Nov
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ARMENORUM : CELEBRONS NOUS AUSSI GEORGES CLEMENCEAU, DENONCIATEUR DE L’ISLAMISME

 

Onze novembre.

L’armistice, à la onzième heure du onzième jour du onzième mois.

Célébrations de Georges CLEMENCEAU, vainqueur d’une boucherie générale européenne qui a conduit par la suite  à son anéantissement. Mais c’était l’air du temps. Ah ! Verdun.

Dans l’ambiance générale bienpensante actuelle, on nous dit aussi que le Père la Victoire était anti-clérical, défendeur de DREYFUS, donc pourfendeur de l’antisémitisme. Dommage qu’on oublie l’autre qualité du personnage.

Comme il n’est retenu  de génocide que celui des Juifs, les ignorants généraux, pompeux, si crassement ignorants,  de la télévision et d’ailleurs l’ignorent. Je  veux  alors rappeler ici, que Georges CLEMENCEAU a été  le premier grand défenseur de la cause arménienne, avant même le génocide de 1915. Les pré-génocides.

Je cite quelques passages de l’ouvrage de référence, « Les massacres d’Arménie, témoignages des victimes », au Mercure de France, 1896, reprint d’Hachette livre, collection Gallica,  grâce  à la Bibliothèque nationale de France.

« « Des Arméniens résidant en Europe ont eu l’idée de publier sans commentaires quelques unes des lettres qu’ils ont reçues de leurs compatriotes d’Asie mineure, pendant les massacres de l’an dernier. Cette publication, qu’on me demande de faire précéder de quelques considérations générales en guise de préface, n’est que trop opportune au moment où l’on commence à parler de nouveaux troubles dans les vilayets d’Arménie. On sait ce que signifie ce mot. C’est l’euphémisme officiel pour désigner le massacre méthodique des Arméniens. A cet égard, il n’est plus permis de feindre l’ignorance. La vérité est connue et la tartuferie de nos diplomates d’Europe ne peut plus abuser que des complices de l’universelle lâcheté.(…)

« « Je ne suis point du tout l’ennemi des Turcs, et je ne conçois point de juste paix pour les populations arméniennes de l’empire qui ne doive etre également profitable aux musulmans. Si ce qu’on est convenu d’appeler l’Europe, a laissé massacrer les chrétiens à plaisir, l’Eglise ne pouvait faire autrement que s’émouvoir (…)

« « L’église de Rome si puissante sur les peuples des rois des monarchies et des républiques a–t-elle fait en cette occasion tout ce qui leur permettaient ses rares moyens d’actions ? Il n‘y apparait pas. La puissance qui lança  jadis si bruyamment toute l’Europe chrétienne à l’assaut de l’islamisme est trop engagée, de nos jours,  dans les détours d’une diplomatie compliquée pour n’écouter, même en de telles occasions, que l’intérêt d’une foi chrétienne d’ailleurs dissidente (…)

« « Il faut voir plus loin. De tels évènements sont une perpétuelle menace de la paix de l’Europe ; si l’on n‘y prend garde, ils peuvent motiver quelque jour l’action indépendante de certaines puissances d’où le conflit général peut surgir. »

« « Que faisons-nous aujourd’hui » ».

C’est écrit en 1896, je le rappelle.

Pour mémoire, le Vatican a attendu un siècle complet par le pape FRANCOIS,  pour dénoncer officiellement le génocide arménien de         1915, même si, à l’époque en 1915,  de vives protestations avaient donné lieu à une communication de BENOIT XV alors pape (« les souffrances du peuple arménien »).

 

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Commentaires

Nom: 
Bâtonnier GIROUD

C'est bien volontiers que je m'associe à vous pour saluer les positions de ce grand homme !

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