Par bernard.kuchukian le 20/10/16

 

En souhaitant qu’Éric ZEMMOUR et les autres,  qui pensons  comme lui, quant à la possibilité finale d’une guerre civile,  l’état  sociétal actuel de notre pays  a quelque chose d’aussi original qu’inquiétant.

Voici maintenant  que les policiers descendent dans la rue et manifestent, ce qui leur est interdit par la loi.

Mais  ils le font,  parce qu’ils se plaignent à justice titre,  malheureusement,  que leur sécurité soit abusivement mise en cause.

On est alors dans une situation  inouïe, où on doit se poser la question de savoir si la déclaration des droits de 1789,   qui est le préambule de la constitution de 1958, est elle-même constitutionnelle.

Son article 12 dit que  la garantie des droits de l'Homme et du citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.

Ainsi considéré, les policiers descendant dans les rues pour protester contre le rôle de cibles passives que leur réserve le pouvoir, seraient donc hors le droit.

Heureusement, il existe l’article 1er avant l’article 12.

Art. 1er. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

Les policiers sont des citoyens comme nous tous, et l’égalité des droits signifie clairement que leur travail ne consiste pas à se faire flinguer tranquillement  dans l’exercice de leur fonction ou ailleurs. Comme tout le monde.

Cette distinction sociale, qui consisterait à se faire tuer tranquillement, n’est pas fondée sur l’utilité commune, laquelle est je le rappelle, l’ordre public républicain.

Ouf, j’ai eu peur un instant.

 

Par bernard.kuchukian le 19/10/16

 

Il y a des années que nombre de sympathisants d’un certain parti politique  bien connu,  que je ne nommerai pas (j’en suis) donnent et se donnent le conseil d’en déclarer directement le moins possible.

Se taire.

Un ministre de la République accuse désormais ce parti de se taire.  

Oui, parce que se taire (parce que sinon,  on vous reproche de parler, de dénoncer la vérité), ce serait inciter à protester.

Il s’agirait de cesser la divagation.

Quant au reste, la mise des bulletins de vote dans les urnes se fait en silence.

Ce qui ne veut pas dire qu’on n’en pense pas autant.

 

Par bernard.kuchukian le 16/10/16

 

Par les temps qui courent, de l’affaire du président de la République de la lâcheté, à la réflexion née,   quelques semaines plus tôt  de ce que le président du Conseil constitutionnel ne pouvait pas dire,  avant la fin de son mandat, et  qu’il a écrit ensuite,  et comment encore, le principe institutionnel de la  langue de bois a volé en éclats.

Quel bonheur.

Mais ce n’est apparemment pas fini.

Voici maintenant que Monsieur Jean-Louis DEBRé va faire en quelque sorte de l’après-vente.

On annonce en effet  qu’il animera une émission de télévision sur « Paris Première » à partir du 25 octobre, appelée « Conseil d’indiscipline ».

On imagine du  subliminal là-dedans, car, après tout, le Conseil constitutionnel n’est –il pas devenu, depuis la question prioritaire de constitutionnalité,  son oeuvre, la célébration institutionnelle,    au plus haut niveau de la République, de l’indiscipline.

Quel autre bonheur.

 

Par bernard.kuchukian le 13/10/16

 

Avez-vous remarqué comme tous les  autres candidats à la prochaine présidence de la République française pillent littéralement les idées de Marine LE PEN ?

Le propos  a été occulté volontairement par les medias,  derrière la « lâcheté » de l’institution et non des magistrats, attention à ce qu’on a écrit, parait-il par les deux journalistes. Il y avait encore plus grave : Monsieur HOLLANDE a dit parait-il qu’il considère l’immigration comme mauvaise pour la France.

Quand Jean-Marie LE PEN, la famille et les amis, disent pareil, on va en correctionnelle…

La copie est générale.

Tiens, même moi, je suis copié. Hier dans un billet consacré à la déclaration présidentielle sur la justice, je parlais des poubelles qu’on vidait.

Et puis j’ai terminé en soupirant et en attendant  la suite par l’arrivée de la boue.

Voici que le Figaro de ce matin  reprend l’expression, la boue, mais pour définir la campagne électorale américaine actuelle. En attendant la suite.

Par bernard.kuchukian le 10/10/16

 

Bien qu’il existe un décalage,  puisque, première différence,  la date de l’élection n’est pas la même, à six mois près, nous vivons actuellement deux campagnes électorales présidentielles parallèles, l’une aux Etats-Unis, l’autre en France.

L’autre différence est que côté américain, on connait les deux candidats prévus pour le final, tandis qu’en France, on n’en connait qu’une. Un tas de mois encore pour savoir qui sera le second.

Mais on dirait bien que la différence fondamentale est ici.

Les Américains se passionnent pour mes histoires de cul. Les Français pour les affaires tout court.

Finalement, rien n’est changé. Les Américains, c’est le business, les Français, c’est le sentiment.

 

Par bernard.kuchukian le 29/09/16

 

 

Je me couvre,   quant au mot « hochet »,  de toute  éventuelle poursuite  d’injure  notamment  engagée par tout bâtonnier portant Légion d’honneur.

« C’est avec des hochets qu’on mène les hommes. » 

Ces mots auraient été prononcés par Napoléon Bonaparte devant Cambacérès et Roederer (1) qui s'inquiétaient de sa  décision de créer l'Ordre de la Légion d'Honneur.

Voici que le journal officiel de ce matin nous apprend l’augmentation des tarifs  de chancellerie :

Par brevet de grand ‘croix, c’est 200 €

Par brevet de grand officier, c’est 150 €

Par brevet de commandeur, c’est 100 €

Par brevet d’officier, c’est 75 €

Par brevet de chevalier, c’est 50 €.

C’est tout à fait dans mes moyens.  Mais ça ne suffira pas à ce qu’on me dit.

Pour les décorations étrangères, ça va de 60 € pour  celle  portée en écharpe à 30 € pour celle portée à la boutonnière.

Mais le grand maitre ou le grand chancelier peuvent apprécier  le bien fondé de demandes d’exonération totale ou partielle du versement des droits.

La démocratie est décidément en marche. Encore que.

Pour les ordres bidon, genre associations de la loi de 1901 qui se délivrent des décorations pompeuses du modèle « Ordre pieux de Saint Basile le Bien Heureux », ou plus prosaïquement jadis à Marseille, organisé par la maison Ricard, et son génial pastis,   « L’ordre  des anysetiers », horreur, aucune valeur. Circulez.

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  1. Ce Roederer devait être un très proche de Napoléon. Il avait fait carrière au Conseil d’Etat et avait été secrétaire

           du roi de Naples qu’était Murat, le beau –frère de l’empereur.

On le retrouve comme premier et dernier préfet du département du Trasimène,  qui fut  le plus septentrional  de l’empire, à Spolète.  100 km de Rome. J’ai failli bien m’intéresser de très près  à la région, puisqu’avec un peu de malchance, j’aurais pu y finir mes jours cet été. C’est en effet en Ombrie, dans la région du tremblement de terre du mois d’aout où j’étais de passage.

P.S. J’imagine un commentaire sur  un autre liquide. Moi j’arrête là.

Par bernard.kuchukian le 26/09/16

 

Cette nuit pour nous, il y aura le premier débat télévisé CLINTON – TRUMP (ordre alphabétique). Je ne reçois pas les messages de campagne de Mme. CLINTON. Je ne suis pas abonné, vous n’êtes pas étonnés. Je reçois par contre ceux de M. TRUMP.

La première remarque que je fais, c’est que le candidat TRUMP demande à ses partisans de lui indiquer les sujets dont ils souhaitent qu’ils soient abordés. Quelque part, on en revient aux observations très critiques contre la droite tout au moins de M. MENARD à BEZIERS voici quelques mois : la salle, l’électeur doivent parler, et le message doit venir de ce sens vers le candidat. Pas le contraire. Voyez aussi PODEMOS et compagnie en Espagne.

La seconde, ce sont les thèmes suggérés :

  • Immigration illégale

  • Droits du 2ème amendement (je précise que c’est le droit au port d’arme)

  • Commerce équitable

  • Terrorisme radical islamique

  • Réduction des impôts

  • Réduction de la dette

  • Création d’emplois

  • Indépendance énergétique

  • Soin aux anciens combattants

  • Sécurité sociale

  • Protection de la vie avant la naissance (1)

  • Choix de l’école.

 

C’est très proche de chez nous. A demain.

  1. J’ai maintenant compris pourquoi ma cousine Angèle Kuchukian, bonne sœur en retraite, vote TRUMP.

Par bernard.kuchukian le 25/09/16

 

Comme elles ne sont toujours appliquées qu’au seul bénéfice des autres, sans jamais leur  moindre contrepartie,  et qu’elles ne le sont que  par les uns que nous sommes, tandis que notre survie à tous  dépend de leur négation.

Je dis : il y en a marre de la repentance et de la compassion.

 

Par bernard.kuchukian le 21/09/16

 

Si la société occidentale tient jusque-là, dans cent ans ou plus, les historiens remarqueront la particularité du XXème et ensuite du début du XXIème siècle : l’édification des murs.

Qu’il s’agisse des propriétés individuelles, ou collectivement.

Regardez autour de vous, partout s’édifient des clôtures hautes  en dur, remplaçant souvent dans les zones pavillonnaires les murs bahut surmontés de grillages avec plantations autour. On n’est pas encore en   Afrique du sud, avec les barbelés sur les murs. On y arrivera peut-être un jour.

Car collectivement, le phénomène est le même. Dans l’histoire passée, le mur est destiné à protéger des invasions barbares. La muraille de Chine et le mur d’Hadrien en sont les exemples. Et on ne compte pas les murailles autour des villes médiévales. La Renaissance et le monde moderne ont  tout fait tomber.

Le retour a commencé avec la ligne Maginot et la Siegfried, mais on n’avait pas les moyens de construire en continu. Et puis l’avion a tout mis au sol. On a bien recommencé avec les barbelés de ligne Morice en Algérie, reprise en Israël, mais révélée insuffisante.

Alors, les Israéliens ont édifié des murs hauts et continus, que les Américains essaient de reprendre à la frontière mexicaine. Et voilà maintenant qu’on importe le procédé à Calais.

Les constructeurs de ces murs n’ont pas conscience de ce qu’ils font,  parce qu’ils sont incapables de maitriser pardon de combattre  les phénomènes externes qui ont obligé à leurs constructions.

Au fond, ils devraient voir qu’ils se mettent eux-mêmes en prison. Ou qu’ils ont perdu la guerre.

Par bernard.kuchukian le 18/09/16

 

Parodiant la très célèbre publicité de la source Perrier, il faut bien en arriver à la formule suivante :

« L’islam, c’est fou ».

Avez-vous considéré en effet le nombre de terroristes ou d’agresseurs en tout genre, de la Kalachnikov à la bombonne de gaz, en passant par l’arme blanche de base, jeunes et vieux, amoureux transis ou non,  dont les autorités du moment,  qui savent très bien,  et ne le disent pas,  au nom de quoi et sous quelle pensée ils ont agi,  vous déclarent finalement qu’ils ne sont  que des « déséquilibrés «  ?

Bientôt, vous le verrez,  ces déséquilibrés-là seront même simplement numérotés, comme le suggère Monsieur SARKOZY.