bogucki

Par brigitte.bogucki le 05/12/12
Dernier commentaire ajouté il y a 2 années 4 semaines

Trop souvent on s'aperçoit que nos clients, en pleine confusion suite à une séparation qui, selon, les culpabilise ou les anéantit, ont beaucoup de mal à apprécier les conséquences réelles que la loi donne à leurs actes.

Comme je l'ai déjà expliqué dans ce blog, la vérité juridique est parfois bien loin de la réalité vécue et le pragmatisme n'est pas toujours la meilleure qualité de nos juges.

Il appartient à l'avocat d'être très honnête vis à vis de son client quand aux possibilités réelles offertes par la loi, la jurisprudence et la pratique judiciaire de sorte que les demandes soient en corrélation avec le possible et le viable.

Plus la demande sera raisonnable, plus le juge pourra l'entendre et la mettre en oeuvre.

Faire des demandes irrecevables, voire illégales, n'apporte rien d'autre dans le dossier que l'aggravation du conflit tant en terme de virulence que de temps.

Pourtant il est relativement simple d'éviter cet écueil, il suffit de choisir un avocat spécialiste de la matière avec lequel on a une relation de confiance et de suivre ses conseils.

Par brigitte.bogucki le 05/12/12
Dernier commentaire ajouté il y a 7 années 7 mois

Sujet peu traité et pourtant si courant...

Il n'est pas rare en effet que durant la procédure de divorce, qui peut prendre plusieurs années, l'un des époux devienne à nouveau parent.

La naissance d'un enfant a diverses conséquences:

l'enfant devient héritier réservataire de ses parents, au même titre que les enfants issus de l'union en cours de divorce un enfant étant par nature créateur de nouvelles charges pour le parent, les pensions alimentaires versées dans le cadre de la procédure de divorce peuvent s'en trouver modifiées si l'un des époux saisi le juge en ce sens la prestation compensatoire étant établie en tenant compte des revenus et charges de chacun, le montant s'en trouvera également modifié. sauf à ce que la séparation soit réellement ancienne, la naissance est la preuve de l'adultère du parent concerné
Par brigitte.bogucki le 05/12/12
Dernier commentaire ajouté il y a 2 années 3 mois

Lorsqu'une séparation se passe mal, il est souvent très difficile de faire admettre à la justice que l'un des conjoints (ou des parents) est seul à l'origine du conflit.

Certes le plus souvent, le conflit est le fait des deux ex-conjoints. Mais il arrive, assez fréquemment, que la rupture de la relation fasse apparaitre chez l'un d'entre eux une véritable pathologie qui va trouver son expression dans la procédure, voire dans la multiplication, parfois durant des années, des procédures concernant la séparation, les biens, les enfants. Au fur et à mesure du temps, chacun va durcir son discours et au final on arrive à une situation inextricable, d'autant plus douloureuse que le juge a beaucoup de mal à voir l'origine de la situation et à la reconnaitre comme fautive.

Fréquemment, celui (ou celle) qui est ainsi anéanti par la séparation n'arrive pas à passer outre et diabolise absolument son ex-conjoint allant trop souvent jusqu'à le considérer comme dangereux pour les enfants et tenter de l'éloigner durablement d'eux.

Il n'est malheureusement pas possible de contraindre le conjoint agissant ainsi à se soigner et toutes les solutions existantes ne sont que pis aller, la situation pouvant aller jusqu'à un clivage de loyauté des enfants qui seront durablement meurtris. En fonction des situations, la seule solution est souvent la saisine du juge pour enfants...

Dans ces situations, le conjoint à l'origine de la séparation se retrouve victime de la violence morale, familiale, voire judiciaire de l'autre et s'il peut en faire la preuve, il lui est possible d'obtenir à tous le moins un divorce aux torts partagés.