Par sanjay.navy le 08/09/10

La réintégration désigne la situation de ressortissants français qui perde la nationalité française puis la récupère.

Il existe deux types de réintégration :

- la réintégration par décret qui est soumise aux même conditions que la naturalisation, si ce n'est qu'elle peut être demandée à toute âge et n'est pas soumise à une condition de stage ;

- la réintégration par déclaration de nationalité, qui n'est ouverte qu'aux personnes qui ont perdu la nationalité française à raison du mariage avec un étranger ou de l'acquisition par mesure individuelle d'une nationalité étrangère.

Elles doivent avoir conservé ou acquis avec la France des liens manifestes, notamment d'ordre culturel, professionnel, économique ou familial.

Par sanjay.navy le 19/07/10

Peut devenir français par déclaration :

1- l'époux d'un ressortissant français à condition que :

- le mariage, s'il a été célébré à l'étranger, soit transcrit sur les registres de l'état civil français ;

- les époux soient mariés depuis plus

¤ de 4 ans si l'époux étranger a vécu après le mariage plus de trois ans sans interruption en France, ou si l'époux français a été inscrit pendant la communauté de vie sur le registre des françasi établis hors de france ;

¤ de 5 ans dans les autres cas.

- la "communauté de vie tant affective que matérielle" n'ait pas cessé à la date de la déclaration ;

- l'époux français soit toujours français à la date de la déclaration:

- que l'époux étranger connaisse suffisament la langue française ;

- que le gouvernement français ne s'oppose pas à cette naturalisation pour des raisons liées à l'indignité ou au défaut d'assimilation de l'époux étranger (exemple : polygamie, violences graves sur des enfants...).

2- l'enfant né en France de parents étrangers âgé de 16 à 18 ans si :

- il a sa résidence en France le jour de sa déclaration ;

- il a eu sa résidence en France pendant 5 années après ses onze ans.

3- l'enfant né en France de parents étrangers âgé de 13 à 16 ans si :

- il a sa résidence en France le jour de sa déclaration ;

- il a eu sa résidence en France pendant 5 années après ses huit ans.

4- l'enfant adopté (adoption simple) par un ressortissant français, âgé de moins de 18 ans et résidant en France (sauf si l'adoptant n'a pas lui-même sa résidence habituelle en France).

5- l'enfant recueilli en France par un ressortissant français depuis 5 ans ou par les services d'aide sociale à l'enfance depuis 3 ans.

6- l'enfant recueilli en France et élevé en France dans des conditions lui permettant d'avoir reçu pendant au moins cinq années une formation par un oganisme public ou privé.

7- la personne ayant bénéficié de la possession d'état de français pendant dix ans avant leur déclaration.

La possession d'état désigne le fait que la personne concernée pensait être de nationalité française, croyance partagée par l'administration.

La possession d'éta peut être démontrée, notamment, par l'accomplissement des obligations

militaires, inscription sur les listes électorales, carte nationale d'identité, passeport, certificat de

nationalité française, carte d'électeur, carte d'immatriculation consulaire, etc

8- les personnes qui ont perdu la nationalité française mais qui ont conservé ou acquis avec la France des liens manifestes d'ordre culturel, professionnel, économique ou familial, ou alors qui ont combattu ou servi militairement la France (cette dernière hypothèse étant également valable pour les conjoints).

Par sanjay.navy le 19/07/10

L'enfant né en France de parents étrangers devient automatiquement français le jour de ses 18 ans si :

- il a sa résidence habituelle en France le jour de ses 18 ans ;

- il a eu sa résidence en France pendant 5 années après ses onze ans.

- il n'a pas déclaré ne pas vouloir acquérir la nationalité française ;

- il n'est pas enfant d'agents consulaires étrangers.

Ces conditions sont cumulatives.