bogucki

Par brigitte.bogucki le 31/05/08
Dernier commentaire ajouté il y a 11 années 8 mois

Le régime matrimonial légal est celui de la communauté réduite aux acquets. Cela veut dire que tout ce qui a été acheté ou économisé durant la communauté est présumé commun.

Par contre les héritages et les donations ne sont pas communs, ils restent propres à celui qui les perçoit.

Reste la question des héritages qui auraient été versés sur un compte et utilisés au quotidien. Ils sont considérés comme ayant été bénéfiques à la communauté et au moment de la séparation, la communauté devra restituer la somme à l'époux concerné. Selon l'utilisation qui aura été fait de ces fonds, ils seront ou non réévalués.

Par brigitte.bogucki le 30/05/08
Dernier commentaire ajouté il y a 5 années 7 mois

Il arrive que dans une affaire, on souhaite se désister de sa demande devant le tribunal.

envisage t'on d'abandonner totalement et définitivement cette demande c'est à dire de renoncer à toute possibilité d'action même futur concernant ce point: il faut alors faire un désistement d'instance et d'action.

au contraire souhaite t'on seulement abandonner la procédure en cours et se réserver la possibilité de recommencer plus tard, il faut dans ce cas faire un désistement d'instance seulement.

Par brigitte.bogucki le 29/05/08
Dernier commentaire ajouté il y a 4 mois 3 semaines

Mon mari est parti sans laisser d'adresse.

Mon épouse refuse de divorcer et ne viendra pas à l'audience.

Mon mari est d'accord pour divorcer mais il ne fera rien et ne prendra pas d'avocat.

Ces questions semblent souvent insurmontables aux justiciables, pourtant la réponse est simple: cela ne pose aucun problème. Le fait de ne pas se présenter à l'audience ou de ne pas avoir d'adresse connue n'empêche nullement la procédure d'être mise en oeuvre et la décision d'être rendue.

Toutefois si vous vous trouvez dans l'un de ces cas, prévenez votre avocat afin qu'il obtienne du juge un "permis de citer" et une date d'audience. Ainsi votre conjoint sera convoqué (en utilisant au besoin sa dernière adresse connue) à l'audience par huissier (à vos frais) et s'il ne se présente pas l'audience pourra avoir lieu de façon normale.

Seuls inconvénients:

* un surcoût puisque vous paierez les frais d'huissier (sauf à l'aide juridictionnelle)

* l'impossibilité d'une procédure amiable

Par brigitte.bogucki le 28/05/08
Dernier commentaire ajouté il y a 12 années 4 mois

Le CES (Conseil Economique et Social) a publié au JO (journal officiel) du 21 mai 2008 un rapport interessant sur les obligations alimentaires, dans lequel il propose notamment d'instaurer des barèmes indicatifs pour le montant des pensions alimentaires.

J'ai repris ci-dessous intégralement les textes de la notice et de la note de présentation, le rapport étant téléchargeable en bas de page.


CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL

Note de saisine

L'OBLIGATION ALIMENTAIRE

(Décision du Bureau du 10 avril 2007 N071510)

___

L'obligation alimentaire impose entre ascendants et descendants en ligne directe, entre époux et entre alliés en ligne directe de se venir en aide mutuellement lorsqu'ils se trouvent dans un état de besoin sur un plan matériel et/ou moral.

C'est une notion juridique complexe qui trouve son origine dans le code civil et qui se caractérise par sa réciprocité et son application intrafamiliale. Elle est le témoin d'un principe souvent oublié : les relations familiales sont aussi des relations légales même si elles ne sont pas toutes régies par les mêmes articles du code civil.

Compte tenu de l'évolution de la société, la notion d'obligation alimentaire pose un certain nombre de difficultés tant sur le plan des principes que sur un plan pratique. Au plan des principes, l'obligation alimentaire pose la question de son adaptation aux nouvelles structures familiales (familles recomposées), de son impact sur le financement de la prise en charge des personnes âgées et handicapées ainsi que de son articulation avec les prestations d'aides sociales.

Au plan de sa mise en oeuvre , l'obligation alimentaire s'inscrit dans la judiciarisation croissante des rapports entre les personnes, dans les disparités territoriales créées par la décentralisation de l'aide sociale ainsi que dans l'équilibre délicat à trouver entre solidarités familiales et solidarités collectives.

Par ailleurs, il faut noter que le médiateur de la République a soulevé ces problèmes dans son dernier rapport et que les media se font régulièrement l'écho de faits divers dans lesquels les enfants intentent un procès contre leurs parents afin d'exiger d'eux qu'ils financent leurs études et subviennent à leurs besoins.

Le Conseil économique et social estime qu'il est opportun de faire une synthèse des difficultés posées par la législation actuelle et de se pencher sur son éventuel réexamen, notamment à la lumière des exemples européens et de la jurisprudence des cours de justice européennes.

Le bureau, au cours de sa réunion du 10 avril 2007, a confié ce projet de rapport et d'avis à la section des affaires sociales pour être présenté au premier trimestre 2008.

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL

Note de présentation

Ce document d'information rédigé sous la responsabilité du rapporteur n'a pas fait l'objet d'une approbation formelle par la section ou par l'Assemblée plénière

Sujet : « L'obligation alimentaire : des nouvelles formes de solidarité à réinventer »

L'obligation alimentaire, règle de droit civil inchangée depuis la rédaction du Code civil, est l'obligation de venir en aide à un parent ou un allié lorsque ce dernier se trouve dans une situation de besoin et ne peut y faire face par ses propres moyens. À l'origine, l'obligation alimentaire met à la charge du débiteur la fourniture des moyens de subsistance au créancier dans le besoin.

L'obligation alimentaire trouve aujourd'hui une actualité renouvelée en raison des besoins liés au vieillissement de la population et au coût de l'hébergement en établissement. Les familles sont appelées à contribuer aux frais d'hébergement dans des proportions qui dépassent très souvent leurs capacités contributives.

· Définitions

Les enfants sont tenus d'une obligation alimentaire envers leurs ascendants. Elle est réciproque et n'est pas limitée par le degré de parenté : les petits-enfants doivent aide à leurs grands-parents ou arrière grands-parents dans le besoin et réciproquement. Le lien de parenté peut relever de la filiation légitime, naturelle ou adoptive.

L'obligation alimentaire peut également être fondée sur l'alliance. Elle existe entre époux au sein du mariage (devoir de secours et contribution aux charges du mariage) et entre les beaux-parents et leur gendre ou belle-fille.

L'obligation d'entretien se situe dans le prolongement de l'obligation alimentaire et s'en distingue pas plusieurs aspects. Elle repose uniquement sur la filiation : il s'agit de l'obligation qu'ont les parents de nourrir et d'éduquer leurs enfants. Elle n'est pas réciproque et elle ne porte pas seulement sur les moyens de subsistance mais sur l'éducation intellectuelle et morale de l'enfant. En cas de séparation des parents, la contribution à l'entretien de l'enfant prend la forme d'une pension alimentaire versée par l'un des parents à l'autre.

· Constats

L'entraide familiale s'exerce en général de manière spontanée notamment à l'égard des jeunes qui font de longues études et de ceux qui peinent à s'insérer dans l'emploi. Cette entraide permet de pallier les difficultés liées au retard de l'autonomie des jeunes. La solidarité familiale est aussi mise en œuvre, la plupart du temps, spontanément lors de l'entrée d'une personne âgée en établissement ou de son maintien à domicile.

En France, la primauté de la solidarité familiale est inscrite dans la législation relative à l'aide sociale : les relations entre solidarité collective et familiale y sont ordonnées selon le principe de subsidiarité qui fait prévaloir la solidarité familiale sur l'aide fournie par la collectivité, via le recours à l'obligation alimentaire (article L.132-6 du Code de l'action sociale et des familles).

Simples dans leur énoncé et faciles à concevoir au plan théorique, l'obligation alimentaire et le principe de subsidiarité posent en revanche de nombreuses difficultés pratiques. Le principe de subsidiarité a perdu au fil du temps de sa cohérence et les nombreuses exceptions à sa mise en œuvre l'ont peu à peu fragilisé. La subsidiarité s'applique en théorie à l'ensemble des prestations d'aide sociale. Or, chaque prestation d'aide sociale obéit en réalité à des règles qui lui sont propres.

De plus, l'application concrète des règles de l'obligation alimentaire et de la subsidiarité au niveau des départements, des établissements d'hébergement pour personnes âgées et des CAF fait apparaître des différences de traitement dont l'ampleur met en cause l'égalité devant la loi. Les modalités de l'articulation entre obligation alimentaire et protection sociale sont ici en cause.

Deux domaines, en particulier, doivent être le terrain de réformes destinées à améliorer les conditions dans lesquelles est mise en œuvre l'obligation alimentaire : le vieillissement de la population, couplé à un renchérissement des coûts de fonctionnement des établissements sanitaires et sociaux et à la relative modestie des revenus de certaines catégories de retraités ; l'augmentation du nombre de séparations qui peuvent entraîner une précarité économique pour la personne qui a la garde des enfants.

Les propositions du CES sont destinées à répondre à l'ensemble de ces difficultés de façon à mettre en œuvre l'obligation alimentaire d'une manière plus prévisible mais aussi plus équitable pour les familles.

Axe 1 : Améliorer la mise en œuvre de la subsidiarité

- Créer un système législatif cohérent de mise en œuvre de la subsidiarité

L'articulation entre aide sociale et obligation alimentaire est organisée au cas par cas. Le CES estime qu'il convient de définir une législation cohérente, si possible uniforme, en matière de subsidiarité de l'aide sociale.

- Instaurer par décret une liste des situations permettant de dispenser le débiteur d'aliments de ces obligations

La liste des personnes estimées dispensées de l'obligation alimentaire est contenue dans une circulaire. En ce qui concerne le RMI, c'est le président du Conseil général qui statue, au cas par cas, sur la demande de dispense par l'intéressé de faire valoir ses droits à obligation alimentaire. Compte tenu de l'enjeu pour les familles qui s'attache à la possibilité d'être dispensées d'obligation alimentaire, notre assemblée estime nécessaire que cette possibilité fasse l'objet d'un décret. Il viserait à uniformiser les conditions de dispense en définissant des critères pour statuer sur sa mise en œuvre.

- Clarifier et uniformiser la liste des ressources à prendre en considération pour ouvrir droit aux prestations d'aide sociale

Notre assemblée estime qu'il est nécessaire de clarifier, par décret, la liste des ressources à prendre en considération dans l'octroi des aides sociales, de manière à instaurer une lisibilité et une prévisibilité. Elle pense qu'il convient, d'une part, d'encourager le versement spontané de pensions et préconise de ne pas inclure ces versements dans la base pour le calcul des ressources pour l'accès à l'aide sociale. D'autre part, elle considère également qu'il est nécessaire de s'interroger, pour ces pensions, sur l'évolution des plafonds de déductibilité fiscale et de réduction d'impôt sur le revenu de la personne qui les verse afin d'inciter la solidarité familiale.

- Modifier le périmètre de l'obligation alimentaire en matière de frais d'hébergement

Les frais d'hébergement se composent des sommes liées à l'hôtellerie et à l'animation, à l'investissement mobilier et immobilier et aux frais d'administration générale des établissements. Inclure les frais d'hébergement dans le périmètre de l'obligation alimentaire est susceptible de faire peser sur les familles des charges importantes. Le CES estime nécessaire de mandater un groupe d'experts afin de mener une réflexion pour déterminer ce qui correspond à la notion d'obligation alimentaire dans la totalité des frais d'hébergement.

Axe 2 : Réformer l'articulation entre aide sociale et obligation alimentaire

- Ne plus soumettre le versement de l'aide sociale à l'hébergement à une évaluation collective des ressources des débiteurs d'aliments

Notre assemblée estime qu'il faut modifier l'article L.132-6 et remettre en cause le système qui subordonne la fixation du montant de l'aide sociale à une évaluation collective et non contraignante des dettes alimentaires. Elle propose de mettre en place une procédure de conciliation entre les obligés alimentaires et le département pour ainsi éviter le recours au juge en cas d'accord des parties sur le montant des obligations alimentaires. Si cette mesure de conciliation échoue, le département exercera alors un recours direct, auprès du juge des affaires familiales, pour faire déterminer, dans la limite des dépenses exposées, le montant des obligations alimentaires après avoir fait l'avance de l'aide sociale calculée sans tenir compte du montant des obligations alimentaires.

- Ne plus soumettre l'aide sociale en direction des familles monoparentales à un recours contentieux du demandeur contre le parent débiteur

Notre assemblée considère que l'obligation faite aux personnes isolées ayant la garde d'un ou de plusieurs enfants d'engager une procédure à l'égard du parent des enfants, sous peine de se voir privées d'une partie de l'aide sociale, est un facteur d'aggravation des conflits entre les parents et augmente le recours au juge. Toutefois, la solidarité collective n'a pas à se substituer aux parents dans leur obligation d'entretien des enfants qui perdure même après la séparation du couple.

Le CES préconise donc d'instaurer pour les CAF un système analogue à celui de l'aide sociale à l'hébergement concernant les départements. Les CAF verseraient alors l'API aux personnes isolées ayant la charge d'enfants et se retourneraient ensuite contre le parent n'ayant pas la garde, devant le juge aux affaires familiales, pour déterminer la part de l'obligation d'entretien, dans la limite des dépenses exposées au titre de l'API.

Axe 3 : Améliorer la pratique des juges

- Établir une charte des bons usages en matière d'obligation alimentaire

Le CES préconise d'élaborer, sous l'égide du ministère de la Justice et en collaboration avec les acteurs (départements, CAF, établissements d'hébergement pour personnes âgées, établissements publics de santé, juges), une charte des bons usages destinée à les aider à mettre en place des pratiques qui correspondent davantage à la lettre et à l'esprit du Code civil en matière d'obligation alimentaire.

- Réformer les commissions spécialisées de l'aide sociale afin de rendre leur composition conforme à la Convention européenne des droits de l'Homme (CEDH) et les doter des moyens propres à assurer leurs missions

Les commissions départementales de l'aide sociale sont des tribunaux de l'ordre administratif compétents pour connaître en première instance des litiges notamment en matière d'aide sociale aux personnes âgées. Elles se prononcent sur le montant de l'aide sociale attribuée si ce montant fait l'objet d'un litige entre le demandeur et le département. Elles comprennent des juges, des élus et des fonctionnaires des administrations sociales.

Le CES estime que leur composition doit être réformée pour la rendre conforme à l'exigence d'indépendance et d'impartialité des tribunaux formulée à l'article 6 de la CEDH. Notre assemblée pense que le principe de l'échevinage doit être préservé tout en le renouvelant dans ses formes.

Le CES estime également qu'il est nécessaire de préciser, par décret en Conseil d'État, les normes qui régissent l'instruction devant les commissions, de mettre en place une véritable procédure contradictoire, de garantir la publicité des audiences et de notifier les décisions de manière systématique.

- Instaurer des barèmes indicatifs pour le montant des pensions alimentaires

Le CES souhaite que le principe de la détermination de l'obligation alimentaire en fonction d'un barème soit consacré par une loi pour être inscrit dans le Code civil. Sa mise en œuvre devrait faire l'objet d'un décret et d'une circulaire d'application pour assurer sa plus large diffusion possible (notamment les CAF et les associations).

- Instaurer une procédure collective devant le juge des affaires familiales

Dans le cadre de la prise en charge des frais d'hébergement des personnes âgées, notre assemblée estime nécessaire de faire en sorte que le juge soit tenu de rechercher l'ensemble des débiteurs potentiels.

- Veiller à la formation des juges et de l'ensemble des acteurs de la mise en œuvre de l'obligation alimentaire

Axe 4 : Informer et aider les citoyens

- Mieux informer les justiciables en matière d'obligation alimentaire

- Accroître les moyens dévolus à la médiation familiale

Le CES suggère d'instaurer une procédure de médiation familiale judiciaire dans le cas du contentieux entre un enfant majeur et ses parents. Il propose aussi de renforcer les moyens dévolus par le ministère de la Justice à la médiation familiale judiciaire ou spontanée ainsi que l'aide financière aux familles qui ne peuvent y avoir recours faute de moyens.

- Favoriser l'insertion professionnelle des titulaires de l'API

Notre assemblée souhaite qu'une attention particulière soit portée à la prise en compte des besoins d'accompagnement de ces personnes dans le cadre des travaux du « Grenelle de l'insertion » ou dans les expérimentations en cours du Revenu de solidarité active (RSA).

Christiane Basset

Née le 16 octobre 1946

Au Puy-en-Velay (Haute-Loire)

· Fonctions

- membre du groupe de l'Union nationale des associations familiales (UNAF)

- membre de la section des affaires sociales

· Fonctions actuelles :

- administrateur de l'UNAF, président du département « Protection sociale » : famille, santé, vieillesse ;

- administrateur de la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) ;

- membre du Haut conseil sur l'avenir de l'assurance maladie (HCAAM)

· Fonctions locales :

- membre du CODERPA 92

- vice-présidente de l'APEI (Association des parents d'enfants inadaptés, La maison du Phare)

- vice-présidente de l'Institut médico-psychopédagogique Paul-Édouard Chaparède

· Distinctions :

- chevalier de la légion d'honneur

- chevalier de l'ordre national du mérite

Par brigitte.bogucki le 26/05/08
Dernier commentaire ajouté il y a 3 années 9 mois

Lors de la liquidation du régime matrimonial, les époux mariés sous un régime de commauté doivent se déclarer l'un à l'autre ou au Notaire qui s'occupe de la liquidation, la totalité des biens qu'ils détiennent au nom de la communauté et des dettes en cours.

Si un époux omet de déclarer un bien ou une dette ou tente frauduleusement de déclarer une créance afin d'obtenir un avantage financier conséquent, et que du fait de ce mensonge, l'acte de liquidation et partage de la communauté qui est fait par le Notaire ou par l'Avocat dans le jugement de divorce est faux, il commet une faute et son conjoint pourra s'en prévaloir contre lui.

En effet, l'article 1477 du code civil prévoit que cette omission est constitutive de recel de communauté et que celui qui en est coupable sera privé de sa part du bien ainsi omis ou devra payer seul la dette.

C'est la sanction, celui qui est coupable de recel de communauté perd ses droits à hauteur de ce qu'il a essayé de cacher.

Exemple: Pierre a perçu une prime importante de son employeur, il l'a placé sur un compte et n'en a pas parlé à son épouse Lydia. Ils divorcent et, lors de la liquidation de la communauté, Pierre ne dit mot de ce compte, espérant ainsi pouvoir le garder pour lui en totalité et ne pas avoir à le partager avec Lydia. Bien mal lui en prend car quelques temps plus tard, Lydia apprend l'existence de ce compte. Elle fait un recours en recel de communauté contre Pierre. Il est condamné, dans ces conditions il doit remettre à Lydia la totalité du compte concerné alors que si, dès le début, il avait déclaré avec honnêteté son existence, il aurait pu en conserver la moitié.

Par brigitte.bogucki le 24/05/08
Dernier commentaire ajouté il y a 5 années 8 mois

Au moment de liquider le régime matrimonial, la question peut, et doit, se poser de la date à laquelle a pris fin ce régime c'est-à-dire de déterminer à partir de quel moment les relations entre les époux sur le plan financier, ne sont plus gérées par leur régime matrimonial.

À défaut de décision contraire du Juge, depuis la nouvelle loi sur le divorce du 1er janvier 2005, c'est la date de l'ordonnance de non conciliation qui est prise en compte (avant cette loi c'était la date de l'assignation en divorce).

Il est toutefois possible de faire rétroagir la date de cette liquidation au moment où les époux ont réellement cessés de cohabiter et de collaborer c'est-à-dire en pratique et selon les dernières jurisprudences au moment auquel les époux ont cessés de cohabiter.

Toutefois, pour être valable, cette demande doit impérativement être formulée durant la procédure de divorce. Une fois le divorce définitif il n'est plus possible de soulever ce point.

Il faut préciser cependant qu'il en était différemment sous l'ancienne loi et qu'en conséquence en ce qui concerne les gens dont le divorce a été prononcé sous l'empire de la loi précédente, ils peuvent soulever ce point même ultérieurement sauf si la décision de divorce le précisait. En outre sous l'ancienne loi, l'époux condamné aux torts exclusifs perdait ce droit.

L'intérêt financier de cette possibilité est souvent nul mais parfois il peut être considérable par exemple lorsque, postérieurement à la cessation de la cohabitation et antérieurement à l'ordonnance de non conciliation, l'un des époux a perçu des sommes importantes au titre de ses gains et salaires et qu'il a économisé.

Il faut toutefois, avant de prendre une telle décision, faire des calculs avec précision et voir si cette demande a quelque intérêt financièrement pratique.

En effet, le jeu d'un certain nombre d'autres règles juridiques dont la théorie des récompenses et la participation aux charges du ménage, peut rendre inutile cette demande.

Il est important de savoir que cela est possible mais d'en discuter avec son Avocat et surtout de faire des calculs financiers précis et de voir quels sont les avantages et inconvénients avant de faire son choix.

Par brigitte.bogucki le 23/05/08
Dernier commentaire ajouté il y a 2 années 6 mois

Il y a peu de jurisprudence sur l'aliénation parentale, en voici donc une que j'ai obtenu en 2007.

Cette décision qui a été rendue par un juge aux affaires familiales de St Pierre de la Réunion qui a reconnu la mère comme parent aliénant et a transféré la résidence des 4 enfants chez mon client, père des enfants.

Vous trouverez en outre ci-joint les deux autres décisions que je connais, celle de Toulon du 4 juin 2007 et celle de Laval du 8 février 2008.

Par brigitte.bogucki le 22/05/08
Dernier commentaire ajouté il y a 3 mois 1 semaine

Me BOGUCKI est intervenue ce matin sur France Info dans la chronique de Karine Duchochois le droit d'info pour répondre à un auditeur qui doit payer une pension alimentaire à son fils majeur dont il n'a aucune nouvelle et qui ne justifie pas continuer ses études et qui souhaite arrêter le versement.

Vous pouvez l'écouter ci-dessous.

Par brigitte.bogucki le 20/05/08
Dernier commentaire ajouté il y a 9 années 10 mois

Dans une procédure de divorce, au stade de l'ordonnance de non-conciliation, il est courant, comme je l'ai expliqué ICI, que l'un des époux obtienne la jouissance gratuite du domicile conjugal.

Il s'agit soit d'une modalité de l'exercice du devoir de secours entre époux, soit de la contribution aux charges du mariage.

Dans les deux cas, l'époux qui n'est plus dans le domicile conjugal peut déclarer ce droit de jouissance gratuite de son conjoint dans sa déclaration d'impôt au titre des pensions alimentaires en valorisant cette jouissance gratuite.

Dans ce cas, l'époux qui bénéficie de ladite jouissance doit la déclarer comme ses revenus et à défaut risque un redressement fiscal.

Par brigitte.bogucki le 17/05/08
Dernier commentaire ajouté il y a 6 années 4 mois

Le 9 avril dernier, le Ministère de la Justice a publié une étude statistique sur l'exercice de l'autorité parentale après la séparation des parents.

Cette étude, que vous trouverez ci-dessous à télécharger, porte sur des affaires datant de 2003 et voici la présentation qu'en fait le Ministère

L'exercice de l'autorité parentale après le divorce ou la séparation des parents non mariés

Parmi les divorces et impliquant au moins un enfant mineur :

- la moitié des divorces sont gracieux ;

- l'épouse est l'auteur de la demande dans 76 % des divorces (hors divorce sur requête conjointe) ;

- dans la quasi-totalité des divorces les époux sont tous deux représentés.

Dans 47 % des cas, la fratrie se compose d'un seul enfant mineur.

En moyenne, le divorce intervient au bout de 14 ans et demi de mariage à l'âge de 39,5 ans pour la femme et 42,5 ans pour l'homme.

27 % des parents obtiennent une aide juridictionnelle. Sur dix aides accordées, sept sont octroyées aux femmes et trois aux hommes. Un revenu plus faible des femmes peut expliquer ce phénomène. En effet, dans un quart des divorces les mères disposent de moins de 700 euros/mois, les pères ne sont que 6 % dans ce cas.