Par brigitte.bogucki le 28/09/09

Il appartient aux parents, co-titulaires de l'autorité parentale, de décider de la pratique religieuse éventuelle de leurs enfants. Cette décision doit bien entendue être commune.

En cas de désaccord entre les parents séparés, le juge devra trancher en tenant compte notamment (mais pas seulement) de ce qui se passait durant la vie commune.

C'est pourquoi il est souhaitable lors d'une séparation ou d'un divorce de prendre en compte les pratiques religieuses existantes et de les prévoir.

Par brigitte.bogucki le 21/09/07

En cette période de Kippour et de Ramadan, il m'a paru approprié de parler de religion dans le divorce.

La France étant un pays laïc, la religion n'entre pas en ligne de compte dans le divorce en tant que tel, toutefois il s'agit d'une modalité de vie qui peut venir interferer sur certaines décisions.

En aucun cas la religion de l'un des époux (ou des deux) ne peut être une raison de refuser le divorce. Si les conditions prévues par la loi sont remplies, le divorce sera prononcé.

Le seul point dans lequel la religion va intervenir, ce sont les enfants.

En effet, la question de l'éducation religieuse, de la circoncision, des fêtes religieuses et des éventuelles cérémonies fait partie intégrante de l'autorité parentale, le plus souvent conjointe.

Les parents doivent donc se mettre d'accord sur l'éventuelle éducation religieuse qu'ils veulent donner à leur enfants.

Dans la fixation des droits des parents, on peut parfaitement prévoir le partage des fêtes religieuses en tenant compte des désirs de chacun.

En ce qui concerne l'éducation religieuse elle même, et son pendant l'inscription à une école privée de confession spécifique, il faudra que les parents se mettent d'accord.

S'ils n'y arrivent pas, le juge aux affaires familiales devra être saisi et tranchera en fonction notamment de ce que les parents avaient déjà mis en place avant la séparation.