Oct
05
PIGEONS: ENCORE UN EFFORT !

Ci-dessous un post que je viens de publier dans Le Cercle Les Echos :

Un rapide succès : réduire la taxation des plus values de sortie

Un paradoxe criant : les repreneurs d'entreprise sont exclus de la réduction d'impôt pour participation au capital d'une PME

Votre succes après une rapide et efficace mobilisation semble pour l'instant indeniable et le sera définitivement dès que la de loi de finances votée par le parlement cet hiver le confirmera.

Je rappelle cependant, après avoir entendu les premiers commentaires sur le sujet, qu'un entrepreneur qui aura créé son entreprise il y a 30 ans et qui la revend sans prendre sa retraite ni réinvestir, sera davantage taxé qu'une propriétaire d'immeuble qui revend son bien après 30 ans de détention.....

J'avais pourtant compris que l'objectif proclamé par le gouvernement est de libérer les énergies créatrices et de taxer la rente plutôt que le risque.

Ce n'est pas le moindre des paradoxes des récentes annonces.

S'il parait juste de ne pas taxer, en tranche marginale, les plus values de cession de titres a plus de 60% pourquoi exclure depuis 2011 les repreneurs d'entreprise ( au travers une holding constituée a cet effet) du dispositif de réduction d' impot sur le revenu pour participation au capital des PME ?

Si les entrepreneurs peuvent se sentir rassurés de savoir que leurs éventuelles plus values de sortie seront moins taxées qu'envisagé, leur énergie serait trés probablement davantage libérée s'ils pouvaient bénéficier dès la constitution de leur holding de reprise de la réduction d'impôts pour participation au capital d'une société nouvelle.

Or,depuis la publication de la loi de finances pour 2011 ils ne le peuvent plus, les modifications apportées au dispositif les en excluant de fait alors qu'ils devaient en être les 1ers bénéficiaires.

Ce dispositif formaté s'applique désormais à ceux qui cherchent à défiscaliser mais plus à ceux qui prennent le risque de reprendre une entreprise dans les conditions économiques actuelles en devant y investir leur argent personnel (après qu'ils l'aient économisé sur leur revenu après impôt) avant d'en tirer un éventuel bénéfice, parfois plusieurs années après avoir investi.

Apprécions le paradoxe, "taxons la rente et pas le risque" et comprenne qui voudra !

Toutefois si au cours des échanges que vous pourriez encore avoir avec le gouvernement, mesdames et messieurs les pigeons, vous pouviez aborder la question, celà permettrait aux entrepreneurs de se sentir mieux considérés, car avant de penser à vendre une entreprise, nombre d'entre eux pensent d'abord à y investir.

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