Apr
22
CHRONIQUE JUDICIAIRE DU CORONAVIRUS : C’EST LA CATASTROPHE

 

On voudra bien noter le ton d’une parfaite neutralité de ce billet.

Le « Canard enchainé » de ce jour annonce que la survie de la profession est en danger,  dont l’activité aurait baissé de 95 % en quelques semaines du coronavirus.

La raison essentielle : l’activité des injonctions de payer,  qui représenterait l’essentiel de leurs revenus (je n’ai pas ajouté confortables) est à l’arrêt, puisque les tribunaux ne fonctionnent plus, les greffes non plus, et que dans l’hypothèse d’une délivrance des actes, les processus seraient interrompus par l’absence de fixation des affaires en cas de contredits.

Du coup, le célèbre volatile annonce que 50 % des officines d’huissiers viendraient à fermer  prochainement.

Diantre.

Pour les avocats, on avance  que 28.000 /70.000  cabinets d’avocats français fermeraient à leur tour. Là, les informations sont  à la fois parfaitement contradictoires. Et très possibles en termes d’économie politique.

Contradictoires. En effet, on prétend que les plus petits seraient affectés, les plus faibles. Oui, mais les très gros avec de gros frais généraux qui ont continué de courir,  seraient plutôt impactés. Alors les deux mon colonel ?

Economiquement,  possibles. Nous sommes beaucoup trop nombreux, compte tenu du périmètre de nos activités. Et cette crise va tuer à la marge. Prière de revoir vos cours d’économie politique.

J’anticipe quant à moi  des solutions de sortie par les désignations exceptionnelles au sein de la profession d’avocat d’administrateurs et/ou mandataires pour accélérer et clôturer les procédures collectives ainsi permettre des rebonds économiques.

 

 

Commentaires

Nom: 
Gilles Huvelin
Site: 
scphuvelin.com

J'ai mis sur twiter le lien qui permet de lire ton article. Je gage qu'il sera lu, même si mes abandonnés sont peu motivés en cette période délétère.
Bien amicalement à toi.

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