carole.ghibaudo

Par carole.ghibaudo le 16/05/08
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Alors que le Tout Paris se rue vers Cannes, les cannois et autres antibois de pure souche fuient Cannes pour se réfugier loin de ce monde d'exubérance.

Cannes est si jolie en dehors du festival ! Le matin des jour de mai, le soleil illumine la Croisette.

Se poser journal à la main autour d'un café face à la mer sur la plage les yeux perdus en direction des îles est un bonheur simple qu'il faut avoir vécu.

Mais l'heure n'est pas à la simplicité, puisque Indiana Jones nous rend visite ce week-end. D'ailleurs à ce propos, voici ma croisade à moi, loin de Cannes, souvenir merveilleux d'il y a quelques années alors que la guerre en Irak venait d'éclater.

Contre toute attente, j'ai découvert un pays paisible, chaleureux aux paysages merveilleux, Indiana Jones n'a pas fait mieux !

Par carole.ghibaudo le 15/05/08
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Voici une décision intéressant les médecins, les patients mais également ceux que les poils hérissent, au point de se les faire tous enlever (ancienne version pour que tout le monde comprenne les commentraires : à tel point qu'il faille se les faire enlever) ! Quant aux adeptes du corps glabre, ils y trouveront leur compte, rassurés de se trouver entre les mains expertes de spécialistes du « no poil ».


Le cas d’espèce :

Un professeur de Gymnastique décide en complément de son activité professionnelle, d’ouvrir un institut d’épilation au laser. Le syndicat de dermato-vénérologues porte plainte avec constitution de partie civile pour exercice illégal de la médecine.

Le prévenu est déclaré coupable des faits qui lui sont reprochés, puis se pourvoit en cassation. Au soutien de sa demande, il se réfère à l’article à l’article 2 de l’arrêté ministériel du 6 janvier 1962 lequel dispose :

« Ne peuvent être pratiqués que par les docteurs en médecine, conformément à l'article L. 372 (1°) du code de la santé publique, les actes médicaux suivants :

...

5° tout mode d'épilation, sauf les épilations à la pince ou à la cire ».

Dans son pourvoi, il soutient que l'article ci-dessus n’interdit pas la pratique de l’épilation au laser par des praticiens non médecins dès lors qu’elle est pratiquée à des fins esthétiques et sur des personnes en bonne santé.

La cour de Cassation rejette cette argumentation et confirme la décision d’appel ayant condamné le prévenu.

Ainsi, le principe est clairement posé : l'activité d'épilation au laser est exclusivement réservé aux médecins.

Source :

Cour de Cassation chambre criminelle du 8 janvier 2008, n°07-81193

Par carole.ghibaudo le 14/05/08
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Tout vient à point à qui sait attendre, alors voici la traduction de ces expressions branchées. J'imagine que l'attente a du être insoutenable...

- Affiche : la honte

- Al (apparemment très employé ?) : là, présent quelqu'un sur qui on peut compter

- Alcatraz (un de mes préférés) : privé de sortie par ses parents

- Se capter : se rejoindre

- Chtar : keuf, enfin policier

- Collège ou zonze (facile) : prison

- Être en pit : être en manque de quelque chose

- Roro (comique) : de l'or

- Tékal : s'arracher

- GAV : (ça c'est facile pour les confrères) : garde à vue !

- Boite de 6 : fourgon de policiers

À rapprocher de

- Condé : flic

- Être en chien : pareil qu'être en pit

- NL : no life !

Espérant que vous ferez bon usage de ces expressions.

Par carole.ghibaudo le 07/05/08
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En cette veille de pont ou aqueduc pour d'autres, ou encore simplement pour détendre l'atmosphère plutôt détenue de cette veille de jachère intellectuelle, voici quelques devinettes pour aider nos jeunes confrères habitués du TPE à comprendre un peu mieux leurs cadets.

Ce modeste éventail peut également être utile aux parents qui ont renoncé à comprendre leurs enfants, non qu'il s'agisse d'un conflit générationnel dans lequel le dialogue est rompu et vain, mais simplement parce que le langage en lui-même est devenu incompréhensible, tant et si bien que l'on croit qu'ils ont appris une nouvelle langue étrangère, proche de la langue de "fe", que nous parlions quand nous étions tout petit.

Vous connaissez la langue de "fe" ? Qui ne l'a pas pratiqué pour parler devant ses parents sans qu'ils ne comprennent ce que l'on disait ?

Benfen, çafa dofonnaifait unfun peufeu çafa !

C'était gentillé n'est-ce pas ? La langue de nos djeuns est plus rude que la notre d'antant.

Voyez en l'intonnation : ça arrache grave sa race, c'est trop de la balle ce lexique !

Alors essayons de comprendre :

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- Affiche :

- Al (apparemment très employé ?) :

- Alcatraz (un de mes préférés) :

- Se capter :

- Chtar :

- Collège ou zonze (facile) :

- Être en pit :

- Roro (comique) :

- Tékal :

- GAV : (ça c'est facile pour les confrères) :

- Boite de 6 :

À rapprocher de

- Condé :

- Être en chien :

- NL

**********************************************************

Alors ça vous parle ?

La solution au prochain numéro !

Par carole.ghibaudo le 06/05/08
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En continuation de l'article précédent intitulé « obligation d'information et chirurgie esthétique », voici une autre décision qui montre l'importance de la prise en considération de la volonté du patient dans la mise en évidence du lien de causalité entre le préjudice subi et la perte de chance d'éviter le dommage en cas d'information complète.

Il s'agit d'un arrêt du 7 février 2008 n°05BX01981 rendu par la Cour Administrative d'Appel de Bordeaux qui rejette la responsabilité d'un chirurgien en raison de l'absence de lien de causalité entre le préjudice subi par le patient et la perte de chance de se soustraire au risque.

Démonstration :


Le cas d’espèce :

Un patient subit une coloscopie et une fibroscopie. Au cours de cet examen il est victime d’une perforation colique.

Il engage la responsabilité du centre hospitalier. L’expertise met en évidence l’absence d’information sur le risque réalisé. Cependant, la responsabilité du centre hospitalier est rejetée car au cours de l’expertise le patient a eu la maladresse d’indiquer que même s’il avait connu les risques de perforation, il aurait fait pratiquer ces examens.

La Cour considère alors que la faute commise par le Centre n’entraîne pas de perte de chance d’éviter le risque qui s’est finalement réalisé.

Par carole.ghibaudo le 06/05/08
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En matière de chirurgie esthétique, l'information donnée par le praticien doit être exhaustive.

Cependant afin d'engager sa responsabilité, le patient doit toujours faire la preuve d'un lien de causalité entre le préjudice et la perte de chance d'avoir évité le préjudice si l'information avait été complète.

Dans un arrêt n°06/15680 en date du 1er février 2008 la Cour d'Appel de Paris le rappelle expressément.


Le cas d’espèce :

Un patient subit une blépharoplastie et un lifting cervico-facial. À la suite de l’opération il présente une diplopie c’est-à-dire un décalage vertical entre les images de son œil gauche et celle de con œil droit.

Il décide d’engager la responsabilité du chirurgien pour défaut d’information sur les risques de diplopie.

Le rapport d’expertise met en évidence le fait que le risque de diplopie n’avait pas été abordé lors du colloque singulier, ce qui rendait l’information non exhaustive. Cependant, il indiquait que le risque était exceptionnel mai connu à la date de l’intervention, ce qui ne rendait pas le médecin dans l’impossibilité d’en informer son patient.

Malgré cela, la cour d’appel de Paris rejette la demande du patient en retenant que le lien de causalité entre le défaut d’information et le préjudice subi n’était pas rapporté par le patient, car en l’espèce, ce dernier avait effectué de nombreux déplacements entre la Guadeloupe et La métropole, ce qui démontre que même informé de ce risque exceptionnel, il n’aurait pas renoncé à l’opération.

Conclusion :

Si le caractère exceptionnel du risque qui se réalise n’exonère pas le chirurgien esthétique de son obligation d’information, il a cependant une incidence sur le lien de causalité entre le défaut d’information et le préjudice subi.

Par carole.ghibaudo le 05/05/08
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Voilà un bien étrange propos en ce début du mois de mai. Yvette HORNER défrayerait-elle la chronique par une valse endiablée remixée qui se jouerait en boucle sur les dance floor ? S'agit-il du choc retentissant qu'aurait reçu un associé occis par l'évincé du mois dernier, lors d'une visite trop arrosée des caves du château d'Yquem ?

Que nenni.

Lire la suite.

Par carole.ghibaudo le 01/05/08
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Faisant suite aux instantanés du mois de mai, voici les instantanés éphémères qui ne vivront que l'espace d'un jour : quelques brins de muguet pour Saraswati, à qui je les avais promis, à Nicolas qui les attend et à ceux qui liront ces lignes.

Saraswati, spécialement pour vous, je ne savais que choisir entre un extravagant, un plus petit et un tout modeste du jardin qui n'a pas bien poussé, alors j'ai tout pris et je vous les offre tous virtuellement.

Et puis, puisque vous aimez le lilas, voici quelques grappes de ma production antiboise.

Par carole.ghibaudo le 01/05/08
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A la contemplation de Dame Nature, l'idée m'est venue de la mettre en ligne. Aussi, chaque mois une publication lui sera consacrée.

Tout naturellement, si le mois d'avril était consacré à la nature qui renaissait, le mois de mai a cette particularité de nous permettre de ne pas tomber dans l'habitude, puisque comme je l'avais ailleurs indiqué, ne dit-on pas : "mai fais ce qu'il te plaît" ?

Alors laissons quelques temps les fleurettes qui poussent et les fruits qui mûrissent juste à côté, et élevons nous pour voir la nature d'un peu plus haut. Le muguet, il va y en avoir...

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Rêves.