Nov
18
Violences conjugales

L'observatoire national de la délinquance a fait paraître son rapport 2007 sur la criminalité en France (synthèse à télécharger ci-dessous).

Il en ressort sur le plan des violences conjugales qu'un peu plus de 60 000 mains courantes ont été enregistrées à Paris en 2006, dont 30% en matière familiale (et la moitié pour les ruptures).

En 2006, 168 décès par homicide volontaire ou violences ayant entraîné la mort (137 femmes et 31 hommes) ont été constatés au sein du couple. À ces décès, on peut ajouter 60 décès collatéraux directement liés aux violences entre conjoints, ce qui signifie que 228 personnes sont décédées suite à ces violences.

En 2006, 575 viols, 90 tentatives d'homicide et 40 507 violences non mortelles, subies par des femmes majeures victimes de leur conjoint(e), ont été constatés par les enquêteurs de la gendarmerie nationale et les fonctionnaires de la sécurité publique.

Ces chiffres parlent d'eux-mêmes...

Commentaires

de bestialité qui dégoute. Et qui blesse femmes et hommes aussi

Mais l'attitude des enquéteurs, face à la victime qui ose déposer plainte, a-t-elle réellement evolué?

Je n'en suis pas convaincu à en croire les témoignages que je reçois régulièrement...

faire le même constat que Me Jourdain

a changé et changera car même chez les gendarmes et les policiers, la féminisation du personnel augmente d'années en années.

je suis d'accord avec Me LO RE et j'ajoute qu'en outre la gent masculine, y compris dans les commissariats et les gendarmeries bien entendu, a elle aussi pris conscience de la gravité de ces faits inacceptables.

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c.h.
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" 168 décès par homicide volontaire ou violences ayant entraîné la mort (137 femmes et 31 hommes) ont été constatés au sein du couple. "

"au sein du couple "

Faut-il rajouter les décès de ceux qui ne formaient plus un couple, qui ont osé prendre leur liberté, et , qui ont été tués par leur ex conjoint(e) compagnon(e) ?

je crois savoir qu'ils sont moins nombreux.

Merci d'avoir relever que les hommes ont fait des progrès, ce qui est une très bonne chose

il ne faut pas oublier que les violences conjugales ne sont pas que des violences faites aux femmes et les hommes battus, même s'ils sont plus rares, sont dans une situation psychologique encore plus difficile.

on lit que "moins de 10% des hommes victimes de violences intra ménage déclarent la cause de leur blessures, alorsque 48% des femmes victimes de leur conjoint sont dans ce cas "

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kasa
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par un auxiliaire de justice qu'une plainte pour violence intra familiale n'etait pas recevable..et vous savez pourquoi?

Parce qu'on a,alors, aucune preuve que le responsable des violences n'est pas un voisin ou un passant!!!!!

Ouaissssssssssssssss la loi de l'omerta!!!!!

Mon pays m'ecoeure au plus haut point.

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Attention
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les nombreux cas où les femmes n'osent pas parler des violences qu'elles subissent et moins encore aller porter plainte......

Par ailleurs sur les 31 hommes décédés des coups de leur conjointe, une majorité ont été frappés en réaction à leur propre violence.

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leclercq
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Violence conjugale: les nouveaux chiffres confirment les mensonges

Depuis 2003 la France a mis en place l'Office National de la Délinquance (OND) afin de réaliser un tableau annuel des crimes et délits. Notons que les statistiques criminelles existent depuis environ 40 ans aux Etats-Unis, 30 ans en Angleterre et 20 ans au Canada.

L'OND travaille sur deux sources: d'une part sur les statistiques de la police et de la gendarmerie, d'autre part sur une enquête de victimisation réalisée par l'INSEE. L'enquête de victimisation est un questionnaire posé à un échantillon de la population de 11'200 personnes de 18 à 60 ans.

Il ressort des chiffres de l'enquête de victimisation (donc du questionnaire, pas des chiffres de police) que 4,8% de la population française se dit avoir été victime d'agression. Les violences conjugales représentent 46% des agressions, ce qui amène à 2,4%, hommes et femmes confondus. L'enquête établit qu'environ un homme est victime pour deux femmes, ce qui amènerait à 0,8% d'hommes victimes et 1,6% de femmes victimes.

Il faut noter que la police ne comptabilise pas les plaintes déposées par les hommes, mais seulement la gendarmerie, alors que les plaintes déposées par les femmes sont comptabilisées par les deux corps. Il manque donc un nombre conséquent de plaintes d'hommes. Quand on sait que ceux-ci rechignent généralement à déposer plainte( culture masculine oblige) on peut se demander quelle est la réalité, certainement beaucoup plus élevée.

La réalité de la violence conjugale est donc au pire de 1,6% de femmes et 0,8% d'hommes victimes. Le différentiel entre les chiffres de la police et de la gendarmerie d'une part, et ceux de l'enquête d'autre part, est d'environ 75%. Il y a beaucoup moins de plaintes déposées que de personnes qui se déclarent victimes. Ce qui signifierait qu'environ une personne sur 4 seulement dépose plainte.

Pourquoi cette différence? On estime que trop peu de victimes se plaignent. Mais se plaignent de quoi? Certaines questions de l'enquête apporte un éclairage:

"En 2004 ou en 2005, avez-vous été personnellement victime d'agressions ou d'actes de violence même verbaux, y compris de la part de personnes que vous connaissiez ? "

Les violences verbales sont inclues dans la violence conjugale, de même que la violence psychologique, la jalousie, etc. Le questionnaire d'Amnesty International est sur ce point très édifiant. Voici quelques-unes des questions (le questionnaire ne contient que "il", j'ai rajouté "elle" entre parenthèses):

- Il (elle) fait pression sur vous en vous culpabilisant

- Il (elle) prend des décisions importantes sans vous consulter

- Il (elle) vous tourne en ridicule devant d'autres personnes

- Il (elle) ment

- Il (elle) est excessivement jaloux

- Il (elle) ne respecte pas ce qui a été décidé

- Il (elle) n'assume pas sa part de responsabilité

- Il (elle) vous reproche vos dépenses

- Il (elle) arrive à l'improviste ou vous appelle sans cesse au téléphone

- Il (elle) vous surveille

- Il (elle) crie

- Il (elle) conduit la voiture brutalement

Il y a donc nombre de critères inclus dans la notion de violence conjugale qui font partie de la vie courante de nombreux couples, mais qui ne méritent aucune plainte, bien évidement. Personne ne va déposer plainte quand son conjoint ou sa conjointe fait une critique ou une dispute.

De même que personne ne dépose plainte pour une tentative de vol de voiture qui n'aurait pas abouti. Or l'INSEE pose ce genre de questions: "En 2003 ou 2004, votre ménage a-t-il été victime du vol de voiture(s) appartenant au ménage (y compris tentative de vol) ?"

Cela fait gonfler les chiffres de l'enquête et éclaire la différence entre les vraies plainte déposées et les résultats de questionnaires. Il faut noter ici que le directeur de l'OND, Alain Bauer, est également directeur d'une société privée de sécurité. A ce titre nombre de chercheurs le soupçonnent de vouloir gonfler les chiffres de l'insécurité pour ses intérêts privés. Il est vrai que les questions posées, comme citée ci-dessus, ont tendance à être extensives.

De plus, il n'y a pas d'approche de la co-valence de la violence: les deux partenaires d'un couple sont souvent co-auteurs des actes de violence verbale ou physique, un partenaire entraînant l'autre. La violence féminine reste un tabou. Rappelons-nous de la présentatrice Evelyne Thomas. Elle a reconnu avoir donné une gifle à son compagnon, et comme celui-ci la lui aurait rendue, elle s'est déclarée publiquement victime de violence conjugale! Rappelons-nous aussi que Ségolène Royal, surfant sur la vague féministe, voulait durcir les lois contre les hommes concernant les violences conjugales, et qu'au Québec ce thème est une véritable entreprise de démolition des hommes et de ponction de l'argent public.

Quel constat peut-on faire de ces nouveaux chiffres?

La réalité de la violence conjugale est bien moindre que ce que les groupements féministes ou l'enquête de l'ENVEFF de 2000 avancent. Le site sosfemmes (lien ci-dessous) mentionnait des études annonçant jusqu'à 43% de femmes battues!

La violence conjugale contre les hommes est une réalité presque aussi importante que celle contre les femmes. Cela bat en brèche l'argument qui prétend que 90% des victimes sont des femmes, et que la violence est essentiellement masculine.

Les enquêtes devraient être analysées avec soin, car la manière de formuler et de poser les questions peut induire les réponses. De plus certaines questions sont manifestement extensives et ne relèvent pas vraiment de la violence conjugale.

La réalité finale des chiffres est entre 1 et 2%, hommes compris. Cela confirme d'autres enquêtes:

"Dans le monde francophone, plusieurs enquêtes de victimation vont dans le sens de l'équivalence quantitative des violences conjugales. Il s'agit par exemple de l'Enquête sociale générale du Canada, 1999, puis de la même enquête menée en 2004, et d'une enquête d'enseignants de l'Institut de la famille de Fribourg, Guy Bodenmann et Barbara Gabriel, en 2002. Elles aboutissent à des chiffrages analogues : de 1 à 2% de victimes pour chaque sexe durant l'année précédent l'enquête. (source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Violence_conjugale )".

Ces chiffres toutefois ne sont pas ceux des condamnations en justices, dont le nombre est beaucoup moins élevé mais n'est pas communiqué pour l'ensemble du territoire (seuls certains départements en citent).

Les chiffres exagérés, et le fait de ne considérer que les femmes victimes, est un biais manifeste intentionnel de la part des mouvements féministes. C'est même une escroquerie à vaste échelle, impliquant des gouvernements, une manipulation publique d'envergure. L'enjeu idéologique et financier dans la course aux subventions en est le probable moteur.

A final, je rappelle ici que la violence n'a pas de sexe, que toute violence est de trop, qu'il faut soutenir les femmes ET les hommes victimes, et que les campagnes contre cette forme de violence doivent désormais être faites sur le thème:

"Non à la violence contre les femmes et contre les hommes".

http://www.inhes.interieur.gouv.fr/Bulletin-mensuel-65.html

http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&id=446

http://sosfemmes.com/violences/violences_chiffres.htm

Nom: 
Nicolas
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j'ai été dans ce cas, pas grand chose mais un beau cocard.

Si la femme ne bosse pas, elle a tout gagné. Il suffira de plaider la légitime défense.

Un homme frappé étonne tellement police-avocats-juges qu'il faut bien se munir du plus possible de preuves (medicales, boulot, police, photos...) et SURTOUT, SURTOUT n'allez pas bosser directement apres avoir recu des coups, meme à perdre du salaire. Allez chez medecin, meme si ca prend une journée de votre boulot, meme si c'est loin, etc... J'ai fait cette erreur et maintenant... je le regrette, ca ne m'a pas empeché de payer cher un divorce.

Un homme est D'ABORD celui qui frappe lorsqu'on pense à la violence conjugale, et la femme est D'ABORD victime. Ensuite, on vous demandera de prouver le contraire.

Nom: 
Anne
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J'ai vecu la violence conjugale de tout type, je ne suis pas allee chez le docteur.

Mais la violence psicologuque???la violence verbale telle que ce questionnaire de Amnesty International raconte, comment on arrive a la prouver????

Oui, j'ai des tonnes de e mails....mais ce que j'ai vecu de cris, insultes, menaces de tout type, vivvre dans la peur permanente....Comment on prouve ca???

Aujourd'hui meme, il vient de m;envoyer un mail de calomnies, exigences et encore pressions et surtout mettant ma fille au milieu de tout cela....

Mais comment on prouve etre victime de la violence psicologique et verbale encore????

Merci

je crois que c'est 80% en effet.

certes en rapporter la preuve, ce n'est pas evident

Nom: 
Attention
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Soulever la violence subie par les hommes est une chose normale, mais affirmer qu'elle est symétrique en nombre et en ampleur à celle subie par les femmes est purement et simplement indécent.

"168 décès par homicide volontaire ou violences ayant entraîné la mort (137 femmes et 31 hommes)"

À ces décès, on peut ajouter 60 décès collatéraux directement liés aux violences entre conjoints.

Et parmi ces "décès collatéraux" se trouvent des enfants tués par leur père comme ultime vengeance contre la conjointe qui a demandé la séparation !

Nom: 
Mme Plume
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J'étais dans une situation de violence psychologique et abus domestique extrème. J'ai demandée un divorce. J'ai su que mon avocat - tout en sachant ma situation - n'as non seulement dit qu'elle craignait que cette homme puissiez, tel qu'il menacée, m'enlever mes enfants (malgré le fait qu'il habité que à mi temps sous le même toit) de plus, elle m'as menti, et elle n'avait pas demandée mon divorce. Le temps de changer d'avocts etc. j'ai perdu beaucoup de temps, et j'ètais fragilisée d'avantage - restant trop longue temps dans une situation que j'èstime était dangereuse - et dont je paie encore des frais à ce jour. Ai-je le droit de me plaindre - de combien de temps dispose-t-on pour dévoiler cetter situation au barreau de Paris ?? Elle m'avait égelement déconseillé de demander de l'argent de mon mari - tout en sachant que j'étais sans travail. L'avocat de l'adversaire était d'accord pour 'me plumer' au plus vite - je trouve ceci épouvantalbe et je trouve que ceci nuit à votre profession ou le plus-part des avocats sont honnetes. Quels conseils pouvez vous me donner ?? Je reste très choquée. De trouve que c'est inadmisible - j'aimerai l'avis de plusieurs personnes si possible.

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Attention
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METRO, 24 novembre 2008

Des violences dénoncées ici, des violences tues là-bas

La tribune de Smaïn Laarcher, sociologue au centre d'étude des mouvements sociaux...

Smaïn Laarcher, sociologue au centre d'étude des mouvements sociaux et auteur de "Femmes invisibles. Leurs mots contre la violence"

Photo : DR

Smaïn Laarcher est l'auteur de "Femmes invisibles. Leurs mots contre la violence", Calmann-Levy,

2008

Le 25 novembre est la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Est-elle vraiment si internationale ? Les femmes de tous les pays se sentiront-elles concernées également par la violence sous toutes ses formes qui les vise particulièrement ? Il y a tout lieu de croire que non. Sans aucun doute cette journée sera-t-elle un peu plus solennelle que les autres pour rappeler que par exemple il y a eu en France 48 000 viols recensés et que la violence conjugale tue une femme tous les trois jours.

Bien entendu, on rappellera à juste titre que

80% des salariés pauvres sont des femmes ;

83% des femmes sont à temps partiel imposé.

Pour la seule ville de Paris 3 257 situations de violences conjugales ont été déclarées à la police en 2006.

Le nombre de plaintes enregistrées s'est élevé pour la même année à 1 972 ; un chiffre en hausse de 12% par rapport à l'année précédente.

Ces chiffres, parmi beaucoup d'autres, ont une triple fonction :

mesurer l'ampleur de la violence publique et privée qui touche massivement les femmes, adapter la loi et construire des politiques publiques pour lutter contre ce phénomène et, enfin, frapper les esprits dans le but d'accroître non seulement son rejet mais aussi inciter à sa dénonciation permanente.

La notion de victime est ici intimement liée à l'existence de données statistiques et à des lois relativement accessibles. Cela n'a pas toujours été vrai, et surtout aujourd¹hui cela n'est pas vrai partout. Seules les nations développées sont capables d¹avoir une connaissance sur la situation de leurs ressortissantes. D'après "The World's Women 2005" : Progress in Statistics, un rapport de la division statistique des Nations unies sur la situation de la femme dans le monde, l'Europe se classe "première" en termes de production de données statistiques et l'Afrique "dernière". Toujours d'après ce rapport, sur les 204 pays analysés, 26 ne disposaient d'aucun recensement de leur population entre 1994 et 2004.

Cela signifie : sans appareils statistiques fiables il n'y a pas de connaissance des problèmes des femmes, et donc aucune possibilité d¹améliorer leur condition sociale, économique et juridique.

Aussi, le 25 novembre 2008, des centaines de millions de femmes à travers le monde, comme tous les autres jours de l'année et comme toutes les années précédentes, n'existeront pour personne mais, pire encore, leur avenir fait de pauvreté et de violence continuera à être leur seul horizon.

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jolemanique
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Mariée à un diplomate, violentée, chassée, ts les comptes vidés et ts les biens raflés, j'ai deposé plainte a la gendarmerie du coin. Un an avant, j'avais deja fait une main courante avec constat de coups et blessures avec ITT pour des faits de violence. Lors de la plainte, j'ai voulu reveiller la 1ere main courante, les gendarmes ne l'ont pas retrouvé et dans les couloirs certains en catimini m'ont dit jeter au broyeur ces documents. Ebahie, j'ai ecrit au President de la republique (droit accordé à tous) pour signaler cette legeréte. En retour, l'etat a saisi la justice, le procureur a demandé des explications aux fonctionnaires impliqués. En reponse et mesure de retorsion, le responsable de la gendarmerie a fait un rapport sans me connaitre me saquant disant que j'etais fragile psychologiquement et que le jour du depot de plainte, j'paraissais tendue et tres nerveuse alors que j'etais en plein stress post traumatisme liée a la violence physique subie la veille et que je me retrouvais à la rue sans rien.

A rebours, meme si la violence conjugale est un pb majeur de santé publique dans les meetings politiques , il semblerait que ce fleau laisse de marbre certaines institutions censées proteger le quidam de toute violence.

Cela laisse perplexe sur la competence et la motivation des institutions de l'etat.pour endiguer la violence conjugale..et offre ainsi l'impunite aux bourreaux..Bravo pour tant de schizophrenie qui laisse les victimes en miette.

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Attention
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Par exemple : un député, monsieur Demange se suicide mais après avoir abattu sa compagne mère de deux enfants.

Une minute de silence fût demandée à l'Assemblée Nationale en mémoire du " pauvre "député !

Mais rien pour sa malheureuse victime ........Ses enfants ont dû apprécier cette "délicatesse" !

Cet exemple en dit long me semble t-il !

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leclercq
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Ne mélange pas tout, les enquêtes montrent qu'il y a plus de violences psychologiques de femmes envers les hommes que le contraire dans les couples. j'estime que les violences conjugales ne doivent être prise en compte que dans les cas d'attitude de destruction de l'autre, arrêtons de judiciariser le couple, ce n'est pas ça qui fera baisser la vrai violence conjugale. ça sert juste à faire augmenter le nombre de fausses plaintes 70%, ça fait juste gonfler les chiffres, et culpabiliser les hommes dans leur ensemble, attiser la guerre des sexes, la violence physique est de 1,4% tranformé en 10% de femmes battues par les média, la vrai indécence est là, dans le mensonge la mauvaise foi des féministes victimistes.

les 137 morts de femmes interdirait de dire la vérité, je ne vois pas pourquoi, donner moi une raison valable et cohérente, ils correspondent à 0,3% des décés, parallélement il y a 2100 morts par an de femmes dues aaux accidents de voitures, et 1264 dus au cancer, ne parlont pas de fléau, sur une réalité de 2,4% hommes et femmes confondus, laissons aux mots leur vrai signification, les violences physiques, sonts du a plusieurs causes l'alcoolisme, il y avait beaucoup plus de violences physiques avant que maintenant surtout dus a cette cause, la jalousie compulsive, la dispute de couple qui dégénére, la femme est autant à soigner que l'homme dans ce cas, elle est co-auteur, et l'homme n'a pas pu se maitriser.

"Par ailleurs sur les 31 hommes décédés des coups de leur conjointe, une majorité ont été frappés en réaction à leur propre violence"

vous avez été chercher ça où une majorité, ce n'est qu'une supposition, ça n'a aucune valeur.

"Mais rien pour sa malheureuse victime ........Ses enfants ont dû apprécier cette "délicatesse" " ceci est un cas de crime passionnel, ce n'est pas de la violence conjugale arrêtons de tout mélanger, il y a toujours eu des crimes passionnels que ce soit du coté femme où du coté homme, celà n'a jamais existé de quitter un compagnon où une compagne en toute inpunité, elle a joué elle a perdu, il avait 20 ans de plus quelle le pouvoir, plus de pouvoir il ne l'intéressait plus, c'est trop facile, s'il ne s'était que suicidé comme beaucoup d'hommes les féministes en aurait rien eu à faire, ça aussi c'est de la violence envers les hommes mais on l'occulte celle là, et elle est énorme au québec, conséquences de la bêtise de certaines lois anti violence conjugale. d'ailleurs si le cas inverse avait eu lieu, ça n'aurait eu droit qu'a la rubrique fait divers dans journaux. et oui les femmes peuvent briser une famille, pour unique raison parce quellent s'ennuient, il n'y a plus la passion, mais la vie de couple de famille ce n'est pas toujours la passion, cette attitude reléve de l'égoisme de l'immaturité, par rapport aux enfants la justice est sexiste.

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leclercq
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tu annonce dans un post 48000 recensés, l'entête du forum en cite 575 tu les trouve où les autres ?

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leclercq
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Le cercle vicieux de la violence

La violence est la conséquence d'une dynamique relationnelle inter¬active due à l'incapacité des deux partenaires à développer une intimité empreinte de respect et d'appréciation des différences existant entre l'homme et la femme. Comment expliquer, autrement, que la violence a tendance à se répéter à l'intérieur d'un même cou¬ple? Comment expliquer qu'une femme battue par un conjoint se retrouve avec un deuxième conjoint, parfois même un troisième, qui exercera lui aussi de la violence ? En accusant tous les hommes d'être des violents (ou des violeurs) en puissance ? Ou en supposant une co-responsabilité des deux conjoints dans la construction d'une situation qui mène immanquablement et inexorablement à l'explo¬sion émotive et physique ? Pourquoi dit-on qu'il faut être deux pour se disputer, mais qu'on n'ose pas poser le même diagnostic lors de violence conjugale? Pourquoi les policiers arrêtent-ils l'homme lorsque des voisins appellent pour tapage dans l'appartement d'à côté? Pourquoi, sur simple allégation de sa conjointe, des maris passent-ils régulièrement la nuit en prison ? Parce que notre esprit humain, conditionné par la notion du bien et du mal, fonctionne de façon bipolaire et recherche donc un coupable et une victime. Tout cela ne peut qu'entretenir le cycle infernal de la violence.

Est-ce si difficile d'admettre qu'en dehors des situations où l'agres¬seur^) puisse être mentalement et profondément perturbé(e), il y

a toujours deux victimes dans les cas de violence conjugale (sans compter les enfants témoins de cette violence) et deux co-créateurs de cette escalade vers l'explosion physique, peu importe le sexe de celui ou celle qui passe finalement à l'acte. Le refus ou la négation de cette double responsabilité constitue un obstacle à la prévention de la violence conjugale.

Les travaux rapportés par le psychologue Daniel Goleman16 ont levé un voile sur la genèse de la violence relationnelle des « ennemis intimes » en disant tout d'abord que les scènes de ménage font beau¬coup moins peur aux femmes qu'aux hommes, celles-ci étant mieux pourvues biologiquement pour gérer le stress. Les hommes sont plus rapidement submergés par l'attitude négative et les critiques de leur partenaire. Cette submersion se manifeste par de nombreux signes physiologiques: sécrétion d'adrénaline, augmentation de la tension artérielle, accélération du rythme cardiaque, tensions musculaires... La deuxième étape de l'escalade survient lorsque, pour retrouver son calme, l'homme se retranche dans le silence ou s'éloigne de sa parte¬naire en sortant de la pièce: c'est alors que toutes les réactions phy¬siologiques décrites pour l'homme se déclenchent chez la femme. Pour elle, la solution consiste à rétablir la communication pour régler le différend, alors que pour lui, c'est l'inverse. L'une poursuit, l'autre fuit. Plus elle s'accroche, plus la tension monte chez l'autre; plus il garde le silence, plus il provoque, inconsciemment et involon¬tairement, l'acharnement de sa conjointe. Plus il lui dit d'arrêter17, plus elle l'injure. C'est l'impasse, qui se termine malheureusement trop souvent par la perte de contrôle des réactions physiques de l'un ou de l'autre. Cette dynamique inter-relationnelle qui génère la vio¬lence conjugale a aussi été démontrée par le psychiatre Robert Levenson18 et le professeur de psychologie John Gottman19.

Gregory Bateson20 a nommé «schismogenèse complémentaire» la réaction en chaîne par laquelle la réponse de l'un des partenaires

à la provocation de l'autre entraîne des comportements réciproques toujours plus divergents. Cette escalade se produit parce que les hommes et les femmes ont des sensibilités différentes et qu'ils vivent dans deux mondes tout à fait différents,, avec des attentes et des croyances différentes face au couple.

Tant et aussi longtemps que les femmes ne prendront pas leur part de responsabilité dans la genèse de la violence conjugale, elles resteront impuissantes, dépendantes des changements de leur partenaire et soumises à leur bonne volonté. Est-ce vraiment cela que les femmes désirent? J'ose croire que non. J'ose croire que les femmes peuvent prendre conscience qu'elles ont des besoins, des priorités et des ressources qui leur sont propres et qu'elles prendront la responsabilité des stratégies à utiliser pour satisfaire ces besoins, faire valoir leurs priorités, sans «sataniser» celles de l'homme, et exploiter positive¬ment leurs ressources au profit d'elles-mêmes, du couple, de leurs enfants et de la vie en général. Est-ce que je m'illusionne ? Ne pourrait-on pas exploiter l'expertise des centres d'accueil pour femmes au profit des hommes battus et l'expertise des groupes d'entraide pour hommes violents au profit des femmes violentes ?

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provocateur
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est insignifiant . pour 150 assassins et quelques milliers d'ordure soit perverses soit débiles mentaux on veut dresser une image hallucinante des rapports hommes/femmes :

1 femme sur 3 violée, 1 femme sur 3 battue : fadaises !

Alors pour la culpabilisation des "hommes" vous repasserez , moi j'ai jamais battu ni violé personne et j'..... les exploitant(e)s 2008 du politiquement correct.

Le respect des victimes devrait aussi passer par l'arrêt de ce compassionnel voyeuriste et spectaculaire.

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leclercq
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Bel analyse des écrits précédents, félicitations, ils y en a qui lisent

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Attention
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1) il n'y a pas plus de violences psychologiques de la part des femmes que de la part des hommes, mais la violence psychologique est celle ( parmi toutes ) utilisée par les femmes ! Ce qui n'est pas tout à fait la même chose !

2) 70 % de fausses plaintes est un chiffre inventé !

Au contraire il y a encore de très nombreuses violences conjugales qui ne font l'objet d'aucune plainte !

3) Mon mari, nos amis etc. ne se sont jamais senti culpabilisés que d'autres, hommes ou femmes, soulèvent le problème des violences conjugales ! Ils pensent même que ce problème est trop pris à la légère par les pouvoirs publics !

4) Et assimiler les morts par violence conjugale aux morts dûes à d'autres causes en dit plus long sur vous-même que tout discours !

5) ainsi d'ailleurs que justifier cette violence meurtrière par

le fait que la femme " l'aurait bien cherché " !!!!

6) De même, justifier la minute de silence pour le député Demange "parce qu'il s'agit d'un crime passionnel" et ajouter toute honte bue : " elle a joué, elle a perdu" est révélateur de votre lamentable état d'esprit !

7) En ce qui concerne les chiffres, ce sont ceux que présente un homme, un sociologue spécialiste de ce problème : Smaïn Laarcher.

Je conclue de votre contribution que vous souffrez d'un machisme tenace qui, je le souhaite, sera en voix de disparition !!!

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Attention
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Même réponse qu'à Leclerq :

quelle curieuse réaction de vous sentir visé par la dénonciation des violences et crimes conjugaux !!

Auriez-vous quelque chose à vous reprocher ?

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leclercq
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1) il n'y a pas plus de violences psychologiques de la part des femmes que de la part des hommes, mais la violence psychologique est celle ( parmi toutes ) utilisée par les femmes ! Ce qui n'est pas tout à fait la même chose !

tu donne l'explication toi-même, pourquoi, les hommes sonts plus victimes de violences psychologiques que les femmes merçi.

2) 70 % de fausses plaintes est un chiffre inventé !

Au contraire il y a encore de très nombreuses violences conjugales qui ne font l'objet d'aucune plainte !

inventé, il y a eu des enquêtes à ce sujet renseigne toi, les chiffres varient de 50 à 70%, enquête outre atlantique.

avant de critiquer renseigne toi ça sera mieux.et je ne vois pas le rapport, avec les plaintes non déposées tu change de sujet.

3) Mon mari, nos amis etc. ne se sont jamais senti culpabilisés que d'autres, hommes ou femmes, soulèvent le problème des violences conjugales ! Ils pensent même que ce problème est trop pris à la légère par les pouvoirs publics !

évidement s'il ne connais pas la vérité, c'est comme les pouvoirs publics, sous la chape de plomb du féminisme victimaire, quel valeur à leur avis, s'ils sonts étourdis par ta jactance.

4) Et assimiler les morts par violence conjugale aux morts dûes à d'autres causes en dit plus long sur vous-même que tout discours !

j'assimile pas, je donne des éléments pour relativiser, d'ailleurs les espagnoles l'avait bien fait en affirmant qu'il y avait plus de morts par violences conjugale que par cancer, c'est qui est totalement faux, mais les féministes victimistes n'ent sonts pas à un mennsonge prés.

donc la comparaison elles onts le droit de la faire pas moi.

bel exemple de mauvaise foi féminine de ta part.

5) ainsi d'ailleurs que justifier cette violence meurtrière par

le fait que la femme " l'aurait bien cherché " !!!!

ce n'est pas une justification c'est un constat, visiblement c'était une femme vénale, elle en aurait rien eu a faire qu'il se soit suicider aprés l'avoir jeté. c'est vrai que les suicides ne sonts pas comptés dans les morts par violence conjugale ils devraient.

6) De même, justifier la minute de silence pour le député Demange "parce qu'il s'agit d'un crime passionnel" et ajouter toute honte bue : " elle a joué, elle a perdu" est révélateur de votre lamentable état d'esprit !

tu ne pas que le lamentable état, serait plus surement du coté du mensonge féministe non, tous ses mensonges, tout ce tapage toute cette exagération, employer des mots comme fléau, quand 1,4% des femmes sonts concernées.

parler d'ampleur du phénoméne, n'importe quoi, évidement quand on se refére à des enquêtes aussi bidons que celles de l'ENVEFF, démontée par une femme honnête marcella Iacub un an aprés sa parution.

En ce qui concerne les chiffres, ce sont ceux que présente un homme, un sociologue spécialiste de ce problème : Smaïn Laarcher.

il écrit 48000, alors que dans l'entête de ce forum il est écrit 575. donc c'est un menteur de plus.

Je conclue de votre contribution que vous souffrez d'un machisme tenace qui, je le souhaite, sera en voix de disparition !!!

ah dire la vérité c'est du machisme, alors il n'y a que les menteuses qui onts le droit de donner leur avis, c'est de la dictature de la bien pensance ton truc où quoi.

allez un écrit de vrai féministe

Élisabeth Badinter

«La victimisation est aujourd'hui

un outil politique et idéologique»

(Propos recueillis par Véronique Helft-Malz et Paule-Henriette Lévy

L'Arche. nº549-550)

Novembre-Décembre 2003

Dans Fausse route (Éditions Odile Jacob), vous dénoncez les illusions d'un certain féminisme. Pourquoi avoir écrit ce livre maintenant?

Pour moi, «la coupe était pleine», d'autant que je me retiens depuis dix ans. À l'issue du XXe siècle, les obsessions féministes d'alors ne me concernaient déjà pas. Plus que cela, elles me paraissaient dangereuses. Une des raisons de ce petit essai, de ce «coup de gueule», a été le débat sur la prostitution en 2002. Il m'est apparu opportun de prendre la plume pour dire: Attention! nous faisons fausse route. Très franchement, tout ce que défend le féminisme depuis une décennie va, je crois, se retourner contre les femmes.

Votre ouvrage est-il un cri d'alarme?

Comme vous le savez, je n'écris que lorsque j'ai la conviction que mes idées, mes réflexions ne sont ni prises en compte, ni publiées, ni discutées. Je n'interviens jamais lorsque quelqu'un d'autre exprime ce que je pense. Or, justement, j'avais le sentiment que ce que je considérais comme grave pour le devenir de notre société était quasiment impossible à exprimer dans l'unanimisme d'aujourd'hui, dans cette morale bien-pensante qui est la nôtre. C'était étouffant!

Les réactions à la sortie de mon livre m'ont d'ailleurs un peu rassurée. Je n'étais visiblement pas la seule à souffrir de cette chape de plomb.

Qui sont celles qui font «fausse route»? Qui sont les féministes dont vous parlez?

Le féminisme aujourd'hui est essentiellement constitué de deux pôles. Il fonctionne sur deux modes. Il y a les féministes universitaires, qui produisent des travaux très intéressants, souvent pointus, qui débattent de concepts tels que «la domination masculine». De ce premier pôle, qui fonctionne parfaitement depuis vingt ans, découlent des études féministes où il est question de la condition féminine avec des approches intelligentes, militantes mais très fines.

Ces écrits, ces thèses principalement sociologiques, je les respecte. Je les utilise. Ils nourrissent même, parfois, ma réflexion mais demeurent connus seulement d'un petit nombre. Ils sont signés par des spécialistes, qui parlent entre elles et dont, je ne sais pas pourquoi, la parole n'a pas d'écho médiatique. Cette réflexion-là, intellectuelle, universitaire, n'accède donc pas au grand public et reste confidentielle.

L'autre monde féministe est un ensemble de nébuleuses constitué de centaines d'associations, voire de milliers sur toute l'Europe. Sa vocation est de secourir des femmes, de venir en aide. Ses militantes, extrêmement engagées, ont une fonction unique: une fonction sociale de réparation. Ainsi, lorsqu'il s'agit, par exemple, d'associations de défense contre les violences faites aux femmes, on observe la plupart du temps une «réaction de militantes» à propos du sujet qui les préoccupe.

Ces associations-là, de terrain, ne se réclament de personne, faute de grande figure du féminisme comme Simone de Beauvoir, mais ne sont pas sans influence. Elles sont proches des médias de gauche et arrivent très bien à se faire entendre. Ce qui me paraît inquiétant, c'est qu'à partir de leur combat quotidien, ces associations dégagent une image de la femme – leur image propre de la femme, c'est-à-dire celle qui constitue leur «ordinaire» et dont elles font une «généralité». Ces féministes, qui s'occupent de femmes violées ou de femmes agressées, induisent de leur constat une condition des femmes qui remonte à la presse par le biais de leurs amies journalistes. J'ai été très frappée de voir – que ce soit pour la prostitution, pour la pornographie, ou encore pour le harcèlement – qu'aussitôt que ces associations s'intéressent de près à ces sujets, ils se répercutent immédiatement de façon négative dans les médias, télévision y compris.

À quoi cela tient-il?

Tous les secteurs «société» des grands médias sont confiés à des femmes socialement, idéologiquement et politiquement très proches de ces associations féministes. Ces journalistes s'alimentent de ce que leur apportent les associations, et ces informations sont transmises quasiment sans nuance. Elles participent donc à cette «chape de plomb» que j'évoquais précédemment. L'année dernière, au moment du débat sur la prostitution, j'ai vu à quel point il était difficile de faire entendre une parole différente.

Autre exemple marquant: au moment du débat sur la parité femme/homme dans le monde politique, l'ensemble des journalistes des secteurs«société» des médias étaient pour la parité. Or je condamne totalement cette espèce de connivence objective de génération, de milieu culturel et politique. Tout cela me semble très grave, parce que cette nébuleuse composée des différentes associations constitue, par son lien avec la presse, une sorte d'idéologie dominante. Par ailleurs, pendant les cinq ans du gouvernement socialiste de Lionel Jospin, un certain nombre de femmes ministres s'étaient entourées, dans leur cabinet, de représentants de ces associations. Il s'opérait ainsi une sorte de lobbying immédiat.

Si ces féministes ont fait fausse route, quel est à vos yeux le bon chemin?

S'il y a eu fausse route, c'est qu'il y a eu bifurcation. Je pense que le bon chemin était celui que l'on avait pris il y a vingt ans, et qui consistait à se battre sur le triptyque: liberté, égalité, fraternité.

Aujourd'hui, la liberté est passée absolument au second plan. Ces féministes, justement à cause des associations, ont vu dans la liberté sexuelle des femmes, par exemple, l'effet le plus pervers que l'on pouvait trouver, ces dernières étant devenues «des objets de consommation sexuelle». Tout a été transformé à partir de la pratique associative.

Les universitaires, pour la plupart, ont également pris ce train-là. Ainsi, l'égalité a été oubliée au profit de la parité. Mais les mots ont leur importance. Regardez bien: le mot parité est en train de se substituer, au-delà même du féminisme, au mot égalité. Égalité a une signification, parité en a une autre.

Le grand public – je le comprends très bien, parce que c'était très compliqué – n'a pas saisi le sens du débat sur la parité. Je considère que le combat pour imposer l'écriture de la différence des sexes dans la Constitution instaure un tournant philosophique et idéologique catastrophique. Parce qu'en introduisant le différencialisme, on remet en avant les caractéristiques traditionnelles de la femme et donc on revient à un discours anté-pouvoir, à un discours pré-féministe.

Vous me demandez quelle est la marche à suivre. Je voudrais préalablement que l'on revienne sur le bon chemin. Aujourd'hui, par le biais des universitaires, les idées féministes radicales américaines se retrouvent dans la législation européenne.

Le féminisme a démoli des structures. A-t-il pensé à une reconstruction?

C'est très exactement ce que je dénonce. Non, on n'a pas pensé du tout à une reconstruction; l'idée n'était pas de retisser les liens. C'est ce qui me fait extraordinairement peur et même horreur. Peu à peu, loi après loi, admonestation après admonestation, on a avancé sans vision.

Lorsque l'on se pose comme victime, on pose l'autre comme bourreau. C'est aussi ce qui ce qui passe avec le conflit israélo-palestinien. Je trouve cela très pervers, car je vois bien tout le travail pour montrer que les femmes sont victimes dans une proportion incroyable, que toutes les femmes sont potentiellement victimes des hommes. Ce thème est inlassablement développé. Si l'homme est bourreau, il en découle une véritable incompatibilité. Ce féminisme que je critique n'a absolument pas en vue d'établir des relations améliorées entre hommes et femmes. Ce n'est pas du tout le sujet.

Le concept de victimisation que vous appliquez aux femmes peut-il s'appliquer au traitement médiatique du conflit israélo-palestinien?

Le fait est que l'on a compris en Occident – depuis quinze ans, Pascal Bruckner l'a très bien montré – que pour gagner la sympathie du public et gagner l'opinion à sa cause, il faut se présenter comme une victime. Il n'y a rien de plus odieux qu'une héroïne ou qu'un peuple orgueilleux, sûr de lui et dominateur... On peut donc voir là une stratégie, consciente ou pas, chez les féministes comme chez les Palestiniens. Quiconque veut accrocher la sympathie de l'opinion publique nationale, et même mondiale, a tout intérêt à se présenter comme victime.

Il est vrai que le peuple palestinien est un peuple victime. Il doit avoir un État. Tant qu'il n'a pas d'État et qu'il y a une occupation des territoires, la situation des Palestiniens est franchement intenable... Mais j'ai été très frappée de l'empressement des médias européens à «couvrir» Jénine. Tout le monde (là encore, consciemment ou pas) était trop content de parler d'un «massacre». Je ne ferai pas une assimilation directe entre le Palestinien et la femme battue; mais il est vrai que la «victimisation» est aujourd'hui un outil politique et idéologique, qui va bien au_delà des femmes.

Selon vous, la laïcité est-elle aussi un combat féministe?

Oui, évidement. Et je suis pleinement d'accord avec un point de vue publié dans Le Monde: «Féministe donc laïque». Les deux combats sont plus liés que jamais, parce que la montée de l'intégrisme musulman n'est pas un vain mot: dans les autres religions du Livre, en tout cas, il n'existe pas d'attaque frontale de l'égalité des sexes comme dans l'islamisme.

La défense de la laïcité, c'est la défense de l'égalité des sexes. Personne n'en avait pris conscience en 1989, lorsque l'on a été renvoyés à nos chères études après notre manifeste de L'Observateur. C'est moi, à l'époque, qui avais posé la question de défense des femmes en ces termes : «Tenez bon sur la laïcité parce que c'est les femmes que vous protégez».

Ce combat s'adresse aux jeunes femmes de la première génération de nouveaux arrivants, ou encore aux jeunes filles d'origine maghrébine. C'est pour elles qu'il faut le conduire. Franchement, depuis longtemps, dans la société française de souche, que ce soit le judaïsme ou le catholicisme, on ne peut pas dire qu'il y ait une oppression des femmes.

Le foulard islamique n'est pas, à vous entendre, l'équivalent de la kippa.

Non, bien sûr. On met une kippa par respect envers Dieu. On met le foulard pour ne plus être un objet de tentation sexuelle pour les hommes, pour ne pas risquer d'être responsable, comme je le dis dans Fausse route, d'un «rut masculin». À la limite, les femmes sont tenues coupables des péchés éventuels des hommes.

Au demeurant, et c'est pour cela que je suis totalement laïque, je pense que la kippa comme le voile, et c'est le seul point qu'ils ont en commun, sont des signes ostentatoires. Un signe ostentatoire d'une religion indique ce que l'on est sans mot dire. Je n'ai même pas besoin de parler, vous me voyez de loin avec un foulard ou une kippa et vous savez quelle est mon appartenance première.

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quelle curieuse réaction de vous sentir visé par la dénonciation des violences et crimes conjugaux !!

ce n'est pas de la dénonciation, c'est de la culpabilisation de la gent masculine, avec des mensonges des amalgames, de la mauvaise foi. ce qui est différent ne t'en déplaise.

autre écrit

Chiffres de la violence conjugale: Précisions sur le délire féministe et ses motivations

4 femmes en couple sur 5 autour de vous semblent-elles souffrir le martyr, portent des traces de coups sous le maquillage, se plaignent d'être dénigrées, rabrouées, sans argent, totalement dominées, contrôlées toutes les 5 minutes, traumatisées? Avez-vous vraiment le sentiment d'être dans ce monde-là? Comptez autour de vous vos amies, vos proches, vos collègues en couple: 4 sur 5 sembleraient-elles n'être plus que l'ombre d'elles-mêmes?

Rappel de chiffres

Mon billet d'hier proposait un calcul un peu compliqué. Je le simplifie.

Je prends comme base de calcul la statistique fédérale suisse de l'Aide aux victimes. Pourquoi ce chiffre? Parce que c'est le plus élevé disponible, on ne pourra donc me suspecter de vouloir minimiser la réalité. Le tableau ci-joint indique les chiffres sur 5 ans (cliquer dessus pour l'agrandir, ou voir le site http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/19/03/...).

- En 2007, sur 29'311 consultations, 15'543 supposaient une relation familiale auteur-victime, donc pouvant inclure la violence conjugale subie par les femmes.

- On sait par ailleurs que 26% des consultants sont des hommes. Il reste 11'657 femmes, chiffre arrondi à 12'000.

- Il y a en Suisse 1'714'000 femmes vivant en couple (les mineures, veuves et célibataires sont décomptées).

- Rapporté à ce dernier chiffre le pourcentage des consultations pour violence conjugale subies par des femmes représente: 0,7% des femmes en couple.

- Si l'on admet comme le disent sans le prouver les féministes, que seulement 30% des femmes dénoncent la violence conjugale, on arriverait à 2,2% de femmes battues parmi les femmes vivant en couple, soit 1,1% du total des femmes.

Note: les centres d'aide aux victimes ne vérifient rien des affirmations de leurs consultantes et les prennent pour argent comptant. On ne peut donc savoir de combien le chiffre est exagéré (fausses accusations, violence mutuelle, troubles psychiatriques décompensés, etc).

Ce que disent les féministes

Sur la base d'une enquête de 1997 relayée par l'Unifem (organisme de l'ONU) et par Amnesty International, une femme sur 5 âgée de 20 à 60 ans (ce que les féministes ne précisent jamais dans leurs interviews, laissant chacun croire que c'est sur l'ensemble de la population féminine) dit avoir subi de la violence conjugale. Or seulement une femme sur deux dans cet tranche d'âge vit en couple est donc concernée par la violence conjugale.

Cela voudrait dire que 40% des femmes de 20 à 60 ans en couple vivent de la violence conjugale grave. Et pour la violence grave + psychologique, le chiffre annoncé étant de 40% dans cette tranche d'âge, 80% des femmes en couple vivraient dans l'enfer de la violence conjugale, soit 4 femmes en couple sur 5.

(http://www.amnesty.ch/fr/campagnes/halte-violence/quelque...).

On nage en plein délire!

Pourquoi ces mensonges sur les chiffres?

- Les premières études ont été faites sans méthode rigoureuse par des féministes anti-hommes. Les autres ont suivi de bonne foi et se sont ancrées dans cette psychose collective de la femme battue à chaque coin de rue.

- Les méthodes d'enquête, le type de questions, la manière de les poser, ont souvent été biaisées et amplifient la réalité. Une dispute peut facilement devenir une menace violente selon comment la question est posée.

- Le féminisme radical a entrepris la déconstruction du masculin. Il faut donc faire passer les hommes pour des salauds violents.

- L'idéologie féministe radicale est fondée sur la théorie marxiste selon laquelle la femme est le prolétaire et l'homme l'oppresseur. Dire que les hommes sont des prédateurs et les femmes des proies est habituel chez ces féministes. Ainsi tous les hommes sont culpabilisés et renoncent à leur identité masculine. Le but est une prise de pouvoir progressive sur la société par les féministes radicales.

- La victimisation rapporte. Psychologiquement, les femmes étant présentées comme forcément victimes, elles ont la sympathie des tribunaux, des médias, des services sociaux, etc. Juridiquement: vote de lois discriminatoires favorables aux femmes contre les hommes. Financièrement, les associations féministes perçoivent des subventions qui les nourrissent et font vivre leurs leaders. Le chiffre le mieux connu est celui du Québec: 500 millions de francs suisses par années, toutes attributions confondues.

Donc la diffusion de faux chiffres de la violence contre les femmes est une stratégie délibérée. En entretenant une psychose collective les RadFém tirent les marrons du feu, et les hommes paient collectivement une culpabilité ancestrale.

Personne ne nie que la violence contre les femmes existe. Chaque violence est un crime, un crime de trop. Mais la réalité des chiffres n'en fait en aucune façon un phénomène de société de l'ampleur revendiquée, ni de l'homme un salaud universel. Et l'on oublie toujours que la violence contre les hommes existe, qu'elle est très importante. Mais là on touche un tabou.

Les campagnes sur la violence faite aux femmes sont parmi les grandes manipulations intellectuelles et sociales de notre époque. Les RadFém perdent tout crédit à relancer en boucle des chiffres délirants. Ces campagnes mensongères sont une violence permanente, systémique et institutionnelle contre les hommes dans leur ensemble.

Pour rétablir l'équilibre et certaines verités, voici une petite liste d'actes desagréables assimilés a de la violence conjugale, dont les femmes usent frequement a l'encontre de l'homme.

Elle:

- crie, vous injurie, vous accuse

- vous humilie, vous jette des insultes à la figure

- fait des remarques dévalorisantes

- fait pression sur vous en vous culpabilisant

- vous force à prendre des décisions contre votre gré

- vous dicte ce que vous devez faire

- manipule les enfants

- veut avoir toujours raison

- vous reproche vos dépenses

- menace de se suicider ou de se faire du mal

- menace de dire ou de faire des choses qui auraient des conséquences fâcheuses

- vous empêche de rendre visite à des ami-e-s ou vous rend la chose difficile

- Il contrôle vos appels téléphoniques

- Vous devez avoir son autorisation pour vous rendre dans certains endroits, il vous en interdit d'autres

- vous appelle sans cesse au téléphone

- vous contrôle

- s'attaque à des choses auxquelles vous tenez

Je suppose qu'il n'y a la rien de très extraodrinaire et que chacun a deja vecu ou vu chez des proches une de ces situations.

Maintenant le detail marrant: Je n'ai pas inventé cette liste, c'est du copié-collé du site http://www.prevention.ch/haltealaviolence.htm sauf que chez eux il y a un "il" avant chaque phrase (IL vous insulte etc...). En somme la liste de ce que l'homme moyen ne devrait pas commettre envers sa partenaire.

Nota bene que je suis tout a fait d'accord avec ça, et que je serai extrèmement content si par soucis d'égalité les femmes pouvaient aussi eviter ce genre de pratiques !!! Mais la elle vous diront "c'est pas la même chose..."

Je serais sincèrement interessé par quelques points de vue feminins sur le sujet.

Violence conjugale: le mensonge incroyable des chiffres continue

RRS1 proposait ce matin une émission sur la violence conjugale. Je n'ai pas pu tout entendre, mais j'ai relevé cette information, que je développe ici avec la démonstration de la fausseté de cette information.

20% des femmes subiraient de la violence physique grave

? Ce chiffre est répété en boucle depuis 1997. Il est le résultat d'une étude réalisée par Mmes Gillioz, De Puy, Ducret. Il est basé sur une enquête auprès de 1'500 femmes. La méthode d'enquête, le type de questions posées et la manière dont les questions ont été posées fait défaut. De plus aucun homme n'a été interrogé.

Les statistiques fédérales de l'aide aux victimes citent 29'311 consultations au total en 2007, dont 73% avec victimes de sexe féminin et 53% avec relation familiale auteur-victime. En admettant le chiffre maximum de 73%, cela fait 21'397 femmes victimes.

En prenant les condamnations pour infractions au code pénal (dont les lésions corporelles font partie) on est à 31% de 97'911, soit 30'352 condamnés, dont 26'103 hommes, bon nombre étant également condamnés pour des lésions corporelles non domestiques. Quand aux chiffres de dénonciations à la police (sans spécification de violence conjugale) il est de 9'644 en 2007.

Prenons le chiffre le plus plausible, celui de l'aide aux victimes, soit 21'000 femmes. Il est dit souvent que seuls 30% (1/3) des actes de violence conjugale sont déclarés par les femmes (et seulement quelques pourcents par les hommes). Sur environ 7'000'000 d'habitants en Suisse, 21'000 femmes font 0,3% de la population entière. Si 0,3% est 1/3, la totallité est 0,9%! Si même seulement 10% des victimes se déclaraient, la totalité ferait 3%!. Il est impossible d'atteindre le chiffre d'une femme sur 5, soit 20% de femmes battues.

Ces chiffres peuvent être trouvé sur: http://www.equality.ch/f/facts_gewalt.htm.

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leclercq
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texte intéressant, voilà ce que valent certains sociologues, alors comme référence.

Maryse Jaspard, la magicienne des statistiques

- maître de conférences à l'Institut de démographie de l'université Paris 1

- responsable de l'unité de recherche « Genre, démographie et sociétés » à l'Ined

- directrice scientifique de l'ENVEFF, Enquête nationale sur les violences faites aux femmes en France, 2000)

- auteure de Les violences contre les femmes. Collection Repères, La Découverte, 2005

Maryse Jaspard est une chercheuse très policée (à qui il arrive pourtant de se trahir, on le verra ci-après). Jamais vous ne lirez d'elle une ligne dirigée directement contre les hommes. Elle se contente de mesurer, inlassablement, les « violences contre les femmes ». Quoique le sujet l'occupe tout entière, elle ne çède pas à la passion : elle n'est que chiffres, enquêtes, statistiques et réflexions approfondies. Noble projet, pense le commun des mortels, que cette défense obstinée des victimes. Mais pour qui la lit de plus près, l'impression est tout autre. Les chiffres sont douteux, les enquête biaisées, le discours tortueux. Le projet n'est pas de défendre les victimes d'un sexe, mais de désigner l'autre sexe comme bourreau. La misandrie est implicite, indirecte, et donc bien plus dangereuse.

En 2000, c'est son heure de gloire, avec la publication de l'ENVEFF, qu'elle a dirigée. L'enquête fait un tabac dans les médias, qui ne la lisent pas, ou superficiellement. Mais sa crédibilité est vite égratignée :

- en février 2003, l'enquête est analysée et pulvérisée dans un article des Temps Modernes par Marcela Iacub et Hervé le Bras (voir sous-rubrique « Violences conjugales »), qui mettent en évidence son caractère sexiste (les hommes ne sont pas interrogés), la non-fiabilité d'informations recueillies téléphoniquement sans aucune garantie, le mélange de références aux violences physiques et psychiques (non-objectivables), des définitions fantaisistes pour les violences psychiques

- ces objections sont reprises par Elisabeth Badinter dans Fausse Route, par L'Express dans un dossier spécial, par divers articles de presse, par Patrick Guillot dans La cause des hommes, etc.

- plusieurs enquêtes francophones (voir sous-rubrique « Violences conjugales »), viennent établir, ou, pour les initiés, confirmer la symétrie des violences conjugales : l' Enquête Sociale Générale du Canada de 1999, publiée en 2002 - l'enquête suisse Bodenmann-Gabriel en 2004 - l'enquête BVA-L'Express->136 de juin 2005 (celle-ci prend même l'ENVEFF à son propre piège : en posant à des hommes les mêmes questions sur les violences psychiques, elle obtient les mêmes résultats !)

En 2005, du point de vue de la crédibilité, il ne reste plus rien de l'ENVEFF ni de sa directrice... « scientifique ». Mais les deux sont encore considérées avec révérence par les médias conformistes. C'est pourquoi Jaspard trouve l'aplomb de publier son livre, et de continuer à se présenter comme une spécialiste. Cet ouvrage n'apporte rien de nouveau, sinon, au fil des pages, un éclairage sur l'inconsistance de ses thèses, les techniques employées pour les faire fructifier malgré tout, et la misandrie qui, en arrière-plan, imprègne toute sa démarche. Ci-après quelques coups de projecteurs.

Aucune réponse aux objections

L'autosatisfaction semble chez Jaspard un trait de caractère dominant. Une fois pour toutes, elle a trouvé la vérité. Ni remise en cause, ni interrogation, ni même prudence sur la méthode ou les résultats obtenus. En particulier, jamais le contenu des déclarations téléphoniques n'est mis en doute ou relativisé. Régulièrement reviennent des formules sur le modèle « Les répondantes ont dit... », comme si leur parole tenait forcément lieu de réalité.

Mais surtout jamais les contestations, nombreuse et fortes, dont l'ENVEFF a été l'objet, ne sont envisagées. Sur les 122 pages, seules quatre lignes y font allusion :

« En mai 2003, avant même la publication des résultats complets par la Documentation française, la polémique très médiatisée orchestrée par Elisabeth Badinter, lors de son essai antiféministe Fausse route, ravive le débat. » (p.28). Elles sont ensuite évacuées. S'il y a eu « polémique très médiatisée » sur une base « antiféministe », on s'attend pourtant à ce qu'elle en reprenne les termes, qu'elle réfute les objections. Mais en est-elle capable ?

Une technique : les chiffres magiques

p.28 : « Après l'engouement médiatique de l'an 2000, les conférences de presse tenues en 2001 et 2003 pour présenter des analyses détaillées des résultats connurent un succès mitigé. En revanche les deux chiffres emblématiques (50 000 viols, une femme sur dix victime de violences conjugales) sont très régulièrement mis en avant, dans tous les médias, sans que la source soit toujours citée. »

Ceci est très important : Jaspard ne cherche pas la réalité, mais des « chiffres emblématiques ». Nous préférons dire magiques, c'est-à-dire qui court-circuitent le raisonnement, et simplifient la réalité au point qu'on ne la voit plus. Elle sait que médias et public sont noyés sous les chiffres de toutes sortes, qu'ils ne prennent pas la peine de vérifier comment et par qui ils ont été obtenus, et qu'ils ne retiennent que ceux qui sont mathématiquement simples et frappent l'imagination. « 50 000 », « une sur dix » ou « dix pour cent », en voilà qui remplissent ces conditions. En voilà aussi qui suggèrent des équations immédiates : 50 000 viols = 50 000 violeurs, et « dix pour cent de femmes victimes = dix pour cent d'hommes bourreaux » (en la matière, une proportion énorme - si dix pour cent le sont réellement, il est tentant de penser que tous les autres le sont potentiellement).

En fait, il ne s'agit pas d'établir préalablement un questionnaire rigoureux, pour obtenir ensuite des résultats rigoureux. Les résultats sont préétablis : comme ils sont plus élevés que la réalité, il s'agit d'élargir le questionnaire autant que nécessaire pour les obtenir. Quitte à y faire entrer des comportements qui n'ont rien à voir avec les violences conjugales, à occulter les violences contre les hommes, etc.

Jaspard est scientifiquement inexistante, mais c'est une bonne technicienne de la manipulation d'opinion.

Une autre technique : prêcher la rigueur, laissser s'installer la confusion

p.35 : « Les agressions physiques ont été dénoncées par 2,5% des enquêtées, et une femme sur cent a subi des violences sexuelles. Ce rapide décompte montre l'inadéquation de l'expression « femmes battues », qui ne rend pas compte de la totalité des violences conjugales où les pressions psychologiques sont prépondérantes. Dans un contexte social prohibant la violence physique, les violences psychologiques apparaissent comme une forme moderne de la domination d'un sexe sur l'autre. »

C'est exact : l'enquête a comptabilisé 10% de femmes victimes de violences diverses, dont 2,5% de violences physiques, et 0,9% de violences sexuelles. Mais c'est bien le chiffre de 10% que le public a retenu, et il a retenu aussi l'expression « femmes battues », car c'est celle que les médias lui servent. (Pire encore : ils disent parfois tout simplement "femmes" et le public comprend que 10% des Françaises sont battues, pas seulement celles qui sont en couple !)

Jaspard connaît très bien ces confusions, et elle ne fait rien pour les faire rectifier. Le public croit donc que les 10% sont victimes de violences physiques. En fait elle utilise à fond le confusionnisme moderne de l'information. On n'est pas près de la voir à la télévision pour recadrer et repréciser tout cela !

Les violences psychologiques, une « forme moderne » ? Gratuit et absurde. Il s'agit de faire croire que les hommes violents osent moins passer à l'acte à cause des nouvelles lois, et qu'ils se replient sur les violences psychologiques ! Ce qui sous-entend qu'ils étaient encore plus nombreux à frapper avant les lois ! Pas le début d'une preuve, évidemment.

Une thèse implicite : les violences contre les hommes sont légitimes

Gênée aux entournures par les travaux mettant au jour les violences féminines, Jaspard martèle : elles sont « réactionnelles » et « défensives », autrement dit... justes.

p.100 : « parmi les victimes d'agressions physiques, 35% tentent d'échapper aux coups en s'enfuyant, 27% les rendent. »

...Et peut-être tapent-elles alors encore plus fort ! Mais si elles rendent les coups, sont-elles encore des victimes ? Il faudrait les enlever du décompte.

p.100 : « Dans l'enquête canadienne EGS, les taux de violence entre conjoints hommes et femmes sont proches, mais ces dernières déclarent plus souvent des violences plus graves »

Il s'agit de l'enquête canadienne évoquée plus haut. Si cette enquête, du même type que l'ENVEFF, mais qui interroge aussi les hommes victimes, réalisée dans une société comparable à la société française, conclut à la symétrie des violences, c'est tout le choix méthodologique sexiste de l'ENVEFF qui est mis en cause. Cela devrait faire l'objet d'un chapitre complet dans le livre.

Les victimes femmes « déclarent » (encore ! ) « des violences plus graves » ? Et alors ? Les victimes hommes deviennent-elles pour cela inintéressantes ?

Une autre thèse implicite : mesurer la victimation masculine n'est pas idéologiquement correct

p.102 : « Mais, signe des temps, réflexe de survie de la société patriarcale, les recherches sur les hommes victimes de violence conjugale se développent. »

Encore un raisonnement difficile à comprendre : s'il y a des hommes victimes, c'est justement que la société n'est pas aussi patriarcale que des gens comme Jaspard veulent bien le dire. Mais comment pourrait-elle renoncer au dogme ?

S'il y a des hommes victimes (ce qui a été cent fois démontré), il faut évidemment qu'il y ait des études sur eux. A moins qu'en tant qu'hommes, ils ne soient pas dignes d'être entendus, aidés, préservés... c'est manifestement le point de vue de l'auteure.

Un alibi : démolir les confrères

Toujours satisfaite d'elle-même, Jaspard est impitoyable avec certains de ses confrères, dont les méthodes sont tout aussi incertaines que les siennes, mais pas plus. Elle cherche sans doute à obtenir, à leurs dépens et à peu de frais, un brevet de rigueur. A cet égard, la lecture du texte « Mortalité conjugale : des chiffres insensés » (voir rubrique « Violence conjugale »), est un régal, le seul ingrédient positif de l'ouvrage. Elles y stigmatise les travaux rapport Henrion, rapport du Conseil de l'Europe - d'inspiration tout aussi misandre qui prétendent décompter les femmes mortes des suites de la violence conjugale, en employant des termes qui pourraient très bien s'appliquer à elle-même « S'appuyant sur des sources incertaines, les politiques et les ONG ont diffusé des statistiques improbables » - « inanité de ces allégations reprises sans discernement par nombre de personnes publiques ». Merci à elle de conforter les analyses que nous faisons depuis des années !

Elle exprime son scepticisme quant à la possibilité de mesurer un jour le phénomène de manière satisfaisante. Cela est pourtant désormais réalisé, par le Recensement national des morts violentes survenues au sein du couple en 2003 et 2004. Ici, on est dans l'objectif, et comme les morts masculines sont aussi comptabilisées (ça change !), l'ampleur des violences contre les hommes apparaît de manière irréfutable. Ainsi, même s'il ne peut prendre en compte les suicides (toujours plus nombreux chez les hommes), le Recensement comptabilise-t-il 22% de morts d'hommes. La preuve est faite... Quel est son commentaire ?

Patrick Guillot, décembre 2005

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leclercq
Site: 
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suite

Marcela Iacub, Hervé Le Bras. Les temps modernes, n° 623, février 2003

[Magistrale déconstruction et réfutation de l'ENVEFF, effectuée en 2003 non par des militants, mais par deux sociologues de renom. Après cela, il est impensable de la considérer encore comme une référence sérieuse... et c'est pourtant ce qui se passe. Les médias la citent révérencieusement, et (en 2008) le Ministère du travail, des relations sociales et de la parité la place en tête de la liste d'enquêtes proposées sur son site. Cherchez l'erreur... ]

Homo mulieri lupus ? A propos d'une enquête sur les violences envers les femmes

Comment en finir avec les inégalités entre les hommes et les femmes ? Voilà la question qu'ont tenté de résoudre les nombreux courants du féminisme depuis plus de deux siècles. Les solutions proposées sont loin d'être les mêmes mais elles partagent la vertu d'avoir pris le risque d'y répondre dès l'ouvrage fondateur de Mary Wollstonecraft.

Depuis quelque temps, en France, on semble oublieux de cette diversité et de cette richesse des diagnostics et des stratégies, au profit d'un féminisme institutionnel qui fait de la victimisation des femmes le noyau dur de sa politique, qui traite d'antiféministes, voire de réactionnaires , ceux et celles qui s'écartent de cette position. La récente controverse autour de la prostitution a donné l'occasion de montrer la violence de ces accusations lorsqu'on se hasarde à sortir des mailles de l'abolitionnisme ou du prohibitionnisme. la réflexion qui suit constitue une critique de ce féminisme victimiste. Nous espérons qu'au lieu de susciter l'anathème qui semble à la mode de nos jours, le texte qui suit aide à faire réfléchir aux politiques les plus à même de venir à bout de la situation d'infériorité qui est celle des femmes d'aujourd'hui.

Une récente enquête consacrée aux " violences envers les femmes au quotidien ", menée à la demande du secrétariat au droit des femmes et à la formation professionnelle, vient de dresser un constat effarant. Chaque année, plus de 4 millions de femmes françaises âgées de 20 à 59 ans sont victimes de pressions psychologiques au sein de leur couple (37% des couples) : 1,5 millions font l'objet de telles pressions sur leur lieu de travail (16,7%), 1 million au moins ont subi un harcèlement sexuel dans l'espace public (8,3%). Plus on pénètre dans l'intimité, plus la situation s'aggrave. Ainsi, les agressions physiques qui atteignent 0,6% des femmes au travail et 1,7% dans l'espace public s'élèvent à 2,5% au sein des couples. En compensation, les agressions moins directes que constituent les insultes et menaces verbales croissent du privé au public comme si l'intimité favorisait le passage à l'acte : 4,3% des femmes en ont souffert dans leur couple, 8,5% sur leur lieu de travail et 13,2% dans l'espace public, au cours des douze derniers mois, soit 1,8 million. Les auteurs de l'enquête soulignent d'ailleurs que " c'est dans la vie de couple que les femmes subissent le plus de violences psychologiques, physiques et sexuelles ".

Depuis cette publication, la plupart des études consacrées à la situation des femmes en France ont cité avec respect ces résultats. Les médias se sont appuyés sur les chiffres les plus spectaculaires de l'enquête pour recommander un changement des mentalités plutôt qu'une réforme sociale : transformer le comportement inadmissible des hommes, proposer de nouvelles lois, plus sévères, envers ceux qui commettent un acte de violence à l'encontre d'une femme en espérant que ces mesures répressives permettent aux hommes d'intérioriser, enfin, que la loi protège désormais les femmes contre leur brutalité. Tout cela constituerait finalement une nouvelle étape de ce que Norbert Elias appelait le processus de civilisation qui permet aux individus d'assumer directement le contrôle de leur propre violence.

La lecture attentive de l'enquête éveille toutefois rapidement des doutes. Comme nous allons le montrer, elle obtient ses résultats par une redéfinition préalable de ce qu'elle prétend mesurer, jouant du flou des mots pour épaissir celui des maux. Les effets de suggestion de la réponse par la question posent deux problèmes : comment un tel travail a-t-il pu être mené dans le cadre d'une enquête officielle ? Comment comprendre qu'il ait été reçu avec aussi peu de recul critique ? C'est vraisemblablement parce que l'enquête ne prétendait pas tant découvrir que révéler et que, en même temps qu'elle venait confirmer un sentiment confus, elle s'inscrivait dans un discours de légitimation d'un projet politique caractéristique d'une nouvelle tendance du féminisme, qui a acquis de la visibilité lors du vote de la loi sur la parité : devant la persistance des inégalités entre les hommes et les femmes, l'enquête oriente inévitablement vers une réponse sans ambiguïté : l'infériorité sociale des femmes est entretenue par une organisation de la violence, exercée par les hommes sous ses formes les plus diverses, dont l'effet unique sinon le but est de dominer l'autre sexe ; on ne remédiera donc à cette situation qu'en révélant la violence, cachée par les victimes et étouffée par les bourreaux, et en punissant enfin les responsables. Ceci s'est traduit pendant la dernière période du gouvernement Jospin par la mise en place d'une série de mesures répressives qui ont fait de la violence et plus particulièrement de la violence sexuelle à la fois la source des inégalités entre les sexes, l'essence de leur rapport et le lieu stratégique où elles sont censées intervenir .

Nous allons, dans un premier temps, montrer la facture de l'enquête, afin de l'articuler ensuite avec les principaux postulats de philosophie politique qu'elle nous paraît véhiculer.

UN EXEMPLE : L'INDICE GLOBAL DE HARCELEMENT SEXUEL

Commençons par un exemple. Les auteurs de l'enquête ont mis au point un " indice global de harcèlement sexuel " dans l'espace public. Ils en donnent la définition suivante : " Avoir au moins une fois, été suivie, ou en présence d'un exhibitionniste, ou avoir subi des avances ou une agression sexuelle. " C'est la recette bien connue du pâté d'alouette et de cheval : une alouette pour un cheval. On met en effet en commun les résultats de la question P2 du questionnaire de l'enquête : " Quelqu'un vous a-t-il suivie avec insistance, à pied, en voiture ou en moto ? " (il peut s'agir d'un ou de plusieurs hommes ou femmes, adolescents ou adultes) et celui de la question P8.3 : " Est-ce que quelqu'un est parvenu à avoir avec vous un rapport sexuel contre votre gré ? si oui combien de fois ? ". Non seulement, le nombre de réponses positives à la première question (5,2%) excède largement celui de la seconde question (non fourni), mais cette dernière est elle-même immergée dans une catégorie intermédiaire plus large intitulée " avances et agressions sexuelles " (1,9%) qui regroupe les " avances sexuelles ", les " pelotages ", les " tentatives de viol " et les " viols ".

Bien qu'elles soient comptées dans la section du questionnaire vouée à l'espace public, les " avances " n'y sont pas définies. La question est seulement posée dans la partie consacrée au travail en T9 : " Est-ce que quelqu'un a eu des attentions insistantes et gênantes pour vous, vous a fait des avances sexuelles que vous ne désiriez pas, ou vous a obligée à regarder des images pornographiques ? si oui, combien de fois ? " A nouveau un glissement s'opère au sein de la même question entre une " gêne ", puis des " avances ", et enfin l'obligation de regarder des " images pornographiques ". Par un raccourci saisissant, ce qui n'est peut-être qu'une tentative amoureuse maladroite est transformé en une séance contrainte dans un sex-shop. On constate donc que la même graduation organise la définition des " avances ", puis celle des " avances et agressions sexuelles ", puisque s'intercale, entre les premières et le viol, l'étape intermédiaire du " pelotage ", cerné par la question P7 : " Au cours des douze derniers mois, quelqu'un a-t-il, contre votre gré, touché vos seins, vos fesses, vous a " pelotée ", vous a coincée pour vous embrasser, dans la rue, les transports ou un autre endroit public ? " On comprend qu'il sert à créer des continuités en rassemblant dans une même et unique mesure statistique les actes les plus graves et les plus anodins.

La question P3 : " Est-il arrivé que quelqu'un exhibe devant vous ses organes sexuels ou se déshabille ? " prête à confusion et même à sourire. L'usagère des piscines parisiennes ou du naturisme répondrait par l'affirmative sans se sentir concernée ou dérangée. En réalité, cette question balise un parcours unificateur qui commence à P2 par " être suivie ", se poursuit par P3, l'exhibition de la sexualité, puis par une déclaration en T9 (les trois formes d'avances chaque fois plus explicites). En P7, le contact physique est établi (pelotage et ses variantes) et dès lors tout va très vite : attouchements sexuels en P8.1, tentative de rapport sexuel en P8.2, viol en P8.3. N'importe lequel des segments de ce parcours équivaut au tout condensé dans l'indice global de harcèlement sexuel. Chacun contient en germe les étapes suivantes.

Dans le domaine des violences physiques, les étapes sont d'habitude bien différenciées : gifle ou tape, coup, blessure superficielle, profonde, mutilation, tentative d'homicide, homicide. Chacune a son tarif pénal et sa position dans la statistique. Mais dès qu'il s'agit de rapport entre les sexes, il semble qu'il faille postuler une totalité indissociable. Chaque pièce est inséparable des autres, dont elle fournit un indice probant quand on la saisit. Si l'on commence par suivre une personne, tôt ou tard on se fera connaître d'elle, on l'abordera et on la violera. Tout cela fait partie du même ensemble de phénomènes, est animé par la même logique. Tout préliminaire présage l'issue la plus violente, que ce soit dans la rue, à l'usine ou dans la famille.

L'enquête regroupe ainsi sous une dénomination commune des situations anodines telles qu'être suivie dans la rue et des situations extrêmes telles qu'être forcée de subir un rapport sexuel. L'aspect anodin du fait d'être suivi résulte de l'absence de précisions dans les questions qui sont posées. Le questionnaire ne se soucie pas de déterminer quelle violence précise a subi éventuellement la femme suivie, s'il lui est arrivée d'accepter parfois l'invitation d'un inconnu dans la rue ou si elle s'est sentie flattée d'être ainsi remarquée. Il ne spécifie pas si la femme a été suivie dans une rue sombre et déserte par une bande de loubards ou sur une corniche d'une station balnéaire, un après-midi d'été, par un jeune homme un peu timide. Que peut-il y avoir de commun entre un homme qui espère ainsi se faire remarquer d'une femme et un groupe de violeurs, sinon, peut-être, qu'ils partagent également un certain désir sexuel ? Ce désir est-il en tant que tel porteur de violence ? Comparer au nom de ce désir le suiveur à un violeur, c'est comme rapprocher le fait d'en vouloir à quelqu'un qui vous a offensé et le fait d'être prêt à l'assassiner, sous prétexte que l'idée d'une vengeance vous a traversé l'esprit dans les deux cas. Que des attitudes aussi diverses puissent avoir en commun une certaine animosité ou un certain désir à l'égard d'autrui ne permet pas de tracer une ligne unissant à un bout de la chaîne un cas modeste et à l'autre un cas grave.

Il n'y a pas de différence de degré mais de nature entre ces deux comportements à moins de considérer toute manifestation du désir sexuel comme une forme de violence. De fait, cette conception possède un certain poids dans notre culture juridique, où le sexe est institué comme un danger, une menace pour la personne, à quoi l'on ne peut se risquer qu'à la condition d'être capable de donner un consentement éclairé, que certains juristes comparent à celui que l'on doit donner pour une intervention chirurgicale, voire pour la pratique de sports violents . Ce qui semble plus neuf, en revanche, c'est le caractère sexiste de cette violence. Tandis que le Code pénal ne distingue pas le sexe des auteurs et des victimes, cette enquête confond les agressions sexuelles et les agressions sexistes des hommes envers l'ensemble des femmes prises au sens générique . On peut supposer qu'à travers ce jeu de continuités l'enquête cherche à saisir non pas tant des actes de violence, ou même des sentiments d'insécurité, qu'une véritable organisation politique de l'oppression des femmes par les hommes, dans laquelle chaque acte, du plus anodin au plus grave, a sa fonction .

LOGIQUES DE L'AMALGAME

Cette façon de faire porte un nom, l'amalgame. L'indice global de harcèlement sexuel en offre un exemple particulièrement évident, mais l'ensemble de l'enquête repose sur ce principe. La grossièreté du procédé ne doit cependant pas décourager l'analyse car, à déplier ce qu 'elle replie, on verra que la confusion n'est pas introduite n'importe comment, que l'enquête est grossière, si l'on peut dire, avec précision et qu'elle s'articule ainsi dans ses moindres détails avec un projet politique singulier. Trois couples d'amalgame organisent l'ensemble : la confusion des mots et des choses, la confusion des violences physiques et des violences psychiques, la confusion entre la sexualité et la violence.

Les mots et les choses

Les mots d'abord. Le harcèlement sexuel, nous rappellent les auteurs de l'enquête, est défini par le Code pénal en 1992 en vigueur au moment de leur étude : " [...], pour une personne abusant de l'autorité que lui confère sa fonction, est puni le fait de harceler autrui en usant d'ordres, de menaces ou de contraintes dans le but d'obtenir des faveurs de nature sexuelle. " Cela n'a rien à voir avec l'indice global de harcèlement sexuel qu'ils construisent pour synthétiser les résultats de l'enquête. Le fait de suivre une personne et celui de s'exhiber et de se déshabiller en public ne tiennent pas à un " abus de l'autorité que confère la fonction ". Les avances et agressions sexuelles ne relèvent pas nécessairement d'ordres, de menaces ou de contraintes, mais plus souvent de l'impossibilité d'en user. Les auteurs de l'enquête confondent la notion commune de harcèlement (" soumettre sans répit à de petites attaques réitérées, à de rapides assauts incessants ", selon le Robert) et la notion juridique qu'elles ont pourtant pris soin de rappeler. Grâce à cet amalgame, ils peuvent affirmer qu'il y a 8,3% de harcèlement sexuel dans l'espace public, alors que dans le travail où sans doute la définition juridique a été mieux respectée par les auteurs, le pourcentage tombe à 1,9%, dont seulement un cinquième, soit 0,4%, répond dans l'enquête aux conditions d'autorité stipulées par la loi de 1992. O,4% de trop bien sûr, mais vingt et une fois moins que le 8,3% repris à l'unisson par tous les journalistes qui ont commenté l'enquête. On pourrait faire des remarques similaires sur la notion de " violences conjugales ".

Cette tendance à brouiller la frontière entre le sens juridique et le sens commun n'a pas seulement pour objet de faire passer pour une statistique judiciaire ce qui n'est qu'une enquête téléphonique, mais aussi de préparer à l'ajustement de la notion juridique sur le sens commun. Elle peut en cela prendre appui sur un certain nombre d'évolutions de notre droit qui tendent à faire des évaluations du sens commun des critères de la qualification des faits juridiques. C'est ainsi que fut créé un délit aussi insaisissable que celui de " harcèlement moral ", à la suite d'une campagne d'opinion orchestrée par les journalistes, à la suite aussi d'un de ces best-sellers qui acclimatent progressivement le reality-show à l'exercice des sciences sociales. De fait l'objectif , en ce qui concerne le harcèlement sexuel, a été atteint : la loi du 17 janvier 2002, de modernisation sociale, a modifié les anciennes dispositions enlevant la nécessité d'un rapport de hiérarchie entre harceleur et harcelé, loi qui a dans le même temps introduit l'infraction de harcèlement moral . Mais de même que le harcèlement moral pose des problèmes de qualification très sérieux, de même le nouveau harcèlement sexuel laissera aux juges une large marge d'interprétation. C'est un problème si l'on peut dire philosophique : les termes du langage courant n'ont en effet, pas de signification positive bien déterminée. Que l'on pense avec Wittgenstein qu'ils entretiennent des airs de famille (un trait est partagé par deux membres de la famille, A et B, alors que B et C en partagent un autre, et A et C un troisième, de sorte que se crée une impression d'unité dont il est impossible de définir les critères, chaque trait n'étant pas partagé par tous les membres, mais en revanche pouvant être possédé par des membres extérieurs à la famille) ou, avec Saussure, qu'ils ne sont jamais que négatifs, il n'en reste pas moins que les usages ne sauraient fonctionner comme des critères, puisque par définition ils ne peuvent pas être théorisés. La chose ne poserait pas tant de problème si, comme c'est d'ailleurs le cas aux Etats-Unis par exemple, le harcèlement était une faute civile, et non pas pénale, ouvrant à réparation et non pas à sanction. Mais le droit pénal est censé être d'interprétation stricte : on sait que ceci est un des grands principes de l'Etat de droit. Introduire le sens d'usage dans le droit pénal, c'est en ce sens introduire l'arbitraire et l'abus de pouvoir. C'est aussi et surtout laisser à ceux (ou celles) qui crient le plus fort le soin de décider des devoirs de la justice.

Le corps et l'esprit

A propos des relations de couple, les auteurs de l'enquête estiment que " les pressions psychologiques y occupent une place prépondérante ". C'est, en effet, une caractéristique constante du questionnaire et de la présentation des résultats que de mélanger intimement les faits physiques et psychologiques. On s'est habitué à employer le terme de " violence psychologique " par décalque des " violences physiques ", alors qu'il constitue l'un des pires amalgames que l'on puisse imaginer. Une violence physique se constate directement. On a un bras cassé ou une balle de 7,65 mm dans le lobe temporal, mais que l'on ressente un choc à la vue d'un homme en train de se déshabiller ou d'une image pornographique n'est pas démontrable ni quantifiable. Les éléments psychologiques ne sont des faits qu'indirectement. Ils représentent les réactions subjectives à des faits objectifs et non ces faits objectifs, ce qui rend leur appréciation délicate. En les assimilant à des faits physiques, on gomme la subjectivité et les différences d'appréciation personnelle et culturelle. L'enquête brouille systématiquement les catégories du physique et du psychologique. Par exemple, l'indice global de violence conjugale est défini comme " avoir subi du harcèlement moral ou des insultes répétées, ou du chantage affectif, ou des violences physiques et sexuelles ". Il met par exemple sur le même pied le cas où une fois, au cours d'une dispute, le conjoint " a exigé de savoir avec qui vous étiez ", " n'a pas tenu compte de vos opinions " et " a fait des remarques désagréables sur votre apparence physique " et où plusieurs fois il " a critiqué ce que vous faisiez " - ce qui définit un harcèlement moral pour les auteurs de l'enquête - avec le cas où le conjoint vous a brisé la mâchoire et cinq dents d'un coup de poing rageur.

Des atteintes physiques peuvent être identifiées selon une échelle commune, rassemblées et réunies en une statistique comparative de pays à pays et d'année à année, mais les atteintes psychiques, sans nier qu'elles puissent être ressenties très intensément , ne relèvent pas d'un tel traitement, car il n'existe pas d'échelle objective commune. C'est regrettable pour le progrès des connaissances et de la vérité, mais c'est ainsi. Emmanuel Kant l'a exprimé le premier et peut-être le plus directement en récusant toute connaissance scientifique du for intérieur. Mais là encore, la facture de la mesure semble préparer celle de la sanction qu'elle appelle. Car cette tendance semble, hélas ! s'être déjà installée au cœur de nos pratiques politiques et juridiques, dans lesquelles l'Etat investit le psychique comme il avait jadis investi la vie ou la santé psychique. En effet, si traditionnellement dans le domaine de la responsabilité civile on dédommage les souffrances morales qui accompagnent les atteintes à des droits patrimoniaux et extrapatrimoniaux , depuis quelques années on a fait du psychique lui-même l'objet des protections juridiques autonomes, notamment dans le domaine pénal . On peut trouver l'origine de ce type de normes dans le domaine de la pénalité sexuelle, réformée, à partir de la loi sur le viol de 1980, qui protège non pas la liberté sexuelle mais le psychisme des victimes. Depuis d'autres dispositifs, les harcèlement moral et sexuel dit horizontal (c.à.d. non hiérarchique) déjà cités ou encore la loi sur la " sujétion psychologique " visant à réprimer les agissements sectaires , vont dans le même sens. Le risque de ce type de normes, de par les difficultés d'identifier et de mesurer les atteintes psychiques, est non seulement d'augmenter sans cesse à la fois le champ des comportements punis et la gravité des peines, mais aussi d'orienter les expériences des acteurs, qui tendent à accorder leur vécu subjectif aux récit génériques qui parlent de leurs souffrances . Ainsi ces pratiques politiques et juridiques risquent de créer les troubles mêmes qu'elles sont censées prévenir.

Bien entendu, le flou facilite les amalgames. On comptabilise parmi les victimes des " pressions psychologiques " venant du conjoint (ou " amie ") 37% des femmes interrogées. Le questionnaire les définit ainsi :

" Au cours des douze derniers mois, est-ce que votre conjoint ou amie :

vous a empêché de rencontrer ou de parler avec des amis ou membres de la famille ?

vous a empêché de parler avec d'autres hommes (il est jaloux) ?

a critiqué, dévalorisé ce que vous faisiez ?

a fait des remarques désagréables sur votre apparence physique (trop grosse, moche...) ?

vous a imposé des façons de vous habiller, de vous coiffer ou de vous comporter en public ?

n'a pas tenu compte ou a méprisé vos opinions, a prétendu vous expliquer ce que vous deviez penser ? a) dans l'intimité b) devant d'autres personnes ?

a exigé de savoir avec qui et où vous étiez ?

a cessé de vous parler , refusé totalement de discuter ?

vous a empêché d'avoir accès à l'argent du ménage pour les besoins courants de la vie quotidienne ? "

Dans chaque cas, l'interviewée avait le choix de répondre : jamais, rarement, quelquefois, souvent, systématiquement. Il suffisait de répondre " quelquefois " à un seul de ces neuf items pour être cataloguée victime d'une violence (pressions psychologiques) et de répondre " souvent " à un seul des 9 et " quelquefois " ou " rarement " à trois autres pour devenir victime de harcèlement moral (7,7% des femmes en couple). Tout est arbitraire dans ces choix. Rien ne justifie l'échelle adoptée pour la fréquence des actes, rien ne justifie les définitions de la pression psychologique et du harcèlement moral et rien ne garantit que les 9 items soient comparables.

Mais il y a plus grave : la notion même de couple, d'interaction, de réciprocité semble ignorée au profit d'une vision unilatérale de la relation. L'homme (puisque c'est de lui qu'il s'agit, naïvement nommé dans le deuxième item, et non plus d'une éventuelle " amie " annoncée en introduction), est un tyran domestique, façonnant le physique et l'intellect de la femme, contrôlant ses dépenses et ses fréquentations et utilisant le chantage. A priori, on pourrait dire la même chose de la femme, et retourner tous les items dans le sens du bourreau féminin contraignant le conjoint à s'habiller comme il faut, à s'exprimer en société, contrôlant par jalousie ses dépenses et ses fréquentations et recourant à des formes diverses de chantage. Il se peut alors que les hommes soient aussi nombreux à souffrir que les femmes de ces avatars de la vie commune et que, dans certains cas, les deux souffrent simultanément ou alternativement.

On aurait pu penser que les nombreux romans qui prennent le couple comme sujet auraient donné aux promoteurs de l'enquête une image plus subtile de cette situation et de cette relation, mais non. C'est ici le lieu de faire remarquer qu'une telle enquête ne peut avoir de sens que d'une manière comparative : il est légitime de vouloir avoir une idée plus précise de la violence que les femmes subissent en tant que groupe, si on en a le soupçon. Mais comment y arriver su l'on ne se donne aucun instrument comparatif ? On voit bien en réalité que tel n'est pas l'objectif de l'enquête : il s'agit plutôt de considérer à priori toute violence ressentie par une femme comme une violence qui lui est adressée en tant que femme ; en dehors de tout contexte. L'enquête aurait pu éviter cette critique si l'on avait ajouté au questionnaire les items de type suivant : est-ce que votre compagnon vous menace physiquement si vous tentez de résister à ses pressions psychologiques ? Est-ce qu'il menace de vous quitter et de vous laisser sans ressources (car vous n'êtes pas économiquement autonome) si vous résistez à ses pressions ? Aucune de ces questions n'apparaît, en raison d'un amalgame entre les violences physiques et psychiques, comme si la condition de victime fixée à la femme n'était pas conjoncturelle et contextuelle (dépendant notamment de l'écart des situations économiques ou de la disproportion des forces physiques) mais substantielle. C'est parce qu'elle est femme qu'elle est victime, et parce qu'ils sont hommes qu'ils cherchent à dominer. Ainsi, tout comme le sexe, la violence psychique ne s'inscrit pas dans une interaction individuelle réversible, mais dans une organisation macro-politique qui oppose un groupe à un autre.

Dès lors, l'enquête ne tend pas à dévoiler une réalité ignorée puisqu'elle la présuppose. Elle vise à révéler un phénomène général de fausse conscience. La seule liberté qu'elle tolère chez les acteurs se situe à l'intérieur d'un cadre étroit : sortir ou rester prisonnier de la fausse conscience. Dans la rue, au bureau et dans l'appartement conjugal, l'homme reste un bourreau, dans le sens littéral du terme, c'est-à-dire l'exécutant des châtiments décidés par son groupe d'appartenance : le genre masculin. Homo mulieri lupus. L'indice global de violence conjugale, la définition du harcèlement moral dans le couple et la plupart des autres catégories de l'enquête méritent les mêmes critiques, mais ce serait se répéter sans progresser dans l'analyse.

La sexualité, violence maximale

On a vu plus haut que les questions portant sur l'espace public et sur le travail se succédaient comme les phases ascendantes d'un processus menant au viol. La structure du questionnaire est cependant plus complexe. Entre les étapes de la montée de l'instinct sexuel s'intercalent celle de la montée de la violence physique indépendamment du sexe. Par exemple, les étapes de la question P9 sont énumérées dans l'ordre suivant par le questionnaire :

1. insultes 1

2. avoir été suivie 2 1

3. exhibitionnisme 2

4. agression pour vol 3

5. gifles, coups, brutalités physiques 4

6. menaces ou attaques avec arme 5

7. avoir été embrassée ou pelotée de force 3

8. attouchements sexuels 4

9. tentative de rapport sexuel forcé 5

10. rapport sexuel forcé 6

Les deux colonnes de numéros qui suivent chaque intitulé de la liste ci-dessus ne figurent pas dans le questionnaire. Nous les avons ajoutées pour distinguer les étapes successives de la violence ordinaire (première colonne) de celles de la violence sexuelle (deuxième colonne). Seul le deuxième item du questionnaire peut relever des deux catégories, car on peut avoir été suivie par un voleur qui attend le moment propice pour vous prendre votre sac, par un admirateur ou par un maniaque sexuel. On remarque immédiatement que le mélange des deux catégories de violence permet de les amalgamer tout en les hiérarchisant : il donne aux violences liées au sexe un caractère plus grave qu'aux autres. Dans l'échelle , les " menaces ou attaques avec armes " figurent par exemple avant " avoir été embrassée de force ", ce qui semble leur donner moins de gravité. De même, la " tentative de viol " arrive beaucoup plus loin dans la liste donc elle est a priori beaucoup plus grave que les " coups et brutalités physiques ". La connotation sexuelle d'une atteinte paraît lui imprimer un caractère sacré, de même qu'autrefois le vol et la profanation d'hosties étaient condamnés bien plus durement que le vol de pain. Là encore, l'enquête épouse et étend une évolution juridique contemporaine : de fait les tribunaux condamnent aujourd'hui plus sévèrement les crimes sexuels que les crimes de sang .

Cette hiérarchie se retrouve au niveau de l'enquête prise dans son ensemble. A l'énoncé des questions, la personne interviewée est soumise à un double crescendo, celui de la gravité des fait physiques et sexuels qu'elle peut avoir subis, et celui des sous-questionnaires qui pénètrent de plus en plus profondément dans sa vie privée : d'abord son état civil et ses caractéristiques habituelles, puis les agressions dans l'espace public, celles sur le lieu de travail et enfin au sein intime de la famille et du couple. Cette dramatisation est couronnée de succès puisque les auteurs de l'enquête reconnaissent candidement qu " les deux tiers des femmes contraintes par leur conjoint à des pratiques ou rapports sexuels forcés en ont parlé pour la première fois au questionnaire ". Au lieu de s'en prévaloir, il faudrait peut-être s'interroger sur les causes et la valeur d'un résultat que pourraient envier bien des psychiatres et psychanalystes et se demander si l'organisation du questionnaire n'aurait pas conduit à cette issue. Peut-on confondre un travail militant et une enquête objective ? Sauf à considérer que c'est l'extorsion de tels aveux qui constituerait une " enquête objective " où l'information n'est pas recueillie mais suscitée par les termes et la construction du questionnaire, à la façon dont se déroulaient les procès de l'inquisition...

Le sexe est ainsi présenté comme la plus grave des violences, susceptible de subsumer toutes les autres. La construction de cet ensemble d'événements extraordinairement élargi et imputé à la violence sexuelle traduit , nous semble-t-il une volonté politique des auteurs qu'on peut qualifier de " sexisme ". Il ne s'agit point d'invoquer le désir ou la sauvagerie, ni un comportement asocial ou déviant, comme pour les autres crimes et délits, mais de mettre en relief un penchant masculin à discriminer, à humilier, à faire sentir aux femmes qu'elles sont des esclaves. Ce sont les mots mêmes qu'emploie le féminisme dit radical aux Etats-Unis auquel certains des présupposés de cette enquête font songer. Selon Catherine Mc Kinnon, la sexualité est au féminisme ce que le travail est au marxisme : comme le travail, la sexualité et son expression divisent la société en deux classes, non pas capitalistes et prolétaires, mais hommes et femmes. De même que l'exploitation organisée du travail de certains pour le bénéfice des autres définit les classes sociales, l'exploitation sexuelle des femmes pour le bénéfice des hommes donnerait une identité à ces dernières. Le rapport hétérosexuel serait donc le lieu où les femmes sont constituées en groupe. Le désir sexuel d'une femme pour un homme ne pourrait ainsi être qu'une manifestation de l'aliénation, un épiphénomène idéologique grâce auquel les exploitées participent à leur exploitation.

Ce diagnostic du caractère politique du sexuel, et donc de la violence envers les femmes, demande logiquement la mise en place de mesures appropriées. Les mesures projetées contre les mâles ne sont pas destinées proprement à punir des comportements clairement définis comme criminel au nom de la défense du droit des personnes, mais à " changer les mentalités ". Cette dernière expression, en apparence inoffensive, doit être prise au sérieux. Car ces mentalités, on est prêts à les changer par des mesures de force, comme la prison, les hormones et les traitements psychiatriques. C'est ainsi qu'on a pu penser à imposer des traitements psychiatriques pour les clients des prostituées . De telles propositions s'apparentent de fait aux politiques de " rééducation " de sinistre mémoire, où l'on envoyait les inadaptés sociaux, rétifs aux idéaux politiques des gouvernements qui prétendaient incarner le bien de tous et la défense des faibles contre les forts.

UNE ENQUËTE INADAPTEE ET UNE POLITIQUE QUI RATE SA CIBLE

Que certaines choses ne puissent pas être étudiées par une enquête ne les disqualifie pas. Il existe plusieurs modes d'accès à la connaissance. L'enquête est l'un d'entre eux, mais ce n'est pas un outil universel. Même quand l'enquête est réalisable, il arrive qu'on utilise un mauvais moyen de mesure. Par exemple, dans les comparaisons internationales sur la formation permanente, la France arrivait en bonne position en faisant valoir les sommes dépensées par actif. Eurostat a eu la bonne idée de mesurer autrement la formation permanente en prenant la proportion des actifs qui se trouvaient hors de leur travail et en formation durant une semaine prise au hasard dans l'année. La France s'est alors retrouvée en queue des pays européens, car sa formation permanente consistait essentiellement en luxueux séminaires pour cadres là où les autres pays organisaient des semestres universitaires.

L'enquête sur les violences faites aux femmes souffre de semblables biais. Il n'est sans doute pas impossible de mesurer de telles violences, mais pas de cette manière. D'abord, ce ne sont pas des faits qui ont été récoltés mais des déclarations recueillies au téléphone. C'est donc une enquête sur les points de vue des femmes au sujet de la violence qu'elles subissent. L'étude classique de Richard T. Lapierre montre la fragilité de tels témoignages. Au cours d'un périple aux Etats-Unis en 1934, ce sociologue avait voyagé avec un couple de Chinois. Dans les 184 restaurants et 66 hôtels où ils s'étaient arrêtés, à une exception près (et peu nette), ils n'avaient essuyé aucun refus. De retour, il avait adressé à ces établissements un questionnaire leur demandant entre autres quel accueil ils comptaient réserver à des clients asiatiques. Dans 90% des cas, les réponses indiquaient qu'il y aurait refus d'accepter et de servir une telle clientèle.

D'autre part, pour des raisons de symétrie et de comparabilité, il aurait été utile d'interroger de la même manière les hommes. Il aurait surtout été utile de mener une enquête analogue sur ceux ou celles qui commettent les violences. On aurait alors pu comparer les deux versions à la manière dont on rapproche, par exemple, dans les enquêtes sur la sexualité le nombre de partenaires déclarés par les hommes et par les femmes. Cela aurait constitué un premier pas vers la compréhension du rapport humain en tant que processus complexe et non comme la rencontre d'un bourreau et d'une victime définis à l'avance.

D'autres biais sérieux grèvent l'enquête. Ainsi, on sait que les taux de refus sont devenus très élevés (de l'ordre de 8 coups de téléphone refusés pour un accepté). Les sondeurs politiques attribuent une part de leurs mauvaises performances récentes à cet effet de sélection : vraisemblablement la personne sur 8 qui accepte de répondre est différente des autres.

Signalons enfin que si on laisse de côté les amalgames les plus évidents, tels les indices globaux de harcèlement sexuel et moral ou de violence conjugale, les chiffres subsistant sont très ténus. Par exemple on apprend, non pas dans un tableau, mais au détour d'une phrase, que " les viols affectent 0,3% des femmes ". Sur les 6970 réponses, cela représente 21 femmes. Sur ces 21 cas, les " viols conjugaux " en représentent au moins 16 . Le point focal de l'enquête lui échappe donc presque entièrement. On est ici dans la même situation que dans les études sur le suicide. Quand un événement est très peu probable, d'autres techniques que les enquêtes généralistes doivent être employées. Autre exemple de cet évanouissement des cas graves : les 1,8% de " viols et autres pratiques sexuelles imposées ", subies par des personnes qui ont cessé d'être en couple (elles sont 115 dans l'enquête), représentent 2 personnes. Il est difficile d'en tirer des conclusions générales.

Au fond, une telle enquête risque d'aller au rebours de ce qu'elle souhaite montrer. En forçant par des amalgames l'importance numérique des harcèlements et des violences conjugales, elle risque d'immerger et de noyer dans une masse de situations anodines, les cas graves de violences sexuelles et d'en fausser la compréhension, donc la prévention, ceci au profit d'un parti pris idéologique qui sacrifie les personnes aux stratégies politiques.

De même que l'enquête manque son objet, on peut craindre que la politique qu'elle suppose rate elle aussi sa cible, en particulier la promotion de l'égalité entre hommes et femmes. Ce grief peut être adressé, avant même les imperfections de l'enquête, à ce qui en constitue l'objet. En effet, la question des femmes peut être envisagée de deux manières opposées : en mettant l'accent sur leur absence d'autonomie, ou, au contraire, sur la violence dont elle seraient l'objet. Si l'on met l'accent sur l'absence d'autonomie, on pensera aux écarts et aux raisons des écarts qui laissent encore les femmes dans une situation d'infériorité. Si, en revanche, on met l'accent sur la violence, on cherchera à protéger les femmes contre les hommes pour obtenir par leur intermédiaire ce qu'elles ne peuvent atteindre par elles-mêmes. Pour rester sur l'un des objets de l'enquête, prenons l'exemple des violences conjugales. Une grande partie de ces violences, tout au moins lorsqu'elles deviennent systématiques, sont vraisemblablement dues au fait que les femmes ne peuvent pas quitter leur compagnon violent faute de moyens matériels. La violence est alors subie parce que la femme est contrainte de rester avec l'homme. Deux solutions se présentent : ou bien faire en sorte que ces femmes acquièrent une autonomie analogue à celle dont jouissent les hommes et d'autres femmes, ou bien maintenir la situation d'inégalité entre les sexes en faisant en sorte de la rendre la plus douce et la moins violente possible aux femmes qui la subissent, leur manque d'autonomie financière étant comblé, éventuellement par de l'argent que le compagnon agresseur est obligé de verser en cas de séparation.

Depuis quelques années, les politiques féministes en France ont pris la seconde voie. Il en résulte une victimisation des femmes ou plutôt une présentation victimiste. On observe ainsi un infléchissement des politiques victimistes, depuis quelques années, dans un sens répressif, on pourrait même dire " pan-répressif ". Différentes mesures sont allées dans ce sens : élargissement de la notion de harcèlement sexuel, condamnation des clients de prostituées entre quinze et dix-huit ans (considéré comme le préalable pour la pénalisation du client des prostituées majeures), campagne contre la pornographie à la télévision. Le droit, dans cette conception, est conçu comme l'exercice d'une force contre d'autres forces, un instrument grâce auquel une partie de la société retourne sa violence contre l'autre : le tout est d'inverser la direction, les principes formels du droit n'ayant dans ce contexte que bien peu d'importance, voire étant, selon un vieil argumentaire bolchevik, un artifice moral des puissants pour intimider les justes. C'est ainsi qu'aux Etats-Unis d'abord, en France ensuite, ces philosophies politiques féministes ont dénoncé le droit d'expression comme étant une manifestation du pouvoir mâle, demandant des interdictions pour la pornographie ainsi que pour les autres formes telles que la publicité pour la mise en exhibition du corps des femmes . C'est aussi parce qu'elles considèrent le droit comme l'exercice frontal d'une force contre d'autres qu'elles privilégient le droit pénal sur les autres branches du droit, l'utilisant d'une façon préférentielle là où le pouvoir mâle est censé se manifester et briller, c'est-à-dire dans le domaine sexuel. Conception pavlovienne du droit, qui devient un outil de dressage à la fois symbolique et, si l'on peut dire, physiologique. Comment expliquer que ce qui fut un temps un grand mouvement d'émancipation et de levée des interdits ait pu en arriver parfois là ?

Concevoir l'Etat, non pas comme un moyen institutionnel pour atteindre une égalité entre les sexes mais comme une arme permettant de mener, au bénéfice des femmes, une guerre où il y a forcément des vainqueurs et des vaincus, a un avantage : cela évite de s'interroger sur l'efficacité réelle des réformes légales d'inspiration féministe menées depuis trois décennies. On peut, en effet, faire l'hypothèse, lorsque l'on regarde la relative stabilisation des inégalités entre les sexes depuis une dizaine d'années, que ces politiques nées dans les années 60 et surtout 70 autour de la question de la famille et de la procréation ont eu malgré elles des effets pervers, et qu'il serait utile d'en faire le bilan afin de relancer le mouvement d'égalisation des statuts et des individus. On peut en particulier douter que des mesures visant à assurer la maîtrise exclusive par les femmes aussi bien de la procréation que de l'éducation des enfants aient véritablement, à terme, une vertu émancipatrice. Personne n'avait imaginé qu'une telle maîtrise puisse avoir des effets néfastes sur leur autonomie, maîtrise absolument refusée aux hommes. Or cette situation a renforcé l'idée d'une maternité désirante et d'une paternité aléatoire et contrainte. Elle a placé les femmes dans une position de mères d'une façon plus forte que jamais. Mères qui obtiennent la garde des enfants dans plus de 80% des séparations, ce qui les met dans une situation d'infériorité dans l'emploi et pour leurs perspectives de carrière. Dans un pays nataliste comme la France, ces politiques ont été appuyées par l'Etat dont le féminisme victimiste a fourni une nouvelle version de la femme-mère, afin d'en faire le garant de la procréation et de la famille. Ainsi, on préfère réduire l'écart entre hommes et femmes sur le marché du travail par de l'argent et éventuellement du temps ponctionné sur les hommes. La victimisation des femmes, dont la présente enquête constitue un exemple paradigmatique, est la meilleure façon de ne pas se poser la question de leur autonomie et de la place paradoxale du droit dans cette affaire. Il serait peut-être bon de repenser à ce que les théoriciens des Lumières avaient nommé égalité des droits et de tenter de comprendre que les droits spécifiques et distincts qui ont été posés comme autant de conquêtes pour les femmes (pour les femmes fécondes, parce que celles qui ne le sont pas ne semblent pas avoir intéressé les politiques légales d'inspiration féministe ) ne sont qu'autant d'entraves à leur autonomie et à la construction d'un destin autre que celui de l'immanence, pour reprendre le mot de Simone de Beauvoir. Il faudrait se demander si, dans ce cas, la famille ne tue pas la femme comme sujet et tenter de penser à dépasser une forme d'esclavage dans laquelle celle qui se plaignent d'être victimes s'enfoncent par là même. De telles mises en cause retrouveraient la tradition véritablement subversive du féminisme des années 1960 et 1970, mais elles remettraient fortement en cause la place qu'il a acquise dans l'appareil d'Etat.

Ainsi, pour saugrenue que cette idée puisse paraître aux tenants d'une telle philosophie politique, il serait peut-être temps de se demander si la situation d'inégalité entre les sexes ne relève pas encore et toujours de l'inégalité des droits, dans le sens le plus classique des termes, l'existence même des distinctions légales entre les hommes et les femmes produisant des inégalités réelles. De ce fait, il faudrait peut-être se demander si les transformations que l'on souhaite, au lieu de passer par la violence qu'un groupe serait susceptible d'exercer contre un autre, ne devraient pas tendre à l'effacement légal de ces groupes, c'est-à-dire à l'égalité des droits entre les individus, qu'ils soient hommes ou femmes. Cela suppose de réduire ces inégalités juridiques là où elles subsistent , en particulier dans le domaine de la reproduction et de la famille.

Marcela Iacub, Hervé Le Bras

Les temps modernes, n°623, février 2003, p.112

[L'ENVEFF est en ligne sur http://www.ined.fr/publications/pop_et_soc/pes364/ , et éditée par la Documentation française]

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voilà où on peut arriver avec les délires féministes

Québec anti-hommes: un juge dénonce la politique de la violence conjugale

Au Québec un juge a eu le courage de se désolidariser de la politique officielle concernant la violence conjugale, estimant qu'elle ne correspond pas à la réalité.

Etude bidon

Il faut savoir qu'au Québec une politique effrayante a été mise en place depuis des années, sous l'influence des groupes de pression féministes radicaux. En 1992, une étude a été faite sans aucune déontologie ni vérification sérieuse, étude qui affirmait que 29% des femmes avaient besoin d'être protégées de leur compagnon. Une femme sur trois! Ce qui signifie qu'un homme sur trois serait un salaud de cogneur, un criminel sans conscience à enfermer rapidement.

Ce chiffre de 29% provenait en particulier des estimations fournies par les centres d'hébergement pour femmes. Ces centres reçoivent des centaines de millions de dollars canadiens pour entretenir et développer une idéologie misandre acharnée. Cela a été dénoncé par une ancienne travailleuse sociale du centre du Saguenay, Anne Vaillancourt. Le chiffre de 29% n'a jamais pu être vérifié, les centres refusant tout accès à leur administration. Ce sont essentiellement des extrapolations.

Un juge dénonce

Le juge Gosselin s'est récemment récusé dans une affaire de soi-disante violence conjugale et familiale, un père ayant monté la voix contre sa fille qui refusait de ranger le désordre qu'elle avait fait dans la maison. Le journal "Ottawa citizen" s'en est fait l'écho:

"Le juge Jean-François Gosselin de la Cour du Québec a déclaré qu'il n'avait pas envie de dire « les mots qui me hantent » et a coupé court sa déclaration. Réputé être juste et ouvert, le juge de Gatineau a déclaré que le procureur de la couronne avait tendance à porter des accusations dans les cas de violence conjugale alors qu'il y avait souvent aucune nécessité de le faire.

Le juge Gosselin a fait observer que si les deux parents auraient montrés de la colère, qu'il n'y aurait pas eu de cas en face de lui. Il a dit qu'il comprenait la situation à la maison à ce moment-là et que lui aussi aurait été en colère et aurait insisté pour que les filles ramassent leurs dégats. « Ceci n'est pas criminel ».

Les tribunaux traitant des dossiers relatif à la violence conjugale, comme les tribunaux de la famille, n'offrent pas la même protection à l'accusé comme celle provenant des juridictions pénales. Ces tribunaux sont conçus pour contourner la protection offerte par le Code criminel. Le fardeau de la preuve est réduit ou supprimé et il n'y a pas de présomption d'innocence. Ils sont de nature politique."

Le lien vers la traduction de cet artice est:

http://www.eqrolc.ca/docs/JGoss_fr.htm

La décision de ce juge de se récuser dans une dénonciation abusive – une de plus! – fera-t-elle école? Cessera-t-on au Québec de considérer les hommes comme des criminels, et de croire les femmes sur un simple coup de téléphone? Un homme a-t-il encore le droit de monter la voix? Sera-t-il un jour emprisonné pour un simple désaccord, pour avoir dit non à sa femme ou à sa fille? Dans quel monde vivons-nous, au fait?

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et le délire continue

Campagne pour la modification du délit de dénonciation calomnieuse

Note sur la nécessaire modification législative du délit de dénonciation calomnieuse

C. Le Magueresse, AVFT

le 13 février 2006 Autres articles

Lecture critique des débats devant le Sénat le 24 janvier 2006

Amendement pour modifier l'article 226-10 du Code pénal sur la dénonciation calomnieuse

1. Les dispositions en vigueur

1. 1. L'article 226-10 du Code pénal dispose :

« La dénonciation, effectuée par tout moyen et dirigée contre une personne déterminée, d'un fait qui est de nature à entraîner des sanctions judiciaires, administratives ou disciplinaires et que l'on sait totalement ou partiellement inexact, lorsqu'elle est adressée soit à un officier de justice ou de police administrative ou judiciaire, soit à une autorité ayant le pouvoir d'y donner suite ou de saisir l'autorité compétente, soit aux supérieurs hiérarchiques ou à l'employeur de la personne dénoncée, est punie de cinq ans d'emprisonnement et de 300.000 francs d'amende.

La fausseté du fait dénoncé résulte nécessairement de la décision, devenue définitive, d'acquittement, de relaxe ou de non-lieu déclarant que la réalité du fait n'est pas établie ou que celui-ci n'est pas imputable à la personne dénoncée.

En tout autre cas, le tribunal saisi des poursuites contre le dénonciateur apprécie la pertinence des accusations portées par celui-ci. »

1. 2. Les éléments constitutifs du délit

Il appartient au tribunal statuant en matière de dénonciation calomnieuse de caractériser les éléments constitutifs du délit, à savoir :

ÉLÉMENTS MATÉRIELS :

• Une dénonciation spontanée

• Une dénonciation calomnieuse

ÉLÉMENT INTENTIONNEL :

• La mauvaise foi du dénonciateur

Il résulte des 'dossiers' suivis par l'AVFT, que des femmes victimes de violences sexuelles et déboutées de leur plainte par une ordonnance de non-lieu ou par une décision de relaxe de l'auteur des violences désigné, sont condamnées pour dénonciation calomnieuse en violation du principe de la présomption d'innocence.

Ces condamnations sont possibles parce que la rédaction de l'article 226-10 les favorise.

Donc si je comprends bien le but de ce site féministe AVFT, mais il ne le dit pas, c'est de permettre aux femmes qui fonts une fausse accusation de ne pas être inquiétées

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en bataillons serrés , gare aux générations à venir élevées dans la guerre des sexes de leurs parents ou substituts,moi qui travaille depuis 30 ans auprès d'enfants en souffrance mentale , je ne cesse de voir s'augmenter les cas très graves de troubles de la personnalité , les enfants carencés ne sont plus dans les bidonvilles d'autrefois , on les voit partout et dans toutes les tranches sociales ,carences éducatives massives ,pulsions meurtrières ,schizophrénie,perversions,les rangs se forment...nous paierons très cher ce que nous leur avons fait subir.

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jenny
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Nous en sommes aujourd'hui a la deuxieme, voire la troisieme génération d'enfants, élevés dans la haine de leur parent qui , subitement, parfois violemment, est devenu persona non grata dans le cercle familial qui se transforme en camp retranché , aveugle et sourd a la raison.

Il s'agit d'une pathologie contre laquelle la société , malheureusement, ne peut pas préserver ces enfnats, car cette souffrance est toute intérieure. Lorsque les ravages sont visibles, il est trop tard.

Sous pretexte d'une dispute ethymologique , sous pretexte qu'on n'arrive pas a se mettre d'accord sur le nom a donner a cette pathologie, sous pretexte que dans certains cas il se pourrait que des parents aliénanants se soient fait passser pour des parents aliénes, on laisse ces enfants sans defense.

Ce n'est pas seulement un phénomène de société qui suscite des debats interminables...voir sur ce Blog...ce sont des enfants dont la jeunesse est ravagée.

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leclercq
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Très beaux posts jenny et fanfan

D'une canadienne prise en charge par un centre d'accueil pour femmes:

« Je suis une mère célibataire avec deux enfants. Lorsque j'ai pris la décision de rompre les liens du mariage (par ennui), j'ai consulté trois avocats différents dans le but de me renseigner. Ils m'ont tous trois posé la même question concernant d'éventuels abus entre les mains de mon mari. Ma réponse fut que jamais, et d'aucune manière ce soit, mon conjoint n'avait abusé de moi. À ma grande stupéfaction, leurs réactions furent unanimes. À moins d'accuser mon conjoint d'abus, jamais je n'obtiendrais la garde exclusive de mes enfants. Ils m'ont également raconté comment ces allégations déposées contre mon conjoint allait suffire pour m'approprier la TOTALITÉ de ses biens et encore davantage. Lorsque je m'inquiétais à savoir comment prouver ces allégations, je me suis fait simplement répondre que les preuves n'étaient pas requises à la cour, et qu'il suffisait de me rendre à une centre de crise pour femmes, que j'allais y obtenir tout le support nécessaire à l'appui dans mon histoire de mauvais traitements.

Issue d'une famille où les valeurs religieuses étaient de rigueur, j'étais très mai à l'aise avec ces conseils. Ensuite, les avocats m'ont avisé que pour bénéficier pleinement de l'aide juridique, je n'avais pas d'autre option que de déposer des allégations contre mon mari. Dépourvue des ressources monétaires pour assumer les honoraires professionnels des avocats, j'ai suivi leurs conseils. De reculons, j'ai emmené les enfants au centre de crise. Je ne pouvais pas croire ce que je voyais. De l'extérieur, tout semble correspondre à l'image projetée auprès des bailleurs de fonds. Cependant, rien n'est plus éloigné de la vérité.

Cet endroit pourrait être assimilé à un lieu de culte, à défaut d'un meilleur terme. Dénigrer les hommes y était une priorité et la direction de l'établissement semblait très enthousiaste à l'idée de recruter une autre femme pour joindre les rangs de celles qui les détestent. Elles disposaient même d'un scénario infaillible pour gagner à la cour. En suivant le mode d'emploi suggéré, je m'assurais de remporter non seulement la garde exclusive des enfants mais aussi l'automobile, la maison, la terre et des ressources financières pour vivre confortablement jusqu'à la fin de mes jours.

Dès que ma décision de suivre leur plan fut connue, les événements se sont précipités. J'ai vu l'homme avec qui j'avais été marié être détruit tant sur le plan émotionnel, financier que physique. J'ai obtenu la garde exclusive des enfants et, avec l'ordonnance de non communication, obtenu également la maison et l'automobile de manière à préserver le rythme de vie habituel des enfants.

Non seulement ai-je obtenu une ordonnance de non communication à son endroit mais il fut également reconnu coupable de voie de fait. L'homme qui avait participé activement à la création de nos enfants, à leur entretien et qui les aimaient tendrement, était par la loi maintenu à bonne distance d'eux et tenu de me verser (davantage que j'en avais besoin) une pension pour leur entretien. Tel que je l'ai mentionné, je l'ai détruit, ne lui laissant que des miettes pour survivre. »

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Après le règne des talibanes, construisons la société post-féministe

A peine de 3e congrès "Paroles d'hommes" est-il annoncé que les talibanes du féminisme haussent le ton. C'est navrant et cela mérite d'en informer le public, ainsi qu'une mise au point sans fioritures.

En 2003 à Genève lors du 1er congrès, il y avait eu des manifs ridicules anti-hommes dans la rue. En 2005 à Montréal, des commandos féministes ont attaqué le congrès et provoqués des dégâts au bâtiment. La police a dû intervenir pour protéger les congressistes hommes et femmes. La presse l'a relaté. Un commando a même menacé quelques orateurs au domicile privé du cinéaste Serge Ferrand, dont nous regardions le documentaire "La machine à broyer les hommes" qui traite de la destruction judiciaire des pères. La police là aussi a dû intervenir pour nous protéger. J'y étais, je l'ai vu. (cliquer sur les photos pour les agrandir).

Hier soir j'ai reçu un courriel informant d'une première réaction à l'annonce du congrès de Bruxelles les 17 et 18 octobre prochains. Que se passera-t-il cette fois? Les féministes radicales, les brigades rouges du discours dominant, vont-elles encore semer la haine impunément?

Voici un extrait de leur réaction sur le site de la LCR, parti du loup qui se fait passer pour un agneau: Olivier Besancenot. Certes les mots sont encore relativement mesurés, mais le ton est déjà là, exigeant des pouvoirs publics à leur botte:

"C'est pourquoi, nous appelons à un rassemblement critique des féministes et pro-féministes à l'occasion du congrès « Paroles d'hommes », pour faire tomber les masques du politiquement correct et soulever les vrais enjeux des rapports sociaux de sexe, pour dénoncer la démarche dangereuse et rétrograde de certains masculinistes qui seront présents à ce congrès et pour interpeller les institutions publiques qui les soutiennent." (http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?com_sectionnav&vi...).

?

Mesdames les talibanes, je ne vous autorise pas à cracher ainsi sur les hommes. Je sais que vous gagnez beaucoup d'argent en présentant les femmes comme des victimes universelles et les hommes comme des prédateurs par nature. Combien d'argent? Rien qu'au Québec, 500 millions de $ canadiens par an. Soit 500 millions de francs suisses. En 12 ans, 6 milliards de francs, le budget du LHC au Cern. Et pourquoi? Pour caser et nourrir vos copines, pour alimenter des associations haineuses qui mentent de manière prouvée, pour casser de l'homme à longueur d'année grâce à des "sociologues" marxistes (on sait depuis Jean Ziegler ce que vaut la sociologie marxiste...). Elles le disent ouvertement au Québec: c'est la lutte des genres - ou lutte des classes recyclée. C'est la guerre contre les hommes.

?

Combien de psychopathes, de staliniennes et de professionnelles de la haine comptez-vous dans vos rangs?

Cela vous dérange quand des hommes parlent d'eux? Quand ils expriment des injustices? Quand ils osent critiquer le politiquement correct féministe? La liberté d'expression n'est-elle que dans un sens? Méprisez-vous à ce point la démocratie?

Nous ne vous laisserons pas cracher sur nos tombes, ni sur nos rêves, ni sur nos blessures.

Par la force de notre vérité nous vous arrêterons avant que notre monde ne soit contaminé entièrement par votre poison idéologique. Avant qu'il ne soit à votre botte - botte dont le modèle est repris de vos copines nazies qui gazaient des juifs il y a 65 ans dans les camps de concentration. Le monde doit savoir qui vous êtes vraiment, et ce qu'est devenu le féminisme.

L'égalité et le respect mutuel ne sont pas la caricature que vous en faites.

Il y a eu beaucoup de dégâts à cause de vous. Il faut maintenant construire une société post-féministe, rééquilibrée, partageante, joyeuse. Où les hommes et les femmes se retrouveront dans un jardin rempli de rires.

Vade retro, talibanes.

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2008/09/09/3e-congr...

CONGRES PAROLES D'HOMMES

À BRUXELLES LES 17 ET 18 OCTOBRE 2008

Conférenciers

Yvon Dallaire, Psychologue et auteur, Québec: « La promotion de la condition masculine se fait-elle aux dépens des femmes ? »

Michel Fize, Sociologue au CNRS, « La mixité scolaire une mise à mort programmée ? » et « Père et fils, Histoire d'un amour mal entendu » résultat de 25 ans de recherche.

Jean Gabard, Auteur, France, « Du mâle dominant au père dominé, y a-t-il une troisième voie ? ».

Christine Castelain-Meunier, Sociologue au CNRS : « Les métamorphoses du masculin ».

Ghislaine Julémont, Sociologue FPS, Belgique : « Les hommes et les responsabilités familiales ».

Benoît Thiran, Formateur, Sortir de la violence asbl, Bruxelles « Homme-Femme : « Où commence la violence ? ».

Iv Psalti, Sexologue, UCL, Bruxelles, « Amour, tendresse et sexualité chez le mâle actuel : espoirs, réalités et dérives ».

Simon Lajeunesse : Université Laval, Québec, « Construction de l'identité masculine et homophobie » et « Le suicide chez les adolescents ».

Serge Ferrand, Auteur, cinéaste, Québec, « Pourquoi la question masculine ne passe-t-elle pas dans les média ? ».

Luc Van den Berge, Philosophe et travailleur social, Gand : « Aider les jeunes hommes, un double défi ».

Simonne Vandewaerde, Sociologue, Leuven, HIG (Institut des Sciences Familiales) : « Enquête sur l'engagement du papa dans la vie familiale : possibilités et réalités ».

Paul Van Beuzekom, Coach et thérapeute, Amersfoort (Pays-Bas) : « Vivre et prendre sa place comme homme ».

Praxis asbl, Bruxelles : « Au contact des auteurs masculins de violence conjugale ».

Centre de Prévention du suicide asbl, Bruxelles : « Le passage à l'acte du suicide masculin vu par les proches endeuillés ».

RHB asbl, Namur : « Premiers résultats d'une enquête sur la violence conjugale auprès « d'hommes en chemin ».

Staf van Pelt, Citoyen : « Père en deuil ».

Le samedi 18 octobre après-midi le congrès proposera plusieurs ateliers ou groupes de discussion, majoritairement réservés aux hommes, notamment :

Joël Smet, conteur : « Conte toujours, tu m'intéresses : à la découverte de ma parole d'homme ».

Benoît Thiran, formateur : « Gérer le conflit dans le couple ».

Paul van Beuzekom, Thérapeute : « Affirmer sa place dans la relation à deux ».

John Goeten, Thérapeute suisse : « Retrouver l'estime de soi après une rupture douloureuse ».

Animateur à déterminer : « L'équilibre dans le rôle paternel ».

JeanLouis Bavay, Animateur : « Atelier d'expression artistique ».

Iv Psalti, Dr en Médecine, Sexologue : « Harmonie conjugale et sexuelle ».

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La Crise de la famille

Evelyne Sullerot

Résumé

La famille s'est beaucoup transformée depuis la seconde guerre mondiale sous l'effet des changements démographiques, économiques mais aussi de l'évolution des valeurs. La société institutionnalisée a répondu à ces évolutions par des transformations du droit et des politiques familiales. Mais la famille traverse aujourd'hui une crise dont le coût risque d'être élevé pour la société et la démocratie.

Commentaire critique

Evelyne Sullerot est sociologue, cofondatrice du Planning familial et a siégé longtemps au Haut Conseil de la population et de la famille. L'histoire de la famille qu'elle nous présente n'a pas pour objectif principal une description des évolutions qui ont marqué le dernier demi-siècle. Il s'agit d'un livre qui prend parti pour le mariage, pour une famille où l'enfant est au centre, où le père retrouve toute sa place et pour une politique familiale volontariste.

De la famille refuge de 1945, respectée de tous, aidée par l'État, à la famille dont les femmes et les jeunes cherchent à s'évader à la fin des années 60 jusqu'au PACS en 1999, l'évolution est si importante qu'elle mérite une analyse approfondie, ce que fait l'auteur. Si la période 1965-1975 apparaît comme celle de la grande cassure avec l'évolution des idées sur le mariage, la sexualité, les rapports parents-enfants, c'est aussi parce que la loi évolue rapidement avec le droit des femmes à la contraception et à l'avortement, la reconnaissance de l'autorité parentale au lieu et place de l'autorité paternelle. Les lois s'adaptent à la transformation de la famille, à "cette combinaison de liberté, de désir et d'amour qui promet à chacun une famille selon son coeur". Il s'agit aussi d'en finir avec un patriarcat dépassé et de se placer dans l'air du temps qui est résolument féministe. On entre dans une société où la valorisation de l'amour compte plus que l'institutionnalisation du couple, où chacun peut créer au cours de sa vie des formes plurielles de famille et compter sur la solidarité publique, mais où on est en train d'oublier l'enfant. Evelyne Sullerot se montre très caustique sur cette période de bouleversements où l'individualisme triomphe, avec la caution des psychologues qui affirment qu'il faut laisser chacun, y compris l'enfant, autodéterminer sa vie privée. Ces "néoprogressistes", qui sont très écoutés des parlementaires et du gouvernement, n'aiment pas la famille qu'ils considèrent comme un carcan et dont ils vont parler avec dérision.

Les désillusions du début des années 80 avec l'arrivée du SIDA et la montée du chômage auraient dû faire passer au second plan cette apologie de l'accomplissement du moi. Pourquoi n'en a-t-il rien été ? Parce que affirme l'auteur, les chantres de l'individualisme tiennent les instituts de recherche, font les rapports qui inspirent les décideurs, informent les media. Sous leur influence "on ne parle plus de la famille comme d'un projet liant deux individus à leurs enfants, mais d'un moment de la vie d'un adulte qui peut prendre des formes variées". Quant aux "politiques qui ont fait ou vécu mai 68 ils n'aiment pas qu'on remette en cause les modes de vie qu'ils ont inspirés et demeurent persuadés qu'ils ont communiqué à la société un élan de liberté dont tout le monde leur sait gré". Ce faisant ils ne voient pas que le problème du vieillissement devient crucial et que la baisse de la fécondité en est un facteur déterminant. La charge est sévère !

Ce n'est qu'après 1993 que la société française se met à écouter ses juges, ses policiers, ses médecins et surtout ses enseignants qui parlent de l'effondrement des structures familiales, des enfants privés de repères dans des familles séparées de plus en plus nombreuses. Pourtant, dit-elle, les baby-boomers sont contents de leur rôle de parents. Ils ont été tolérants, ouverts et leurs enfants leur décernent souvent un satisfecit, dont témoignent les progrès du cocooning. Mais on a trop refusé de parler des familles à problèmes, des enfants confrontés à tous ces "moi narcissiques qu'est devenue la famille" et aux conflits entre leurs parents. Divers rapports sur la famille révèlent non seulement l'ampleur des changements dans la famille, mais surtout leur rythme accéléré. Les progrès du concubinage fragilisent les familles : le risque de rupture des couples est six fois plus fort si le couple n'est pas marié que s'il l'est et la naissance d'un enfant ne réduit ce risque que d'un tiers. De plus en plus d'enfants sont séparés très tôt d'un de leurs parents et quand les couples ne sont pas mariés, il est très fréquent que les enfants ne voient plus leur père.

Toute la dernière partie du livre est un plaidoyer argumenté en faveur de certains principes qui devraient orienter les évolutions juridiques à venir et la politique familiale. Jusqu'à présent les juristes ont entendu considérer la famille comme une institution dont le droit définit la composition et les fonctions. Or, pour restaurer le rôle de la famille comme lieu d'intégration, pour Evelyne Sullerot il faut redonner toute leur importance aux liens génétiques comme fondements de la parenté. C'est la seule "donnée durable autour de laquelle la vie peut être centrée quand le principe organisateur des filiations qu'est le mariage est dédaigné". La famille étant une instance d'intégration fondamentale et un bon rempart contre l'exclusion elle demande aux politiques de "privilégier la relation contre la séparation, la durée contre l'instant, le mariage contre l'union libre, la coparentalité contre l'exclusive et par dessus tout les exigences de l'avenir pour les jeunes". On n'est pas étonné qu'elle se prononce contre le PACS, "voté dans la précipitation" et en appelle à une politique familiale résolue pour aider les jeunes couples.

Même si l'on est en désaccord avec les propositions de son auteur, ce livre fournit une argumentation bien documentée mobilisable dans les débats sur les fonctions de la famille, sur ses évolutions, sur la "crise" de la famille, sur la relation entre le droit et les évolutions sociales, que l'on retrouve dans les programmes de SES comme dans ceux d'ECJS ou de science politique.

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leclercq
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UNE MERE CONDAMNEE POUR FAUSSES ACCUSATIONS DE VIOLENCES

Comme vous le savez tous, aujourd'hui les fausses accusations de violences ou d'attouchements sont l'arme suprême pour écarter le père de l'enfant (plus d'une accusation sur deux sont fausses).

Il peut arriver également qu'une mère subisse de telles accusations mensongères.

Cela est devenue une véritable industrie.

Certains avocats sans scrupule "suggèrent" à leurs clientes ce type de "solutions" faisant fi de la destruction totale de l'enfant de sa propre cliente que cela va provoquer.

Et bien entendu, les premiers responsables de cette "industrie" ce sont les Juges aux Affaires Familiales complaisants qui font semblant de croire les accusations et qui dans le doute "prennent une mesure de précaution" en coupant "provisoirement" le lien père enfant ( après tout, ou est le problème, comme me l'a dit un jour une enquêtrice IOE de Caen "vous n'êtes QUE le père" )

Le gouvernement et en particulier, le Ministère de l'égalité Homme Femme qui ne cesse de diaboliser les pères en les prétendant seuls responsables de toutes les violences de la terre et en particulier des violences conjugales portent également une grosse responsabilité de cette généralisation des accusations mensongères.

Mais, cela ne marche pas toujours ! !

Une mère vient d'être condamnée pour une fausse attestation de violence à 4 mois de prison avec sursis.

Et en plus, elle va jusqu'en Cassation ! ! ! ! (Comment cela, on aurait pas le droit de porter de fausses accusations ? ? , de toutes façon les mères ont forcement raison quand elles accusent, non ?)

Et en Cassation : déboutée

Les détails de cet arrêt de la cours de Cassation et vos commentaires : >>>>>

Une mère condamnée pour fausses accusations de Violences (tiens ? ça existe ?)

Elle se pourvoie en Cassation et est déboutée.

http://www.legifrance.com/WAspad/Visu?cid=137843&indice=1&table=CASS&lig...

Elle est donc condamnée à 4 mois de prison avec sursis.

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De grâce, épargnez-nous le recensement des complaintes de tout ce qu'internet compte de sites tristement masculinistes !!

Si victimistes il y a, ce sont ces quelques poignées d'hommes frustrés, geignards mais plus encore revenchards, nostalgiques d'un patriarcat perdu.

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leclercq
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j'ai donné la parole à evelyne sullerot, élisabeth badinter.

j'ai donné les exemples outres atlantiques, de dérives des lois contre les vilences conjugales, les écrits citent de vrais chiffres pas des mensonges, et vous écrivez ça, c'est une réponse, quand on écrit la vérité, mais enlevez vos oeilléres, lisez la vérité, pour qui vous prenez vous, vous n'avez aucun argument, vous n'êtes capables que de m'insulter, vous avez la haine des hommes, vous détruisez les couples, les enfants, vous allez vous arrétez quand de tout détruire. avez vous lu le post de fanfan et jenny, vous devriez avoir honte, allez y drapez vous dans votre victimisme, votre façon de penser c'est de la dictature, les autres n'ont pas le droit de penser différement de vous, vous êtes incapables de reconnaitre quand vous avez tort, la preuve d'une très faible valeur humaine. d'une mule butée et insultante

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leclercq
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d'ailleurs au canada des sociologues femmes qui font des enquêtes sur les violences conjugales reçoivent des menaces, sonts insultées au tél, sonts empéchées de participer à des comférences, par des féministes extrémistes, des agissements dignes de dictature pas moins, ouvrez les yeux.

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leclercq
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j'usqu'ou peut aller la mauvaise foi féminine.

et ça se dit chercheuse, une femme est capable de toutes les bassesses pour avoir le dernier et toi tu est du même acabit, et toi tu n'est même pas capable de prendre en compte la réalité des chiffres.

Des milliards pour un mensonge

Ou résumé historique d'une propagande destructive.

1980: Publication de La femme battue: un cercle vicieux par les auteures féministes Linda McLeod et Andrée Cadieux

Dans cette publication, les pseudos chercheuses déclarent qu'il y aurait 300,000 femmes battues au Québec chaque année.

Personne ne voit l'absurdité de tel chiffre qui ferait de l'homme du Québec le plus violent du monde mais qui présume qu'en moins de 5 années toute les femmes du Québec en âge d'être battues l'auraient été . Les féministes se gargarisent de ce chiffre qui sera repris par tous les groupes de femmes, par le Conseil du Statut de la femme et par le gouvernement, notamment par le ministère de la justice qui l'intégrera dans ses dépliants. * Voir 1994 *

1980: Le ministère de la Justice et le ministère de la santé, sous la pression féministe et étourdi par le tsumani produit dans le monde féministe et surtout sous la pression des lobbies -- pricipalement le lobbie du Conseil du statut de la femme --organise des colloques dans toutes les régions du Québec, ce qui permet au mensonge féministe de la violence faite aux femmes de se propager à toutes les sphères de la société québécois et de s'infiltrer dans l'apareil gouvernemental.

1985: Le MSSS publie "La politique d'aide aux femmes violentées" qui annonce des contributions financières aux organismes communautaires offrant de l'aide aux femmes violentées. Le robinet des subventions vient de s'ouvrir. Les organismes qui veulent prospérer n'ont plus qu'à trouver les victimes.

1986: Publication de Politique d'intervention en matière de violence conjugale,

Principalement basée sur les rapports deschercheuses féministes, ce rapport sera le début officiel de l'admission des chiffres erronés et gonfés des regroupement de maisons de refuge et des groupes féministes qui y trouve une source illimité de financement en faveur des droits et privilèges pour les femmes mais surtout pour les groupes de féministes extrémistes.

De 1978 à 1992 on verra passer le nomre de maisons d'hébergement de 14 à 81, et le subventionnement provincial à 19.5 millions.

1994: Au 62eme congrès de L'AFEAS, Mme McLeod, celle-là même qui avait inventé le chiffre magique de 300,000 femmes battues au Québec déclare: Mon estimation n'avait aucun semblant de validité ou de fiabilité statistique, je n'avais accompli aucune acrobatie statistique. Pourtant, je me sentais sûre de ce chiffre parce qu'il reflétait une réalité qui avait corroborée par les estimations de ceux qui et celles qui travaillaient sur la ligne de front. C'était une supposition admise; je n'ai jamais prétendu que ce soit autre chose (page 13 des actes du colloque Violence envers les femmes; la controverse des chiffres )

1995: Malgré cette admission de Linda McLeod, le gouvernement du Québec publie une nouvelle politique d'interveniton en matière de violence conjugale " Prévenir, dépister et contrer la violence conjugale". Dans cette publication, on choisit de nouveau d'ignorer la violence faites aux hommes et on continue de faire croire que la violence conjugale est d'abord et avant tout le fait des hommes, contrairement aux données statistiques qui commencent à être connues.

1995: Suite à la publication de cette politique, le Ministère de la sécurité publique Fait parvenir à tous les corps de police le "Guide de pratiques policières", section 2.2.13 au sujet de la violence conjugale. Dans ce guide les mots choisis sont l'agresseur et la victime, et l'auteur de la violence et le suspect. On choisit volontairement d'ignorer la possibilité que l'agresseur soir de sexe féminin. On y trouve des phrases sexiste tel que "Le policier informe la victime dès que son conjoint est élargi du poste de police..." Il y est clairement recommandé d'arrêter tout suspect pour un "danger appréhendé", ou quand "une personne craint que son conjoint ne lui cause..."

N.B: Le mot "suspect n'est pas français...on devrait utiliser intimé ou intimée

Par contre, le mot conjoint possède un féminin : conjointe

1999 Fin de l'année, sous la signature de Denis Laroche, l'Institut de la Statistique du Québec présente le tableau complet de la violence conjugale au Québec et au Canada,

La violence conjugale envers les hommes et les femmes, au QUébec et au Canada,1999, http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/conditions/violence_h-f99.htm

Il faudra près d'un an au gouvernement pour en faire la publication et la distribution. Ce mémoire témoigne du fait que la violence conjugale est presque autant l'affaire des femmes que des hommes, bref que la violence conjugale n'a pas de sexe.

2001 (-2002) 40 maisons d'hébergement pour femmes victimes de violence conjugale; 3388 femmes hébergées en moyenne 22.5 jours ( http://www.maisons-femmes.qc.ca/publications/index.html#etudes )

2002 (-2003) 38 maisons d'hébergement pour femmes victimes de violence conjugale; 2640 femmes hébergées en moyenne 22.9 jours

2004 (2005) 43 maisons d'hébergement pour femmes victimes de violence conjugale ; 3146 femmes hébergées en moyenne 27 jours

N.B Aucun contrôle gouvernemental n'est exercé pour vérifier la validité de ces chiffres et tant le nombre de femmes hébergées que le nombre de jour d'hébergement sont sujet à caution... Les maisons d'hébergement pour femmes, incluant les maisons pour femmes victimes de violence conjugale, recoivent chaque année des chèques du gouvernement représentant des dizaines de millions de dollars sans que l'honnête payeur de taxe ne puisse savoir ce qu'il advient de l'argent durement gagné qu'il a versé en impôts et taxes et qui se retrouve entre les mains des administratrices de ces maisons, et sans que l'on puisse connaître l'utilisation de ces argents..

2004 - Janvier- Publication du rapport "Rondeau" intitulé Les hommes: s'ouvrir à leur s réalités et répondre à leurs besoins, qui dénonce l'absence presque totale de ressource pour les hommes et leurs nombreuses difficultés. Ce rapport sera "tabletté pendant presque un an et serait resté lettre morte n'eut été de la pression des groupes d'hommes qui le citait continuellement dans leurs interventions

2004 Publication D'une nouvelle Politique d'intervention en matière de violence conjugale. On y retrouve le même langage sexiste ou conjoint violent n'a pas de féminin, ou victime et agresseur sont mis côte à côte et ou il n'y a aucune recommandation pour aider les hommes victimes ou les hommes en général, bref la même propagande du victimaire féminine devenue maintenant chose courante et acceptée comme étant la seule vision politiquement correcte.

2004: 2 décembre: Suite à un accès à l'information de Jean-Claude Boucher, le responsable de l'Accès à l'information du ministère de la justice admet que les brochures officiels du Ministère intitulées " "Le substitut du procureur général et la violence conjugale" dans laquelle le chiffre magique de Linda MaLeod des 300,000 femmes battues par année au Québec est clairement mentionné et utilisé, ne sont basé sur aucune source connue, et n'ont donc aucune valeur. Le responsable annonce également le retrait de la dite brochure des présentoirs du Ministère.

2004 : 8 décembre Dans une conférence de presse pour annoncer le plan d'action gouvernemental pour contrer la violence conjugale, quatre ministres québécois nous annonce soudainement que " en 2002, 16 729 personnes soit 14 209 femmes et 2 520 hommes, ont rapporté avoir été victimes d'un acte criminel dans un contexte de violence conjugale." (ces chiffres proviennent de la Déclaration Universelle de Criminalité 2 de l'année 2003 du Ministère de la sécurité publique)

2004 ; Commission parlementaire sur l'égalité

2005: Selon les chercheures Danielle Laberge et Sonia Gautier, si on regarde l'issue des procédures et des ces mêmes infractions dans nos tribunaux, on relève 31,6% de condamnations et 68,4% de remises en liberté. Ce qui donne plus ou moins 5000 cas de femmes battues pour plus ou moins 10 000 hommes relâchés; 39,7% sont libérés des accusations, 12,8% sont carrément acquittés, il y a 10,7 % d'arrêts des procédures et 5,1% d'accusations retirées. De la à conclure que la vraie violence de notre société s'exerce donc majoritairement contre les hommes innocents arrêtés en vertu des pratiques policières de 1995, emprisonnés et dont les droits contitutionnels les plus élémentaires ont été violé, il n'y a qu'un pas que je laisse au lecteur le soin de franchir...

Selon les calculs de l'équipe de recherche de L'après-rupture, c'est plus de deux milliards de dollars qui auront été dépensés par le seul gouvernement québécois uniquement pour combattre cette « violence conjugale » dont les chiffres ont été d'année en année gonflés aux stéroîdes par les féministes professionnelles qui y trouvaient emplois, occupations, tribunes et gloire, et ce, sans compter toutes les dépenses connexes produites par cette propagande victimaire.

Au fait, un milliards de dollars, c'est combien?

1. Mille millions, tout simplement...

2. ou 33,333 automobiles neuves...

3. ou des petits déjeuners pour tous les enfants du Québec pendant un ans...

4. ou une pile de billets de mille dollars plus haute que la Tour du CN à Toronto...

5. ou 150 dollars pour chaque citoyen du Québec, vieillards et enfants inclus...

6. Et enfin, si vous n'arrivez pas à imaginer, un milliard de minutes, c'est le nombre de minutes depuis la naissance du christ...

7. et un milliard de km c'est 25 000 fois le tour du monde.

8. et la population de l'Inde

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Attention
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J'apprend grâce à vous que la " haine de l'autre parent " est une pathologie qui a vu ses début il y a deux ou trois générations !!!!

Ce qui est surtout devenu "pathologique" c'est de considérer un enfant comme un bien individis dont chacun doit avoir sa part quoiqu'il en coûte pour lui. L'enfant-roi mais au service d'autrui.....

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Vous ne seriez pas un peu paranoïaque par hasard ?

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Les commentaires précédents me laissent ... perplexe voir incrédule.

Je me demande si je fais parti du même monde que certains.

La haine de l'autre parent est une pathologie qui a vu ses débuts il y a deux ou trois générations dites vous.

Mais par qui cette pseudo pathologie a-t-elle été générée??? Par des gens de la même espèce que nous. Alors pourquoi ne pas tenter d'endiguer cette pathologie?

Tous les divorces ne sont pas conflictuels, il existe encore des gens cérébrés : divorce par consentement mutuel, rapport cordiaux, discussion de l'avenir de leur enfants.. c'est la majorité silencieuse (enfin je l'espère).

Leclerc, vous nous relater l'histoire de cette Canadienne. Même si elle a eu des conseils identiques de plusieurs avocats RIEN ne l'obligeait à les suivre. Pourquoi l'a-t-elle fait? Dans son propre intérêt et pas celui de ses enfants. Elle a l'entière responsabilité de ses actes. Pour moi cette dame participe à la propagation de la pathologie "haine de l'autre parent".

Notre société a trop tendance à reporter la faute sur autrui (le fameux responsable mais pas coupable). C'est pas moi, c'est les avocats (ou le juge ou ...).

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leclercq
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"'vous nous relater l'histoire de cette Canadienne. Même si elle a eu des conseils identiques de plusieurs avocats RIEN ne l'obligeait à les suivre. Pourquoi l'a-t-elle fait? Dans son propre intérêt et pas celui de ses enfants. Elle a l'entière responsabilité de ses actes. Pour moi cette dame participe à la propagation de la pathologie "haine de l'autre parent"

n'oublie quelle a bien été prise en main par le centre de crise pour femmes qui utilisent, les lois que les féministes ont fait voté. suite de la réponse dans la soirée

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YARA972
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Elle est encore dotée de discernement.

Elle peut faire le choix de refuser cette option

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jenny
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...c'est de priver un enfant de contacts avec l'un de ses parents.

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