Sep
22
JAF, billet d'humeur sur votre impatience

Cette semaine m'a amené devant 5 juges différents dans 3 tribunaux de la région parisienne. Audiences surchargées, clients énervés ou abattus, juges parfois aimables, souvent impatients que l'on a l'impression d'agacer lorsque l'on plaide plus de 30 secondes.

Mon métier n'est pas de me battre contre la montre de juges submergés par la masse des dossiers mais de faire entendre la voix et les demandes de mes clients, ces êtres humains qui sans cela auraient sans doute l'impression d'être broyés par la machine judiciaire.

Mesdammes, Messieurs les Juges aux affaires familiales, pensez à nos clients qui sont aussi vos justiciables et prenez le temps de l'écoute et de la compassion.

On se sépare, on se déchire, on va voir un avocat en espérant qu'il va savoir vous faire toucher du doigt la réalité de cette famille.

Puis vient l'audience. Ils arrivent, parfois de bon matin, dans un état de stress absolu.

Aujourd'hui un inconnu va décider du sort de leurs enfants, sans rien connaître d'eux ni de leur vie familiale.

Alors pensez à eux lorsque vous arrivez en retard et arrêtez de trouver normal la demi-heure ou ils vous ont attendu, sans explication. Ils en sont malades de cette attente.

Vous avez une matinée chargée, c'est certain et votre tribunal manque de personnel. Mais eux, c'est leur vie qu'ils jouent, la prunelle de leurs yeux, leurs enfants. Alors évitez les marques d'impatience.

Repensez à ce jour ou votre fille a été hospitalisée, ou alors que vous étiez dans la chambre, l'infirmière est rentrée avec le médecin, sans même dire bonjour, ils l'ont ausculté, le médecin a donné des ordres et est sorti. Il a été très efficace mais il n'a même pas jugé utile de vous parler, pourtant cela vous aurait rassuré.

Ne faites pas comme lui, écoutez les un peu, ne prenez pas un air blasé et énervé, évitez de les brusquer.

Bien sur, vous n'avez pas besoin de toutes ces informations verbales pour prendre votre décision, évidemment, vous étudierez le dossier.

Et il est normal que vous les canalisiez et gériez votre audience afin qu'elle reste d'une durée acceptable et utile.

Mais sachez faire la part entre l'inutile et l'inhumain.

Etre efficace ne suffit pas à rendre la justice sereinement.

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Commentaires

Nom: 
graffini
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n'avez vous pas peur que des juges vous lisent et vous en veuillent de ces propos?

Je souhaite qu'ils me lisent et j'aimerais moi aussi lire leurs humeurs sur les avocats, c'est ainsi que l'on évolue dans la vie.

Il s'agit d'un billet d'humeur et nous sommes dans un pays d'expression et de liberté.

J'assume totalement.

Nom: 
Maillard Jean Philippe
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Bonsoir,

Je n'ai eu à faire qu'une fois au JAF, pour la conciliation, ou plutôt la non-conciliation. C'était il y a longtemps, trop longtemps ! Cinq ans aujourd'hui, à quelques jours près.

Je ne me rappelle plus mais il me semble qu'il a été gentil. Ce n'était pas très compliqué : Divorce sur demande acceptée. "Madame, vous avez accepté le divorce, vous ne changez pas d'avis" - "Non".

Voilà. Vite fait, un quart d'heure ...

Et depuis ...

Cinq ans de procédure : Ordonnance de non-conciliation (septembre 2002), appel par la partie adverse, jugement de cet appel (janvier 2005), jugement du divorce (janvier 2006), appel du jugement du divorce (mars 2006), plaidoiries de l'appel (avril 2007) mise en délibéré fin mai 2007 ...

Jusque là rien que de très normal. Les procédures sont longues, c'est vrai, mais je ne peux empêcher madame future ex de défendre ce qu'elle estime ces droits.

Mais depuis mai 2007 : RIEN ! Quatre mois !

Je trouve que Monsieur le juge prend bien son temps.

Et pendant ce temps il me prive de liberté, de la liberté de me remarier, d'acheter un appartement pour moi etc ...

Quel délit ai-je donc commis pour être privé de cette liberté ?

Et pendant ce temps le bonheur va peut-être me fuir : un être aimé pourrait se lasser d'attendre.

Qui pourra me dédommager du préjudice moral subi par la lenteur de M. le Juge ?

Qui pourra me dédommager du préjudice financier subi parce que, plus le temps passe, surtout quand on a plus de 55 ans, plus les emprunts sont difficiles à obtenir ?

Monsieur le Juge ne sais pas tout ça quand il est devant sa pile de dossiers : il y a des coeurs, des sentiments derrière une chemise en carton !

Les conséquences de ses retards sont indicibles !

Une personne injustement condamnée, une personne maintenue en détention préventive à tort a droit a des réparation.

Pourquoi une personne privée de sa liberté de vivre seul n'aurait-elle pas droit à une réparation ... Il faudra que je demande à mon avocat quel recours je peux avoir !

Merci de m'avoir permis de m'exprimer.

Je suis ravie d'avoir pu vous ouvrir ces pages de liberté.

pour répondre rapidement, deux remarques:

* s'il est vrai que vous ne pouvez pas vous remarier par contre rien ne vous empêche de vous acheter un appartement pour vous. Car, en application de l'ancienne loi sur le divorce, la date de liquidation de votre régime matrimonial rétroagira à la date de l'assignation en divorce. Donc si vous achetez un appartement maintenant, il sera pour vous. Les seuls risques sont le décès et le débouté de la demande de divorce, qui ne semble pas être un véritable risque dans votre affaire (mais à vérifier avec votre avocat).

* en ce qui concerne la lenteur du délibéré, votre avocat peut faire quelques démarches auprès du juge, se plaindre au président du tribunal voire même au Ministère de la Justice. Le juge n'est pas responsable de ses fautes ou de ses erreurs, donc vous n'aurez rien de lui. Vous pourrez si vous le souhaitez attaquer l'Etat mais pour obtenir un dédommagement il vous faudra prouver le préjudice, ce qui est difficile. Vous pourrez peut être aussi envisager une procédure européenne. Mais tout cela coûte du temps, des soucis et de l'argent...

Nom: 
Maillard Jean Philippe
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J'ai écrit au Premier Président de la Cour d'Appel ... Mais je ne me fais pas beaucoup d'illusion ! Je n'ai pas parlé de la privation de ma liberté, j'ai seulement indiqué que je ne souhaitais pas entrer dans le livre des records pour le divorce le plus long ! Humour plutôt qu'humeur !

Merci pour l'information sur l'achat de logement. Un notaire consulté m'a indiqué que l'achat serait dans la communauté et j'ai trouvé sur le net une info qui m'a plutôt découragé (voir le lien suivant :

http://www.jurisprudentes.org/bdd/actu_article.php?id_article=3200).

C'est vrai que si j'achète, je devrai emprunter et que c'est l'emprunt qui tombera dans la communauté. Et si Mme future ex veut rembourser avec moi ! libre à elle !

J'avais pensé aussi à une SCI avec un tiers ... SCI dans laquelle je serais minoritaire, au moins tant que le divorce n'est pas prononcé !

Mais vous m'inquiétez, Maître, en évoquant la possibilité que je sois débouté de ma demande de divorce. Elle a tout de même été acceptée il y cinq ans.

Je sais que cela peut durer encore longtemps puisque mon avocat m'a informé qu'un pourvoi en Cassation pouvait encore être une possibilité. Je soupçonne Madame future ex de faire durer la procédure pour attendre (d'atteindre) la mort de mes parents et de faire valoir un héritage pour justifier une demande de prestation compensatoire exorbitante !

Mais de là à être purement "débouté", je ne veux y croire. Rassurez moi : ce n'est pas possible !

Et puis il y a rupture de la vie commune depuis 2001 ! alors ...

Excusez-moi, le Blog n'est pas un lieu de consultation ...

Je vous souhaite donc une bonne nuit ... en attendant votre réponse tout de même

si votre divorce est pour faute, alors la Cour (comme le juge) doit déterminer si les fautes dont il est fait état sont bien de nature à justifier un divorce c'est à dire à rendre impossible le maintien du lien conjugal.

il arrive, pas si rarement que cela, que les juges ou les cours concluent à un double débouté si les fautes lui paraissent insuffisantes et dans ce cas les époux sont mariés ... et en communauté.

dans ce cas il ne vous restera qu'à ressaisir un juge d'une demande en divorce, cette fois pour alteration définitive du lien conjugal et de demander la retroaction de la date de liquidation de votre régime matrimonial à la cessation de votre cohabitation et votre collaboration.

en ce qui concerne la liquidation de votre communauté, je vous réitère donc qu'elle va rétroagir et que sauf décès, vis à vis de votre femme (j'avais oublié il est vrai de vous préciser cela) vous pouvez acheter sans risque que le bien tombe en communauté (sous les réserves précédentes).

Nom: 
Maillard
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Il s'agit d'un divorce sur demande acceptée (avant 2005).

Vous écrivez dans votre article "La réforme du divorce au 01/01/05" :

Le divorce sur demande acceptée devient le divorce pour acceptation du principe de la rupture du mariage : il se simplifie et l'acceptation devient irrévocable,

Cela signifie-t-il que pour les divorces "d'avant 2005" l'acceptation est révocable, même après 5 ans ?!

la procédure de divorce sur demande acceptée engagée sous l'ancienne loi n'est pas modifiée par la nouvelle loi.

elle continue à suivre les règles de l'ancien texte et donc oui, l'acceptation est révocable.

Nom: 
Maillard
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J'avais écrit le 23 septembre :

J'ai écrit au Premier Président de la Cour d'Appel ... Mais je ne me fais pas beaucoup d'illusion !

Eh bien je me suis trompé ! Monsieur le Premier Président a pris la peine de me répondre. Qu'il en soit remercié ici si jamais il lit votre blog. Il m'indique la date à laquelle la décision sera rendue. Il a pris la peine de se renseigner. Et il ne s'est pas trompé : j'ai eu connaissance de la décision avant même de recevoir son courrier (le délai de transmission postale a fait arriver son courrier après le mail de mon Avoué !).

Maintenant commence le délai pour le pourvoi ! Encore attendre ... et espérer que la partie adverse se satifera cette fois de cette décision : le montant de la prestation a tout de même été multiplié par 2,3 ... mais reste à 17,5 % de la prestation demandée ... (plus d'un demi million d'euros !).

Je ne comprends pas la demande de la partie adverse : elle est tellement exorbitante qu'elle ne peut qu'être rejetée. A moins que ce soit intentionnel ... pour faire durer la procédure !

Et il n'y a aucun moyen de faire valoir l'intention dilatoire ?

Je ne vois pas ce qui peut, dans une procédure de divorce en général, donner lieu à un vice de procédure ! Un pourvoi en Cassation devrait être étayé par des faits solides. Si c'est juste "au cas où" cela ne fait qu'encombrer la Justice !

eh oui, le droit de recours est absolu

Nom: 
rebecca
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j'ai un souci, comme beaucoup d'ailleurs!!

Voilà je suis à la fin de mon divorce et voilà que tombe le résultat de mon deliberé qui ne me contente pas car rien de ce que j'ai demandé ne m'a été accordé!

Mon mari a quitter le domicile conjugal, je suis sans emploi malgré les efforts fournis et 2 enfants à charge dont j'ai la garde.

Que puis je faire pour entreprendre une nouvelle demande de pension alimentaire pour mes enfants???

si une décision est intervenue qui ne vous convient pas, il faut faire appel

Nom: 
Stéphane
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Je suis heureux de vous entendre parler humainement, car je suis en divorce et je n'ai pas d'avocat et nous avont fait un consentement mutuel avec mon ex épouse. Mais l'Avocat de madame à juger bon de demander 1200 € pour faute (quitte le domicile conjugale) puis 19000€ pour disparité des salaires. Bilan un rendu de divorce à l'échec débouté. Car je Juge a trouvé decevant le manque de preuve et surtout que j'ai toujours aider financierement mon ex epouse. Merci Monsieur le Juge mais cela fait deja 2ans pour un consentement mutuel et je souhaiterai refaire ma vie mais impossible de me remarier sans le Divorce rendu. Mon ex épouse a fait appel mais à demander que les 1200€ et les 19000€ soit retirés. L'avocat à répondu il vous faudra attendre encore 6 mois. Je ne sait plus quoi penser ni faire....?

A l'évidence vous n'avez pas une vision claire du divorce.

je vais donc rapidement reprendre certaines notions

1) vous n'etes PAS en divorce par consentement mutuel

un consentement mutuel implique l'accord des deux époux sur tout

pour divorcer par consentement mutuel il faut que vous ayez un avocat

2) la demande de prestation compensatoire (les 19000€) n'a rien à voir avec le fait que vous ayez aidé votre épouse mais est basée sur la disparité financière qui existe entre vous.

3) si votre épouse persiste à demander des dommages intérêts pour faute, elle va devoir obteniir un divorce pour faute ce qui n'est pas gagné, si elle est débouté encore une fois vous ne serez toujours pas divorcé

4) pour être certain que le divorce est prononcé et minimiser vos risques de condamnation financière, il faudrait que vous puissiez vous même faire des demandes au tribunal (ou à la Cour) mais pour cela vous devez prendre un avocat...

Nom: 
Emilie
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la situation : une requête déposée (par moi même) pour demander une revalorisation de la pension. Mon dossier bien bouclé, tous justificatifs détaillés et joints. Tout cela bien évidemment transmis en R-AR à l'avocat de mon ex mari.

En contrepartie, je reçois ses pièces justificatives de ses charges et revenus le vendredi soir alors que l'audience était fixée au lundi matin.

Etudiant du mieux que je le pouvais son dossier, je m'aperçois qu'il n'y a qu'une seule fiche de paie (novembre 2008), une seule facture EDF, une offre de pret datant de 2007 pour un investissement BORLOO non signé et pas de contrat de prêt définitif. Réception de ce dossier trop tardif pour demander des compléments avant l'audience.

Je prépare consciencieusement mon exposé (court) pour énoncer au JAF ce manque de consistance.

Vient l'audience, le jour J...

Je commence à parler et le JAF me coupe me demandant si une procédure avait déjà été engagée...

Je réponds aucune procédure devant un JAF depuis le divorce mais qu'une AEMO est en cours pour mon ainé de 8 ans. Procédure qui a été initiée par la protection de l'enfance suite aux plaintes de mon fils concernant ses rapports avec son père. (il a été établi qu'il subissait violences morales et physiques - gifles- ce qui fait sourire mon ex mari).

Le JAF me demande de développer...

Je ne m'étais pas préparée à parler de cela et l'émotion a pris le dessus sur mon assurance...

Le JAF se tourne alors vers mon ex mari qui parle plus du divorce (par consentement mutuel) pour lequel il a soit disant été plus que conciliant en ne me laissant la résidence des enfants que parce que ses horaires de travail ne lui permettaient pas de les prendre en charge. En profitant au passage pour me descendre tant que c'était possible (selon ses termes devant le JAF je suis "faux cul", menteuse et de mauvaise foi)...

Bref, le JAF s'adresse alors à son conseil (grand cabinet de Versailles) qui évidemment souhaite me débouter de ma demande.

Je pensais alors que le JAF reviendrait vers moi pour connaître ma position par rapport à ce qui était avancé par la partie adversaire mais que nenni ! Le JAF annonce "bien, je rendrais mon jugement mi mars"... La partie était "jouée"...

Je suis sortie au bord des larmes avec le profond sentiment de ne pas avoir été entendue et le droit de passer par la case "plateforme d'information de la médiation".

La seule chose que j'ai pu placer par rapport à la PA est que je voulais une répartition plus équitable...

Je ne suis pas très optimiste et j'ai vraiment un sentiment d'injustice... peut-être à tort... je le souhaite.

Nom: 
YARA972
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que cela se passe comme cela : le demandeur (vous) motive sa demande puis le défendeur (votre ex) contre motive votre demande et pas de retour. (N'est pas toujours l'avocat de la défense qui fini les débat après l'avocat général?)

Et puis encore une fois : prenez un avocat. vous pensez faire une économie de bout (gros bout peut-être) de chandelle et au final le justiciable novice et naïf se faire renvoyer dans ses 22 par des pro des bureaux de juges et de l'usage de la justice!!!!

Nom: 
Emilie
Site: 
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que cela se passait comme ça. Mais le débat a été centré dès le départ par le JAF sur la procédure d'AEMO en cours.

Quant à me prendre un avocat... je l'aurais bien voulu mais l'aide juridictionnel ne prenait que 5% en charge et par ailleurs je n'en avais pas les moyens. J'ai cependant bénéficié de conseils gratuits.

Nom: 
alexia
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possible dans votre situation

sachez que vous êtes sur un terrain glissant

car même si vous l'avez fait de bonne foi vous ne pourrez pas empêcher qu'on vous soupçonne de demander une réévaluation de pension pour vous venger de la maltraitance que vous avez dénoncée par votre fils à propos de votre ex

et pour l'AEMO vous n'empêcherez pas qu'on vous soupçonne d'avoir monté votre fils contre son père ou utilisé une "malheureuse claque" pour demander une réévaluation de pension. (d'où le sourire de l'ex et les allusions à la faux-cul menteuse de mauvaise foi))

donc,vous voilà prise entre deux feux.Celui du JAF avec la demande de réévaluation de pension et celui du Juge pour enfants avec la plainte pour mauvais traitements.

alors , soit que vous êtes de bonne foi mais vous avez franchement eu tord de demander une augmentation de pension en même temps qu'une AEMO est en cours.Car ça porte à méli-mélo .Mais vous n'avez pas à vous reprocher d'avoir alerté à propos de votre fils de 8ans si vous aviez de bonnes raisons de vous inquièter sur sa sécurité.

Soit que vous cherchez à tirer sur toutes les ficelles pour nuire à votre ex et ça risque de vous enmener dans de sales embrouilles ...

De toute façon,une AEMO dure 6 mois , calculez ,si le JAF a dit qu'il rendrait sa délibération mi mars et que l'AEMO n'est pas encore finie il est fort probable que vous aurez un status quo.

Vous auriez du prendre un avocat , les personnes qui ont des procédures à la foi chez le JAF et chez le Juge pour enfants devraient toujours prendre un avocat car la justice est ainsi faite que les différentes juridictions sont souvent clivées et ne communiquent pas entre elles,l'avocat peut faire le lien ,pas vous.Et il connait les juges,pas vous.

Mais ne vous faites pas trop de soucis avec cette demande de réévaluation de pension.Vous avez beaucoup plus à faire avec l'AEMO.Votre idée de médiation est bonne,mais mettez la vite en place si votre ex est d'accord car la situation est déjà très envenimée.Bon courage.

Nom: 
emilie
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pour clarifier la chose...

je ne suis pas à l'origine de l'AEMO. Mon fils a consulté seul la psychologue de l'école qui (au bout de plusieurs entretiens individuels) a alerté l'inspection d'académie qui a jugé le dossier suffisamment sérieux pour saisir la protection de l'enfance.

Il y a eu enquête et nombreux entretiens avant qu'une comission ne statue sur le dossier et ne l'envoie au Juge des Enfants. Et il n'y a pas eu "qu'une giffle".

Le JAF s'est d'ailleurs adressé à Monsieur en ces termes : "il n'y a pas de fumé sans feu ni de quoi en être fier".

L'AEMO doit s'arrêter en mai mais l'éducatrice qui suit mon fils m'a bien informée qu'elle demanderait une prolongation.

Nom: 
mam
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audience chez le Jaf : 15 mn

et 10 mn consacréeS à la teneur du dossier complexe du JE...

Nom: 
pat
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Sachez que l'impression que l'on a en sortant de chez un JAF est presque toujours catastrophique.

Sachez qu'on n'a guere le temps de s'exprimer et qu'effectivement le jaf ecoute souvent plus un avocat qu'un particulier, mais cela ne préjuge pas du résultat.

L'avantage de l'avocat est d'abord (en principe) qu'il connait la loi et sait sur quel terrain se placer et ce qu'il faut éviter donc il cible les points importants et élude les détails qui agacent le juge, mais aussi il n'est pas affecté par les coups bas et autre manoeuvres d'en face et s'il est bon a une stratégie efficace avec un bon dossier.

Pour le coté finance il fallait faire remarquer la proposition ancienne de Borloo qui n'a pas eu de suites, et pour le bulletin de salaire de novembre regarder le cumul fiscal net et préciser que celui de décembre comportait habituellement treizieme mois et prime de résultat.......

enfin le fait d'avoir été insultée devant le JAF par votre ex et que l'enfant soit sous AEMO chez lui vous apporte un avantage psychologique.

Apres tout cela si le juge motive sa décision avec les éléments falsifiés ou tronqués par votre ex vous pourrez revenir a la charge mieux préparée et avec des preuves......

Nom: 
rahma cornillon
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Je suis maman de 3 enfants, 2 jumelles de 8 ans et une aînée de 13 ans, dont j'ai la garde. J'ai cessé mon activité professionnelle depuis la naissance de notre premier enfant, pour suivre mon mari à l'étranger pour son travail et m'occuper de ma famille.

De retour en France, monsieur a quitté le domicile conjugal, depuis juillet 2007, pour aller vivre chez son amie.

Après 2 années de vie non commune, j'ai entamé la procédure de divorce et ai été déboutée.

J'ai effectué quelques missions poncutelles pour subvenir aux besoins de mes enfants, mais ne travaille plus depuis le mois d'avril. Monsieur ne travaille pas non plus, depuis plusieurs mois, et a textuellement dit au JAF qu'il ne retravaillerait pas tant que le divorce ne serait pas prononcé.

Il voit les enfants 1 samedi sur 2 et un dimanche sur 2, mais ne dorment pas chez lui et a également refusé de les avoir pendant les périodes de vacances scolaires.

J'ai demandé une pension alimentaire de 300 euros/ par enfant et 300 euros de pension compensatoire. décision : monsieur paye ce qu'il a proposé, soit, 100 euros de pensions alimentaire, sans aucune pariticipation financière (frais de scolarité, assurances des enfants, cantine, activité extra-scolaire etc...). De plus je récupère le crédit du véhicule familial, Scénic, soit 450 euros/mois et ce pendant 2 ans, alors que monsieur jouit de son Audi A8.

Me enfants et moi même vivons actuellement de l'aide de la CAF, en ayant un loyer à régler, les charges, un crédit de voiture, la cantine, les assurances des enfants, les activités, les vacances. Pouvez vous m'éclaircir sur cette décision, car c'est à n'y rien comprendre ?

Nom: 
nathalie
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bonjour, je suis maman de 3 miss, 10, 7 et 4 ans, le 11 mars son mari nous a fait à surprise à mes filles et moi de quitter le domicile familial pour repartir vivre chez sa mère

l'excuse, il est fatigué du bruit et à besoin de réflèchir

mes filles sont complètement destabilisées et ne comprennent plus rien, et moi pareil bien que je fasse bonne mine devant elles

1 semaine plus tard par sms il m'a annoncé qu'il demandait le divorce, sympa non !!!

j'ai reçu aujourd'hui un courrier de son avocat

j'ai beaucoup de mal à m'en remettre et je ne suis pas prête pour le divorce ayant toujours des sentiments

il me dit que lui aussi mais qu'il ne reviendra pas

je lui ai proposé de prendre un appartement et que l'on se retrouve les we il était d'accord mais plus maintenant

je ne sais plus quoi faire, au pire je suis d'accord pour une séparation mais pas pour le divorce

je suis devenue assistante maternelle, plus pratique pour les enfants avec les grèves scolaires et les vacances,, j'ai tout abandonné pour lui et voilà le remerciement,

pouvez vous me donner des conseils merci d'avance

Nom: 
Eren JABE
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Mon avocat plaide plaide plaide tandis que l'autre, rusée dit que la photo de sa chambre est floue; résultat des courses : un an de plus.

2012, enfin une audience/incident; hélas, repoussée de six mois, pourquoi ?

2013, je rentre enfin dans le temple, me trompe de bâtiment, puis d'étage ; immense fourmillière ou je n'ai, (sauf les deux policiers à l'entrée) rencontré aucun homme. Attente, RDV à 11h30, retard...12h30, les estomacs gargouillent. soudain le minuscule bureau s'ouvre face à une dame pressée. Catastrophe, la dame-juge mais, mais, c'est encore une nouvelle ! La 4ème qui, à la découverte du dossier déclare que la 1ere JAF s'y est mal prise : encore un an de plus, Et mon dimanche ? La question n'est plus à l'ordre du jour, au suivant!

Depuis 2010, j'ai mon fils le samedi après midi toutes les deux semaines, deux fois six heures par mois, 6 jours par an.

En 2011, 1er courrier ultimatum à la JAF : je ne peux assumer mon rôle de père il me faut samedi ET dimanche, sinon...

En 2012, l'ultimatum est explicite : ne pouvant assumer mon rôle de père avec 6 jours/an, à la date anniversaire de ses 5 ans, je serai forcé d'abandonner ma paternité ! ... Réponse : nada, nothing, rien, le silence absolu.

Et moi qui croyais que c'était l'arme fatale ; Même pas un pistolet à eau. Le mot "paternité" comme le mot "perlimpinpin" font, pour un tribunal, 4 syllabes, c'est tout.

Et le samedi de ses 5 ans, à 18 heures, je me suis baissé, j'ai regardé mon fils dans les yeux. Comment lui dire que c'était la dernière fois qu'il voyait son papa ? Impossible ! Il m'a fait un gros bisous et m'a demandé quand ? Papa revient dans 15 jours.

Cette année, grâce à l'affaire des grues, je n'ai plus honte : merci Serge.

Combien de père cachent à leur entourage de travail... qu'ils sont pères ! Parce qu'avec 6 jours par an,

on vous prendra pour un anormal, car vous ne pouvez être père, ce que je confirme.

J'ai parfois l'impression que l'étoile jaune de ce siècle, c'est d'être un homme.

Nom: 
nathalie
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On est bien d'accord que la Justice manque de moyen, d'organisation et de gestion ... Mais au dela de ça , il ne faut pas oublier qu'à la base, tout decoule d'un probleme de mentalité !! Si les parents prenaient reellement conscience qu'un couple parental doit subsister apres une separation en y dissociant ses rancoeurs, s'ils prenaient conscience de l'equilibre et des besoins de leur enfant à se situer par rapport à eux, ces problemes n'existeraient pas ... Je suis choquée qu'une mere n'en prenne pas conscience, en vous n'accordant pas de prendre votre enfant un week end entier , meme si cela n'est pas notifié dans une convention, je suis choquée que vous baissiez les bras ... Un peu de bon sens, un peu de problemes egotiques amoindries, les tribunaux ne seraient pas aussi débordés ... et les enfants plus équilibrés!

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