Par carine.bloch-levy le 10/06/13

Mon courrier à M Le Maire le 10 6 2013

Je vous fais part de mon intervention au nom et pour le compte de nombreux résidants de la rue du Birkenfels et de la place du marché, qui ne sont pas les seuls à se plaindre des nuisances dont on a tout lieu de craindre qu'elles se poursuivront après la fin des travaux.

Samedi nous nous sommes retrouvés à plusieurs copropriétaires, occupants et voisins à exprimer notre ras le bol.

Tandis que l'une des copropriétaires des Arcades qui est une dame âgée et qui avait un souci de santé en voulant se rendre chez son médecin a pu constater que sa voiture avait été enlevée et mise à la fourrière, les camionnettes du marché ont envahit les trottoirs en toute impunité et en particulier :

- l'angle devant le N°8 dont les copropriétaires des Arcades ont du payer la réfection et pour lequel il devient très urgent de remettre en place les bacs à fleurs qui sont posés devant le passage et n'ont pu profiter des pluies des semaines passées.

- le long de la rue du Birkenfels où celles qui semblent trop longues montent carrément avec leurs roues avant sur le trottoir et cognent les poteaux dont la réparation sera à notre charge également (tout comme celle du passage)

- celles qui empêchent les voitures de l'immeuble de la caisse d'épargne de rentrer dans leur garage.

Nous ne cherchons pas à remettre en cause les travaux et encore moins ce marché auxquels nous tenons, mais ce sont "deux poids deux mesures" qui engendrent une inégalité intolérable et à laquelle vous voudrez bien remédier de toute urgence :

- Pourquoi les commerçants ambulants qui ne sont présents que deux demi-journées par semaine, ne résident pas à Strasbourg pour la plupart, disposent-ils d'une autorisation que vous refusez aux autres professionnels qui animent le quartier au quotidien, paient des charges et des impôts bien plus lourds et ont besoin de leur voiture pour se déplacer ?

- Ne pourrait-on envisager et en particulier pour les commerçants ambulants qui n'ont pas besoin de leur voiture à proximité immédiate de leur point de vente (notamment lorsque leurs stands sont à l'intérieur) à aller se garer ailleurs après avoir déchargé, comme le font les fleuristes de la rue des Grandes Arcades ? (au lieu de pénaliser les résidants et les clients qui voudraient accéder au marché en voiture, le parking du monoprix dont on nous disait que des négociations étaient soi-disant en cours, pourrait réserver quelques places aux camionnettes)

- je me répète, mais vous ne m'avez pas répondu à cette question : qu'est-ce qui interdit le "macaron résidant" en zone bleue et pourquoi devrions nous attendre la mise en place du stationnement payant pour l'obtenir ?

- lorsqu'on arrive tard le soir et en particulier les vendredi ou lundi soir et qu'on a ni parking, ni garage il devient impossible de se garer dans le secteur et avec les beaux-jours qui reviennent, nous avons tout lieu de craindre pour la sécurité de la place où il n'y aura pas que des petits vieux ou des enfants, faut-il attendre que quelqu'un se fasse agresser pour réagir ?

Merci de nous confirmer également la mise en place d'urgence du stationnement zone bleue d'une heure 30, comme vous vous y étiez engagé lors de la réunion place RATTEGEBER.

Gardant un petit espoir que vous accepterez enfin de prendre en considération les intérêts de tout le monde, y compris de ceux qui possèdent une voiture, afin que notre quartier ne soit pas transformé en cité dortoir avec pour seule activité professionnelle des banques et des opticiens, nous restons dans l'attente de votre réponse

Par carine.bloch-levy le 12/09/12

M. le Maire, M. BIES, Messieurs, Mesdames,

Je me permets d'intervenir à propos de l'aménagement de la place du marché et de l'article paru dans les DNA du 6 9 2012

Si certains membres de la copropriété des Arcades semblent s'être « réveillé » contre le projet de suppression du trottoir et la transformation de la rue du BIRKENFELS en parking et vient d'obtenir gain de cause, ce revirement n'est en réalité qu'un os jeté à un chien qui grogne.

Comme il fallait s'y attendre, tous les emplacements prévus coté hall du marché seront supprimés (soit une douzaine en plus de la soixantaine prévus initialement si j'en crois vos plans), ce qui à priori ne peut que vous réjouir aussi puisque les travaux n'en seront que moins onéreux et lorsque les habitants du quartier râleront à propos du manque du place, vous pourrez leur rétorquer « MAIS Vous l'avez Voulu » !

Contrairement à ce que vous avez cru devoir soutenir devant les journalistes des DNA (cf art du 9 9 2012), nous avons été plusieurs riverains à assister aux réunions de « concertations » et j'ose espérer que leurs organisateurs reconnaîtront qu'aucun parmi les 4 projets qui nous étaient alors présentés, ne mentionnait la suppression intégrale du stationnement de la place, dont la surprise nous a été réservée pour la dernière mouture, où apparemment c'était déjà trop tard, tout comme pour les silos de remplacement qu'on nous avait laissé miroiter et qui ne verront sans doute jamais le jour !

Je n'ai ni prétention politique, ni à priori vocation à prendre une part active dans le militantisme associatif, mais lorsqu'on se retrouve sans mandat dans ce type de réunion (dont toutes ne sont pas ouvertes au public), cette forme de « démocratie participative » n'est d'aucune utilité, hormis pour cautionner votre politique.

Toujours est-il que si à titre personnel, disposant d'un parking et d'un garage, je ne peux que continuer à me réjouir du réaménagement de cette place qui en avait bien besoin, je reste très inquiète pour l'avenir économique de notre quartier, qu'il ne faudrait pas transformer en ROBERTSAU2 !

Lorsque vous aurez mis en place les zones bleues, ce qui est prévu pour la fin de l'année (effectivement seul moyen à mon sens d'éviter le stationnement longue durée) :

- Quelles garanties allez vous donner aux résidents qui continueront à avoir besoin de stationner en journée au pied de leur porte?

- Qu'est-ce qui s'oppose à ce qu'un abonnement annuel leur soit immédiatement consenti comme en zone de stationnement payant ?

- Si les résidents professionnels (et j'insiste sur ce terme par opposition aux autres travailleurs d'un quartier) ne pourront plus se garer alors qu'ils ont besoin de leur voiture pour se déplacer où iront-ils ?

- Qu'adviendra-t-il des familles ayant besoin de plusieurs voitures pour travailler et qui ne pourront bénéficier que d'un macaron résident par taxe d'habitation ?

- Qu'en penseront les rues adjacentes qui vont vite être saturées ?

- Qu'adviendra-t-il du scala, de nos restaurants le soir quand les places seront encombrées des résidents ?

Qu'on ne me fasse surtout pas croire que tous les riverains disposent d'un parking ou d'un garage inutilisé et ce d'autant plus qu'une fois qu'on aura bien insisté pour obtenir le stationnement résident que vous allez vous empresser de rendre payant dans tout le quartier (avec un peu de chance à 1€ les 3 Heures pour calmer les esprits pour nous faire ensuite la surprise de l'augmenter à 1,50 € de l'heure) , quel intérêt auront alors les résidents de payer 50,00 € par mois un parking au lieu de 10 € et où iront alors tous les autres qu'ils soient clients du secteur ou pendulaires ?

Sauf à privatiser nos emplacements, comme à l'esplanade où tous ceux des copropriétés avoisinant le campus ont été rendus inaccessibles au reste des automobilistes ou à construire un parking sous-terrain sous la place, ce qui n'est pas plus envisageable, je reste très sceptique sur l'impact à NEUDORF d'un tel réaménagement qui nous a été imposé.

Je pense donc qu'il est grand temps, avec les ambitions qui sont les vôtres, de revoir toute votre politique du stationnement et de prendre exemple sur des grandes villes comme Marseille ou Paris qui donnent à certaines catégories de résidents professionnels, les mêmes droits qu'aux particuliers et permettent à ceux qui disposent de deux voitures attachées à leur domicile de bénéficier d'un abonnement pour chacune d'entre elles (ci joint leurs formulaires affichés sur leur site Internet).

Espérant qu'il ne sera pas trop tard lorsque d'autres Strasbourgeois se réveilleront, je reste attentive à votre réponse et à votre disposition pour en débattre de vive voix si vous le souhaitez.

Soyez assuré de l'expression de mes sentiments respectueux

Carine BLOCH-LEVY

Par carine.bloch-levy le 11/08/10

Texte de la question

M. Armand JUNG attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur le fait que, lorsque les maires instaurent des zones de limitation au stationnement, ils ont l'obligation de préserver le droit et la liberté d'accès et de desserte des immeubles riverains et des commerces. L'article L. 2333-87 du CGCT attribue au conseil municipal le pouvoir de déterminer une redevance de stationnement et la possibilité de prévoir une tarification spécifique pour certaines catégories d'usagers, notamment les résidents. Dans un souci d'égalité, il faudrait que le terme de « résident » ne concerne pas exclusivement les particuliers, mais également les professionnels qui subissent des contraintes analogues. Ces professionnels se distinguent par le fait qu'ils paient des impôts (taxe d'habitation, taxe professionnelle, impôts fonciers...) et des charges pour exercer leur activité professionnelle dans un local (bureaux, atelier pour les artisans, fond de commerce, cabinet, étude...) auquel est éventuellement rattaché une voiture qu'ils utilisent en totalité ou en partie pour l'exercice de leur profession. Il ne semble pas équitable que les professionnels, qui reçoivent et « attirent » en quelque sorte des clients contraints de prendre un ticket de stationnement, ne bénéficient pas des mêmes avantages liés au stationnement que les particuliers et paient plus cher le droit de stationner dans le même secteur, cela d'autant plus que les transports en commun ne sont, la plupart du temps, pas adaptés à une utilisation professionnelle (transport de matériel, déplacements hors du centre-ville, dans les communes voisines...). Certaines agglomérations offrant déjà cette possibilité aux professionnels, il souhaite savoir si cette réglementation pourrait être étendue à l'ensemble des communes pratiquant le stationnement payant.

Texte de la réponse

L'article L. 2333-87 du code général des collectivités territoriales prévoit que le conseil municipal peut, par délibération et dans les conditions fixées par ce même article, établir sur des voies qu'il détermine une redevance de stationnement. La délibération du conseil municipal établissant ce stationnement payant fixe le tarif applicable à chaque zone. Ce tarif peut être modulé en fonction de la durée du stationnement et ne s'appliquer qu'à l'issue d'une durée limitée pendant laquelle le stationnement demeure gratuit. L'article précité précise en outre que l'acte instituant la redevance peut prévoir une tarification spécifique pour certaines catégories d'usagers et notamment les résidents. La rédaction de ces dispositions laisse une marge de manoeuvre importante au conseil municipal, en lui permettant par exemple d'accorder, s'il le souhaite, des avantages à certaines catégories d'usagers, dont peuvent faire partie les riverains, particuliers résidents ou professionnels exerçant une activité dans un local situé sur le territoire de la commune. Le droit en vigueur offre ainsi la possibilité aux autorités compétentes d'adapter au mieux la réglementation au contexte local, lorsqu'une telle mesure apparaît justifiée, sous réserve de l'appréciation souveraine du juge qui examinera, en cas de contentieux, la motivation de la décision du conseil municipal.

Mes commentaires :

La réponse qui consiste à renvoyer vers le juge administratif est décevante. Il n'y a aucune raison pour que le contexte local de Strasbourg, justifie la création de sous-catégories de résidents et d'en exclure les professionnels, alors même qu'à Marseille ou Paris, qui sont des villes encore bien plus importantes, une telle discrimination n'existe pas. J'espère qu'une mobilisation interviendra rapidement et d'avance merci à tous ceux qui se lanceront dans une telle procédure de m'en tenir informée. Carine BLOCH