Jun
17
Sous la robe les attributs

La genèse est fondement. C'est ce qu'elle inspire, ce qu'elle rappelle, ce qu'elle révèle et qui s'impose à moi, ce qui est malgré moi que je ne combats plus, qui me rend tout aussi vulnérable que cela peut me transporter vers la félicité.

Je me vois forte, je suis si frêle,

Je me pense grande, je suis si petite,

Je crois m'imposer, je m'expose.

Ce qui me tourmente me fait vivre.

Ce qui m'effraie, ne rend confiante.

Ce qui me trouble me rend sereine.

Je n'ai aucune certitude

De ce que je suis.

Je me regarde, je ne vois rien.

Pas de reflet, pas de couleur.

Je vis en noir.

Mon sac de frappe m'a trahie.

Mes coups portés sont inactifs,

Ma force est subjective

Je me suis dévoyée.

J'ai mis ma robe pour me montrer.

Quelqu'un l'a arrachée,

Quelqu'un m'a censurée,

Je me pensais un,

Mais me découvre une,

J'avais des prétentions,

Je n'ai pas d'attribut,

J'étais asexué,

Je suis féminisée.

Rien ne remplacera pour un esprit obtus,

Une robe remplie de ce que je n'ai pas,

Il la choisit robuste, gage de toute puissance,

Il la rêve très grande, signe d'intelligence,

Il la préfère usée, preuve de ténacité.

L'égalité n'existe pas.

Dans mon métier, j'ai mis ma robe pour me cacher.

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Commentaires

mais pessimiste, non?

Point besoin d'attribut quand on a le talent. Et le doute, l'humilité, en son une des preuves. Tu es...ne l'oublie pas

j'en sais rien, quand on s'est dévoué, com on se plait à l'écrire, les doutes d'un client, ça peut anéantir, vraiment.

ce n'est pas très joyeux, mais c'est une fatalité douloureuse.

en route vers la joie...il suffit de s'ouvrir

Il n'est pas de hasard,

Il est des rendez-vous,

Pas de coïncidence,

Aller vers son destin,

L'amour au creux des mains,

La démarche paisible,

Porter au fond de soi,

L'intuition qui flamboie,

L'aventure belle et pure,

Celle qui nous révèle ,

Superbes et enfantins,

Au plus profond de l'âme.

Portée par l'allégresse,

Et la douceur de vivre,

De l'été qui commence,

La rumeur de Paris,

Comme une symphonie,

Comme la mer qui balance.

J'arrive au rendez-vous,

Dans l'épaisse fumée,

Le monde me bouscule,

Réfugié dans un coin,

Et observant de loin,

La foule qui ondule,

Mais le choc imminent,

Sublime et aveuglant,

Sans prévenir arrive.

Je m'avance et je vois,

Que tu viens comme moi,

D'une planète invisible,

Où la pudeur du cœur,

Impose le respect,

Et la confiance sereine,

Et plus tu t'ouvres à moi,

Et plus je m'aperçois,

Que lentement je m'ouvre,

Et plus je m'ouvre à toi,

Et plus je m'aperçois,

Que lentement tu t'ouvres.

Il fut long le chemin,

Et les pièges nombreux,

Avant que l'on se trouve,

Il fut le long le chemin,

Les mirages nombreux,

Avant que l'on se trouve.

Ce n'est pas le hasard,

C'est notre rendez-vous,

Pas une coïncidence.

d'étienne daho c'est bien la seule de ses chansons que j'aime.

mais ça n'a aucun rapport avec le sujet, non? et le fait qu'être une avocate est un handicap. D'ailleurs ça me rappelle un cours d'un prof au centre de formation, il y a longtemps, qui nous disait que la politique était d'ouvrir de + en + la profession aux femmes avocates pour qu'il y ait moins de concurrence, parce que les femmes au bout d'un moment ralentissent le rythme, pour préserver les cabinets d'hommes !

Nom: 
Saraswati
Site: 
http://

et vos attributs féminins, cher Maître, qu'en faîtes vous ?

réflexion de la déesse Saraswati !

Nom: 
Marine
Site: 
http://desesperee.blogs.nouvelobs.com/

Désespérée comme le titre de mon blog, des larmes plein les yeux d'un chagrin qui s'éternise, poétesse en souffrance, cherche sur le net une femme, une avocate pour envisager un divorce... l'avocat rencontré cinq mois plus tôt a étalé mes faiblesses comme on perce d'un sabre ou de paroles fourchues, et je me suis vidée de mon sang.

Une femme peut comprendre, ressentir, comment le bas d'une autre jambe a pu me blesser tellement. Et je tombe des nues, sur le poème d'une avocate qui compose des pieds sous le manteau ou plutôt sous le noir d'une robe censée uniformiser, mettre au même niveau d'apparence, d'importance, de connivence des êtres doués d'une même intelligence, d'une parole vectrice d'espoir de justice.

Peut être est ce un signe dans ce flou qui m'occulte le jour d'un fond de tunnel?

je me sens particulièrement proche de :

"...Je me vois forte, je suis si frêle,

Je me pense grande, je suis si petite,

Je crois m'imposer, je m'expose..."

et très esthétique !

quant à ces mots, une remise en cause perpétuelle !

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