiture ouverte par un géant Noir de 1,95 m à habit et parements, haut de forme, qui avait justement exigé mon stationnement à la présidence, m'accompagnant ensuite à l'intérieur, prise en charge sur un petit train. La grande allure.

Je me rappelle qu'il y avait là un panneau contraire de ce qu'on lisait ailleurs « Dont' smoke ». Là c'était » Do smoke »

Ensuite, à NEW YORK, le banc installé à l'extérieur, donc dans la rue même, par la direction de l'HOLIDAY INN de Gold Street à deux pas de Wall Street, justement pour que les fumeurs puissent au moins s'asseoir.

De telles délicatesses (ah ce mot...) n'existent pas ailleurs.

Par bernard.kuchukian le 25/01/12

Voici maintenant que la crise de la zone euro ne serait due seulement qu'à la grande compétitivité des Allemands et même de leurs salariés. En traduction claire, ceci veut dire que l'ouvrier allemand est plus productif que n'importe quel autre ouvrier partout en Europe.

Du coup, les difficultés actuelles ne sont pas dues aux mauvais (les improductifs), mais aux bons (les productifs).

C'est comme à l'école communale - le raisonnement global n'a d'ailleurs jamais dépassé le niveau. Maman, ce n'est pas parce que je suis mauvais et que je n'apprends pas que je suis dernier. C'est parce que les autres sont plus forts.

C'est pareil au sport. On ne perd jamais parce qu'on est les plus mauvais. Non, c'est seulement parce que les autres sont les plus forts.

Au barreau, c'est presque pareil. C'est que là, on est dans un monde supérieur. Alors on peut certes perdre parce qu'on est le plus mauvais et que le meilleur a gagné. Quelquefois, on ne gagne pas parce qu'on est le meilleur, mais parce que le juge (qui n'est donc pas bon) est sensible à autre chose que la qualité. Ah, les copains, je ne vous oublierai jamais comme disait l'autre.

Encore que finalement, c'est encore le même raisonnement. A quoi sert-il d'être bon, il suffit de combine.

Mais, là je m'égare, et je ne suis plus dans la compétitivité des entreprises.

Par bernard.kuchukian le 19/01/12

La situation est la suivante.

Je suis l'un des rares avocats activistes à avoir poussé à la suppression des avoués d'appel.

A ce titre, je me dois de me constituer le plus vite possible à leurs places dans tous les dossiers d'appel de mes clients.

Je ne suis pas malheureusement un avocat important par le nombre des dossiers. C'est ainsi. La compétence et l'intelligence ne sont pas toujours récompensées. La non modestie non plus, je sais. Il faut que je m'en foute.

Me voilà donc à régulariser avec le R.P.V.A. ces situations.

Je vais écrire prochainement et à nouveau sur le role du greffe à la Cour d'appel.

Les avoués sortants n'ont pas respecté l'art. 27 de la loi de fusion. Par tous les moyens, y compris les moins honnêtes, ils ont tout fait pour rester dans les dossiers, contre les intentions des avocats qui leur avaient transmis les dossiers et les clients.

C'est demi-mal pour les avoués devenus avocats. C'est iNADMISSIBLE pour les avoués disparus, ayant transmis leurs clientèles à des avocats le plus souvent issue de leurs études. Ceci constituera un acte de détournement de l'argent public destiné à indemniser la suppression des avoués. J'ai bien écrit des avoués, pas des charges qui n'existent plus depuis le 4 aout 1789. On en reparlera. Je ne suis pas encore mort.

Si on avait bien suivi l'art. 27, nous aurions tous du être informés de ce qu'allaient faire les avoués sortants.

Ils ne nous l'ont pas dit et ne l'ont pas dit aux greffes. Ils sont hors la loi. La raison est simple, il fallait en catimini essayer de nous piquer les clients.

Je refuse d'entrer moi dans ce jeu, parce que des clients, je n'en n'ai pas à en revendre. je dois me battre pour conserver mon pré-carré.

Alors voilà que pratiquement, dans mes constitutions aux lieu et place, je me demande bien qui a été déclaré au greffe après le 1er janvier courant. Ce n'est pas si évident.

Les noms des anciens avoués disparus notamment de sociétés civiles dissoutes apparaissent encore.

Dans ces conditions j'utilise cette formule issue des actes monarchique de l'ancien droit. Le monarque disait encore "à tous ceux qui les présentes verront, salut". La formule est encore utilisée par le roi des Belges et peut être par le grand-duc du Luxembourg. Son neveu.

Ma formule à moi, à l'attention, du greffe qui joue désormais le role fondamental qu'on sait, est la suivante:

"Bernard KUCHUKIAN . .. déclare à tous ceux que les présentes verront ... qu'il se constitue pour .... aux lieux et place de XXX avoués disparus ou de tous autres intervenants qu'ils qu'ils soient."

J'ai enlevé le "salut". Je ne pouvais pas me permettre.

Merci l'Ancien droit.