Jan
17
LETTRES DE MON BARREAU : A L’AIDE, PIERRE DAC

Je demande le commentaire de notre ami GIROUD, grand spécialiste de Pierre DAC sur le texte qui suit, attention à lire doucement, c’est subtil.

« « Un concerné n'est pas forcément un imbécile en état de siège,  pas plus qu'un concubin n'est obligatoirement un abruti de nationalité cubaine. » »
 

Citation de Pierre Dac ; Les pensées - Ed. du Cherche Midi (1972)

Jan
17
GRANDEUR : L’A 380 OU LE PROCHAIN BIDE

Survolons pour l'instant la question et  préparons nous au prochain bide, la fin de l’A 380 grandiose lui aussi. Il  y avait eu le Concorde avant lui.

Combien ?

Louis Ferdinand CELINE,  dans « Les beaux draps » : « Si c’était par la force des mots, on serait surement Rois du Monde. Personne  pourrait nous surpasser, question de gueule et d’assurance. Champions du monde en forfanterie, ahuris de publicité, de fatuité stupéfiante, Hercules aux jactances » .

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Jan
17
LETTRES DE MON BARREAU : VOICI UN FLORILEGE D’ABRUTIS:

 

  • À quoi sert d'être intellectuel si les abrutis se mettent à réfléchir !
    Citation de Frédéric Dard ; L'Archipel des Malotrus (1967)
  • Le comble de l'abruti est de vouloir s'attribuer les talents et les vertus qu'il n'a pas.
    Citation de Jean-Baptiste Massillon ; Les maximes et pensées (1742)
  • Il faut que le peuple soit abruti pour être gouvernable.
    Citation de Félicité Robert de Lamennais ; Le livre du peuple (1838)
  • L'autorité abrutit et abaisse ; la liberté désabrutit et élève.
    Citation de Emile de Girardin ; Les pensées et maximes (1867)
  • Un homme abruti n'appartient plus à aucune espèce, il doit être mis à l'écart de la société.
    Citation de George Sand ; Lélia (1833)
  • L'amour abrutit ceux qu'il domine.
    Citation de Pierre Choderlos de Laclos ; Les liaisons dangereuses (1782)
  • Abrutis de frustrations, il y a sur la terre plus d'imbéciles que de pâquerettes.
    Citation de Louis Scutenaire ; Mes inscriptions (1943-1944)
  • Aujourd'hui, les gens sont lourds, abrutis : ils ne savent que boire !
    Citation de Louis-Ferdinand Céline ; Cahiers de Céline (1976)
  • La sévérité rebute les enfants et les abrutit.
    Citation de Pierre-Claude-Victor Boiste ; Le dictionnaire universel (1843)
  • L'être abruti, l'idiot, le crétin reste indifférent à tout ce qui ne le blesse pas.
    Citation de Jacques Boucher de Perthes ; De la création (1841)
  • Entre eux, les hommes s'abrutissent, et les femmes s'aigrissent.
    Citation de Louis Joseph Mabire ; Le dictionnaire de maximes (1830)
  • La majorité des hommes n'ayant pas le temps de réfléchir, abrutie qu'elle est par le travail corporel, vit surtout de préjugés et d'idées fausses. Elle en serait empoisonnée sans l'habitude qui amoindrit le danger, et, surtout, si le pain d'erreurs dont elle se nourrit n'était pétri avec le levain de la vérité. Car, toute erreur a une vérité pour base. On peut même dire que toute erreur est une vérité relative : voilà pourquoi l'erreur a souvent tant de séduction et de durée.
    Citation de Auguste Guyard ; Quintessences (1847)
  • Les abrutis ne voient le beau que dans les belles choses.
    Citation de Robert Sabatier ; Le livre de la déraison souriante (1991)
  • La plupart des contemporains, abrutis d'informations, ont l'oreille dure et l'intelligence lourde.
    Citation de Georges Picard ; Petit Traité à l'usage de ceux qui veulent toujours avoir raison (1999)
  • Couillon - Voir carré ce qui tourne rond.
    Citation de Maxalexis ; Mon dico poésie, 10 (2010)
  • Mieux vaudrait apprendre à faire l'amour correctement que de s'abrutir sur un livre d'histoire.
    Citation de Boris Vian ; L'herbe rouge (1950)
  • L'espoir est un abruti qui gobe tout ce qui l'arrange, et cet abruti nous fait vivre.
    Citation de Romain Guilleaumes ; Diverses idées (2007)
  • L'esclave, plus abruti que la brute, laquelle ne perd point son instinct avec la liberté, lui, il perd avec elle tout ce qui le fait homme, l'intelligence et la vertu.
    Citation de Louis-Auguste Martin ; Esprit moral du XIXe siècle (1855)
  • Un concerné n'est pas forcément un imbécile en état de siège pas plus qu'un concubin n'est obligatoirement un abruti de nationalité cubaine.
    Citation de Pierre Dac ; Les pensées - Ed. du Cherche Midi (1972)
  • On prend plaisir à être chagrin et, quand le chagrin est passé, comme on y a usé des forces précieuses, on en reste abruti.
    Citation de Gustave Flaubert ; Lettre à Guy de Maupassant, le 15 août 1878.

 Diantre !

Jan
17
JUSTICE : NE PAS CONFONDRE LES CODES DALLOZ ET L’ALMANACH VERMOT

Certes, leur couverture est de même couleur, rouge. Mais c’est tout. Je vous assure.

Le message s’adresse à la presse judiciaire, et à certains (pourquoi un s à certains) journalistes de par ici que je connais un peu.

Trop.

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Jan
17
GRANDEUR : LA FIN HEUREUSE DE NOTRE DAME DES LANDES

Je ne savais pas comment classer ici l’information. Je devrais écrire plutôt « fin de grandeur ».

Bref, on a enfin atterri, ce qui est normal pour une affaire d’aéroport.

Evidemment,  ça va encore couter de l’argent en indemnités diverses et variées, et ce sera toujours au contribuable à payer.

Cela dit, le gouvernement  actuel a fort bien fait d’abandonner ce projet stupide.

Je ne suis pas client habituel de l’aéroport de Nantes.

Chaque fois que j’y ai attendu un avion pour Marseille, et Dieu sait qu’il faut attendre,  car les foules ne se pressent pas, j’ai surtout constaté un vide presque sidéral.

A l’évidence, l’actuel aéroport  suffit largement pour le trafic, et il  était temps de revenir à la raison.

Bravo.

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Jan
16
JUSTICE : QUAND MONSIEUR MACRON A BIEN RAISON

Sous titre: la constitution, rien que la constitution.

Je n’ai pas voté pour son élection à la présidence, pour autant j’ai souvent, avant celle-ci (bien avant les autres dans la profession) et après  aussi, dit qu’il a raison. C’est un peu comme pour les pendules cassées qui donnent l’heure exacte deux fois par jour.  Sauf que le président de la République actuel n’a rien d’une pendule cassée, ou alors d’une pendule qui ne serait cassées que quelques heures,  voire minutes par heure.

Pourquoi ce propos ?

Parce que devant la Cour de cassation, hier, le président de la République, chantre du « en même temps » a défendu, dans son discours, « la spécificité du parquet à la française », ce corps de procureurs censé bénéficier d’une certaine autonomie tout en appliquant la politique pénale fixée par l’exécutif.

Une situation inconfortable, dans laquelle le magistrat garde théoriquement une certaine liberté d’appréciation – voire de parole – dans l’exercice de ses fonctions, tout en dépendant de son ministre pour tout ce qui touche à sa nomination, sa promotion, et le déclenchement de poursuites disciplinaires, sans même parler des moyens de travailler dans des conditions satisfaisantes.

Ca c’est le discours, pour la forme : il est évident qu’en bienséance, le président élu au suffrage universel direct par le peuple français ne peut pas dire à des magistrats,  pourtant volontaires à cette fonction (ils l’oublient trop souvent) ,  je veux dire ceux qui travaillent au parquet,  qu’ils sont aux ordres du pouvoir en place.  Alors pourtant que, plus lucide, la Cour européenne le dit carrément. Et il s’engouffre dans ce que,  d’une phrase en clin d’œil le premier président de la Cour de cassation a dit comme le périmètre de ce qui reste d’autonomie au droit français dans le concert européen. On a tourné la difficulté par une périphrase à la française « spécificité à la française ». Et hop, le tour a été  joué.

C’est comme  le : « je vous ai compris » du général de GAULLE, qui n’aimait pas non plus les juges, tous, évidemment parquet compris.  Ca veut dire aussi comme le « Canada dry » pour l’alcool, aussi dans le temps : « ça ressemble à l’indépendance, ça en a le gout, mais ça ne l’est pas ». La spécificité française est alors finalement dans l’hypocrisie des mots.

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Jan
14
LIBERTE : ET CELINE MAINTENANT

Alors voilà, GALLIMARD  ne rééditera pas les trois pamphlets,  plus antijuifs que les autres, « Bagatelle pour un massacre », « L’Ecole des cadavres » et « Les beaux draps ». Techniquement, rien à redire, puisque l’auteur lui-même, qui avait tant souhaité » La Pléiade », qu’il a finalement eue,  avait cependant  toujours refusé leur réédition.

Philippe BILGER  vient d’écrire qu’il souhaite la publication sans censure. Il écrit aussi  que CELINE est partout, tout entier dans l’indigne, comme dans l’unique.

Nous avons un point commun avec BILGER, c’est notre date de naissance : tous les deux un 31 aout 1947. Nous sommes nés tous les deux dans deux mondes différents, mais après la guerre.

Sur cette affaire, mon point de vue est différent du sien. C’est l’indifférence.  

C’est l’indifférence,  parce que ces trois petits livres sont banalement consultables en ligne sur Internet en format pdf. Sans censure. Et même gratuitement.

Leur impact pratique est tout au plus susceptible de toucher de rares esprits dérangés dans la France d’aujourd’hui, j’en connais un ou deux au barreau. Mais après tout, la folie  est libre dans notre pays. Et personne ne se recommandera jamais de CELINE pour quelque action que ce soit.

C’est alors qu’on pourrait retourner au génial CELINE, plus personne ne saura écrire comme lui,  ce qu’il écrivait  dans  « Les beaux draps » (page 5), c’est vrai qu’il parlait des Français de l’époque au moins :

« Si c’était par la force des mots, on serait surement Rois du Monde. Personne  pourrait nous surpasser, question de gueule et d’assurance. Champions du monde en forfanterie, ahuris de publicité, de fatuité stupéfiante, Hercules aux jactances » .

Sur ce, question Juifs, on a connu au moins un Ariel SHARON, général de cavalerie de son état,  qui,  dans l’au-delà,  s’il existe et s’il y  a l’occasion de rencontrer CELINE, peut lui dire « connard,  tu n’y connais vraiment rien ».

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Jan
14
AVOCATS : L’IMPOSSIBLE EQUATION DE L’ABSENCE DE STATUTS DES ORDRES DES AVOCATS

 

C’est étrange comme on tourne en rond depuis 1810. Et même au delà.

Je relis le dictionnaire d’informatique juridique édité en 1970 par l’I.E.J. d’Aix en Provence,  sous la direction de celui qui fut  mon maitre, le professeur Edmond BERTRAND, auquel j’ai participé, j’y suis d’ailleurs mentionné  en première page comme analyste.

Il y a là dedans une rubrique à développer : « ordres et chambres professionnelles », qu’avec raison,  BERTRAND avait voulue  parfaitement différente de « groupements ». 

Je me souviens d’une discussion que nous avions eue à l’époque (j’avais 23 ans), et le génial  professeur faisait bien la différence, au sein des personnes morales. Qui pourrait s’exprimer ainsi :

  • Les ordres et chambres professionnelles résultent de  la loi.
  • Les groupements résultent du contrat.

Rien n’a changé depuis lors.

On a légitimement tout au plus  traité à part,  en raison de leur spécificité,   les professions réglementées (c’est  désormais le terme générique européen, au demeurant parfait en synthèse) de haut niveau intellectuel.  C’est-à-dire celles dont l’accès,  sauf quelques rares exceptions heureusement désormais passées,  est subordonné à la possession d’un titre universitaire supérieur de deuxième cycle, troisième même pour les médecins et assimilés, en attendant le troisième cycle obligatoire pour les professions juridiques.

Pour elles, en partie et  en contrôler la qualité, la loi a imposé les ordres ou les chambres professionnelles.

Autrement des organisations non contractuelles spécifiques et obligatoires. C’est ainsi qu’il existe,  créés par la loi l’ordre des médecins, celui des dentistes, celui des kinésithérapeutes, celui des infirmiers, celui des architectes, les chambres des notaires, des huissiers, (qui sont l’équivalent des ordres professionnels). J’arrête là ma liste, il y en a quelques  autres.

Mais la loi a oublié  de créer les ordres des avocats, tandis que le décret impérial de 1810, contrairement à une idée générale,  parfaitement fausse, n’a jamais créé l’ordre des avocats de Paris, mais seulement leur simple liste. Le tableau.

Alors, on peut comprendre aujourd’hui, mais pour combien de temps encore, que les avocats aient du mal à rédiger les statuts de ce que mon ami Philippe KRIKORIAN a fini par appeler,  avec raison,  au lieu d’ordre :  « indivisions imparfaites ». Oui, imparfaites en ce sens que le Code civil lui-même organise les indivisions à l’arborescence de l’art. 1873. Dans un titre justement appelé »des conventions relatives à l’exercice des droits indivis ». Mais que nous ne rattachons pas au formalisme ici prévu par le Code civil, avec des statuts.

Sauf que la rédaction de statuts pour ce qu’on appelle improprement ordres des avocats, donc pour la rédaction de ce qui est plus correct d’appeler barreaux, suppose,  si on reste dans le domaine purement conventionnel,  ce qui est impossible en l’état, le rattachement de l’organisation à un type légal de groupements (voir ci-dessus).

Et là, rien ne va plus, car ce qu’on appelle actuellement « ordre  des avocats » n’est ni  association, ni société de fait ou de droit, ni indivision ou groupement  légalement organisée. En droit, c’est rien du tout.

Alors que la récente réforme des obligations avec le nouvel art. 1145 du Code civil a justement mis de l’ordre (sic)  dans toutes ces notions, en subordonnant enfin l’existence pratique des personnes morales à la souscription de leurs statuts écrits,  en partie sous la légitime pression européenne, il serait temps que par exemple  le législateur crée par décret les ordres des avocats et les invite à établir suivant la même loi leurs statuts, à moins qu’il ne fasse comme il l’a fait pour les U.R.S.S.A.F. qui ont désormais une existence réglementaire spécifique,  à proposer des statuts type.

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Jan
13
LIBERTE : QUAND JACQUES LANG JOUE AUX HEROS PRUDEMMENT, SURTOUT SANS RIEN RISQUER DU TOUT

L’ineffable Jacques LANG vient de jouer les matamores en déclarant publiquement quelque part en France que le président américain, Donald TRUMP, est un président de merde.

Bof. Le TRUMP n’en n’a rien à foutre de Jacques LANG et des autres au demeurant. Et il a bien raison.

Au demeurant, LANG ne risque surtout  rien du tout, car en droit français, le délit spécifique d’offense au chef de l’Etat,  qu’il soit français ou étranger,  n’existe plus du tout, en dernière analyse ensuite de l’affaire       EON.  L’un et l’autre rayés de la loi de 1881 sur la presse.

Tiens, si on en revenait  alors à la Q.P.C. KUCHUKIAN – KRIKORIAN revendiquant l’inconstitutionnalité de l’injure. Vous verrez, on y parviendra.

Et on en reviendra notamment à ce que disait MELENCHON,  il y a quelques années sur le sujet,  pour écarter toute pénalité du propos, sauf s’il comporte un volet de violence.

Exactement soit écrit au passage, comme on croit le savoir dans la décision de relaxe de Madame BOUTIN, qu’on aimerait bien avoir enfin en copie complète.  Mais pourquoi donc  la cachent-ils ?

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Jan
13
IDENTITE NATIONALE : MERCI A GERARD BOYADJIAN

Son petit film en ligne sur Internet, le cas échéant sur le site de Riposte laique, dit tout haut ce que les Français n'ont pas le courage de dire voire de penser. Bravo Gérard.

 

P.S. Chronique cinéma. Techniquement, il y a du Jafar PANAHI  avec Taxi Téhéran dans le film. Car comme là bas, le réalisateur n'a pas les moyens techniques de faire son studio ailleurs que dans sa voiture qui devient le juste décor en vrai du sujet, et il est son propre acteur. Question de budget, mais aussi de liberté, car les fonds publics qui financent tous les autres films lui refuseraient leur aide, c'est ainsi en France. Oh bien sur, ce n'est pas l'Iran, mais question liberté d'expression....
 

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