Par delphine.gali le 17/01/12

La justice pénale des mineurs est régie par l'ordonnance du 2 février 1945.

Cette ordonnance a créé le Juge des Enfants, ainsi que le Tribunal pour Enfants.

Comment se passe la procédure pour un mineur de plus de 13 ansqui a commis un délit?

Lorsqu'un mineur commet un délit, il peut être placé en garde à vue.

Par la suite, il est convoqué devant le Juge des Enfants pour une audience:

-soit il est jugé directement lors de cette audience

-soit il est mis en examen

S'il est mis en examen, deux solutions sont possibles:

-le mineur est convoqué à nouveau devant le Juge des Enfants

-le mineur est convoqué devant le Tribunal pour Enfants

Dans les deux cas, il sera jugé lors de cette deuxième audience.

Le Juge des Enfants ne peut prononcer que des sanctions dites éducatives, qui sont soit des mesures symboliques (remise à prents, avertissement, admonestation), des mesures de réparations (lettre d'excuse, stage de citoyenneté), soit ue mesure d'activité de jour (MAJ) qui permet une remise à niveau sur le plan scolaire ou de l'insertion.

Le Tribunal pour Enfant peut, quant à lui, à la fois prononcer des sanctions éducatives, des peines de prison assorties de sursis ou sursis mise à l'épreuve, de placement en centre éducatif fermé...

Toutefois, concernant les peines de prison, sauf exception, les mineurs bénéficient de l'excuse de minorité, ce qui signifie qu'ils n'encourent que la moitié de peine encourue par les majeurs.

Il est en tout cas évident qu'il est préférable d'être jugé dans le bureau du Juge (en chambre du Conseil)

Contact:Maître Delphine GALI

Avocat à Bordeaux

25, rue des Frères Bonie

33000 BORDEAUX

Tél: 0556011960

delfineg@aol.com

Par delphine.gali le 17/01/12

Certains mineurs rencontrant des difficultés au sein de leur famille font l'objet de procédures d'assistance éducative.

Parfois, les services sociaux demandent au juge des enfants de statuer sur le cas de certains enfants considérés comme en danger.

Dans d'autres cas, ce sont les parents eux-mêmes qui réclament une aide.

De toutes façons, c'est au Juge des Enfants qu'il appartient de décider si l'intérêt de l'enfant nécessite une prise en charge.

L'assitance éducative peut prendre plusieurs formes:

- Assistance Educative en Milieu Ouvert (AEMO): dans ce cas, un éducateur se rend dans la famille de temps en temps pour parler à la fois avec les parents et les enfants et résoudre les difficultés qui peuvent exister

-Placement: si le Juge estime que l'enfant est en danger dans sa famille, il prend une décision de placement.

Le Placement peut être provisoire ou décidé pour une durée variant de 6 mois à deux ans, il peut se faire au sein d'une famille d'accueil ou au sein d'un foyer.

La situation des parents et des enfants doit être réexaminée dès que la mesure de placement arrive à échéance.

Il faut rappeler que le placement soit toujours être la dernière solution envisagée.

Afin de décider d'un placement, il convient de prouver que l'enfant se trouve en réel danger auprès de ses parents, selon les dispositions de l'article 375 du Code Civil.

La situation de danger se trouve caractérisée lorsque la santé, la sécurité ou la moralité du mineur sont en danger ou si les conditions de son éducation sont gravement compromises.

Une fois les enfants placés, il semble parfois difficile pour leur famille de les récupérer.

Il est vrai que l'on a parfois l'impression de mettre le doigt dans un engrenage infernal puisque les services auxquels l'enfant est confié sont aussi ceux qui fournissent les rapports sur l'état de l'enfant au juge et ceux qui émettent un avis sur la nécessité du placement.

Ils apparaissent en quelque sorte comme juge et partie.

Il ne faut toutefois pas baisser les bras et toujours se battre pour le retour des enfants à la maison lorsque ce retour est possible.

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Par delphine.gali le 27/03/09

Titulaire du diplôme de Sciences-Po Bordeaux, d'un DESS de Propriété Intellectuelle, ainsi que d'une licence d'anglais, j'interviens dans de nombreux domaines:

-droit de la famille: divorce, séparation, droit de visite des parents et grands-parents, demande de pension alimentaire...

-droit pénal (membre du Centre de Défense Pénale): audiences correctionnelles, assistance devant le juge d'Instruction...

-droit civil: indemnisation du préjudice corporel, baux, responsabilité civile, contrats...

-droit du travail: licenciement, paiement d'heures supplémentaires, harcèlement moral...

-droit des étrangers (membre de l'Institut de Défense des Etrangers): démarches auprès de la Préfecture (visa, séjour) , recours devant le Tribunal Administratif (reconduite à la frontière)

-droit des mineurs (membre du CRIC, spécialisé dans le droit des mineurs): affaires pénales, assistance éducative

-propriété intellectuelle: droit d'auteur, droit des marques

Je vous reçois dans mon cabinet sur rendez-vous.

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