Par nicolas.creisson le 24/09/10

Egalement connu sous le nom de "Palais des comtes de Provence et des Cours souveraines".

Cette gravure est extrait de la brochure "journées du Patrimoine 2009" éditée par la mairie d'Aix-en-Provence.

N'hésitez pas à visionner mon diaporama.

Par nicolas.creisson le 11/05/10

Suite de la précédente publication.

Je vous livre ici quelques saisies d'écran de la visite virtuelle en 3D du Palais Comtal, du IIe au XVIIIe siècle. En particulier, la visite de l'interrieur de ce palais nous permet de découvrir les tableaux muraux. Tout à fait incroyable.

Par nicolas.creisson le 11/05/10

Un CD proposant une visite virtuelle en 3D de ce secteur, du IIe au XX e siècles, vient d'être édité.

La reconstitution en images de synthèse de l'ancien quartier du palais comtal est construite à partir des documents iconographiques conservés dans les différents lieux patrimoniaux aixois: bibliothèque Méjanes, musée Arbaud, musée Granet, musée du Viel-Aix, Archives municipales, ainsi que des relevés de fouilles effectués par la Mission archéologique de la Ville.

Les images sont extraordinaires, vraiment...

Voir la présentation sur le site Explographie.net

Ou sur la petite vidéo, ci dessous.

Par nicolas.creisson le 17/02/10

Je vous invite à découvrir, sur le site de la cité du livre d'Aix-en-Provence, une exposition virtuelle sur le Parlement de Provence.

Vous y découvrirez l'histoire de tous les personnages qui ont marqué son histoire, une chronologie des dates importantes. Il est également expliqué les rôles religieux, politiques, administratifs et juridiques (avec, notamment, le résumé de quelques affaires célèbres).

Le seul petit problème, c'est que le lien vers la visite virtuelle (en 3 D) du Palais Comtal abouti à une Erreur HTTP 404. Vraiment très dommage...

Liens :

Exposition Virtuelle

Le Parlement de Provence à travers le temps par le biais d'images et d'archives différentes

Le projet de Nicolas Ledoux pour la construction du nouveau Parlement

Vous pouvez également visionner mon diaporama du Palais Comtal .

Par nicolas.creisson le 09/02/10

Je vais vous reparler, vous l'aurez compris, du : "Palais des comtes de Provence et des Cours souveraines".

Voici l'évolution de ce Palais, à travers les siècles.

A noter, le petit pendu, en face du Palais (on ne plaisantait pas, à l'époque...).

Ces images sont des détails extraits de l'ouvrage « Plans de villes : Aix-en-Provence » de Michel-Edouard Bellet et Marc Heller.

N'hésitez pas à visionner mon diaporama du Palais Comtal.

Par nicolas.creisson le 09/09/08

Toute la ville est en émoi !

Quelques pierres se sont détachées du balcon de la porte d'entrée du Palais comtal, du côté de la place des Prêcheurs. L'une d'elle a brisé la cuisse d'un pauvre homme qui était là par hasard.

Nous sommes au mois d'août 1775, à Aix-en-Provence.

La rumeur gronde... Et si cet accident était prémédité ?

La suite de l'histoire le laisse penser...

Jugez plutôt :

En, mars 1776 le Parlement de Provence délibéra d'abandonner ce palais « en ruine » et transfère ses séances dans le couvent des dominicains. Celles du tribunal de la sénéchaussée déménage au collège BOURBON (l'actuel collège Mignet)

Mais pourquoi ces magistrats voulaient-il fuir ces lieux, craignaient-ils réellement la menace de la ruine ?

L'histoire retiendra que cette délibération fut prise en haine du parlement Maupeou.

Les hauts magistrats de la ville ne voulaient plus siéger dans un palais qui avait été occupé par ceux qu'ils considéraient comme des intrus...

C'est donc la fierté de cette noblesse Provençale qui est à l'origine du désastre.

Ce "Palais des comtes de Provence et des Cours souveraines" était en grande partie l'ouvrage des romains, édifié à une époque incertaine.

Nous savons que deux tours (tour du Trésor et tour du Chaperon), dataient du temps de Marius, général romain bien connu des Aixois pour avoir vaincu, en 102 avant J.-C, l'armée teutonne installée sur les bords de l'Arc, à quelques kilomètres d'Aix-en-Provence. (Dans une grande bataille, dont le lieu reste toujours un mystère, les Teutons sont massacrés. Plutarque raconte que le nombre des morts est tel « que l'on peut voir plusieurs années après les habitants de la plaine enclore leurs vignes avec des haies faites d'ossements humains »).

Ces deux tours servaient de défense à la porte principale de la ville. Entre elles, cheminait la voie romaine (l'actuel souterrain qui relie les deux palais est construit sur cette voie. Des pierres monumentales témoignent de cet ouvrage).

L'une de ces tours abritait le cachot de Saint mitre (accusé de sorcellerie, il avait été enfermé, avant d'être décapité dans la cour du prétoire. On raconte qu'il ramassa alors sa tête, la serra contre sa poitrine et la porta jusqu'à l'autel de l'église de Notre-Dame de la Seds dont il devait devenir le patron, avant d'expirer).

La troisième, la Tour de l'Horloge était un mausolée élevé à trois patrons de la colonie, vers le milieu du II ème siècle.

Les comtes de Provence avaient bâtis autour de ces trois tours un vaste palais qui leur servait de demeure.

Ils y établirent le siége de toutes les juridictions de la Provence et les rois de France y fixèrent la résidence des grands corps de magistrature (Parlement de Provence, la Cour des Comptes, Aides et Finances, le Bureau des Trésoriers-généraux de France et tribunal de la Sénéchaussée).

Mais revenons à la destruction de ces monuments, antiques témoignages de la grandeur romaine.

Elle fut résolue et terminée en 1786. Louis XVI ordonna alors la construction d'un nouveau palais sur l'emplacement de l'ancien.

Le nouveau palais devait être plus beau, plus grandiose, plus que l'ancien. Le projet fut confié à Nicolas Ledoux.

Les plans initiaux témoignent du prestige de ce Palais, d'un style néoclassique.

Mais la révolution fit suspendre les travaux pendant plus de trente ans, Ledoux étant accusé de pousser le Trésor à des dépenses inconsidérées.

C'est ainsi qu'une génération d'aixois a connu un champ de ruines au centre de la ville.

Le superbe palais ne verra jamais le jour.

Le palais actuel, élevé sur les fondations commencées en 1786, n'a en effet plus rien à voir avec le faste annoncé. Ce simple cube, orné de sept colonnes, est beaucoup plus petit. Il est vrai que cette capitale d'une grande province n'était plus qu'un chef-lieu de sous-préfecture.

Mais la place vint bientôt à manquer.

On érigea alors un étage. On déménagea les tribunaux, ne laissant sur place que la Cour d'appel. On déménagea encore les chambres sociales. Puis on transforma la prison en un deuxième palais. Enfin, ce furent une fois encore les chambres sociales qui durent s'exiler...

A l'heure de la réforme de la carte judiciaire, Aix conserve la deuxième Cour d'appel de France, mais la démolition guette notre Tribunal de Grande Instance.

Comme en 1786, il a été présenté aux aixois un projet d'architecture tout à fait grandiose.

Mais l'heure est à l'économie et l'on commence à murmurer que le projet sera modifié, les dimensions étant revues à la baisse...

Note :

Les détails historiques proviennent de l'ouvrage « Les rues d'Aix » de Roux Alphéran (1846). Un livre de référence qui n'est, malheureusement, plus édité.

Les illustrations sont ici.

Par nicolas.creisson le 04/09/08

Son nom officiel : "Palais des comtes de Provence et des Cours souveraines"... Photos prises au musé du viel Aix (avec l'amable autirisation de la dame de l'accueil). Le diaporama en plein écran est ici.

Par nicolas.creisson le 07/09/07

Vielles gravures et photos