Jun
02
La vénalité des femmes à l'épreuve du machiavélisme des hommes

«Un mari doit toujours savoir ce qu'a sa femme, car elle sait toujours ce qu'elle n'a pas».

Honoré de Balzac, Extrait des Petites misères de la vie conjugale.

En voici un bel exemple.

Selon l'article 1832-2 du Code Civil, un époux ne peut employer des biens communs pour faire un apport à une société ou acquérir des parts sociales non négociables sans que son conjoint en ait été averti et sans qu'il en soit justifié dans l'acte. À défaut d'information et de ratification de sa part, l'acquisition dans de telles conditions serait nulle.

En effet, lorsqu'un époux apporte un bien commun, la qualité d'associé doit également être reconnue pour la moitié des parts souscrites, au conjoint du souscripteur ou de l'acquéreur qui notifie à la société son intention d'être personnellement associé.

Dans l'hypothèse d'une liquidation ultérieure d'une communauté entre époux, s'est alors posée la question de la validité d'une renonciation du conjoint à se prévaloir de la qualité d'associé.

La jurisprudence a avalisé cette pratique à la condition que la renonciation soit faite en des termes clairs et non équivoques (Cass. com., 12 janvier 1993 pourvoi n°90-21.126). Voyez comme les hommes peuvent être machiavéliques lorsqu'ils incitent leur pauvre épouse innocente à renoncer à toute revendication de la qualité d'associé, « pour leur bien », « pour préserver leur vie paisible », « pour leur éviter les désagréments et les risques économiques liés à la qualité d'associé » !

C'est probablement là où a pêché Monsieur Y. À l'époque du mariage, ce dernier avait omis de se préserver par le choix d'un régime matrimonial judicieux. Il semble qu'il n'ait pas non plus opté pour la renonciation de son épouse à toute revendication dans chaque société.

Le cas d'espèce :

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Commentaires

pourquoi, j'aime toujours autant Balzac

toujours de Balzac, Physiologie du mariage, pour illustrer les dossiers...

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Saraswati
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mon premier amour, ensuite j'ai rencontré Voltaire, mais j'ai toujours autant de plaisir à lire Balzac.

que j'ai bien attaqué mais pas encore terminée

Balzac après la lecture du père goriot en première, enfin je crois, avec une prof qui ne m'y a pas du tout interessé.

C'était un véritable calvaire ses cours de français, une approche totalement ininteressante, sourtout pour le bac en fin d'année.

Mais elle nous avait parlé de la peau de chagrin, et le thème m'avait plu. Je me suis dit qu'il faudrait que je le lise en dehors de toute obligation scolaire.

Et c'est ce que j'ai fait l'année dernière ! C'était trop bien !

Alors je me dit :

-Soit on n'est pas près à un âge donné pour lire telle ou telle lecture ;

- soit je n'étais qu'une écervelée...

- soit le prof y est pour beaucoup dans le gout de lire, et indépendamment de tout, je crois vraiment que les profs ont une sacrée responsabilité dans l'échec d'un élève, ou son attrait pour une matière !

Voili, donc j'ai commencé à aimer Balzac, sur le retour !

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Saraswati
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reste le Cousin Pons mais je n'ai pas lu toute son oeuvre.

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Saraswati
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sur la responsabilité d'un professeur dans l'echec d'un élève ou son attrait pour une matière, je suis entièrement d'accord avec vous pour l'avoir vécue. Depuis toute petite j'adore les langues étrangères, j'ai commencé à apprendre l'anglais toute seule vers 6 ans, j'ai eu un prof merveilleux quand je suis rentrée en 6e, à 8 ans j'avais commencé également toute seule à apprendre l'allemand, quand je l'ai fait en 2e langue en 5e ou 4e le prof a réussi à me dégouter de cette langue. CQFD

Note.to.be ce n'était pas si mal pour la remise en question de la manière d'enseigner !

voilà le titre que je cherchais, Le cousin Pons...c'est là qu'intervient Mme Zipod...c'est ainsi que Schmucke, l'ami allemand de Pons, appelle Madame Cibot, écaillère devenue leur concierge...:

Le vieil Allemand aperçut alors madame Cibot qui écoutait, selon son droit de femme de ménage légitime. Saisi par une de ces inspirations qui ne brillent que dans le coeur d'un ami véritable, il alla droit à la portière, et l'emmena sur le palier:

- Montame Zipod, ce pon Bons aime les ponnes chosses, hâlez au Catran Pleu, temandez ein bedid tinner vin: tes angeois, di magaroni! Anvin ein rebas de Liquillis!

- Qu'est-ce que c'est? demanda madame Cibot.

- Eh pien! reprit Schmucke, c'esde ti feau à la pourchoise; ein pon boisson, eine poudeille te fin de Porteaux, dout ce qu'il y aura te meilleur en vriantise: gomme des groguettes te risse ed ti lard vîmé! Bayez! ne tittes rien, che fus rentrai tutte l'archand temain madin.

Moi j'aime par dessus tout Illusions perdues et Splendeur et misère des courtisanes (ah, la belle Esther, dite la torpille) et j'ai adoré Une ténèbreuse affaire et Louis Lambert, mais aussi Le Cabinet des Antiques, La fille aux yeux d'or...je crois que j'ai lu une quarantaine de titre mais il m'en reste tant à lire : je n'ai pas lu Les Chouans, César Birotteau, La Maison Nucingen notamment...voilà !

Mais que conseiller lorsqu'un mari souhaite s'associer?

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