Par carole.ghibaudo le 17/06/08

La genèse est fondement. C'est ce qu'elle inspire, ce qu'elle rappelle, ce qu'elle révèle et qui s'impose à moi, ce qui est malgré moi que je ne combats plus, qui me rend tout aussi vulnérable que cela peut me transporter vers la félicité.

Je me vois forte, je suis si frêle,

Je me pense grande, je suis si petite,

Je crois m'imposer, je m'expose.

Ce qui me tourmente me fait vivre.

Ce qui m'effraie, ne rend confiante.

Ce qui me trouble me rend sereine.

Je n'ai aucune certitude

De ce que je suis.

Je me regarde, je ne vois rien.

Pas de reflet, pas de couleur.

Je vis en noir.

Mon sac de frappe m'a trahie.

Mes coups portés sont inactifs,

Ma force est subjective

Je me suis dévoyée.

J'ai mis ma robe pour me montrer.

Quelqu'un l'a arrachée,

Quelqu'un m'a censurée,

Je me pensais un,

Mais me découvre une,

J'avais des prétentions,

Je n'ai pas d'attribut,

J'étais asexué,

Je suis féminisée.

Rien ne remplacera pour un esprit obtus,

Une robe remplie de ce que je n'ai pas,

Il la choisit robuste, gage de toute puissance,

Il la rêve très grande, signe d'intelligence,

Il la préfère usée, preuve de ténacité.

L'égalité n'existe pas.

Dans mon métier, j'ai mis ma robe pour me cacher.

Par carole.ghibaudo le 03/06/08

Du foot, et on se précipite ? Et bien non, c'est une plaisanterie, alors comme vous vous êtes laissé prendre au piège, lisez la suite :

Y t'hisse trou tout te raille tout s'pique y ne gueux liche ouais ne y ou dompte s'pique verre y ou elle z'hisse lin gout y de gise.

Soho, ail te raille tout doux maille bèh c'te tout mec mie un der ce tout de, beuh te y ou nos, y t'hisse verre y dit fit cou le te, haine de ail âme taille raide tout aveux riz taie ne z'hisse lit tel store y.

Par carole.ghibaudo le 02/06/08

A la contemplation de Dame Nature, l'idée m'est venue de la mettre en ligne. Aussi, chaque mois une publication lui sera consacrée.

Voici ce que le mois de juin m'a inspiré, la promesse de délices présents et à venir...

Archives.

Ici Aussi.

Rêves.

Par carole.ghibaudo le 27/05/08

Ce qui suit est un poème de Pablo Neruda issu de son ouvrage "cien sonetos de amor" que je trouve particulièrement joli, autant en français qu'en espagnol. Il est à la fois sombre et plein d'espoir, mêle fatalité et espérance. je vous en souhaite bonne lecture.

es bueno, amor, sentirte cerca de mi en la noche,

invisible en tu sueno, seriamente nocturna,

mientras yo desenrendo mis preocupaciones

como si fueren redes confundidas.

ausente, por los suenos tu carazon navega,

pero tu cuerpo asi abandonado respira

buscandome sin verme, completando mi sueno,

como una planta que se duplica en la sombra.

erguida, seras otra que vivira manana,

pero de las fronteras perdidas en la noche,

de este ser y no ser en que nos encontramos

algo quada acercandonos en la luz de la vida

como si el sello de la sombra senalara

con fuego sus secretas criaturas.

********************************************

bonheur de te sentir près de moi, dans la nuit,

invisible endormie, sérieusement nocturne

tandis que je démêle, amour, tous mes soucis

comme je le ferais de filets embrouillés.

ton coeur est loin, parti naviguer dans ses rêves;

dans l'abandon, pourtant, me cherchant sans me voir,

ton corps en respirant complète mon sommeil

comme une plante que redoublerait son ombre.

debout, une autre vie t'attend, et c'est demain.

de l'être et du non être où nous nous rencontrâmes,

des frontières perdues dans la nuit, il demeure

quelque chose pourtant, unissante clarté

de la vie, on dirait que c'est le sceau de l'ombre

qui marque de feu ses créatures secrètes.

******************************************

Par carole.ghibaudo le 27/05/08

Cette publication est celle de Saraswati, qui par mon intermédiaire vous offre sa poésie fleurie.

Je ne suis que son messager temporaire, qui le temps d'une publication, vous inonde de ses fleurs.

Les remerciements ou compliments devront lui être adressés.

Voici sa façon de photographier, magnifique, tout en retenue, colorée, fragile, éveillée, lumineuse !

Par carole.ghibaudo le 27/05/08

S'il en occupe une trop grande partie, il n'y a pas que le droit dans la vie.

Que faisons-nous de concret ? Créons-nous quelque chose ? Nous sommes empêtrés dans les difficultés juridiques, que les réformes successives compliquent encore plus.

Mais que restera-t-il de nous plus tard, sinon rien ou le vague souvenir d'une rancoeur ou d'un procès plus ou moins bien mené ?

Il y a des métiers qui font naître l'admiration, ceux des constructeurs qui créent, qui édifient, ceux des artistes qui bercent nos vie par la musique qu'ils ont composée, musique harmonieuse dont on se demande comment ils ont fait pour l'inventer, ceux des artistes qui créent une oeuvre dont la beauté nous émerveille ou dont la compréhension n'est pas imposée.

Voici un lien vers l'espace musical d'un ami compositeur qui a reçu les honneurs de nombreux professionnels et que j'ai la chance de connaître et d'écouter.

Je voulais vous en faire profiter, histoire de s'évader un instant, et en musique.

Il s'appelle Yves Sordage et il joue divinement bien.

Par carole.ghibaudo le 26/05/08

Vous souvenez-vous de ces bonnes résolutions de jeudi dernier ?

Cuisiner ce week-end et partager sa recette ?

Voici ma maigre contribution, un tiramisu aux fraises des bois.

Ingrédients :

3 oeufs,

250 Grammes de Mascarpone,

du sucre,

des fraises des bois,

du chocolat amère en poudre,

des biscuits à la cueillère,

de l'amaretto,

du café.

Recette :

Individualiser les jaunes des blancs d'oeufs, et battre les jaunes avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Mélanger ensuite à la crème d mascarpone.

Monter les blancs d'oeufs en neige, et incorporer doucement les blancs au mélange précédent.

Tremper les biscuits dans le café et l'amaretto, et éponger pour éviter qu'ils ne soient trop mouillés.

Enfin, placer une couche de biscuit, une couche de crème, des fraises, une couche de biscuit, une couche de crème dans une vérine, et ainsi de suite. soupoudrer de chocolat amère, mettre au réfrigérateur quelques heures, et déguster, c'est prêt !

Et les vôtres ? Merci de mettre un commentaire en lien ci-dessous.

Par carole.ghibaudo le 23/05/08

La sonnette retentit ! Audience au Tribunal de Grande Instance de Grasse. Généralement, les audiences à juge unique dudit jour ne sont pas trop chargées, ce qui nous permet de regagner notre cabinet dans la matinée.

Par ordre du rôle, mon dossier sera appelé en septième position. S'il y a quelques dépôts ça ne devrait pas être trop long. Prendre son mal en patience. Après tout, à 8 h 30, la position horizontale n'étant pas si loin, et le manque de sommeil se faisant sentir, il fait bon se poser quelques instants pour finir sa nuit.

Et tandis que mon attention grandissait au fur et à mesure que je me réveillais, voilà qu'une affaire reflétant les moeurs perverties et malsaines de la société (dixit le demandeur) se voit appelée.

Le cas d'espèce :

Un copropriétaire d'un immeuble bourgeois d'une ville sous le feu des projecteurs a décidé d'installer une webcam dans les escaliers, parties communes, prétextant un risque de cambriolage du fait d'un changement de fermeture de la copropriété...

La caméra était dirigée vers « la montée des marches » de l'escalier, afin de voir l'ensemble des mouvements animant cette copropriété.

Le voisin du dessus, en sa qualité de détective, invoquait la violation de sa vie privée !

Et voilà nos confrères partis dans la diatribe, d'un côté, du caractère malsain et tordu de l'installation, de l'autre, d'une webcam, qui me filme pas, ne prend pas de cliché, mais est simplement là pour voir ce qui se passe, pour surveiller la porte d'entrée en cas d'actes malveillants !

Et ça dure, et ça dure !!!

Et ça se termine enfin, non sans avoir attiré l'attention du chaland qui s'était égaré dans cette pauvre salle désertée attendant désespérément son tour, à entendre parler de webcam, au lieu de projecteur...et de star de cinéma...

Mon tour est arrivé ! Victoire ! Je me lève. Mais voilà, ce que tout le monde redoute à la lecture d'un rôle ou au moins au moment de l'appel des causes, c'est qu'un avocat d'un barreau extérieur, et surtout parisien ne se déplace EN PERSONNE pour plaider, à la place de son postulant.

Ce qui devait arriver arriva, le confrère grassois qui me précède attend son contradicteur, un avocat du Barreau de Paris. Et l'avocat parisien de rentrer dans la salle d'audience à ce moment précis où je me lève ! Miséricorde ! Mais qu'ai-je fait pour mériter ça !!!

Je retourne à ma léthargie en tendant l'oreille par peur de voir un autre dossier me passer devant. Et soudain, j'entends.... caméra, expert ???

Mais non, me dis-je, ils ne vont pas nous la rejouer deux fois, elle a déjà été plaidée c'taffaire ! Zut, ce n'est pas la même ! Pourtant, il y a un lien de connexité !

Le cas d'espèce :

Une dame du monde qui possède une jolie villa dans un endroit chic, déverse des matières fécales chez son voisin du dessous ! Le fonds servant !!!

C'est une plaisanterie ? On retrouve des matières fécales provenant vraisemblablement de l'immeuble dominant sur l'immeuble servant ! Beurk, c'est à vous dégouter d'un café tant espéré qui tarde à être bu.

L'expertise menée était insuffisante pour faire preuve de la responsabilité de la dame du monde, car...selon le confrère parisien, d'une part du fait que l'accédit avait été fixé et connu par l'ensemble des parties, on n'était pas à l'abri d'actes malveillants de la part du propriétaire du fonds servant, et d'autre part, il aurait fallu expertiser les tuyaux d'écoulement des eaux pour savoir s'ils étaient défectueux !

La réflexion toute trouvée du confrère Grassois : Madame le Président, mon client, vu son âge avancé, a autre chose à faire que d'aller déposer ses excréments sur son propre terrain avant une expertise !!

Mon attention est à son apogée quand c'est un peu farfelu ! Et une réflexion lumineuse me traverse l'esprit : Pour faire gagner du temps et faire justice, il n'y a qu'à joindre les deux dossiers, comme ça on ira voir ce qui se passe dans les tuyaux de la dame avec la webcam du monsieur !!!

C'est mon tour, mon dossier est d'une banalité...j'en ai honte ! Audience levée à 11 h 15...

Par carole.ghibaudo le 21/05/08

Chers lecteurs, Chers Confrères, voici une proposition de droit collaboratif !

Vous en parliez, nous le ferons, chacun y contribuera.


Notre Confrère, ou plutôt Maître Nicolas Creisson a régulièrement mis en ligne différentes recettes d'avocats, ici, ici, et .

Cependant, aucune de ces recettes n'était une composition personnelle. Notre Déesse l'a d'ailleurs fait remarquer.

Aussi, je propose que chacun de nous créé un plat ce week-end qu'il photographiera et mettra en ligne, un plat de sa fabrication, avec ses propres ingrédients, sa touche personnelle, tout cela de manière interactive pour que chacun en profite !

Alors à vos fourneaux !

Par carole.ghibaudo le 20/05/08

Qui a dit que les jours ouvrables de la Justice étaient les lundi, mardi, mercredi, jeudi et vendredi ?

Voyez plutôt comme cela est faux !

Et oui, la Justice travaille même le Samedi ! Pour preuve cette porte ouverte et non refermée dans la précipitation d'aller finir un travail inachevé !

Et pour les amoureux de "l'eiffel taoueur" et de la "Place Vendôooome", voici quelques clichés volés.

Et pour ce qui suit, je n'ai pas pu m'en empêcher...