Jun
06
Séparation: le choix de l'avocat

Quelque soit la bonne volonté des parents, leur séparation fera souffrir les enfants, qui les rêvent heureux et ensemble.

Mais la séparation des parents peut-être une véritable guerre et la victime est alors toujours, l'enfant.

Il est totalement illusoire de penser que parce qu'un enfant est jeune il ne comprend pas ou qu'il ne se rendra pas compte des tensions existant entre ses parents et de l'enjeu qu'il devient.

J'ai déjà parlé ici de l'aliénation parentale et du conflit de loyauté mais hors ces pathologies, tous les professionnels du droit de la famille savent que la sauvegarde de l'enfant, passe dans presque tous les cas par le pardon, la médiation, la réflexion, la remise en question de chacun et par la commune volonté des avocats d'engager la discussion.

Au moment où un couple se sépare, où la procédure est envisagée et où l'un des deux au moins va voir un Avocat, l'une des grandes craintes que l'on peut avoir c'est de savoir quel type d'Avocat il va trouver.

Va-t-il rechercher un spécialiste en droit de famille ? Va-t-il souhaiter un Avocat très agressif qui va, d'une certaine façon, être son héros, qui va combattre pour lui ? Ou va-t-il arriver avec la volonté d'amiable ou accepter que son Avocat le lui propose ?

A chaque fois que je rencontre les membres des associations d'avocats spécialistes du droit de la famille dont je fais partie, que ce soit l'association parisienne ou l'association nationale, il y a un point sur lequel nous tombons tous d'accord, c'est sur le fait que lorsque nous sommes en face d'un Confrère qui est lui aussi spécialisé, les choses se passent toujours beaucoup mieux pour le couple et les chances d'arriver à un accord amiable augmentent.

En effet, chacun se sent bien défendu, sait que tout va être fait pour mettre en avant ses propres intérêts et comprendre et entendre ceux des autres.

Chacun d'entre nous sait à quel point une séparation guerrière est dangereuse et nous avons tous les outils pour trouver des solutions à des situations parfois complexes.

Au contraire, comment faire lorsque l'on se retrouve en face d'un non spécialiste ?

Si j'ai un message aux parents qui veulent se séparer, c'est celui-ci : pensez que l'intérêt de votre enfant doit vous pousser à trouver une solution amiable si celle-ci est possible et que, que vous acceptiez une procédure amiable ou pas, vous auriez grand intérêt à prendre un spécialiste de la matière car si vous souhaitez l'amiable il saura vous y aider, et si au contraire vous pensez que l'amiable est impossible, il saura mettre tout en œuvre pour votre défense.

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Commentaires

Nom: 
seleo
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et pour une fois Maître je ne suis pas d'accord avec nous.

Mon mari a eu la mauvaise expérience de se retrouver face à une avocate, pourtant spécialiste en droit de la famille, qui a dissuadé la partie adverse d'accepter la médiation qu'il lui proposait, en lui disant que ça la desservirait devant le juge si la médiation n'aboutissait pas !

Cette avocate lui a même fait porter plainte pour abandon de famille au motif que la réévaluation de la pension alimentaire n'avait pas été effectuée, sans aucune demande préalable de régularisation, pour avoir un moyen de pression et obtenir une stupide attribution permanente du mois d'août pour les vacances d'été.

Le juge n'a pas été dupe, non plus que les gendarmes, mais le conflit dure depuis presque 2 ans, dans qques jours ils vont repasser en audience pour la 4ème fois en 16 mois !

Là où je vous rejoins totalement, c'est que la 1ère personne à en souffrir, c'est leur fille !

Mais la seule chose qui aurait pu éviter cette escalade du conflit, 7 ans après une séparation qui semblait pourtant "digérée", c'est une bonne volonté réciproque de la part des 2 parents.

Finalement on choisit l'avocat qui nous correspond, n'est-ce pas, et une personne revancharde ne choisira pas un avocat qui prône l'apaisement.

Pour moi un bon avocat est celui qui préfèrera un mauvais arrangement à un bon procés, mais tous les spécialistes en droit familial n'ont pas cette philosophie.

Nom: 
Dora
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de votre mise au point quand à la prise de conscience sur la souffrance des enfants avant , pendant , après le divorce et que celle ci doit émerger au delà de leur propre desarroi . Bien evidemment la vie continue et souvent il y a remariage du parent qui a la garde avec un nouveau conjoint qui entoure la vie de l enfant au quotidien , a des activites , des calins .... Malheureusement , un second divorce s amorce .... Comment aborder cette situation alors qu il n existe aucun lien légitime ... Pourtant , pour l enfant c est de nouveau une rupture dans son quotidien affectif . Il n existe aucune législation pour preserver ces enfants , pire , certains Beaux-parents " démissionnaires" se cantonnent devant le " ce n est pas mon gosse " .....

la loi a ouvert un "petit" passage puisque désormais le tiers a le droit de solliciter la continuation des relations avec l'enfant

et au contraire parfois, les avocats spécialistes, qui ne sont pas du tout tous formés à la mediation et pour certains ne s'y intéressent carrément pas, ne pronent pas l'apaisement !

Seleo a raison le vrai critère est de choisir un avocat quand on peut qui vous corresponde, c'est le plus sûr moyen d'être compris et en phase dans la façon d'avancer..

cela dit, vous avez raison sur le fond: il faudrait que ce soit comme vous dites et je vous en felicite.

l'avantage du spécialiste est de connaitre la matière et donc de pouvoir négocier en toute connaissance de cause, ce qui est fondamental.

Nom: 
claire
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la spécialité n'a jamais été une ganrantie de qualité, sinon ça se saurait !!!!!! cd'est une erreur de le dire comme ça. Derrière la spécialité , l'avocat reste une personne avec ce qu'elle est de sapropre histoire.. des avocats, mêmes spécialisées en matière de droit de la famille, n'offrent aucune garantie de plus de ce fait là.

Nom: 
jenny
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C'est qu'il ne faut pas hesiter a changer d'avocat lorsque le sien, meme specialiste du Droit des personnes , ne s'investit pas avec assez d'humanité et d'empressement lorsque le temps accentue l'ampleur de l'alienation parentale et lorsque le conflit est pathologique ou seulement malveillant. *. Lorsque de surcroit l'avocat de la partie adverse se specialise dans le conseil des parents conflictuels, intrangisant a faire "gagner" son client au detriment de l'interet des enfants de renouer lun lien parental qu'il contribue a distendre, il est de notre interet de s'adjoindre l'appui d'un avocat combattif et capable d'enterrer la hache de guerre...

Mais ce n'est pas facile .

Surtout lorsqu'on arrive dans une ville ou l'on ne connait personne suite a l'eloignement geographique des enfants.

* a ce sujet, je m'insurge toujours lorsque le conflit parental est diagnostiqué sans que soit designé celui qui le crée et l'alimente et sans que soit mesuré le souci d'apaisement et de mediation de l'autre. Ce n'est pas assez dit , ni dans les rapports, ni dans expertises, ni dans les conclusions, ni dans les ordonnances, donc l'esprit de mediation n'est pas une valeur fondamentale finalement alors qu'elle devrait etre le premiere responsabilité des parents sur laquelle "juger" leur maturité et leurs facultés a se comporter en parents ]

je n'ai jamais dit que la spécialiation était un gage de qualité, seulement que le droit de la famille est très particulier et qu'il nécessite de solides connaissances spécifiques qui ne font pas partie du cursus global de base des juristes.

un avocat doit pouvoir vous convenir humainement et professionnellement mais il doit aussi, et c'est la base, avoir des connaissances précises sur le sujet.

si bien qu'on va les reformer tandis qu'au moment où elles ont ete créées certains ont pu valider facilement avec 4 ans ou 5 d'experience, les autres sont restés sur le carreau alors même que certains ont cette activite dominante depuis des années et n'ont rien à envier aux specialistes sur le papier outre qu'il faut suivre une formation continue depuis le debut, ce que certains n'ont pas fait avant que ce ne soit imposé ..;

enfin vos lecteurs le disent la connaissance ne suffit pas justement en cette matière sensible et le plus pointu n'est pas forcement le meilleur sur le terrain !

quant à la médiation, combien d'avocats qui ont la spécialité des droits de personne ont ils suivi une formation depuis la loi qui date de 1995, certainement pas la majorité et je note que certains spécialistes voudraient être déclarés mediateurs d'office:on ne s'improvise pas médiateur, connaitre le droit d ela famille est une chose faire de la médiation en est une autre même si la connaissance du droit de la famillle est souhaitable !

Je suis complètement d'accord avec Dominique, le système actuel des spécialisations est si injuste (spécialisation obtenue sur dossier pour ceux qui ont fait leur demande en 1994, puis obligation de passer un examen pour les autres). Ce système, en outre, est peu clair pour le justiciaible, le système des spécialisations est entrain d'être réformé.

Dominique pourra fair valoir sa spécialité en médiation et c'est très bien.

Nom: 
jenny
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Juste pour illustrer le ressenti de certains d'entre nous lorsque nous nous trouvons confrontés à des avocats de la partie adverse qui sont plus partisans du conflit que de l'apaisement.

Ceux-ci sont certes une exception, mais quand on a la malchance de tomber sur eux et les entendre insister scandaleusement en audience du Juge des Enfants pour empêcher de recréer le lien que tous les services ( sauvegarde de l'Enfance et Protection Judiciare de la Jeunesse) s'efforcent à rétablir, on a de bonnes raisons de s'insurger.

http://www.youtube.com/watch?v=On4lgedYhAg&feature=PlayList&p=6647D8BF02...

Nom: 
jenny
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