Par carole.ghibaudo le 16/05/08

Alors que le Tout Paris se rue vers Cannes, les cannois et autres antibois de pure souche fuient Cannes pour se réfugier loin de ce monde d'exubérance.

Cannes est si jolie en dehors du festival ! Le matin des jour de mai, le soleil illumine la Croisette.

Se poser journal à la main autour d'un café face à la mer sur la plage les yeux perdus en direction des îles est un bonheur simple qu'il faut avoir vécu.

Mais l'heure n'est pas à la simplicité, puisque Indiana Jones nous rend visite ce week-end. D'ailleurs à ce propos, voici ma croisade à moi, loin de Cannes, souvenir merveilleux d'il y a quelques années alors que la guerre en Irak venait d'éclater.

Contre toute attente, j'ai découvert un pays paisible, chaleureux aux paysages merveilleux, Indiana Jones n'a pas fait mieux !

Par carole.ghibaudo le 14/05/08

Tout vient à point à qui sait attendre, alors voici la traduction de ces expressions branchées. J'imagine que l'attente a du être insoutenable...

- Affiche : la honte

- Al (apparemment très employé ?) : là, présent quelqu'un sur qui on peut compter

- Alcatraz (un de mes préférés) : privé de sortie par ses parents

- Se capter : se rejoindre

- Chtar : keuf, enfin policier

- Collège ou zonze (facile) : prison

- Être en pit : être en manque de quelque chose

- Roro (comique) : de l'or

- Tékal : s'arracher

- GAV : (ça c'est facile pour les confrères) : garde à vue !

- Boite de 6 : fourgon de policiers

À rapprocher de

- Condé : flic

- Être en chien : pareil qu'être en pit

- NL : no life !

Espérant que vous ferez bon usage de ces expressions.

Par carole.ghibaudo le 07/05/08

En cette veille de pont ou aqueduc pour d'autres, ou encore simplement pour détendre l'atmosphère plutôt détenue de cette veille de jachère intellectuelle, voici quelques devinettes pour aider nos jeunes confrères habitués du TPE à comprendre un peu mieux leurs cadets.

Ce modeste éventail peut également être utile aux parents qui ont renoncé à comprendre leurs enfants, non qu'il s'agisse d'un conflit générationnel dans lequel le dialogue est rompu et vain, mais simplement parce que le langage en lui-même est devenu incompréhensible, tant et si bien que l'on croit qu'ils ont appris une nouvelle langue étrangère, proche de la langue de "fe", que nous parlions quand nous étions tout petit.

Vous connaissez la langue de "fe" ? Qui ne l'a pas pratiqué pour parler devant ses parents sans qu'ils ne comprennent ce que l'on disait ?

Benfen, çafa dofonnaifait unfun peufeu çafa !

C'était gentillé n'est-ce pas ? La langue de nos djeuns est plus rude que la notre d'antant.

Voyez en l'intonnation : ça arrache grave sa race, c'est trop de la balle ce lexique !

Alors essayons de comprendre :

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- Affiche :

- Al (apparemment très employé ?) :

- Alcatraz (un de mes préférés) :

- Se capter :

- Chtar :

- Collège ou zonze (facile) :

- Être en pit :

- Roro (comique) :

- Tékal :

- GAV : (ça c'est facile pour les confrères) :

- Boite de 6 :

À rapprocher de

- Condé :

- Être en chien :

- NL

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Alors ça vous parle ?

La solution au prochain numéro !

Par carole.ghibaudo le 01/05/08

Faisant suite aux instantanés du mois de mai, voici les instantanés éphémères qui ne vivront que l'espace d'un jour : quelques brins de muguet pour Saraswati, à qui je les avais promis, à Nicolas qui les attend et à ceux qui liront ces lignes.

Saraswati, spécialement pour vous, je ne savais que choisir entre un extravagant, un plus petit et un tout modeste du jardin qui n'a pas bien poussé, alors j'ai tout pris et je vous les offre tous virtuellement.

Et puis, puisque vous aimez le lilas, voici quelques grappes de ma production antiboise.

Par carole.ghibaudo le 01/05/08

A la contemplation de Dame Nature, l'idée m'est venue de la mettre en ligne. Aussi, chaque mois une publication lui sera consacrée.

Tout naturellement, si le mois d'avril était consacré à la nature qui renaissait, le mois de mai a cette particularité de nous permettre de ne pas tomber dans l'habitude, puisque comme je l'avais ailleurs indiqué, ne dit-on pas : "mai fais ce qu'il te plaît" ?

Alors laissons quelques temps les fleurettes qui poussent et les fruits qui mûrissent juste à côté, et élevons nous pour voir la nature d'un peu plus haut. Le muguet, il va y en avoir...

Archives.

Rêves.

Par carole.ghibaudo le 25/04/08

Savez-vous ce que c'est ?

Si c'est un récepteur radio, c'est aussi un lieu de concert à Marseille qui reçoit ce soir, vendredi 25 avril 2008 à 20 h 30 Daniel Darc.

Concert évènement annoncé.

Avis aux fans.

C'est ici.

Par carole.ghibaudo le 23/04/08

Aparté avant d'aborder le sujet demain (assurance médicale et responsabilité), histoire de remonter un peu dans les popularités ! :


Me revoilà Confrères, clients (ça j’y crois pas trop) clients potentiels (c’est mieux), lecteurs fidèles, surfeurs fous pour errer sur nos sites juridiques sans intérêt et ennuyeux, dont finalement le seul attrait reste les articles hors d’à propos, les élucubrations, les sans rapport avec le sujet, les photos des uns, les voyages des autres, les villages perdus, les projets d’architecture « tribunalesques », les coups de gueule, les cris du cœur, les instants de vie de confrères marseillais, les fleurs, les paysages, les tests, les sondages, les rencontres blogosphériques, les cocasseries d’audience, les tribulations de jeunes confrères, les anecdotes farfelues vécues dans l’intimité de nos cabinets, les passions des uns, les indignations des autres, les commentaires qui révèlent nos personnalités.

J’étais partie dans d’autres sphères, je croyais m’être évadée de ce monde de droit, mais la raison a eu raison de moi, et me voilà revenue telle une fille prodigue, la tête lourde et les idées peu claires.

Car c’est mon univers, c’est mon moteur diesel que je voudrais turbo. Ce droit, ce blog, c’est comme un aimant qui nous attire inéluctablement, après qu’on l’a retourné pour qu’il nous repousse, c’est lui qui se retourne pour nous attirer. Et à cet instant, on a beau vouloir s’en éloigner, on y revient malgré tout, et malgré nous, parce que l’attraction est trop forte, parce qu’il nous fait vivre, nous anime, nous procure la satisfaction d’une création, d’un écrit, d’une audience, d’un compliment, d’un remerciement.

Pourtant quel autre métier stupide nous oblige à rester au bureau jusqu’à pas d’heure pour dicter des mots qui seront jaunis dans un mois, dont personne ne se souviendra de la signification, jusqu’aux magistrats qui auront oublié la nature de l’affaire. Quelle autre métier nous fait faire des devoirs si tard le soir, que finalement nous restons des étudiants attardés, fatigués par les années perdues à profiter du temps (à ce titre, vous pourriez vous reporter à ma précédente chronique relative à la mise en ligne d’un article de Sénèque dont la lecture douloureuse vous (me) renvoie à cette incapacité à appliquer les préceptes qu’il prône alors que l’on sait que le temps qui nous est imparti sur cette terre est tellement incertain, mais que malgré tout nous vivons comme si nous étions éternels).

C’est mon métier, c’est mon petit drame, c’est aussi ma grande joie de lire un jugement qui me donne tellement de satisfaction qu’il me faut sur le champ au risque de ne pas paraître assez professionnel, appeler le client sur son téléphone portable pour lui communiquer cette émotion, lui faire partager cette victoire, lui faire vivre sa victoire par nous.

Mais le calme revenu, nous sommes si petits, si rien, si éphémères, si inconséquents, si interchangeables.

Je regardais les noms des Bâtonniers sur le mur de la maison de l’avocat à Grasse, et je constatais avec tristesse que je ne connaissais que les derniers…

Par carole.ghibaudo le 13/04/08

Tardivement ce week-end.


L'exercice de la vie, quelques combats au dénouement sans solution mais aux motifs valides, m'ont appris à regarder la personne humaine sous l'angle du ciel dont le bleu d'orage lui est le plus favorable.

(René Char, Lettera amorosa).

Par carole.ghibaudo le 11/04/08

Triste et habituel constat que celui de voir que les articles qui traitent de tout sauf de droit sont beaucoup plus actifs et interpellent beaucoup plus nos lecteurs que de vulgaires écrits juridiques.

Aussi, afin de satisfaire l'insatiabilité de ceux qui sont en quête de farfelu, pourriez-vous m'aider à compléter une chanson qui m'est venue, je ne sais pour quelle raison, en tête et dont je n'arrive pas à retrouver les paroles, et souvenons-nous que vendredi c'est permis.

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« et demain matin, petit garçon

Tu trouveras dans tes chaussons

Tous les jouets dont tu as rêvés

Petit garçon il est l'heure d'aller te coucher

Tes yeux se voiiiiiiileeeeennnnt

Écoute les étoi-a-a-a-a-leeeeee

Tout est clair, reposé

Entends-tu les clochettes tintinnabuler

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Par carole.ghibaudo le 08/04/08

Saraswati au coeur de nos discussions, membre à part entière de cette blogosphère, véritable intronisation si elle se pose sur vos écrits, déesse vivante du droit. Un jour, elle m'a dévoilé qu'elle volait, et planait sur nos blogs.

La fée Morgane, c'est le nom que m'a donné notre confrère COLOMBANI, qui a pris la peine d'indiquer qu'elle était "reine d'Avalon, l'île aux Pommes de l'autre monde, porte une branche de pommier, symbole celtique de la paix et de l'abondance. Habile sorcière, elle joue souvent un rôle obscur, s'opposant à Arthur et manipulant les héros". Si j'use à l'avenir de ce surnom avec plaisir, je lui retirerai cependant son aspect obscur et méchant pour offrir le meilleur de ce que je peux donner.

Aussi, pour démontrer mes bonnes intentions, et jouer au mieux mon rôle de fée, m'est venue l'idée de vous faire rêver encore un peu, par des images divines.

La divinité sera louée, la fée aura joué son rôle et l'auteur de ces photos ; je confesse que celles-ci ne sont pas de moi ; aura offert du rêve l'instant d'un diaporama.

Hommage et sincères remerciements à un courant d'air.

(Pour d'autres rêves, c'est ici).