bogucki

Par brigitte.bogucki le 30/09/07
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Depuis la réforme du divorce du premier janvier 2005 et l'entrée en vigueur du règlement européen Bruxelles IIbis , j'ai entendu des propos aussi bêtes que macho (désolée messieurs mais c'est souvent vous): "le divorce c'est un truc de minette" (sic un batônnier de la grande banlieue parisienne), "de toutes façons la nouvelle loi ne change pas grand chose (un confrère à l'audience d'un jaf parisien sidéré par le propos) ou, pompon absolu "le droit de la famille, c'est un truc de femme, dans mon cabinet le seul homme auquel je confie ça est un collaborateur de première année" (confrère du centre de la France).

Tout cela ne serait rien, si l'on ne commencait à percevoir les dégâts, malheureusement humains, des conseils incohérents et procédures baclées ou simplement loupées par des confrères ignorants des spécificités des nouveaux textes et des particularités du divorce.

De la simple bévue (un client expatrié au Japon me dit qu'il attendait depuis 6 mois d'avoir un domicile en France pour pouvoir divorcer...et ce sur les conseil de l'avocat de son entreprise) à la véritable faute (oubli de biens dans une liquidation amiable de régime matrimonial) en passant par la catastrophe pure et simple du double débouté.

Alors chers confrères, ayez pitiez de vos clients. On ne peut pas faire correctement un divorce de temps en temps surtout sans connaître parfaitement les nouveaux textes de droit interne et européen.

Osez refuser, ou si vraiment vous ne pouvez pas, sous traiter.

Par brigitte.bogucki le 29/09/07
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Si vous êtes expatriés pour savoir dans quel pays vous pouvez divorcer, vous devez d'abord vérifier si remplissez l'une des conditions prévues par le droit européen du divorce qui détermine le tribunal compétent.

Vous trouverez toutes les informations sur ce blog, dans l'article concernant le divorce en europe

Dans ce cas, vous choisissez parmi les pays possibles.

Si vous ne remplissez pas les conditions posées par le droit européen, vous pouvez alors divorcer en France si vous êtes de nationalité française.

Attention, si vous souhaitez divorcer en France et que votre époux a engagé une procédure de divorce contre vous dans un autre pays (hors CEE), vous devez impérativement soulever devant ce tribunal étranger l'incompétence et préciser que vous souhaitez être jugé par une juridiction française. A défaut, vous ne seriez plus recevable à engager votre demande en France.

Vous pouvez si vous le préférez accepter d'être jugé par un tribunal étranger. Avant de vous décider, consultez un avocat en France et un avocat dans le pays concerné afin de déterminer quelle est la procédure qui, dans votre cas est la meilleure.

Contact: Brigitte BOGUCKI 15 rue du temple 75004 Paris

Tél +33 1 42 76 02 02 fax +33 1 42 76 02 04

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Par brigitte.bogucki le 28/09/07
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Voici le communiqué du Conseil National des Barreaux


En direct de l'assemblée générale extraordinaire du CNB

Plus de 600 avocats, réunis à la maison de la chimie pour l'assemblée Générale Extraordinaire, ont vivement applaudi le discours du Président Paul-Albert Iweins et écouté avec d'autant plus d'attention le discours de Madame Rachida DATI, ministre de la justice, garde des Sceaux, qu'elle s'adressait pour la première fois à la profession d'avocat.

Le Président Paul-Albert Iweins a particulièrement souligné dans son discours les légitimes inquiétudes de la profession et la nécessité d'assurer une présence d'avocats sur l'ensemble du territoire pour ne pas créer des déserts de droit.

Au nom de la profession, il a rappelé la nécessité de tenir compte des situations locales et des besoins d'une justice de proximité ; que l'accès au droit et à la justice des citoyens doit rester une priorité pour que les français retrouvent confiance dans une justice qu'ils jugent trop souvent trop lointaine sinon inaccessible.

Rappelant le désastre d'Outreau, il a demandé que de profondes réformes du droit pénal et de la procédure pénale qui figuraient dans le programme du, Président de la République durant sa campagne, soient mises en œuvre, notamment pour renforcer les droits de la défense. Il a souligné qu'à cet égard, la profession est troublée par les priorités retenues qui ont conduit à l'adoption des peines planchers, à une réflexion sur l'hospitalisation forcée de délinquants ayant purgé leur peine, ou l'organisation d'audiences où pourraient comparaître des irresponsables pour permettre aux victimes de « faire leur deuil », ou encore à des restrictions aux droits des étrangers.

Il a déploré les attaques répétées contre certaines décisions de justice ou des réquisitions jugées laxistes.

Il s'est élevé contre le projet de création d'un juge délégué aux victimes dès lors qu'« un juge a pour mission de juger » et ne peut « être ou simplement paraître lié à l'une des parties ».

Le Président Iweins a également appelé à une modernisation de notre exercice professionnel dans le contexte d'une compétition européenne et mondiale. L'acte sous signature juridique sera mis en place par la profession, de nouveaux champs d'activités vont être investis tels que les actions collectives (« class actions »), la fiducie, l'activité de tuteur et de personne qualifiée » en matière de droit de la famille.

Nous joignons à la présente l'intégralité du discours du Président Iweins.

Madame Rachida Dati, après avoir rappelé son profond attachement au développement de la profession d'avocat et au renforcement du rôle des barreaux, a détaillé les pistes de réformes que le ministère de la justice entend mettre en œuvre aux fins d'une « justice plus humaine », « plus efficace » et « plus concrète ».

Le ministère de la justice veut « améliorer la réponse judiciaire apportée aux victimes », notamment par l'amélioration du fonctionnement de la Commission d'indemnisation des victimes, le « traitement des délinquants sexuels ou dangereux en fin de peine », l'amélioration des conditions de détention dans le cadre d'une projet de loi pénitentiaire qui sera présenté en novembre.

Madame Rachida Dati a réaffirmé que la réforme de la carte judiciaire « doit préserver le maillage territorial des professionnels du droit » qui ne sera pas affecté. Une réflexion sera engagée sur « l'extension de la représentation obligatoire en appel ».

Le budget de la justice pour 2008 devrait être augmenté de 4,5 %. Celui de l'aide juridictionnelle est prévu à hauteur de 327 millions d'euros.

Un décret d'application de la loi réformant l'assurance de protection juridique sera soumis au Conseil d'Etat en octobre. Il « précisera les conditions de mise en œuvre du principe de subsidiarité pour le recours à l'aide juridictionnelle ».

Le garde des sceaux, après avoir rappelé sa volonté de « rationalisation des métiers du droit », a indiqué être « prête à soutenir » le rapprochement des professions d'avocat et de conseil en propriété industrielle si elles le veulent et « si elles s'entendent sur ses modalités ».

Enfin, Madame Rachida Dati et le Président Iweins ont signé une convention nationale sur le développement des nouvelles technologies de communication dans le débat judiciaire. Cette convention facilitera l'accès aux procédures en temps réel et à distance.

Le discours de la Ministre est en ligne sur le site de la Chancellerie : www.justice.gouv.fr

Par brigitte.bogucki le 28/09/07
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La loi permet dans le cadre d'un divorce par consentement mutuel de n'avoir qu'un avocat pour les deux époux.

Bien entendu c'est souvent une question d'économie. Les époux souhaitent avoir le même avocat pour réduire les frais de leur divorce et ils sont très suspicieux lorsque nous conseillons d'avoir deux avocats.

Pourtant dans de nombreux cas, il est bien plus approprié d'avoir un avocat chacun.

En effet, avoir un seul avocat, commun, implique une confiance parfaite entre les époux et un accord total et inconditionnel sur tous les termes de leur divorce ainsi qu'une totale confiance dans leur avocat commun.

Souvent au moment de divorcer, il y a quelques désaccords et les négociations entre les époux sont complexes car la communication est difficile. Lorsqu'il n'y a qu'un avocat, il ne peut intervenir dans cette négociation que difficilement puisqu'il ne peut prendre parti pour aucun des époux.

De surcroît il est courant que l'un des époux soit suspicieux envers l'avocat s'il a été choisi par son conjoint.

Et puis, l'un des époux divorce toujours plus que l'autre, forcé par l'autre.

Par contre, lorsqu'il y a deux avocats, chacun peut défendre les intérêts de son client et servir de courroie de transmission pour rétablir la communication et l'équilibre des forces.

Il est légitime de vouloir faire des économies mais il faut les faire à bon escient et se rappeler que divorcer est une chose grave, que certaines décisions sont irrévocables (prestation compensatoire par exemple) ou ne peuvent être modifiées que sous certaines conditions (pensions alimentaires, résidence des enfants).

Il vaut mieux souvent avoir un avocat chacun, se sentir libre de ses souhaits, pouvoir exprimer à son avocat ses besoins et savoir que le divorce sera négocié dans les meilleures conditions possibles que de regretter ensuite car ces regrets peuvent entraîner de lourds désaccords post-divorce et parfois les procédures qui vont avec et qui sont bien plus couteuses.

Voilà pourquoi je suis parfois amenée à déconseiller à mes clients le choix de l'avocat commun.

En outre, rappelons qu'en cas de désaccord entre les époux, leur avocat commun devra se démettre et ne pourra plus être le conseil d'aucun d'entre eux.

Contact: Brigitte BOGUCKI 15 rue du temple 75004 Paris

tel 01 42 76 02 02 - fax 01 42 76 02 04

email bogucki.avocat@cyber-avocat.com - site internet cyber-avocat.com

Par brigitte.bogucki le 28/09/07
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La prestation compensatoire est une somme versée par l'époux le plus "fortuné" à son conjoint pour compenser autant que possible les disparités qui existeront entre les époux du fait du divorce.

Il n'y a pas de barème de fixation et pour déterminer le montant et la loi et la jurisprudence déterminent ce que le Juge doit prendre en compte pour faire son évaluation.

* l'âge et l'état de santé des époux

* la durée du mariage

* la durée de l'éventuel concubinage préalable (Cour de Cassation, 1ère Chambre civile, 14 mars 2006)

* le temps déjà consacré ou qu'il leur faudra consacrer à l'éducation des enfants

* leur qualification et leur situation professionnelles au regard du marché du travail

* leurs droits existants et prévisibles

* la perte éventuelle de leurs droits en matière de pension de réversion

* leur situation respective en matière de pension de retraite

* leur patrimoine, tant en capital qu'en revenu, après la liquidation du régime matrimonial

* leur situation de couple actuel et ses conséquences sur leur situation financière (voir notamment Cour de Cassation, 1ère civile, 25 avril 2006)

La prestation compensatoire doit être évaluée à la date du divorce et non à la date de séparation des époux.

Contact: Brigitte BOGUCKI 15 rue du Temple 75004 Paris - tél 01 42 76 02 02 - fax 01 42 76 02 04 - email bogucki.avocat@cyber-avocat.com - site internet www.cyber-avocat.com

Pour toute question précise, voyez le formulaire de réponse en ligne


CODE CIVIL

Paragraphe 3 : Des prestations compensatoires

Article 270

(Loi nº 75-617 du 11 juillet 1975 art. 1 Journal Officiel du 12 juillet 1975 en vigueur le 1er janvier 1976)

(Loi nº 2004-439 du 26 mai 2004 art. 18 I Journal Officiel du 27 mai 2004 en vigueur le 1er janvier 2005)

Le divorce met fin au devoir de secours entre époux.

L'un des époux peut être tenu de verser à l'autre une prestation destinée à compenser, autant qu'il est possible, la disparité que la rupture du mariage crée dans les conditions de vie respectives. Cette prestation a un caractère forfaitaire. Elle prend la forme d'un capital dont le montant est fixé par le juge.

Toutefois, le juge peut refuser d'accorder une telle prestation si l'équité le commande, soit en considération des critères prévus à l'article 271, soit lorsque le divorce est prononcé aux torts exclusifs de l'époux qui demande le bénéfice de cette prestation, au regard des circonstances particulières de la rupture.

NOTA : La loi 2004-439 du 26 mai 2004 entrera en vigueur le 1er janvier 2005 sauf pour les exceptions citées par l'article 33 II.

Article 271

(Loi nº 75-617 du 11 juillet 1975 art. 1 Journal Officiel du 12 juillet 1975 en vigueur le 1er janvier 1976)

(Loi nº 2000-596 du 30 juin 2000 art. 1 Journal Officiel du 1er juillet 2000)

(Loi nº 2004-439 du 26 mai 2004 art. 6, art. 18 II Journal Officiel du 27 mai 2004 en vigueur le 1er janvier 2005)

La prestation compensatoire est fixée selon les besoins de l'époux à qui elle est versée et les ressources de l'autre en tenant compte de la situation au moment du divorce et de l'évolution de celle-ci dans un avenir prévisible.

A cet effet, le juge prend en considération notamment :

- la durée du mariage ;

- l'âge et l'état de santé des époux ;

- leur qualification et leur situation professionnelles ;

- les conséquences des choix professionnels faits par l'un des époux pendant la vie commune pour l'éducation des enfants et du temps qu'il faudra encore y consacrer ou pour favoriser la carrière de son conjoint au détriment de la sienne ;

- le patrimoine estimé ou prévisible des époux, tant en capital qu'en revenu, après la liquidation du régime matrimonial ;

- leurs droits existants et prévisibles ;

- leur situation respective en matière de pensions de retraite.

NOTA : La loi 2004-439 du 26 mai 2004 entrera en vigueur le 1er janvier 2005 sauf pour les exceptions citées par l'article 33 II.

Par brigitte.bogucki le 28/09/07
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Comme je l'ai déjà expliqué dans ce blog, le divorce pour faute a perdu beaucoup de son intérêt avec la loi entrée en vigueur au 1er janvier 2005 (voir l'article: pourquoi divorcer pour faute).

Il n'en reste pas moi que c'est pour certain une nécessité psychologique tout à fait respectable.

La question se pose alors souvent de savoir quelles sont les fautes qui légitiment un divorce aux torts de l'autre car si la faute n'est pas prouvée ou pas suffisante, le risque d'être débouté est important (voir l'article de ce blog: divorce pour faute, le juge peut refuser le divorce).

La loi ne fixe pas une liste de fautes justificatives du divorce, c'est au cas par cas que le juge doit décider si telle ou telle faute est suffisante ou non pour justifier le divorce.

L'article 242 du code civil, précise que la faute doit être une violation grave OU renouvelée des devoirs du mariage qui rend intolérable le maintien du lien conjugal.

Rappelons que les devoirs du mariage (code civil article 213 à 215) sont: respect, fidélité, secours, assistance, vie commune, participation aux charges du ménage, direction de la famille, éducation et entretien des enfants.

Attention le pardon et la réconciliation annulent la faute, si votre conjoint vous a par exemple trompé, que vous l'avez appris et que vous l'avez pardonné, vous ne pouvez plus changer d'avis et divorcer pour cette cause (sauf s'il recommence auquel cas vous pourrez demander le divorce à ce titre).

Enfin sachez que certaines fautes peuvent être légitimées ou rendues lbénignes du fait de l'attitude de l'autre époux.


CODE CIVIL

Section 4 : Du divorce pour faute

Article 242

(Loi nº 75-617 du 11 juillet 1975 art. 1 Journal Officiel du 12 juillet 1975 en vigueur le 1er janvier 1976)

(Loi nº 2004-439 du 26 mai 2004 art. 5 Journal Officiel du 27 mai 2004 en vigueur le 1er janvier 2005)

Le divorce peut être demandé par l'un des époux lorsque des faits constitutifs d'une violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations du mariage sont imputables à son conjoint et rendent intolérable le maintien de la vie commune.

NOTA : La loi 2004-439 du 26 mai 2004 entrera en vigueur le 1er janvier 2005 sauf pour les exceptions citées par l'article 33 II.

Article 244

(Loi nº 75-617 du 11 juillet 1975 art. 1 Journal Officiel du 12 juillet 1975 en vigueur le 1er janvier 1976)

(Loi nº 2004-439 du 26 mai 2004 art. 5 Journal Officiel du 27 mai 2004 en vigueur le 1er janvier 2005)

La réconciliation des époux intervenue depuis les faits allégués empêche de les invoquer comme cause de divorce.

Le juge déclare alors la demande irrecevable. Une nouvelle demande peut cependant être formée en raison de faits survenus ou découverts depuis la réconciliation, les faits anciens pouvant alors être rappelés à l'appui de cette nouvelle demande.

Le maintien ou la reprise temporaire de la vie commune ne sont pas considérés comme une réconciliation s'ils ne résultent que de la nécessité ou d'un effort de conciliation ou des besoins de l'éducation des enfants.

NOTA : La loi 2004-439 du 26 mai 2004 entrera en vigueur le 1er janvier 2005 sauf pour les exceptions citées par l'article 33 II.

Article 245

(Loi nº 75-617 du 11 juillet 1975 art. 1 Journal Officiel du 12 juillet 1975 en vigueur le 1er janvier 1976)

(Loi nº 2004-439 du 26 mai 2004 art. 5 Journal Officiel du 27 mai 2004 en vigueur le 1er janvier 2005)

Les fautes de l'époux qui a pris l'initiative du divorce n'empêchent pas d'examiner sa demande ; elles peuvent, cependant, enlever aux faits qu'il reproche à son conjoint le caractère de gravité qui en aurait fait une cause de divorce.

Ces fautes peuvent aussi être invoquées par l'autre époux à l'appui d'une demande reconventionnelle en divorce. Si les deux demandes sont accueillies, le divorce est prononcé aux torts partagés.

Même en l'absence de demande reconventionnelle, le divorce peut être prononcé aux torts partagés des deux époux si les débats font apparaître des torts à la charge de l'un et de l'autre.

NOTA : La loi 2004-439 du 26 mai 2004 entrera en vigueur le 1er janvier 2005 sauf pour les exceptions citées par l'article 33 II.

Par brigitte.bogucki le 27/09/07
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Le droit communautaire a, rappelons le, la primauté sur le droit interne et devient ainsi le droit commun de la compétence des juridictions française.

Les règles de compétence sont précisées dans l'article 3 du Règlement Européen n°2201/2003 du 27 novembre 2003 dit BRUXELLES II Bis entré en vigueur au 1er mars 2005.

Sont compétentes pour statuer sur les questions relatives au divorce, à la séparation de corps et à l'annulation du mariage des époux, les juridictions de l'État membre:

- la résidence habituelle des époux,

ou

- la dernière résidence habituelle des époux dans la mesure où l'un d'eux y réside encore,

ou

- la résidence habituelle du défendeur,

ou

- en cas de demande conjointe, la résidence habituelle de l'un ou l'autre époux,

ou

- la résidence habituelle du demandeur s'il y a résidé depuis au moins une année immédiatement avant l'introduction de la demande,

ou

- la résidence habituelle du demandeur s'il y a résidé depuis au moins six mois immédiatement avant l'introduction de la demande et s'il est soit ressortissant de l'État membre en question, soit, dans le cas du Royaume-Uni et de l'Irlande, s'il y a son "domicile";

b) de la nationalité des deux époux ou, dans le cas du Royaume-Uni et de l'Irlande, du "domicile" commun.

Il s'agit d'une liste limitative mais non hierarchisée donc peu importe l'ordre des critères, il remplir au moins l'un des critères.


Et voici pour mémoire la liste alphabétique des 27 Etats membres

* Allemagne

* Autriche

* Belgique

* Bulgarie

* Chypre

* Danemark (ce règlement européen particulier ne lui est pas applicable)

* Espagne

* Estonie

* Finlande

* France

* Grèce

* Hongrie

* Irlande

* Italie

* Lettonie

* Lituanie

* Luxembourg

* Malte

* Pays-Bas

* Pologne

* Portugal

* République Tchèque

* Roumanie

* Royaume-Uni

* Slovaquie

* Slovénie

* Suède

Par brigitte.bogucki le 27/09/07
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La pension alimentaire prend en général la forme d'un versement mensuel de forme d'argent, il est cependant possible quand la situation du débiteur le justifie, d'envisager d'autres solutions.

Ainsi l'article 373-2-3 du code civil prévoit il que la pension peut prendre la forme:

* d'un abandon de bien en usufruit

* de l'affectation d'un bien productif de revenus

* du versement entre les mains d'un organisme accrédité d'un capital, à charge pour lui de verser une rente mensuelle indexée à l'enfant.

En aucun cas le capital ne peut être versé au parent qui a l'enfant en charge et ce afin de ne pas créer de conflit d'intérêt, c'est donc nécessairement à un organisme tiers que l'argent devra être versé.

Attention toutefois à ceux qui seraient séduit par ces solutions, certes rares, le droit de modification de la pension reste.

Le fait d'abandonner un bien ou un capital ne saurait exonérer le parent de ses obligations et si les besoins de l'enfant augmentent ou que les possibilités dudit parents sont modifiées, la pension pourra elle aussi être modifiée.

En outre la fiscalité n'est pas favorable puisque ce versement, cet abandon et cette affectation sont soumis aux droits de mutation à titre gratuit et qu'en outre la rente et les revenus des biens sont imposables au nom de leur bénéficiaire pour l'impôt sur le revenu.


CODE CIVIL

Article 373-2-3

(inséré par Loi nº 2002-305 du 4 mars 2002 art. 6 I et III Journal Officiel du 5 mars 2002)

Lorsque la consistance des biens du débiteur s'y prête, la pension alimentaire peut être remplacée, en tout ou partie, sous les modalités et garanties prévues par la convention homologuée ou par le juge, par le versement d'une somme d'argent entre les mains d'un organisme accrédité chargé d'accorder en contrepartie à l'enfant une rente indexée, l'abandon de biens en usufruit ou l'affectation de biens productifs de revenus.

Par brigitte.bogucki le 27/09/07
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La commission des lois du Sénat a adopté 27 amendements sur la loi relative à l'immigration, qui rétablissent les droits de la personne et de la défense.

Voici le communiqué de presse du Sénat ainsi que le lien permettant de lire les textes.

Le texte sera discuté en séance publique à partir du 2 octobre.


LA COMMISSION DES LOIS DU SÉNAT REJETTE LES TESTS ADN ET MODIFIE LA CONDITION DE RESSOURCES POUR LE REGROUPEMENT FAMILIAL

La commission des Lois, réunie le 26 septembre 2007 sous la présidence de M. Jean-Jacques Hyest, président (UMP, Seine-et-Marne), a examiné, sur le rapport de M. François-Noël Buffet, (UMP, Rhône), le projet de loi relatif à la maîtrise de l'immigration, à l'intégration et à l'asile.

La commission a constaté que le projet de loi complétait pour l'essentiel le parcours d'intégration mis en place depuis 2002 et tirait les conséquences de la création du ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement.

Favorable à son équilibre général, elle a adopté 27 amendements tendant notamment :

- à supprimer la possibilité introduite par l'Assemblée nationale de recourir à des tests ADN pour prouver une filiation déclarée à l'occasion d'une demande de regroupement familial (article 5bis) ;

- à réaffirmer le principe selon lequel les ressources exigées pour bénéficier du regroupement familial doivent être égales au SMIC ; les ressources ne pourraient être modulées entre 1 et 1,2 SMIC que pour les seules familles comptant six personnes ou plus (article 2) ;

- à supprimer l'obligation pour les conjoints de Français de suivre une formation linguistique dans leur pays d'origine pour obtenir un visa de long séjour ; la commission a considéré qu'un conjoint de Français devait bénéficier d'une présomption d'intégration (article 4) ;

- à rétablir à un mois le délai de recours devant la Commission des recours des réfugiés (article 9 ter) ;

- à allonger de 24 à 48 heures le délai pour déposer un recours suspensif contre une décision de refus d'entrée sur le territoire français au titre de l'asile (article 6).

Par brigitte.bogucki le 26/09/07
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Ce soir je me sens d'humeur à pester, contre ces confrères qui pensent qu'en vous pourrissant la vie ils vont gagner le dossier.

* ils ne vous envoient les pièces que le plus tard possible,

* ils "omettent" de vous transmettre copie des assignations qu'ils font délivrer,

* ils vous envoient 200 pages de conclusions la veille de l'audience par fax à 23 heures

* ils demandent le renvoi au tribunal et "oublient" de vous en informer

* et bien entendu, si vous venez d'un barreau éloigné (et pire, de Paris), ils ne tiennent aucun compte de vos contingences de déplacement.

C'est vrai que justement aujourd'hui j'ai réservé mes billets de train pour la semaine prochaine.

Pour plaider à Annecy en fin d'après midi, je vais devoir partir de chez moi à Paris vers 9 heures et serais de retour au mieux vers 23 heures après plus de 7 heures de train.

Pour cela il est probable qu'en plus je devrais faire une quarantaine de kilomètres pour attraper un train de retour, sinon c'est la nuit sur place.

Il est vrai qu'un confrère agréable, connaissant sa ville et tenant compte d'autrui, aurait pu envisager une audience en début d'après midi, me permettant de revenir à Paris à une heure familialement acceptable.

Mais il fait parti de ceux qui "oublient" cette confraternité là. (pièces non communiquées, assignation délivrée sans m'en informer, heure d'audience en fin d'après midi, allégations sans fondement...)

Je vais faire avec, comme nous tous, mais qu'a t'il à y gagner?

Pour son dossier, rien.

Pour sa cliente, rien non plus, elle ignore tout de cela et c'est bien normal.

Vis à vis du juge, rien, il l'ignore et s'en moque.

En ce qui me concerne, il y gagne mon inimitié (je sais, il s'en moque) et probablement un certain énervement.

Je serais prête et mon dossier aussi, et le fait que ma soirée soit gâchée et ma vie de famille aussi ne saurait lui apporter quoi que ce soit.

Alors? Nous avons un métier parfois difficile, pourquoi le compliquer par des relations conflictuelles ou désagréables envers des confrères le plus souvent inconnus?

Et si, je sais je rêve, chacun de nous essayais de prendre un (tout) petit moment pour rendre la vie plus douce à tous...