Par carole.ghibaudo le 03/06/14
Il était une fois une profession réglementée. Alors que celle-ci avait jadis bénéficié d’une aura certaine et de condition d’existence plus que favorable, elle était désormais considérée comme un bandit de grand chemin. Tel un loup, elle était traquée par ces mêmes fossoyeurs  qui en tiraient profit, par ceux-là même qui criaient au loup lorsqu’ils étaient entrain d’égorger leurs brebis.
 
 Et cela se manifestait inlassablement tout au long de cette vie, du premier jour de la naissance jusqu’au dernier soupir, du premier jour du mois jusques au dernier, un recommencement sans lueur d’espoir ni légèreté.
Nul droit au répit, au repos du guerrier, à l’expiration avant le bol d’air frais.
 
Reste le petit rat dans sa triste roue et son terrible quotidien : 
 
Par carole.ghibaudo le 12/01/14

Le renouveau encore endormi nous livre sa plus belle parure...

Archives.

Par carole.ghibaudo le 07/11/13

J'ai fait un mauvais rêve. J'y approchais un notable, celui qui se pense supérieur par sa petite possession.

Je suis devenu celui-là. Ma pensée m'a craché au visage. En jet, seul le venin a coulé de ma bouche après avoir macéré dans le fiel silencieux de mes mots.

En ma qualité de propriétaire, je me pâme devant les petites gens. Voyez comme je brille.

Ces serfs liés à moi par contrat sur lesquels j'aurai droit de les obliger à vivre comme bon me semble parce que Je possède.

Vous ne vivrez jamais le blanc immaculé. Vous ne méritez que le jaune. Ce jaune couleur de la dépravation, de l'orgueil. Moins lumineux, moins rayonnant. La couleur terreuse suffit à ton existence.

Mais pour qui te prends-tu, toi, locataire orgueilleux à exiger quoi que ce soit ?

Tu n'as le droit que de verser la dime pour que je daigne t'accueillir en ma demeure, car souviens-toi que tu vivras toujours chez moi, que je déciderai comment tu vivras et si tu as le droit de vivre.

Tu resteras toujours suspect à mes yeux, artificieux voire sournois.

Parce que ton seul dessein sera ma perte, le vol de mon moi, de tout ce que j'ai, de tout ce que je suis, je te tourmenterai pour m'assurer que tu t'inclines.

Je me suis réveillée, j'avais fléchi sous le poids de ma peine...

Par carole.ghibaudo le 14/08/13

Sublimer l'air par l'art, la villa Domergue à Cannes rend hommage à FOLON, maître de la légèreté.

Merveilleuse exposition dans un cadre enchanteur.

Par carole.ghibaudo le 13/06/13

Enfin le retour à l'essentiel, aux sources, aux couleurs, à la vie, au soleil, à la chaleur, à la lumière !

Des roses, des rouges des vertes et roses, des blanches, des oranges, des jaunes, des couleurs à profusion pour rêver avant l'été...

Par carole.ghibaudo le 11/03/13

De nos jours, tout est scruté, analysé, tourné en ridicule selon les mots que l'on a prononcés ici ou là, selon l'interlocuteur plus ou moins bien intentionné qui est le nôtre.

Et si la prestation compensatoire n'était qu'un malentendu sur le devoir conjugal. En voici un exemple.

Le 28 mai était un samedi, un joli après midi de mariage.

Le cocher venait de stopper le carrosse près du petit pont devant la chapelle, pour permettre à Andromaque grâce à sa petite échelle, de descendre pour épouser son destin. Dos au mur, la chevauchée arrière semblait impossible. Inéluctablement il allait se marier, s'avancer vers l'autel, pour s'unir avec cette déesse aux cheveux longs qu'il convoitait depuis toujours.

Alors qu'au même instant dans le ciel se dessinait un arc en ciel, le vol des mouettes rendait l'atmosphère joyeuse.

A aucun moment Andromaque ne pensa prendre ses jambes à son cou, ni enfourcher un cheval au galop pour fuir le noeud coulant qu'il s'apprêtait à se faire passer au doigt. Il ne pensait qu'au nirvana.

Ces deux là s'étaient connu enfant. Ils avaient fait les quatre cents coups ensembles. Cependant dans leur sagesse enfantine, ils avaient catégoriquement refusé de goûter au péché même à l'âge où tout est tentation.

Et lorsque pour tuer le temps, les enfants s'asseyaient sur le banc à côté d'un ancien qui fumait tranquillement sa pipe, la fillette se targuait de dire : « beurk, je déteste l'odeur de la pipe ».

Andromaque, qui avait une curiosité certaine pour l'ustensile s'amusait à rêver :

« Peut-être qu'avec le temps elle changera de point de vue... ».

Et voilà que cette histoire de mots amène une chute fatale. Andromaque n'a pas pensé à la prestation compensatoire qu'il va devoir verser à sa déesse si la promesse du mariage heureux n'est pas tenue faute pour elle d'avoir perdu ses certitudes et d'avoir pris le temps de s'asseoir pour reconsidérer son angle de vue.

Par carole.ghibaudo le 01/02/13

Il s'agira désormais des instantanés du mois que je veux, quand je veux. Cette rubrique ne sera pas mensuelle, elle sera au gré d'une opportunité.

Alors voici quelques couleurs vives et chaudes que je ne me lasse de contempler.

Les archives étaient.

Par carole.ghibaudo le 31/10/12

Il fut un temps où le plus en haut était à l'honneur au point de présenter le plus en bas, comme un site de mauvaises âmes faute d'y être nées.

D'aucuns pensaient que la chaleur environnante et constante qui baignait cet en bas, était celle qui avait transpiré de ses corps, sans jamais pouvoir de nouveau les investir. Mieux valait alors conserver sa chaleur humaine dans une atmosphère froide, que de vivre au chaud avec un coeur glacé.

Il faisait si bon vivre sous ce ciel gris souris qui se déclinait en camaïeux jusqu'au lointain horizon, que rien des rives bleues et blanches de la méditerranée n'égalait à leurs yeux, cette absence de contraste.

Celui qui observait de haut ne le concevait pas, tout allait dans ce sens et c'était bien ainsi.

Puis vinrent ces jours où les promesses de chaleur ne furent point tenues. Ces jours qui firent perdurer le gris venteux de l'hiver, en invitant la pluie ; une sorte de nuit polaire en période estivale.

Ces jours-là, tous auraient souhaité échanger ces élans de chaleur humaine, contre quelques degrés de plus, quitte à vendre son âme au sud. Et si une simple pensée charriait l'infidélité ? On ne quitte pas son pays même en songe.

Mais ces jours s'en sont allés et avec eux ces rêves de chute. L'eau a coulé pour chacun, l'éden de Celsius est devenu sépulture de feuilles mortes d'avoir cru être persistante.

Et chacun de s'accommoder alors de sa terre natale, les terres froides au coeur chaud, et les terres chaudes au coeur caduc.

Par carole.ghibaudo le 11/06/12

La tête dans les nuages lors d'un voyage éphémère, vouons un culte à une déesse lointaine.

Remerciements à Monsieur MARIEY, passionné d'astronomie qui a bien voulu vous faire partager ces magnifiques clichés.

Archives.