Nov
26
RESIDENCE ALTERNEE et MESENTENTE DES PARENTS

La loi sur l'autorité parentale de 2002, qui a créé officiellement la résidence alternée a prévu deux cas de figure selon que les parents sont ou non d'accord pour fixer la résidence de leur enfant en alternance.

Au titre de cette loi et plus précisemment de l'article 373-2-9 du code civil, si l'un des parents souhaite la résidence alternée et que l'autre s'y oppose, le juge pourra :

* Tenter de les concilier

* Leur proposer ou leur imposer une médiation familiale : une fois la médiation terminée, ils seront à nouveau convoqués par le juge pour qu'il statue.

* Nommer un enquêteur social : une fois l'enquête rendue , ils seront à nouveau convoqués par le juge pour qu'il statue au vu des résultat.

* Ordonner la résidence alternée à titre provisoire pour une durée qu'il détermine: une fois passé ce délai, les parents devront revenir devant le juge qui au vu de la situation statuera définitivement.

Malheureusement une pratique judiciaire semble se mettre en place qui exclut de facto la résidence alternée en cas de mésentente importante entre les parents.

Or il est évident qu'il est simple, lorsque des parents sont séparés, de créer une mésentente entre eux. Il suffirait donc au parent s'opposant à la résidence alternée de faire en sorte que le désaccord naisse et s'amplifie avec son ex-conjoint, pour s'assurer que la résidence alternée va prendre fin ou ne sera pas ordonnée.

Cette solution est tout à fait inacceptable car elle fait la part belle au plus agressif des deux, à celui qui préfère créer une dissension, qui sera nécessairement défavorable à l'enfant, plutôt qu'à envisager une résidence alternée.

Si il est effectivement souhaitable que les parents fassent un effort pour s'entendre, ça n'est pas un impératif absolu car il y a des cas ou la résidence alternée fonctionne bien même avec des parents qui ont des difficultés à communiquer.

Il faut impérativement empêcher que cette manipulation devienne le sésame des parents refusant la résidence alternée.


CODE CIVIL

Article 373-2-9

(Loi nº 2002-305 du 4 mars 2002 art. 5 V Journal Officiel du 5 mars 2002)

(Loi nº 2007-293 du 5 mars 2007 art. 22 II Journal Officiel du 6 mars 2007)

En application des deux articles précédents, la résidence de l'enfant peut être fixée en alternance au domicile de chacun des parents ou au domicile de l'un d'eux.

A la demande de l'un des parents ou en cas de désaccord entre eux sur le mode de résidence de l'enfant, le juge peut ordonner à titre provisoire une résidence en alternance dont il détermine la durée. Au terme de celle-ci, le juge statue définitivement sur la résidence de l'enfant en alternance au domicile de chacun des parents ou au domicile de l'un d'eux.

Lorsque la résidence de l'enfant est fixée au domicile de l'un des parents, le juge aux affaires familiales statue sur les modalités du droit de visite de l'autre parent. Ce droit de visite, lorsque l'intérêt de l'enfant le commande, peut être exercé dans un espace de rencontre désigné par le juge.

Commentaires

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fab
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residence des fleurs

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jenny
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C'est exactement le cas de figure qui est celui de mes enfants..

1erement:

Le parent alienant crée toutes les conditions pour décourager la Justice d'accorder la Residence paritaire. depots de plaintes ( classées par la suite) . Vandalisme, vol, harcèlement...en toute impunité.

2ement:

Pour ce faire, il fait participer les enfants au conflit. ( vandalisme, violences)

3ement:

Le conflit de loyauté s'installe.

4ement:

L'alienation est patente et irrémédiable.

5ement:

apres enquete sociale, visites en points rencontre, nonpresentations d'enfants..et toujours la demionstration d;'un conflit alimenté d'un seul coté, le JAF saisit le Juge des Enfants car elle considere qu'ils sont en danger psychique et educatif.

6ement:

Le JDE constate que les enfants sont dans un processus d'effacement d'un de leurs parents de leur existence. Pour , dit-il, ne pas souffrir, meme s'ils nient cette souffrance qu'ils ont enfouie profondement.

Decision :A.E.M.O et I.O.E. Pour les guerir de cette maladie "orpheline" inoculée par l'un de leurs parents.

Prochaine decision probable: Placement en famille d'accueil. consequence : mes enfants vont risquer de sombrer dans l'echec scolaire, voire la delinquance.

Un detail: je suis leur maman, et cela fait un an hier que mes enfants ne m'ont pas embrassée.

ce processus est a la fois tres rapide et tres long...

Effectivement, la Residence alternee a peu de chance d'etre imposee dans ces conditions, tant que le parent manipulateur jusqu'a la destruction, n'est pas sanctionné par la Justice, pour cette maltraitance a ses propres enfants.

dans un conflit aussi lourd la résidence alternée n'a aucun sens!

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jenny
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Je voulais juste illustrer votre propos.

C'est juste la démonstration qu'un parent bien averti, ou conseillé en ce sens par un avocat peu scrupuleux, ** peut manipuler la justice pour obtenir le resultat recherché.

De la meme maniere, la justice ne pourra malheureusement rien faire une fois les rapports d'AEMO et d'OIE remis.

Je ne crois pas que leur action reussisse, elle se soldera sur encore davantage de resistance et de souffrance pour mes enfants .

Ceux-ci seront conduits a résister jusqu'au bout a l'ordre judicaire que leur famille paternelle ne reconnait pas. Voire jusqu'a se mettre eux-meme en danger .Et pas seulement sur le plan scolaire qui est deja totalement compromis, car apprendre a des enfants a ne pas respecter les decisions de justice, les conduit a ne plus rien respecter.

Je pense que c'est anormal, il faudrait des sanctions pour empecher cette façon de detourner les dispositions de la loi.

On condamne bien des chefs de bureau pour harcelement moral au travail. Pourquoi un parent peut -il en toute impunité maltraiter moralement ses propres enfants?

Je sais que la justice n'a pas vocation a resoudre toutes les situations, mais tout de meme, ne pourrait-on pas faire cesser cette souffrance ?

J'avais demandé une obligation de mediation, mais la encore, le refus categorique du parent en cause a convaincu le juge.

Donc, une seule personne , qui pourtant a été clairement mis a jour par les rapports d'enquete, peut mettre en echec toute la Justice.

Merci , Madame, de m'avoir répondu.

**lequel avocat a ete jusqu'a lui remettre en mains propres, le rapport d'expertise psychiatrique etabli a la demande de la JAF sur proposition de cet avocat. ce rapport a été lu par mes enfants qui assurent aujourd'hui que leur mere est folle ( personalité nevrotique tout simplement ) . Ce rapport a été egalement posté a notre entourage..- le jargon du psy pouvant etre faussement interpreté par les neophytes -

la médiation ne peut en aucun cas être forcée, la loi permet seulement de faire rencontrer un médiateur pour en comprendre l'usage.

en outre la médiation n'a de sens que dans un cadre de volonté conjointe d'arriver à une solution négociée, ce qui dans votre cas est à l'évidence faux. Donc la médiation était sans objet et sans intérêt.

l'avocat a l'obligation de porter à la conniassance de son client les documents comme ce rapport d'expertise, je ne vois pas en quoi il aurait fauté ici, bien au contraire.

quand au fait que les enfants l'ai lu, c'est le parent qui leur a donné à lire qui est responsable, pas l'avocat.

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jenny
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Je vous cite:

"Il faut impérativement empêcher que cette manipulation devienne le sésame des parents refusant la résidence alternée."

Comment faire?

si j'avais la réponse aux questions humaines...

comme vous le savez @jenny, l'aliénation parentale est une pathologie, ce n'est pas une simple manipulation et vous ne pouvez pas la considérer comme tel.

Le parent aliénant est un parent maltraitant mais qui croit agir dans l'intérêt des enfants

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jenny
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Je regrette de ne pas, pour une fois, etre a 100% d'accord avec vous, mais je peux temoigner qu' il y a des personnes qui sont assez venales dans un divorce pour faire croire qu'elles agissent sincerement dans l'interet des enfants. Ces personnes dissimulent ainsi le fait qu'elles veulent tout simplement maintenir la situation de toute puissance volontairement créée par l'expulsion du foyer de l'autre parent , et conserver non seulement tous les biens et avoirs communs, mais aussi les avantages sociaux et pour finir le controle total de la situation.

S'il y a pathologie, ce n'est pas a l'egard des enfants , mais a l'egard de l'autre parent.

Il y a par consequent instrumentalisation des dispositions de la justice familiale, sous couvert de desir de protection des enfants contre une mere que tous les rapports attestent n'etre d'aucun danger , au contraire.

Ce que subissent mes enfants est le resultat d'une strategie , pas une pulsion protectrice.

JEt j ne sais pas ce qui est preferable pour mes enfants , de la pathologie ou de la startegie.

J'espere avoir apporté un element de reflexion sur ce sujet qui touche de plus en plus de malheureux innocents.

certes @jenny, je n'ignore pas cela, toutefois ces actes sont très en dehors de l'aliénation parentale qui est une pathologie spécifique dans laquelle le parent aliénant est parfaitement convaincu d'agir dans l'intérêt de l'enfant.

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jenny
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Donc, comment nommeriez-vous ce comportement ?

Voila la question que je me pose.

Et de savoir si la justice trouvera une reponse , dans l'interet premier des enfants, a cette spoliation d'amour, qu'elle ne considere pas comme une maltraitance morale.

Je finis par comprendre que c'est sans espoir et que la Justice accepte cette souffrance des enfants investis par la haine d'autrui, comme inherente aux separations.

Et j'ai bien peur que je doive accepter de voir mes enfants grandir loin de moi ( meme symboliquement ) et en grand desequilibre affectif et moral.

je sais qu'ils reviendront a de meilleurs sentiments un jour, c'est absolument certain, mais ce ne sera pas grace a la Justice mais grace a ma patience et mon sacrifice.

Tout de meme, concernant l'alienation parentale, connaissez vous un juge qui en ait tenu compte pour liberer des enfants d'un parent malade de cette pathologie ?

je viens de mettre en ligne ici une jurisprudence en ce sens toutefois ce n'est pas magique et cela ne suffit pas à gérer la difficulté en totalité.

Nom: 
jenny
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Certes, cela n'annule pas la souffrance passée, présente et future des enfants, mais cela permet de mettre des mots sur cette souffrance et d'apporter si possible, une reponse a l'adresse de tous les acteurs et victimes de la situation.

Je vais lire cette jurisprudence avec interet et la transmettre a tous ceux et toutes celles qui desesperent de voir la Justice appeler un chat un chat.

Vraiment merci.

Nom: 
jenny
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Certes, une expertise psychiatrique pourrait nommer un tel comportement si elle s'adressait aux parents.

Mais l'OIE concerne avant tout les enfants .

Car il y a aussi la pathologie du parent alienant qui a été un conjoint aliénant et qui ne supporte pas de ne plus pouvoir s'approprier son ex-conjoint.

C'est en fait cette personnalité pathologique qui est parfois a l'origine de la séparation, séparation provoquée mais non assumée par le conjoint alienant.

D'ou l'interet n'est-ce-pas de demander une serieuse expertise du conflit parental pour determiner la maltraitance faite aux enfants instrumentalisés pour faire souffrir l'autre adulte.

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Ghislaine
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bonjour,

mon enfant de 4 ans est en résidence alternée et nous ne sommes pas d'accord avec mon ex sur l'école ou il doit aller.

Mon ex habite à l'opposé de mon domicile.

Quel argumentaire tenir dans le bien de l'enfant ?

Que faire en cas de désaccord total ?

@jenny, (et aux autres) merci d'éviter les sigles ou de les expliciter systématiquement car le but est d'être compris.

en cas de désaccord le juge tranchera

Nom: 
tbur
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bonjour

le JaF vient d'homologuer la garde alternée 1 semaine/1 semaine pour un enfant de six malgré le refus de la mère. (cette garde existait de fait depuis 4 ans mais selon ses conditions, la mère laissait l'enfant de façon aléatoire selon ses horaires de travail et ses sorties nocturnes uniquement sans tenir compte de la fatigue et de l'angoisse de son enfant qui ne savait jamais ou il allait dormir le soir)

Elle refuse cette homologation et dit vouloir faire appel. combien de temps a t elle pour faire appel ? est ce qu entre temps la GA est applicable

merci de votre aide

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tbur
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désolé, erreur de frappe, l'enfant à six et est en garde alternée depuis l'age de deux ans.

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tbur
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boujour, est ce que quelqu'un pourrait me dire si un jugement est applicable de suite si la mère a décidé de faire appel. Y a t il un délai maximum légal pour faire appel (jugement en faveur de la garde alternée le 20 05 2008)

merci me repondre

en ce qui concerne les conditions de résidence des enfants, les décisions judiciaires sont en principe applicables immédiatement.

le délai d'appel varie selon le type de décision, entre 15 jours et un mois après notification.

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tbur
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merci de votre réponse, je croyais que ce blog n'était plus actif

la garde alternée a été accordé par le JAF le 20 mai, l'avocat me dit qu'elle doit la faire valider par l'huissier. La mère de l'enfant dit ne pas être au courant que la GA a été accepté, est ce possible que son avocat ne l'ait pas contacter pour lui annoncé ? Ou est encore une manipulation de sa part.

je trouve que le JAF a agi dans l'interet de mon fils, garde semaine/1 semaine plus du mardi soir au mercredi soir afin qu'il n y ait pas une grande coupure. Mais il est vrai que la mère est très en colère car elle était certaine que l'enfant appartient à la mère comme elle l'a dit à plusieurs reprises et que je devais me contenter de voir mon fils lorsqu'elle le décidait et surtout ne pas oublier de payer la pension (j'ai toujours payé 150e par mois alors qu'il n y avait aucun jugement, je pense que le JAF a vu que j'étais de bonne foi, et malgré cela j'avais très peur que la mère l'emporte sur l'intêret de mon fils) je suis heureux pour mon fils j'espère juste que sa mère n'entretiendra pas la haine car d'une certaine façon elle a perdu.

Autre question dans le jugement le JAF ne dit pas si les allocations familiales sont a partager, est ce parce que maintenant c'est automatique, ou est ce parce que c'est évident que c'est la mère qui les perçoit (étant donné que je verse une pension même s'il y a GA) C'est juste pour savoir, l'important étant pour moi de voir mon fils (les avis autour de moi sont contradictoires) merci de votre réponse précieuse car c'est grace à ce que j'ai lu sur tout le site que j'ai pu faire mon dossier je me suis contenté de dire la vérité, toute la vérite, et elle, a fait de faux témoignages et nier les faits (heureusement l'école a pu affirmer que plus de 15j par mois, c'est moi qui emmenait et aller chercher mon fils a l'école et que donc le GA était avérée depuis 4 ans)

j'avoue être stupéfaite, comment avez vous pu penser que ce blog était inactif?

la résidence alternée s'applique depuis la décision, la notification par huissier (signification) ne sert qu'à faire courrir le délai d'appel et à permettre l'exécution forcée.

Nom: 
jacqueline phélip
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et du "parent" qui est agressif pour éviter une résidence alternée. Le "parent" en question est donc la mère puisqu'on n'impose pas une résidence alternée à un père qui n'en veut pas, pas plus qu'on lui impose d'assumer ses droits de visite et hébergements, ce qui s'explique bien par ailleurs.

Les choses ne sont peut-être pas toujours aussi simples.

Tout d'abord il faut rappeler les chiffres du ministère de la justice qui indiquent que sur la totalité des résidences alternées, plus de 80 % sont demandées conjointement par les parents. Une immense majorité donc.

Par ailleurs les conflits parentaux sont souvent bien antérieurs à la séparation, même s'ils s'expriment différemment au moment de celle-ci.

Ce qui peut apparaitre comme une agressivité programmée n'est souvent aussi qu'une agressivité réactionnelle devant un père peu ou pas investi dans les soins à l'enfant avant la séparation mais qui exige la résidence alternée pour échapper à la pension alimentaire ou par dépit de se voir quitté par sa conjointe. Je n'en fais personnellement aucun jugement de valeur, considérant qu'il s'agit de réactions humaines, mais il faut les avoir à l'esprit. Comme il faut avoir à l'esprit, la sociologue Sylvie Cadolle le souligne également, les pères qui confient les soins des petits à la grand-mère paternelle ou leur nouvelle amie, lorsqu'ils obtiennent une résidence alternée. Les mères ne pensent pas que ce soit dans le meilleur intérêt de leur enfant.

Enfin, il y a mille façon de provoquer un conflit et qui ne sont pas toujours apparentes : les provocations orales au moment du passage de l'enfant, par téléphone, les menaces toujours orales, etc..

Il parait donc difficile d'avoir une juste appréciation des évènements. Mais il n'en reste pas moins que la résidence alternée dans ces conditions amène l'enfant à se cliver avec toutes les conséquences psychiques qui en découlent.

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tbur
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Reponse à Maitre bugocki

j'ai pensé que que blog était inactif cela le début du blog datant de novembre 2007 je pensais qu'à un moment donné il fallait intervenir sur un blog plus récent.

pour ce qui est de l'article ci dessus

*****************************

je sais qu'il y a des pères qui demandent la garde alternée pour éviter la pension ou pour punir la mère.

Mais il y a aussi des pères qui aiment leur enfant, et qui se séparent de la mère pour cause d'incompatibilité de caractère ou d'erreur de jeunesse. Dans mon cas, j'avais 19 ans quand j'ai eu mon fils, (oubli de pilule de la mère, nous étions ensemble depuis 3 mois) elle ma demandait si je voulais garder l'enfant, j'ai dit OUI, et deux ans plus tard c'était l'enfer à la maison, ELLE M A DIT DE PARTIR, j'ai quitté la mère, pas l'enfant. Je m'en suis toujours occupé malgré mon age, avec l'aide de ma mère c'est vrai, car je travaillais dans la restauration mais la maman de mon fils aussi était aidée par sa mère. Pendant 4 ans je me suis occupé de mon fils en garde alternée mais selon le bon vouloir de mon ex compagne (c'est à dire basée sur ses horaires de boulangerie et ses sorties) j'ai essayé de parler avec elle pendant 3 ans en lui expliquant que notre fils souffrait d'être balloté sans rythme régulier, mais rien n y a fait C ETAIT ELLE QUI DECIDAIT UN POINT C EST TOUT. En 2007, j'ai pris un avocat pour homologuer la garde alternée avec des jours fixes. le jugement vient de valider ma demande pour le bien de mon fils , il restera un semaine chez chaque parent et viendra chaque mercredi chez l'autre parent. Je pense que mon fils souffrira quand même de cet arrangement car je me mets à sa place mais au moins il saura enfin dans quel lit il dormira chaque soir, ce qui n'était pas le cas avant. J'espère juste que maintenant sa mère appliquera le jugement, mais hélas je n'en suis pas sûr car elle a dit qu'elle ferait Appel. j'ai l'impression que mon fils est un trophée et qu'il faut qu'il y ait un seul vainqueur. Des fois je me dis que je devrais abandonné et le laisser vivre sa vie avec sa mère, puis je me dis qu'il m'en voudra quand il sera adulte. c'est bien triste pour lui.

je comprends de moins en moins votre réponse. Parce que j'ai créé mon blog il y a longtemps (au fait il date du 13/08/2007, c'est marqué sur la page d'accueil pas septembre), vous le pensiez inactif.

Merci de préciser...

il n'y a pas de règle, chaque situation est différente et chaque enfant l'est aussi.

@jacqueline, vous êtes une militante, ce qui est respectable et utile mais vous fait parfois porter des jugements à l'emporte pièces même si vous prenez quelques précautions de pure courtoisie.

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tbur
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RESIDENCE ALTERNEE et MESENTENTE DES PARENTS

en fait je voulais dire que cette publication ayant début en novembre 2007, je pensais qu'il fallait poser des questions sur une publication plus récente. Mais je constate que je mettais trompais.

Pouvez vous me dire ce que signifie

"rappelle que cette décision est exécutoire par provision"

c'est écrit sur le jugement

Pouvez me dire aussi ce que signifie

"chaque partie conservera la charge de ses propres dépens"

A combien s'élève les dépens , est ce que ce sont des sommes fixes ? ou puis je trouver ces infos sur internet ?

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jacqueline Phélip
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Je ne pense pas être une militante dans le sens où vous l'entendez !

Pour plusieurs raisons dont la première est que je ne suis concernée ni de près ni de loin par ces problèmes, et que nous avons 4 enfants dont deux fils pères de familles et 2 filles dont une est mère de famille !

C'est à minima le gage d'une certaine neutralité pour ne pas dire objectivité.

Mais quand votre post parle du "parent" qui cherche le conflit pour faire capoter la résidence alternée, cela m'est apparu une généralité m'obligeant à citer d'autres possibilités, bien réelles, qui sont celles qui nous sont fréquemment relatées ou nous sont données par les avocats eux-mêmes. Je ne vois pas en quoi ce sont des jugements à l'emporte pièces.

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jacqueline Phélip
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Les dépens sont les frais de justice engagés par chacun de vous et qui restent dans votre cas à votre charge respective.

Pour votre fils :

Un enfant a un besoin essentiel de son père pour sa construction psychique. Un enfant abandonné par son père risque d'avoir des troubles importants dont une faible estime de soi. Il ne faut donc pas que vous abandonniez votre garçon.

A 6 ans il peut très bien supporter le rythme indiqué d'autant que la semaine est coupé par une visite à l'autre parent. La prévision est aussi un élément important pour un petit.

Ne craignez rien pour l'Appel ! il n'y a aucune raison que les choses changent.

Votre fils ne pourra souffrir que si ses parents se déchirent. Restez donc calme et serein devant lui sans jamais dire un mot désobligeant sur sa mère. Si sa mère ne "joue" pas ce jeu, l'enfant verra très vite où se trouve le havre de paix.

Bon courage.

@tbur, l'executoire par provision veut dire que la décision s'applique dès qu'elle a été rendu et que l'appel ne la suspend pas.

chacun concervera la charge de ses propres dépens veut dire que vous ne pouvez ni l'un ni l'autre réclamer quoi que ce soit financièrement à l'autre concernant les frais d'huissier, d'expert ou les frais taxables d'avocat.

c'est ainsi que je l'entends.

lorsque je parle du fait que certains parents mettent volontairement "de l'huile sur le feu" avec l'autre pour éviter toute résidence alternée, je fais état d'un fait objectif c'est ç dire d'une pratique nouvelle à mon sens à combattre.

cela ne va en rien à l'encontre d'un regard neutre.

le votre ne peut l'etre, votre livre et votre association en sont la preuve

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jacqueline Phélip
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il s'agit aussi de faits objectifs !

Et lorsqu'on soulève les problèmes que génère la résidence alternée inappropriée, il s'agit toujours de faits objectifs, Brigitte !

Ces faits s'appellent des enfants et je voudrais savoir au nom de quel principe qui ne soit pas d'obédience idéologique qui ressemble à s'y méprendre à une forme de terrorisme intellectuel, il faudrait les taire ?

J'ajouterai que si le "cas par cas" auquel vous vous référez toujours était si efficace, non seulement nous n'aurions aucune raison d'exister, mais je ne vois pas pourquoi les pédopsychiatres ou autres psys, enseignants etc... interviendraient pour tirer la sonnette d'alarme !

Pouvez-vous penser une seule seconde qu'ils ont du temps à perdre ?

Ce ne sont pas des avocats qui examinent les enfants par la suite mais les spécialistes en santé mentale infantile.

On peut toujours accuser son chien d'avoir la rage pour s'en débarrasser mais je vous mets au défi de voir sur notre site internet la moindre affirmation qui concernerait une interdiction quelconque de la résidence alternée !

Je peux même vous assurer d'une chose: aujourd'hui il s'agit d'une mode politiquement correcte, mais demain ou après demain la mode politiquement correcte sera d'en dénoncer les méfaits et on tombera comme à l'habitude d'un extrême à l'autre.

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jenny
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Et c'est vous qui parlez de " terrorisme intellectuel ".....

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tbur
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je tenais à dire que dans mon cas si la garde alternée se passe mal c'est parce que la mère a toujours refusé de me laisser voir mon fils régulièrement, elle le faisait en fonction de ses horaire, des fois deux jours(+nuits) puis elle le reprenait, puis un jour (+nuit) , elle reprenait deux jours , puis trois jours. Je lui ai dit que ce qu elle faisait était mauvais pour mon fils et que c'était inhumain d'agir ainsi elle n'a rien voulu savoir, c'est elle qui décide. j'ai saisi le juge pour mon fils pour qu'il ait une vie régulière et pourtant cela continu

le jugement a été rendu le 20/05/08 et elle n'est pas contente du tout car elle voulait un dvh libre (1we sur deux + mercredi + visite libre) pour faire comme d'habitude. Elle a dit cette après midi à mon fils que une semaine chez chacun de nous c'était trop et que c'était pas bien pour lui, ce qu'il m'a répété, le conflit continue. C'est honteux. De plus, le JAF a prévu chaque semaine une coupure du mardi soir au mercredi pour le parent non gardien, elle ne l'a même pas dit à mon fils. Il me répète sans cesse qu'un semaine c'est long. sa mère lui a dit qu'elle viendrait le prendre le mardi soir et aussi vendredi soir à la sortie de l'école lorsqu'il serait chez moi (alors que ce n'est pas prévu). Que puis je faire, je n'ose pas dire à mon fils que je ne veux pas car il va dire que je l'empêche de voir sa maman. Tout compte fait la joie de ce jugement est gaché car je croyais qu'enfin tout serait clair et réglé. Je ne comprends pas et je ne sais pas quoi faire.

@jacqueline il y a des enfants qui souffrent et la résidence alternée n'est pas la panacée, mais elle n'est pas non plus l'horreur.

pour certains elle fonctionne bien et est adaptée, pas pour les autres.

il faut se battre pour les deux.

pour la liberté de choix, pour la bonne volonté de part et d'autre, pour voir si ca convient à cet enfant précisemment, sans rejet de qui que ce soit et ensuite décider.

mais là je rêve d'un monde parfait

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tbur
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que puis je et que dois je faire si mon ex prends mon fils à la sortie de l'école alors que c'est ma semaine de garde ?

merci de votre aide

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jacqueline Phélip
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@ Brigitte

Tant qu'on posera ce problème entre pour et contre on n'en sortira pas en effet !

Il faut donc raisonner autrement.

Tout d'abord constater qu'il y a des enfants heureux et épanouis en résidence alternée

Mais constater qu'il y a des enfants qui ont des atteintes psychiques sévères ( car c'est bien de cela qu'il s'agit)

Soit on reste sur ce statut quo soit on essaye d'agir.

Si on décide d'agir

a- il est indispensable d'analyser les paramètres qui interviennent dans la réussite et dans les échecs.

- on en connait un : la communication parentale versus le conflit parental et la non-communication

- on en connait un second : le jeune âge de l'enfant

- on en connait un 3 eme : le tempérament de l'enfant lui-même

b- quelles solutions ?

- si les parents s'entendent et ont de l'estime l'un pour l'autre, ils modifieront eux-mêmes le rythme de l'enfant si celui-ci ne le supporte pas.

- s'ils ne s'entendent pas c'est à la justice de trancher

mais comment les juges peuvent trancher s'ils ne connaissent pas le développement psycho affectif de l'enfant et ses stades ?

il ne semble y avoir qu'une solution : s'inspirer d'un calendrier de progressivité pour le jeune enfant. Pour l'enfant plus grand, il devrait être entendu mais dans des conditions satisfaisantes qui ne lui laissent pas penser qu'il a un choix à faire entre ses parents. C'est important car des enfants n'ont pas envie de résidence alternée et d'autres ont envie d'aller vivre chez leur père parcequ'ils sont à un âge où la présence physique de leur père est importante pour eux mais la mère s'y oppose.

Dans l'un ou l'autre cas, l'enfant doit accéder à l'autre parent de façon régulière.

Il faut cesser de se leurrer. Aucune solution ne se substituera à celle d'un enfant qui vit au sein d'une famille unie.

La notion d'imposition d'une solution qui nécessite pour sa réussite une entente du couple est un paradoxe qui ne peut conduire qu'à des échecs. Echecs dont seul l'enfant fera les frais.

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jenny
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de conditionner d'entrée, la residence alternee à la necessité pour les parents de s'entendre , voire de "s'estimer" comme vous dites. Cela donne au parent qui veut conserver son statut de parent "gardien" la garantie que s'il installe volontairement un conflit, il s'assurera de garder ce statut...

Et par consequent, non seulement l'enfant va subir les effets de ce conflit strategique, mais il sera instrumentalisé pour alimenter lui-meme le dit-conflit.

C'est absolument pervers, et je sais de quoi je parle. Mes enfants aussi, et ils sauront temoigner un jour, meme s'ils sont actuellement trop enfoncés dans la phobie maternelle qui a ete instillée dans leur coeur, justement pour que la residence alternee ne soit pas possible , ni dans les esprits et ni , par consequent, dans l'ordonnance de la JAF donc dans les faits.

Il est tres évident que les enfants preferent comme les votres, comme vous vous plaisez a le souligner, grandir dans une famille ideale, et qu'ils "vivent mal " la separation, puis le fait d'habiter dans deux maisons.

Je ne crois pas que cela laisse des sequelles aussi graves, voire irrevocables, que de se transformer en enfants -vengeurs, dont la personne même a si peu d'importance que seule leur utilité dans un conflit pathologique compte.

je regrette de laisser parler mon emotion, mais vraiment Jacqueline, vous devriez reflechir.

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tbur
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Que puis je ou que dois je faire si la mère de mon fils le prends à la sortie de l'école alors que c'est ma semaine de garde ?

en l occurrence elle a décidé de le prendre chaque vendredi (en plus du mercredi comme l'a prévu le JAF) lorsque ce serait ma semaine de garde. Elle l'a dit à mon fils (afin que je ne puisse pas dire NON sans qu'il croit que je suis méchant)

Dois je faire pareil ? le prendre en plus le vendredi - je ne suis pas d accord car cela obligerait mon fils à dormir approximativement un jour sur deux chez chacun des parents, c'est invivable pour lui, d'autant plus qu'il rentre au CP en septembre

merci de votre aide

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jacqueline Phélip
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J'ai simplement donné une information, sans autre commentaire, qui explique ma neutralité. Faites attention Jenny, et je vous le dis sans la moindre méchanceté soyez-en certaine, vous avez tendance aux interprétations voire aux procès d'intention qui vous font apparaitre agressive et c'est sûrement aussi un handicap supplémentaire dans votre situation déjà si difficile. Je comprends cependant votre émotion... on pourrait être émue à moins que ça.

Le conflit parental, et il y a une unanimité sur ce point, est un élément rédhibitoire pour une résidence alternée paritaire. Etudier la genèse et la dynamique des conflits est une autre affaire. On sait cependant que dans la majorité des cas ce conflit s'apaise avec le temps qui passe et éloigne des turbulences de la séparation.

La manipulation fait partie de la vie : nous sommes peu ou prou manipulés par les "pubs", par les politiques, par les journalistes etc...et nous manipulons nous-mêmes, sans en être forcément conscients.....Et c'est notre sens critique qui nous fait réagir de façon adéquate .

Lorsqu'il s'agit d'un enfant, c'est plus difficile tant qu'il n'a pas acquis ce sens critique, mais c'est d'emblée avec la réaction de l'autre parent attaqué que tout va se jouer ou presque. C'est dire l'importance de réponses adaptées dès le départ mais qui sont loin d'être évidentes.

Il faut savoir que le comportement manipulateur d'un parent voire des deux se manifestera quel que soit le mode de garde. Et c'est encore plus vrai en ce qui concerne les perver(ses) manipulateurs(trices) qui relèvent d'une vraie maladie mentale.

C'est ce que confirme la psychologue Mireille Lasbast, expert près la cour de Douai : 50 % des cas dits " d'aliénation parentale" se manifestent lors de résidences alternées.

Ce que montrent les études les plus récentes, c'est qu'un enfant s'aligne avec un parent durant un temps et avec l'autre ensuite, mais que dans la grande majorité des cas les plus sérieux, rares, ils reviennent toujours vers le parent rejeté s'il l'a été indument. Il en a alors un profond sentiment de culpabilité et a besoin d'être suivi.

Bon courage à vous Jenny. Et n'oubliez pas: la roue tourne toujours......

@tbur, vous pouvez prévenir l'école de la décision et leur demander de ne pas remettre l'enfant à la mère en dehors des dates prévues

@jacqueline, considérer comme absolu que le jeune enfant doit être confié à sa mère est une erreur évidente

rien n'est absolu

Nom: 
tbur
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plus d'autres questions pour l'instant, merci encore pour toutes ces informations.

Nom: 
jacqueline Phélip
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surtout moi qui suis sage-femme et qui baigne dans un milieu médical multi-disciplinaires.

Ou nous n'aurions plus besoin d'avocats ni de juges !

il s'avère tout de même que la grande majorité des mères sont "d'assez bonnes mères" !

Et il s'avère aussi que la grande majorité des mères sont ce qu'on appelle les "principales pourvoyeuses de soins" !

Pour tous les autres cas qui peuvent se regrouper sous le terme de "maltraitances" au sens large ou générique du terme, c'est à vous et à l'appareil judiciaire d'en apporter les preuves. Ce qui ne semble pas toujours évident.

de mieux en mieux, si je vous lis bien, les mères sont par nature plus qualifiées que les pères et pour que ceux ci puissent agir il faudrait prouver la maltraitance maternelle

Nom: 
Jacqueline Phélip
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et qui plus est par nature ! Mais la nature, à l'évidence très sexiste, a prévu que ce sont les mères qui "fabriquent" un enfant, accouchent et fournissent les premiers soins aux enfants sauf si elles décèdent ou l'abandonnent ! je n'ai personnellement encore jamais vu de pères en faire autant, mais je ne suis que sage-femme....

La nature a aussi prévu que l'enfant petit a besoin d'un adulte qui s'occupe de lui de façon constante, continue, stable chaleureuse et surtout qui soit accessible quand l'enfant se sent inquiet, ce qui génère le sentiment de sécurité interne de celui-ci et qui aura un impact sur toute sa vie future. Il s'avère que l'adulte en question est dans l'immense majorité des cas la mère biologique ou adoptive. La nature a prévu un père dont le rôle est fondamental mais complémentaire et non superposable.

S'il y a égalité il n'y a pas équivalence !

Un enfant a plusieurs figures d'attachement mais il y en a toujours une dite "préférentielle ou principale " qui est la mère dans la majorité des cas et ça se vérifie sous toutes les cultures !

Il y a bien longtemps qu'on sait que les bébés ne sont pas que " des tubes digestifs" mais beaucoup l'ignorent encore........

Nom: 
Saraswati
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J'aimerais réagir lorsque vous dites : "Un enfant a plusieurs figures d'attachement mais il y en a toujours une dite "préférentielle ou principale " qui est la mère dans la majorité des cas et ça se vérifie sous toutes les cultures !". Non, personnellement je crois que si l'enfant s'attache plus à sa mère c'est qu'au départ, la mère le prend plus dans ses bras, le cajole plus. D'instint l'enfant sait où est son intérêt. Si l'enfant passait autant de temps dans les bras du père que celui de la mère, il n'aurait pas de préférence et si à l'inverse le père s'en occupait davantage que la mère, alors il préférerait sûrement la mère. Je ne crois pas qu'il y ait une attirance inée pour la mère.

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