bogucki

Par brigitte.bogucki le 17/09/12
Dernier commentaire ajouté il y a 3 années 6 mois

J'ai déjà écrit plusieurs fois sur la relation avocat client et le rôle de l'avocat.

Nos clients sont stressés par leur procédure, et en droit de la famille d'autant plus que cela touche le coeur de leur quotidien et de leurs affects.

Ils ont parfois l'impression de ne pas reconnaitre leur conjoint, leurs enfants; d'avoir perdu des années dans une vie commune qui soudain devient vide de sens.

En outre la procédure leur parait complexe, parfois incohérente et lente, toujours douloureuse.

La question du quotidien, les milles et une disputes possibles, les aléas de la vie et de la procédure les mines et ils voudraient tant que nous puissions les rassurer en leur garantissant l'avenir et en évitant les difficultés du présent.

S'en suivent pour certains une avalanche d'emails, d'appels téléphoniques angoissés, de documents.

D'autres au contraire font l'autruche, ne répondent plus à rien et espère que tout va se calmer miraculeusement.

Dans les deux cas, c'est une mauvaise solution. Que l'on tente de noyer son avocat sous les demandes incessantes ou qu'on l'ignore, on ne le met pas en mesure de traiter sereinement le dossier.

Un dossier se murit, l'avocat ne peut en continue être dans la réponse immédiate, il doit prendre du recul. L'aide du client est indispensable pour bien comprendre le contexte et les éléments factuels mais il faut aussi savoir le laisser respirer.

Et puis sachez aussi que l'avocat facture en fonction du travail qu'il effectue. Si vous l'obligez à reprendre sans cesse, à réouvrir votre dossier chaque jour ou à vous faire des rappels incessants, il perd beaucoup de temps et les honoraires s'en trouvent alourdis.

Par brigitte.bogucki le 12/09/12
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 11 mois

Je suis certes une internaute assidue et une adepte des nouvelles technologies

Certes la Justice est une dame lente qui doit sécuriser ses processus et prendre son temps

Certes nombres de juristes voient l'ordinateur comme une bête curieuse et finalement plus chronophage qu'amicale

MAIS LA, STOP

La semaine passée je vais en rendez-vous chez un notaire. La déco de l'étude date des années 70 (le orange en moins) et le personnel est d'époque. Les notaires sont gens conservateurs, certes mais tout de même. Transmettre les pièces par email, non, "nous recevons trop d'emails" il faut donc tout envoyer par la poste, à l'ancienne.

Dans son grand modernisme le système RPVA (réseau privé virtuel des avocats, qui nous fait honte) nous mets en rapport avec les tribunaux et cours d'appel.

Bien entendu il est hors de question que l'on puisse communiquer avec des tribunaux ou cours en dehors de notre ressort géographique (peu importe que du point de vue informatique ce soit sans difficultés)

Nous devons communiquer nos pièces à nos confrères par ce biais mais uniquement en pdf et les pièces doivent faire moins de 10Mo...

Fi des pièces photographiques, vidéos ou sons, qui sont donc sans raison exclues,

Fi des rapports d'expertises de plusieurs centaines de pages, qu'il faut saucissonner les rendant ainsi illisibles

Fi des envois multiples dans les dossiers ou il y a des dizaines d'avocats, la boite mail est pleine...

Et pour courronner le tout, la lenteur. L'autre soir 2h30 pour communiquer 47 pièces en 12 envois ...

C'est à pleurer!!!

A l'heure ou n'importe quel gamin sait gérer et envoyer des emails, fichiers, vidéos...

A l'heure ou de nombreux services permettent le téléchargement de plusieurs Go de documents de tous poils, nous voici ridiculement réduit à l'impossible en négation de la loi, des règles de procédures et alors que la technique le permettrait pourvu que des personnes compétentes établissent le cahier des charges c'est à dire des praticiens...

Par brigitte.bogucki le 12/09/12
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 3 mois

Le juge aux affaires familiales peut, en application de l'article 373-2-6 du code civil, interdire la sortie du territoire d'un mineur sans l'accord préalable des deux parents et ce pour garantir la continuité et l'effectivité des rapports du mineur avec ses deux parents.

Il faut pour obtenir une telle décision, restrictive du droit de voyager librement, prouver l'existence d'un risque réel. Le seul fait d'avoir un enfant avec un ressortissant étranger ne saurait en soi suffire.

Un décret du 10 septembre 2012, qui sera applicable à compter du 1er octobre 2012, précise les modalités pratiques d'application.

Notamment il y est précisé

que c'est le greffe du juge aux affaires familiales qui informe le Procureur de la décision celui -ci fait alors inscrire la mesure sur le fichier des personnes recherchées. que l'autorisation du parent qui n'accompagne pas l'enfant devra être préalable au voyage et reçue par un officier de police judiciaire.