carole.ghibaudo

Par carole.ghibaudo le 21/03/10
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Par carole.ghibaudo le 21/03/10
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Par carole.ghibaudo le 19/03/10
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Le Cabinet de Maître Carole GHIBAUDO propose une innovation en matière de divorce amiable : la requête et la convention de divorce par consentement mutuel en ligne, sécurisé pour permettre aux époux de gérer leur procédure de divorce par internet.

le site Uxorys a été remarqué par envoyé spécial qui a consacré un reportage au divorce par internet. Uxorys, le site de Maître Ghibaudo s'est différencié de tous les autres par son sérieux et son professionnalisme. Voici le lien utile ici.

Le site a été déclaré à la CNIL, à l'ordre des Avocats au Barreau de Grasse.

Le système permet au moyen d'un compte sécurisé, de remplir le formulaire : les documents s'implémentent et formalisent la requête et la convention de divorce.

une fois validée par mon cabinet, la requête et la convention sont en ligne et je m'occupe d'enrôler le dossier de divorce auprès du Tribunal dont dépendent les époux.

Je privilégie la collaboration entre avocats.

Le lien de divorce par consentement mutuel est accessible ici, il s'appelle : http://www.uxorys.com

Il s'appelle UXORYS.

On en parle ici.

Par carole.ghibaudo le 18/03/10
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Difficile tâche pour l'Avocat que celle de savoir exactement ce qui est interdit de ce qui est autorisé de faire dans le cadre de sa profession pour se faire connaître.

Maître Colombani en a parlé ici.

Alors voici un article qui peut nous aider à avancer dans ce monde désormais orienté vers internet, qu'il serait hypocrite d'omettre.

Enfin récemment, une décision publiée au journal officiel le 11 juin 2010 viendra clore un débat d'arière garde...

Il est ici.

Par carole.ghibaudo le 17/03/10
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Les questions que l'on se pose : Faut-il la prévoir systématiquement ?

Selon l'article 271 du Code Civil, la prestation compensatoire est fixée selon les besoins de l'époux à qui elle est versée et les ressources de l'autre en tenant compte de la situation au moment du divorce et de l'évolution de celle-ci dans un avenir prévisible.

A cet effet, le juge prend en considération notamment :

- la durée du mariage,

- l'âge et l'état de santé des époux,

- leur qualification et leur situation professionnelles,

- les conséquences des choix professionnels faits par l'un des époux pendant la vie commune pour l'éducation des enfants et du temps qu'il faudra encore y consacrer ou pour favoriser la carrière de son conjoint au détriment de la sienne,

- le patrimoine estimé ou prévisible des époux, tant en capital qu'en revenu, après la liquidation du régime matrimonial,

- leurs droits existants et prévisibles,

- leur situation respective en matière de pensions de retraite.

La prestation compensatoire est un capital versé à l'époux qui verra son niveau de vie diminuer du fait du divorce. Celui qui aura les revenus les moins importants est fondé à réclamer à l'autre époux une prestation compensatoire dont le montant est fixé en fonction d'éléments déterminés. Le capital est le principe. Exceptionnellement une rente peut être décidées mais elle ne peut en aucun cas dépasser une durée de plus de huit années.

Si la différence de revenus n'est pas significative, les époux peuvent renoncer à réclamer une prestation compensatoire.

Site à visiter : UXORYS.COM

(La suite : mode de paiement et révision).

Par carole.ghibaudo le 15/03/10
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En matière de divorce par consentement mutuel, comme cela a déjà été évoqué ici, il faut présenter une convention de divorce au Juge aux Affaires Familiales qui prévoit les règles qui régiront les époux après divorce. Cette convention prévoit les mesures relatives aux époux, aux enfants ainsi que la liquidation de la communauté si elle existe ou le sort de l'indivision en cas de régime séparatiste.

Si le régime matrimonial est le régime légal, c'est-à-dire sans contrat de mariage il faudra : absolument et obligatoirement liquider la communauté ayant existé entre les époux. Ainsi la convention de divorce doit contenir un état liquidatif de la communauté, c'est-à-dire un partage de l'ensemble des biens meubles et immeubles acquis par les époux pendant le mariage. S'il y a un bien immobilier, il faut obligatoirement le vendre, ou l'attribuer à l'un à charge pour l'autre de payer la part de son conjoint qui lui est désormais attribuée. Cette situation est risquée par l'acquisition du bien a pu se faire grâce à un prêt immobilier aux noms des deux époux.

Ainsi même en cas de rachat de la part par son conjoint, ce dernier reste tenu vis-à-vis de l'organisme bancaire à défaut pour la banque d'avoir accepté la désolidarisation. Si l'époux qui a racheté la part de l'autre s'est engagé à régler seul les échéances du crédit, il n'en demeure pas moins qu'en cas de défaillance, la banque peut se retourner contre l'autre époux alors que celui-ci se croyait à l'abri depuis son divorce. L'ex-époux actionné par la banque aura toujours un recours contre son ex-conjoint débiteur, mais si ce dernier est insolvable, il ne pourra obtenir remboursement de ce qu'il aura versé à la place de son conjoint.

C'est la raison pour laquelle, le rachat de part est toujours déconseillé sauf à obtenir de la banque l'autorisation de désolidarisation.

Il est également possible de ne pas vendre le bien immobilier. Cependant comme le principe du divorce est de liquider la communauté, il faut sortir l'immeuble de la communauté par le biais d'une convention d'indivision. Les époux ont décidé de conserver le bien, mais comme il n'y a plus de communauté entre eux, ils se retrouvent dans la même situation que des co-indivisaires sur le bien. Or, cette situation n'apparait pas dans l'acte de vente puisque cet acte indique que les époux sont mariés. Il faut alors un nouvel acte notarié qui indique cette situation nouvelle, et il s'agit d'une convention d'indivision. Celle-ci doit obligatoirement être rédigée par un notaire et être annexée à la convention de divorce.

Si le régime matrimonial est celui de la séparation de biens il faudra : prévoir une répartition des biens meubles indivis acquis durant le mariage. Il faudra également prévoir le sort des biens immobiliers communs. Cependant, contrairement au régime légal, il est tout à fait possible de rester en indivision sur un bien immobilier car l'acte de propriété précise déjà cette situation qui peut perdurer lorsque les époux n'ont pas décidé de sortir de l'indivision immédiatement.

Si le régime matrimonial est celui de la communauté universelleil faudra là encore liquider la communauté. Ceci ne peut se faire que par l'intermédiaire d'un notaire. Il vous faute alors vous rendre chez un notaire.

Si le régime matrimonial est celui de la participation aux acquêts il faudra là encore liquider la communauté. Ceci ne peut se faire que par l'intermédiaire d'un notaire. Il vous faut alors vous rendre chez ce dernier.

SITE A VISITER : UXORYS.COM

Par carole.ghibaudo le 12/03/10
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Les questions que l'on se pose :

Où fixer la résidence des enfants : chez la mère ? chez le père ?

Il convient de fixer la résidence des enfants au domicile d'un des deux parents. Dans ce cas, il faudra fixer un droit de visite et d'hébergement ou un droit de visite simple pour le parent chez qui l'enfant n'est pas domicilié. Ce point d'entente est essentielle pour aboutir à un consentement mutuel, à défaut, le juge doit trancher et les parents en désaccord n'opteront pas pour un divorce amiable.

Il est également possible de prévoir une garde alternée si les conditions de vie des parents le permet, à savoir un domicile rapproché, si possible dans la même ville, car il faut toujours garder à l'esprit que celui qui aura à faire ces trajets est principalement l'enfant, pour l'école, le retour de l'école, les sports extra-scolaires, toute activité qui nécessiterait des déplacements réguliers et pour laquelle la distance devient très pesante et fatigante. Elle sera étudiée dans une fiche séparée.

Le droit de visite / droit de visite et d'hébergement :

Les questions que l'on se pose :

Le droit de visite du parent qui n'en a pas la garde ? Pour la mère ? pour le Père ? la garde alternée ? la fête des pères ? la fête des mères ? les anniversaires des enfants ?

Là encore, il convient de s'entendre. Si la mère en a la garde, le père à un droit de visite et d'hébergement ou un droit de visite simple. Si le père en a la garde, c'est l'inverse.

* Le droit de visite est la possibilité pour le parent chez qui l'enfant ne réside pas de recevoir son enfant seulement durant les journées, sans les nuits.

Le droit de visite peut se faire le mercredi durant la journée, le samedi durant la journée et le dimanche durant la journée. Il peut se faire en choisissant plusieurs jours de visite dans la même semaine. Cette possibilité est généralement utilisé lorsque le parent qui n'en a pas la garde n'a pas la possibilité de recevoir son enfant à son domicile, soit parce qu'il n'en a pas, soit parce que le logement ne permet pas de recevoir son enfant la nuit, soit parce que le parent souvent absent, ne souhaite pas ou ne peut recevoir son enfant, soit également en raison du très jeune âge de l'enfant.

* Le droit de visite et d'hébergement est à la fois la possibilité de recevoir son enfant le jour mais aussi la nuit, c'est-à-dire tout simplement de l'héberger.

Le droit de visite et d'hébergement peut se faire généralement un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires. C'est la formule la plus utilisée mais rien n'impose de la prévoir de cette manière si les conditions de vie des parents et des enfants ne permettent pas de choisir ce mode.

Lorsqu'un droit de visite et d'hébergement est prévu, il faut envisager le sort des jours particuliers comme la fête des pères et des mères, les anniversaires des enfants etc...

Ainsi, lorsque le droit de visite du parent doit s'exercer le week-end qui vient, si le week-end suivant est exactement la fête (père ou mère) de ce parent, il recevra son enfant le week-end et le samedi ou le dimanche qui suivra sans que l'on ne puisse lui refuser le jour du week-end de cette fameuse fête. En somme, le parent aura vu son enfant le premier wee-end, le jour du week-end suivant (fête du parent) mais également le troisième week-end qui viendra.

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Par carole.ghibaudo le 12/03/10
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Les questions que l'on se pose :

Les comptes bancaires : y en a-t-il de communs ? faut-il se désolidariser ? qu'est-ce que la solidarité ?

Qu'est-ce que la désolidarisation ?

Il faut toujours désolidariser les comptes bancaires, ou encore plus simplement fermer tous les comptes bancaires que les époux auraient pu avoir en commun.

La solidarité est définie à l'article 1200 du Code Civil selon lequel il y a solidarité quand les débiteurs sont obligés à une même chose de manière à ce que chacun puisse être contraint pour la totalité et que le paiement fait par un seul libère les autres coobligés solidaires.

Ainsi, les époux pourraient tous deux être tenus sur le compte bancaire commun d'une dette contractée par l'un pour l'entretien du ménage et l'éducation des enfants.

Le créancier pourrait alors actionner et demander paiement d'une dette commune à n'importe lequel des deux époux, si aucune précaution n'est prise.

Il est alors nécessaire en matière de compte de fermer les comptes communs. Si le compte présente un solde débiteur, il est indispensable de s'entendre avec l'organisme bancaire sur la répartition de la dette entre les deux époux, si ceux-ci ont entendu répartir la dette d'une manière différence qu'un paiement par moitié.

Ainsi, avec l'accord de l'organisme bancaire et avec cette précision dans la convention de divorce, l'époux qui n'aura pas à supporter la dette ne sera pas poursuivi ultérieurement au prononcé du divorce si cela a été précisé.

La désolidarisation, c'est exactement le fait de permettre à son époux ou épouse de ne plus être tenu pour une dette commune, dette qui aura été attribuée à l'un d'entre eux par convention avec l'accord du créancier. Sans accord du créancier, les époux peuvent s'entendre pour que l'un deux soit attributaire d'une dette commune dans la convention de divorce, mais ces modalités de paiement ne seront pas opposables au créancier qui peut toujours s'adresser à l'un ou à l'autre pour le règlement de la totalité de la dette.

Le seul effet d'avoir prévue une telle attribution permet à celui qui serait actionné par le créancier, s'il ne s'agit pas de l'époux attributaire, d'avoir un recours contre son ex-conjoint pour obtenir remboursement de la dette qu'il s'était engagé à régler, encore que ce dernier soit solvable.

La désolidarisation est également à prévoir dans n'importe quelle situation où une dette existe, en dehors de tout compte bancaire commun.

Réf : jcp N n°50 17/12/1999, Pascal Faure « la désolidarisation en cas de divorce, d'un époux coobligé solidaire », p. 1816.

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Par carole.ghibaudo le 07/03/10
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Mon Confrère Nicolas Creisson en a déjà parlé ici, J'ai commenté sa publication, mais il me semble essentiel de reprendre ici cette information et d'exposer les raisons de ma critique.

Un projet de loi relatif à la répartition des contentieux et à l'allègement de certaines procédures juridictionnelles, enregistré à la Présidence du Sénat le 3 mars 2010, contient des dispositions critiquables sur la comparution des parties devant leur juge en matière de divorce par consentement mutuel, et sur la "tarification" de la procédure.

il est prévu qu'En l'absence d'enfant mineur commun, le juge ordonne la comparution des époux s'il l'estime nécessaire. La comparution est de droit à la demande de l'un ou l'autre des époux .

Ainsi, la comparution des parties ne serait plus obligatoire.

Les critiques qui s'élèvent invoquent le fait que nous ne serions pas plus garant que les notaires de la réalité du consentement éclairé des époux.

Cette critique est stupide. Je pense que l'avocat, en faisant son travail, est garant du consentement éclairé des époux. C'est ce que l'on a toujours soutenu, on ne va pas dire le contraire maintenant parce que ça nous arrange. On s'est battu pour que les avocats conservent la procédure de divorce par consentment mutuel sur laquelle planait le risque de la voir confiée aux notaires, je maintiens aujourd'hui encore ma position de dire que Nous sommes les mieux placés pour s'assurer de l'accord des parties.

Cependant, la confirmation de cet accord ne peut passer que par le Juge qui s'assure également du consentement réel des époux.

En effet, s'il est vrai que les époux nous disent toujours qu'ils sont sûrs et qu'ils veulent divorcer, quelquefois, pas toujours mais quelquefois, il arrive que la venue de l'audience, le fait de se retrouver devant le Juge, et qu'à ce moment là ce n'est plus faire réagir l'autre et le tester encore une fois, amène les époux à evoir leur position, s'ils ne sont plus tout à fait d'accord pour divorcer.

Ce qui importe de préserver est la comparution, que l'on ait des enfants ou pas ne change rien. !il faut qu'un tiers à la relation contractuelle, soit le juge, décide face aux époux de prononcer leur divorce.

Voilà la première critique .

Ce qui est choquant sur les honoraires, ce n'est pas tant de critiquer les tarifs, qui quelquefois sont exorbitants pour les clients, ce qui est compréhensible, c'est le fait de nous imposer une tarification.

Nous sommes des professionnels qui exerçont à titre libéral, nous ne sommes ni des fonctionnaires ni des salariés de l'état, ni conventionnés comme les médecins, qui sont conventionnés parce qu'une partie de leurs honoraires (ou tarif plutôt) est remboursée.

J'accepte volontiers de limiter mes honoraires lorsque le travail est moindre. si l'on m'impose une tarification, que l'on me salarie :

- je ferai tous les divorces de France au prix que l'on voudra puisque ce n'est pas mes honoraires.

- je ferai mes 35 heures, ni plus ni moins,

- j'aurai mes 5 semaines de vacances,

- je bénéficierai des indemnités journalières lorsque j'ai une toute petite grippe qui m'empêchera de ma lever le matin, alors qu'avant je maintenait ma tête qui menaçait d'exploser devant mon ordinateur,

- j'aurai mon 13eme mois, mes primes, mes RTT, et j'en passe...

Voilà ce qui est révoltant, l'AJ est tarifée parce qu'elle nous est versée par l'état, lorsque cela se produit, nous sommes d'accord puisque nous l'acceptons. à défaut, nous répondons que le cabinet ne prend pas l'AJ.

Si je réduis mes honoraires, c'est parce que je l'ai décidé contractuellement avec mes clients.

Alors s'il y a un point sur lequel il faut se révolter, c'est uniquement ça. Ne pas faire les girouettes sera une avancée...

Voilà la seconde critique .

Nous ne sommes pas encore des officiers ministériels, et IL EST HORS DE QUESTION DE DEVENIR DES OFFICIERS MINISTERIELS AU RABAIS .

Et enfin, il serait inadmissible de prétendre que ces critiques ne sont que vénales, parce que la comparution des parties n'a pas que pour finalité de demander une honoraire supplémentaire pour l'audience de plaidoirie. En général, les honoraires en matière de divorce sont forfaitaires, et que nous nous déplacions ou pas, le travail justifiant les honoraires est bien antérieur à cette dernière étape. Si l'on veut maintenir la comparution, et le rôle de l'avocat, c'est bien parce qu'à cette étape, nous sommes là pour assister nos clients souvent inquiéts, stressés, peu habitués au Tribunal et surtout à la fin officielle d'une relation de vie, mais ça, on a tendance à l'oublier.

Face à son époux, face à son Juge, c'est enfin faire le deuil de la relation, on l'a vécu, on est divorcé.