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MISCELLANEES : DE LA PANIQUE TELEVISEE EN DIRECT

Quel dommage que le doyen Charles DEBBASCH,  qui nous a enseignait jadis la sociologie politique  (quand j’écris nous, j’inclue même ma fille,  dont il a été aussi enseignant dans la même Faculté de droit) ait du quitter le pays, ensuite de vilaines affaires avec un  vilain casier judiciaire, tout cela pour du VASARELY.

C’est  au point,  on l’espère toujours en vie  à 82 ans,  qu’il en est réduit à une retraite à LOME au TOGO, le constitutionnaliste de grande qualité qu’il est, à écrire des constitutions africaines  à la demande,  et à jouer le vendredi soir du piano dans une boite de jazz locale (il parait qu’il est excellent là aussi : si je pouvais avoir une copie du CD rom correspondant, qui a       circulé sous le manteau, ce serait avec plaisir) .

Le premier, il s’était lancé jadis  dans l’analyse méthodique des moyens modernes de communication, radio et télévision.

Il serait certainement dépassé par les temps actuels d’organisation générale de la panique télévisée en direct en France au moins. C’est dommage qu’on ne puisse pas dire son point de vue technique avisé sur nos écrans.

Que voit-on en effet ? En libérant les ondes,  sur le modèle américain, on a créé plusieurs chaines télévisées d’informations en direct. BFM, C.NEWS, France info.  Sauf qu’elles n’ont pas les moyens des américaines CBS NEWS, FOX, A.B.C., C.N.N. – on visite et on peut même faire la météo, j’ai fait-.

Alors, on nous  rabat tout le temps l’actualité française du moment, rien que le présent immédiat, sans recul, sans réflexion. Du brut, pour brut.

Résultat des courses : par temps de coronavirus, cette  super grippe chinoise, on contribue à affoler le bon peuple qui en redemande, tandis que le nombre des malades, pire celui des morts, est pourtant une plaisanterie… mathématique par rapport à la population totale.

Remarquez  que ça permet aussi  de faire oublier les autres sujets, sauf aussi qu’on crée alors la panique économique dont on n’avait pas besoin. C’est bon la crise : « je te l’avais dit… »

Finalement, on attend tout le temps la fin du monde, en feignant d’ignorer  que nous mourrons tous un jour ou l’autre, de cette vie terrestre, et qu’en principe les gens jeunes et bien portants seront moins atteints que les vieux et malades.

Je suis de ces derniers.Pourtant, je vous assure que ça va de ce coté là. C’est le message qu’il faut faire passer à tout le monde, y compris à celles et ceux qui connaissent le cancer. Il ne faut pas baisser les bras.

 

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Commentaires

Nom: 
tertrais

"Bernanos définissait l'imbécile dont il a beaucoup parlé : "Quelqu'un dont le sort est d'être informé de tout et condamné ainsi à ne rien comprendre. "C'était  définir par anticipation le téléspectateur."(Philippe Barthelot - entretiens avec G. Thibon)

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