Sep
27
La vérité sur les divorces discount

900, 600, qui dit mieux?...

300€ , adjugé! Maître vous avez l'affaire.

Les offres se multiplient sur Internet aux prix les plus dérisoires pour les divorces par consentement mutuel.

Si la concurrence est excellente, encore faut-il savoir comparer et avoir pour cela les éléments qui permettent de connaître exactement les prestations et la qualité que vous payez.

La compétence d'abord; le divorce est devenu une spécialité pointue qui nécessite des connaissances approfondies et sans cesse remises à jour et une certaine expérience professionnelle.

Bien souvent les jeunes avocats, à peine installé ou encore collaborateurs d'avocats plus aguérris, proposent leurs services à un prix très faible. Ils n'ont pas de frais donc ils peuvent se le permettre mais pour le consommateur, l'usager de la Justice, sachez aussi qu'ils n'ont que peu d'expérience et pas toujours le temps disponible s'ils ont un patron.

Ancienneté au barreau et spécialisation sont des éléments fondamentaux, ils sont disponibles sur les sites internet des Ordres des avocats, généralement dans l'annuaire.

Le temps et le diplome c'est bien, la pratique c'est mieux. Par ouï-dire, sur Internet, dans les médias, vous saurez qui s'occupe vraiment de ces affaires à titre principal et qui fait un peu de tout, voire surtout autre chose que le divorce...

Et puis assurez-vous auprès de l'avocat de ce que sera son service. C'est l'avocat qui doit vous recevoir et prendre le temps de vous demander les éléments de votre affaire et de voir avec vous de façon approfondie les tenants et aboutissants de votre situation. Un divorce est chose sérieuse, pas question d'accepter d'être reçu entre deux portes, quelques minutes par un collaborateur qui vous fera dans la foulée signer une requête en divorce bateau sans avoir même le temps d'avoir des informations approfondies sur vos choix.

Un dicton populaire dit que "le bon marché coûte cher", en cette matière aussi cela est vrai.

Lorsqu'un client se présente pour un divorce, je commence par lui poser de très nombreuses questions sur sa situation tant personnelle que familiale et financière afin d'avoir une vision complète de ce qui est en jeu et des options possibles. Puis je lui explique les différentes options et lui propose de prendre le temps d'y réfléchir afin de déterminer celle qui sera la plus adaptée à ses besoins et à ses désirs. Je réponds par téléphone, par email, en rendez-vous, aux diverses questions qui lui viennent durant la procédure et après notre première rencontre. De cet échange naît enfin la requête en divorce. Cela peut-être rapide ou prendre un peu de temps, chacun est différent et il m'appartient de répondre aux besoins précis de mon client.

Lorsqu'un divorce vous est proposé à un prix dérisoire, l'avocat ne peut pas prendre le temps. Votre divorce n'est financièrement gérable pour lui qu'à la condition qu'il se fasse en 15mn chrono, de préférence avec un jeune collaborateur frais émoulu de l'école. Pas de temps de réflexion, pas d'échange, peu ou pas de conseil, un divorce à la va-vite et parfois ensuite des problèmes sans fins que cet avocat ne saura pas prendre en charge...

A vous de choisir, on ne divorce pas entre deux sandwiches.

Commentaires

Nom: 
kek.1322
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Je vous remercie grandement pour votre confraternité vis à vis de vos jeunes confrères... Je reste dubitative quant au fondement de ce parallèle entre jeunesse et incompétence...

Nom: 
Justiciable
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En ce qui me concerne, je n'ai jamais été aussi bien défendu que par les jeunes avocats, frais émoulus : ils y croient et construisent des conclusions et plaidoieries fortes et structurées. Les autres avocats, certes expérimentés, ne mettent pas la même énergie dans la défense de leurs clients.

Nom: 
YARA972
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Bien que la valeur n'attende pas le nombre d'années elles y contrinuent grandement.

Et ne vous en déplaise, je rejoins Maître BOGUCKI sur sa publication.

Et ce n'est pas une attaque contre les jeunes, c'est juste la constatation de faits.

Les jeunes (avocats et autres), par principe n'ont aucune expérience et cette expérience leur viendra grâce à leur travail.

En l'espèce certes on pourrait penser qu'un divorce par consentement mutuel est le plus simple des divorce donc n'appelle pas une grande expérience (et dans le même participe à l'expérience de l'avocat) mais que ce passe-t-il quand "tout par en live" que petit à petit la pression mont et qu'au final on arrive devant le juge avec un divorce pour faute?????

Nom: 
marie
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....bientôt on assistera à des propositions venant de Chine... le hard discount du divorce !

Nom: 
YARA972
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Peut être Marie mais la les frais de traduction feront exploser la note (avez vous déjà lu une notice d'utilisation soit disant en Français venant de là-bas....)

Nom: 
marie
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ils sont passés maître dans la technique du "copie"r il suffira de signer !

Nom: 
HELMAS
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Bonjour,

Les avocats sont comme le bon vin : ils se bonifient avec le temps !

Mais, pour l"avoir vécu, des avocats expérimentés n'ont aussi et, hélas, qu'une seule chose en tête : un dossier relativement "facile", très mal structuré, non approfondi ; par contre, des honoraires élevés !

Personnellement, j'ai déboursé 2.000,00 euros pour un divorce par consentement mutuel, où la partie adverse a tout gagné grâce à mon avocat peu enclin à me défendre sérieusement.

Il faut également remarquer que les personnes n'ayant pas de gros moyens financiers ne peuvent pas faire appel à des avocats renommés !

je lis cet article sans y voir de mise en cause de la compétence des jeunes avocats encore que la pratique dans ce métier suppose même pour les plus brillants des années pour pouvoir réagir efficacement en toutes circonstances dans ce métier particulier où aucun dossier ne ressemble à un autre

Nom: 
guillaume
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L'age des avocats n'est pas tout. Mieux vaut un bon jeune, qu'un mauvais expérimenté. J'ai trois expériences assez probantes :

1/ mon propre divorce : mon ex-femme a fait appel à un avocat ayant une dizaine d'années d'expérience, mais d'une telle agressivité que nous sommes passé d'un consentement mutuel pour lequel nous étions d'accord à 100% (avec un partage du patrimoine immobilier à 50/50) à une requête particulièrement maladroite à mon encontre que j'ai pu faire annuler en jouant le conflit d'intérêt (l'avocat m'avait reçu, et enregistré mes demandes pour le consentement mutuel qu'il annulera). Bilan des courses : mon ex-femme en payant cet avocat, m'a permis d'obtenir un partage de 70/30 en ma faveur du patrimoine. Merci Maître ...

2/Suite de mon divorce : nous nous sommes de nouveau entendu pour un consentement mutuel en changeant d'avocat et en en prenant un en commun : 4000,00 euros ... pour une convention rédigé à la va-vite ... Qui trois ans après me fait engager des actions contre mon ex, les unes après les autres ... je m'arrange pour utiliser des juridictions ou la représentation n'est pas obligatoire (c'est à dire presque toute, sauf le TGI), mais cela lui coute une fortune, car elle a très peur de la justice et qu'elle engage des avocats alors qu'il lui suffirait de discuter ... Mais elle ne veut pas discuter ou passer par une conciliation.

3/ J'ai une expérience de plusieurs années comme Juge consulaire, ce n'est pas le même sujet, mais je peux vous affirmer que la valeur chez les avocats n'attend le nombre des années. L'importance, c'est la maîtrise du sujet et du dossier. L'expérience fera la différence entre deux praticiens dont la maîtrise est équivalente. En droit civil, les effets de manches sont justes bons pour amadouer les clients, pas les juges.

J'ai pu lire dans le dernier commentaire que "l'importance, c'est la maîtrise du sujet et du dossier":

Effectivement, la maîtrise de la matière (en l'occurrence le droit des personnes) est fondamentale. La mention de "spécialiste" permet de garantir au justiciable ce 1er élément.

"L'expérience fera la différence entre deux praticiens dont la maîtrise est équivalente":

C'est parfaitement exact et la définition même de "l'expérience" est suffisamment explicite, à savoir " connaissance acquise par la pratique".

En conséquence deux critères majeurs de compétence: spécialisation et pratique étant entendu qu'ils ne sont pas exclusifs d'autres critères tels que, par exemple, l'implication et la disponibilité.

Alors s'il peut être exact que "la valeur n'attend pas le nombre des années", nous dirons avec Léonard que "La sagesse est fille de l'expérience"...

(mais ce n'est que mon humble avis :)

....cela étant je pense que Me Bogucki voulait dire qu'en tout état de cause 15mn de qcm (questionnaire à choix multiple) reçu par un collaborateur qui ne doit pas dépasser ce temps là pour un divorce ce n'est pas sérieux.

le souci, c'est que les clients ne mesurent pas toujours les conséquences juridiques de leur situation qu'il faut pouvoir analyser dans le détail pour que les clients sachent exactement à quoi ils s'engagent.

Je crois que Me Bogucki avait fait un article sur quelles sont les questions à poser à un avocat.

Pour Guillaume, je pense que des avocats formés à la pratique collaborative pourraient vous aider vous et votre épouse pour cela plus rapidement en effet. ...

Nom: 
Guillaume
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On sort du sujet, mais en l'espèce, ce n'est pas un pb d'avocat, mais un problème de comportement d'une des parties. Mon ex-épouse refusant de dialoguer avec moi - meme dans le cadre d'une médiation - il ne me reste que la voie judiciaire. ceci etant, cela m'entraine, après quelques années en tant que juge consulaire, je me destine à devenir avocat ...

Nom: 
LF
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Je comprends que souvent l'expérience acquise au fil des ans soit un critère de confiance vis-à-vis d'un client. Cependant, pour ma part, j'aime le droit dans sa globalité même si j'exerce principalement dans un domaine qui n'a rien à voir avec le droit de la famille.

Et, et cela n'engage que moi, ma jeunesse et mon envie d'aider des personnes en difficultés à un moment de leur vie, ainsi que la passion du droit, sont des éléments moteurs. J'ai un proche, qui est en procédure de divorce, qui malheureusement doit faire face à une future ex-femme omnubilée par l'argent et prête à tout pour cela (propos diffamatoires et autres!). Et bien l'avocat de ce proche, qui a 30 d'expérience, ne se soucie guère de son client et c'est fort regrettable car cela dénature l'image de la profession. J'ai conseillé des choses à ce proche, qui en a fait part à son avocat, et que ce dernier a appliqué! Et cela dure depuis janvier 2010!!! Son avocat n'a fait que prendre note de son souhait de divorcer, sans prendre la peine la peine de s'intéresser à son client et de lui expliquer comment il fallait procéder. Je fais toutes les recherches, je conseille mon proche, je lui dis quelle pièce apporter pour conforter son dossier, je suis l'actualité jurisprudentielle, je lui ai expliqué le contenu de l'ONC, je lui ai fais remarqué qu'une provision ad litem demandée et obtenue par la partie adverse n'avait pas été reprise dans les motifs de l'ONC, etc, etc... D'ailleurs, c'est encore moi qui lui ai conseillé de demander une ONC afin de ne plus vivre sous le même toit que cette femme, son avocat ne lui en avait pas parlé.

Tout ceci était pourtant le travail de cet homme de 30 ans d'expérience...

Certes, une expérience se bonifie avec le temps, mais à condition d'exercer son métier sans jamais trahir la confiance du client qui nous considère comme "ultra-compétent" et comme le guérisseur de ses maux.

La jeunesse n'est pas une difficulté, mais tout dépend de la volonté et de la façon de travailler du jeune avocat.

Nom: 
Micha
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La pratique est souvent l'essentiel, n'avoir personne d'expérimenté à qui demander, c'est souvent casse-gueule

Nom: 
Micha
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C'est le problème souvent des jeunes avocats, ils ne savent ou n'osent obtenir des réponses afin de faire l'état des lieux. La 1ère chose est de poser des tas de questions souvent très personnelles et ce n'est pas facile.

J'essaie d'aider des gens en juridique à titre perso et sans être avocate. Il s'agit surtout de faire parler les gens, de leur faire sortir les informations afin que lorsqu'ils arrivent chez l'avocat, ils savent donner les bonnes info.

Certaines info capitales ne viennent qu'après de longues questions, des demandes de précisions (on sent tout à coup, qu'un truc cloche et ça ne rate pas, l'oubli d'une info est là).

Alors faire ça en 15 minutes, impossible

Nom: 
Sidonie
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On perd aussi avec un avocat cher et chevronné.

L'essentiel, c'est le dossier. A mâcher aussi bien pour les avocats chers que pas chers d'ailleurs...

La plaidoirie compte bien sûr... Mais on s'en sort si on est sûr de soi et averti contre la mauvaise foi.

(J'ai personnellement bien mouchée l'avocate de la partie adverse des beaux quartiers, qui prend cher, certes, mais qui ne connait ni le terrain, ni les gens qu'elle cite (et tente de détruire) à l'audience...

Un bon client averti face à la juge, un zeste de bon sens, un brin d'humour... remplace un très bon avocat plein de haine... :-)

:-)

Nom: 
Sidonie
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Ce n'est pas un problème d'avocat mais un problème de comportement d'une des parties.

Je plussoie. Les avocats aussi chers soient-ils n'y peuvent rien... La médiation non plus d'ailleurs.

Deux dossiers égaux mais contradictoires et opposés, deux avocats chevronnés : c'est la guerre assurée. Tout le monde paie à tous les niveaux et sur le long terme.

Bonne chance.

Nom: 
Information
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Le problème à mon avis vient surtout de la spécialisation ou non sur un domaine du droit.

Il serait inconcevable d'aller voir un dermathologue lorsque l'on souffre des reins et bien je trouve inconcevable qu'un avocat spécialiste dans le commerce accepte un dossier divorce.

Nom: 
Corinne
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Avocat expérimenté = Bon avocat ?

Pas forcément, d'après mon expérience personnelle.

J'ai suivi les conseils de mon avocat (très) expérimenté, qui m'avait proposé de faire appel, et j'ai perdu de l'argent puisque la pension qui m'était accordée a baissé.

Il n'y a pas de garantie de résultats, même avec les avocats spécialisés !

Nom: 
gigi
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Je suis d'accord mais si vous lisez ici la première chose qu'on vous dit est de trouver un "bon avocat"...sic! Et l'avocat n'est même pas obligatoire....à la fois ne fait pas vos interets ni ceux des enfants mais les propre d'alimenter la procédure pour toucher...

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