Oct
29
Prestation de serment et en attendant ils font quoi ?

Les jeunes confrères qui viennent de réussir leur CAPA et vont prêter serment à la Cour d'APPEL de COMAR, se retrouvent bloqués dans leur activité professionnelle jusqu'en janvier.

En attendant ils n'ont d'autre choix que de ne pas travailler ou de se placer dans l'illégalité jusqu'à leur prestation de serment alors que la cour d'Appel de ROUEN (pour ne citer que cet exemple dont j'ai eu connaissance) le leur fait prêter dès le 4 11 13 !

C'est d'autant plus choquant que l'ordre des avocats leur a été demandé de justifier avant le 28 10 13 d'une collaboration ou d'un contrat de travail ou d'une domiciliation et qu'on leur a d'ores et déjà fait payer 450,00 € de droits d'inscriptions au tableau où ils n'apparaitront pas pour 2014 !

D'autres centres de formation acceptent de leur établir des conventions de stages et même si cela reste mal rémunéré et qu'il peut y avoir un risque par rapport aux URSSAF, c'est toujours mieux que de travailler au noir ou de devoir se contenter du RSA et de pointer à pole emploi, dont les conseillers ne manquent pas d'être étonnés de les voir débarquer ainsi ou encore de s'inscrire à la fac pour obtenir des conventions de stages bidons !

La plupart des cabinets susceptibles de les employer, n'ont pas les moyens financiers de payer des charges sociales en plus, le CDD n'est pas prévu en attendant de pouvoir travailler sous la forme d'une collaboration libérale et il y a des offres auxquelles ils ne peuvent répondre !.

Bon début dans la profession !

Commentaires

... La prestation est en janvier pour des raisons comptables (urssaf TVA etc...).

merci de votre réponses

J'ai interrogé le Bâtonnier et si pour lui il n'exclue pas un accord de Madame la 1ére Présidente à COLMAR, le choix de l'ordre était de préférer le faire début janvier pour ne pas pénaliser financièrement les jeunes confrères. qui vont bénéficient d'une exonération de ce qu'on appelle la taxe pro les 2 premières années.

Les cotisations ordinales sont également réduites les 2 premières années.

Notre assurance RCP exonère les jeunes avocats de cotisation les 2 premières années d'exercice....

Or pour ces organismes toute année entamée compte pour un an et c'est là à mon sens que c'est contestable.

Si les jeunes sont inscrits en novembre cela compterait pour un an.

C'est la raison pour laquelle l'ordre à choisi d'organiser cette cérémonie en début d'année.

De surcroit les aménagements de la Cour pour sa propre rentrée donnent à cette manifestation un caractère festif et solennel renforcé dont profitent également les jeunes qui rentrent à l'ERAGE !

J'ai également interrogé l'ERAGE et pour eux aussi c'est exclu de concéder un pseudo stage, alors qu'ils n'en dépendent plus.

Reste le CDI, a un tarif ridiculement bas compte tenu des charges en espérant que le confrère accepte de démissionner à l'issue, sinon licenciement et il risque de se faire griller dans la profession (prévoir peut être période d'essai à rallonge reconductible ?)

Le CDD ne me semble pas vraiment adapté à la situation et risque de requalification en CDI

Heureusement qu'il y a le RSA qui paie mieux que le PPI à 35 H pour ne rien faire !

Le statut d'auto-entrepreneur, mais non seulement il faut trouver l'intitulé vu que la consultation juridique est réservé aux avocats et en plus je crois savoir que çà leur supprime une aide pour les cotisations l'année suivante !

En attendant, reste plus qu'à espérer une modification dans cette formation, qui semble être sur les rails car deux ans pour des jeunes qui ont en moyenne 26 ans et 5 ans derrière eux, c'est beaucoup trop long et outre des rémunérations ridicules cela représente 6 mois, depuis juillet où ils ne peuvent rien faire et ou la profession ne les reconnait pas (même pour la rentrée solennelle, ils ne sont pas invités !!!!!)

Cordialement Carine BLOCH

Nom: 
Cathy
Site: 
http://licenciementpourfautegrave.fr/

La situation que vous exposez concernant les jeunes avocats (ou futurs avocat) à Colmar est désolante. Je suppose qu'elle se renouvelle chaque année.

Il y a d'autres professions pour lesquelles existent des problèmes plus ou moins analogues. Notre pays, qui a une préférence pour le chômage, comme le reconnait le Premier ministre lui même, ne favorise pas beaucoup l'emploi, même quand il est possible. Nous vivons dans un système bureaucratique dans lequel nous sommes englués.

Il faudraient de nombreuses et vigoureuses réformes pour s'en sortir. Nous commencons certes des réformes, comme par exemple la réforme des prud'hommes pour laquelle il s'agit d'améliorer la qualité de la justice rendue et les délais, mais il y tant à faire...

Régler les problèmes qui empêchent l'accès rapide à une profession, comme ce que vous soulevez, devrait être facile à traiter. Mais il y a une telle méconnaissance, en haut, des problèmes vécus sur le terrain, et une telle pesanteur du sytème décisionnaire, que tout est mille fois plus difficile que cela ne devrait.

Bien cordialement.

Cathy du site licenciement pour faute grave

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