Jun
01
L'avenir de l'assurance maladie

Le Haut Conseil pour l'Avenir de l'Assurance Maladie (HCAAM) a, dans un avis adopté à l'unanimité, dressé un diagnostic de la situation de l'assurance maladie et dégagé les choix qui lui paraissent décisifs pour l'avenir de l'assurance maladie.

Voici, pour vous mettre l'eau à la bouche, les premières grandes lignes que j'ai reprises texto. (accompagnées parfois de mes commentaires que je n'ai pas pu m'empêcher d'indiquer)

Notre système d'assurance maladie a toujours reposé jusqu'à aujourd'hui sur un principe de solidarité entre bien portants et malades.

Notre système d'assurance maladie a pour but - avec le concours d'autres politiques publiques - de protéger l'état de santé de chacun.

Les dépenses d'assurance maladie ne doivent pas être financées par l'endettement. (je partage tout à fait ce point de vue)

Notre système a enfin fait le choix d'un partenariat entre ses différents acteurs [...] aussi bien en termes de financement que d'offre de soins.(certes "l'outil contractuel ou conventionnel est ainsi très présent" mais je pense que cela ne va pas assez loin et qu'il reste encore beaucoup à faire en la matière)

2. La question - lancinante - du déficit de l'assurance maladie ne se résume pas à la seule question des recettes supplémentaires : elle renvoie fondamentalement à la recherche d'un fonctionnement optimal du système de soins.

Le retour à l'équilibre doit d'abord passer par une mobilisation des nombreux gisements d'efficacité du système.

(là encore je partage ce point de vue mais il faut aller encore plus loin)

Le HCAAM constate pour autant, comme la plupart des observateurs, qu'on doit poser à court terme, la question de recettes nouvelles pour l'assurance maladie.

(ce n'est pas vraiment opportun dans le contexte actuel de maîtrise des dépenses)

Surtout, les choix à conduire pour le redressement à court terme ne doivent pas faire oublier la contrainte de plus long terme qui s'exerce sur la croissance des dépenses publiques. (c'est bien ce que je disais...)

3. Au défi financier pour l'assurance maladie s'ajoute, pour le système de soins, le défi de la prise en charge des soins chroniques et des pathologies multiples. (en effet, les ALD représentent une part très importante des dépenses de santé)

On ne peut pas comprendre les phénomènes de « vieillissement » de la société si l'on ne saisit pas leur lien étroit avec la « chronicité » croissante des maladies.

De même, l'innovation médicale est, elle aussi, très étroitement liée au développement de la « chronicité ».

4. L'assurance maladie pourrait se donner pour enjeu de se mettre au service d'une médecine de « parcours ».

La médecine de « parcours » demande un travail soignant plus collectif. (ce qui est difficile à mettre en oeuvre du fait de l'éclatement de l'offre et des prestataires de soins mais qui apparaît de plus en plus comme une nécessité)

L'assurance maladie devra également faire évoluer ses modalités de tarification pour inciter au travail collectif.

L'assurance maladie devra aussi accompagner le nouveau positionnement des services hospitaliers.

L'assurance maladie devra également surmonter les clivages entre le sanitaire et le social.

(pour ces 3 points, alors là j'attends de voir...)

5. Dans ce cadre, l'assurance maladie doit se mobiliser contre les obstacles physiques et financiers à l'accès aux soins.

Contrairement à l'inquiétude qui s'exprime parfois, l'accès aux soins est et demeure d'une grande qualité d'ensemble.

(ouf on est rassurés)

Bon allez, j'arrête là mes commentaires et vous invite à consulter directement le document.

Caroline LEGAL

Avocat

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