Par ariel.dahan le 10/12/15

2 - BULLRAY : un drone professionnel lourd et versatile.

Le BullRay est un projet de drone professionnel reconfigurable, lancé par une arbalète, pouvant être configuré en trirotor, quadricoptère ou hexacoptère.

 

Il emporte une charge utile importante, et peut porter plusieurs capteurs.

Caractéristiques connues :

Poids à vide : 8kg

Dimension : 38’’ en configuration tri-rotor.

Capacité vidéo : Dépendante des caméras qu’on utilise.

Autonomie de vol : 45 minutes (selon la charge utile et la météo)

Charge utile : 7kg

Etanchéité : Norme IP67. Attention au fait que la batterie est configurable.

Charge utile : 7kg.

Domaine de vol : Non précisé.

Décollage facile, déployé en 15 secondes,

Récupération sur l’eau (amerrissage ou crash)

Mode de vol : Vol paramétrique. Trois boutons de paramétrage.

 

Classification du drone: pesant 8 Kg et ayant une capacité d'emport de 7 kg, il représente un poids au décollage de 15 kg, ce qui permet de le classer en catégorie E. Cette catégorie lui donne accès aux scénarios S1 ou S2 (évolution hors zone peuplée, en vue directe ou hors vue directe du télépilote).

 

  • S-1 : scénario opérationnel en vue directe du télépilote se déroulant hors zone peuplée, à une distance horizontale maximale de 100 mètres du télépilote ;
  • S-2 : scénario opérationnel se déroulant hors zone peuplée, à une distance horizontale maximale de rayon d'un kilomètre du télépilote et de hauteur inférieure à 50 mètres au-dessus du sol ou des obstacles artificiels, sans aucune personne au sol dans la zone d'évolution ;
  • S-3 : scénario opérationnel se déroulant en agglomération ou à proximité d'un rassemblement de personnes ou d'animaux, en vue directe du télépilote, à une distance horizontale maximale de 100 mètres du télépilote ;

Ce drone est clairement classé à usage mixte civil ou militaire, ce qui posera sûrement un problème pour l’acquérir. Il peut être équipé d’un armement non-léthal.

Il dispose de plusieurs points d’accroche de matériel, dont une lampe d’illumination de cible.

Son utilisation est clairement sécuritaire (approche dans le brouillard, sécurité au mouillage, sécurité anti-pirate…)

 

Prix : Inconnu pour l’instant

Par ariel.dahan le 12/07/14
neuron_en_formation_200_861250.jpg Premier vol en formation d'un drone de combat français (Neuron de Dassault)

Dassault rapporte avoir fait voler le 20 mars 2014 son drone de combat nEUROn en formation au-dessus de la Méditérannée en patrouille avec un Rafale et un Flacon 7X, (outre deux avions de prise de vue). Le nEUROn évoluait en mode totalement automatique (non-piloté, mais avec un vol paramétré), et les avions pilotés formaient une formation autour de lui.

Ce vol, présenté comme une première mondiale (même si certaines armées volent déjà depuis longtemps avec un drone de reconnaissance en amont de l'escadrille) s'inscrit dans un scénario de recherche pure pour l'instant, en partenariat avec la DGA.

Je m'interoge sur le scénario qui a été utilisé, sachant que la Méditerrannée est une zone soumise au contrôle aérien qui ne contient que très peu de zones d'exclusion militaire. Fatalement, le nEUROn a évolué à un moment ou à un autre en zone peuplée. Il me semble donc indispensable que nous connaissions les paramètres du scénario qui a été déposé à la DGAC pour autoriser ce vol en formation. A moins que Dassault n'ai obtenu la qualification militaire de l'opération pour s'affranchir de l'arrêté de 2011.

Pour la technique, le nEUROn est un drone bombardier furtif. Il emporte avec lui exclusivement des capteurs passifs. Son seul capteur externe était un capteur optique IR passif. Compte tenu de sa furtivité il ne communique pas avec les autres appareils ni avec le sol. Ce qui explique son vol en mode totalement paramétré, sans contrôle visuel d'un pilote.

Dans de telles conditions, le faire voler en formation suppose que le drone soit le leader de la formation, n'obeissant qu'à ses paramètres programmés avant le décolage, et que les pilotes des aéronefs patrouillant avec lui se calent sur son comportement. La base de contrôle au sol n'est là que pour valider le passage d'une phase à une autre, dans une configuration où le pilote ne reprendra la main qu'en cas de besoin ou après la mission furtive accomplie.

Psychologiquement compliqué pour une patrouille hiérarchisée, mais pas nécessairement impossible. Dassault en a donné la preuve.

NB : nEUROn est un aéronef de 10m de long, 12 m d'envergure et 7 tonnes au décollage, pour 5 tonnes à vide. On est dans l'une des configurations les plus restrictives pour un vol en espace contrôlé civil. Bien évidemment, lorsqu'il accomplira une mission purement militaire, l'Arrêté de 2012 ne s'appliquera pas...

 

Ariel DAHAN
Avocat

Par ariel.dahan le 01/05/13

La Guerre des drones a déjà commencé. Et C'est en Israël que le premier conflit drones / drones se mettra très probablement en place.

Jusqu'à présent, on avait pris l'habitude de voir les drones intervenir soit dans un contexte de suprématie air/sol, soit dans un contexte de reconnaissance avancée.

Néanmoins, tout le monde s'attend à un combat drone/drone. Et c'est très probablement en Israël qu'il aura lieu.

Explication :

Un premier drone a été lancé par le Hezbollah en octobre 2012, et a été abattu par l'armée avant d'atteindre son objectif médiatiquement affiché (la centrale de Dimona). Ce drone, purement de reconnaissance, était non-fonctionnel. Son seul intérêt était médiatique. Démontrer la capacité de nuisance du Hezbollah à un moment où son engagement en Syrie créait une dissension dans la population.

La semaine dernière, un nouveau drone a été abattu à l'aplomb de Haïfa, en Israël. Le lancement de ce drone n'a pas été revendiqué.

Les militaires israéliens s'interrogent sur les objectifs de ce second drone. On ignore s'il était porteur d'armes ou d'explosifs, mais tout porte à croire qu'il pourrait avoir été lancé pour viser un site stratégique israélien : soit l'exploitation gazière off-shore de Tamar, soit les ports industriels de la côte.

La difficulté d'interception air/air d'un drone est liée à son extrême maniabilité et à sa trajectoire susceptible de ruptures dynamiques rapides.

Il faut donc s'attendre très rapidement à la mise en place d'un bataillon de drones d'interception, plus adapté à l'interception d'un drone qu'un chasseur supersonique.

http://www.israel-infos.net/Que-visait-le-drone-abattu-au-dessus-de-Haif...