Par elisabeth.guerin le 13/02/11

de Luciano EMMER ( Italie 1961)

Un document saisissant et angoissant sur le travail dans une mine de Belgique.

Il y a, même un coup de grisou, avec enfermement des mineurs pendant plusieurs jours.

Le week end,du samedi soir, après ces heures terribles, au dimanche soir, c'est pour les immigrés italiens, l'évasion vers AMSTERDAM, vers les filles dans la vitrine.

Mais il y a, aussi, ces bars où l'on boit et déprime.

Il y a des souteneurs, qui cognent.

Départ vers la mer, la liberté, le rêve...

Les filles ont voiture.

L'air du large, la plage immense

Et aussi,les guinguettes, promenades en barque.

Non-dits, jalousie, incommunicabilité, solitude.

Il faut, déjà, repartir.

Et l'amour... et l'avenir...

Un beau film, avec Lino VENTURA( Frederio)et Magali NOËL ( Corie), déjà un couple avec ses habitudes, Bernard FRESSON( Vincenzo), petit nouveau, fragile, émouvant, et la très belle Marina VLADY ( Else).

Par elisabeth.guerin le 13/02/11

de Luciano EMMER ( Italie 1961)

Un document saisissant et angoissant sur le travail dans une mine de Belgique.

Il y a, même un coup de grisou, avec enfermement des mineurs pendant plusieurs jours.

Le week end,du samedi soir, après ces heures terribles, au dimanche soir, c'est pour les immigrés italiens, l'évasion vers AMSTERDAM, vers les filles dans la vitrine.

Mais il y a, aussi, ces bars où l'on boit et déprime.

Il y a des souteneurs, qui cognent.

Départ vers la mer, la liberté, le rêve...

Les filles ont voiture.

L'air du large, la plage immense

Et aussi,les guinguettes, promenades en barque.

Non-dits, jalousie, incommunicabilité, solitude.

Il faut, déjà, repartir.

Et l'amour... et l'avenir...

Un beau film, avec Lino VENTURA( Frederio)et Magali NOËL ( Corie), déjà un couple avec ses habitudes, Bernard FRESSON( Vincenzo), petit nouveau, fragile, émouvant, et la très belle Marina VLADY ( Else).

Par elisabeth.guerin le 18/01/11

... c'est un film de Jacques PERRIN, fasciné par l'Indochine.

De très belles images, extraites de films d'amateurs, de films d'actualités avec la voix de Jacques PERRIN qui lit des poèmes, des lettres, des extraits de livres.

Comme Jacques PERRIN, on est fasciné, par ce film qui nous laisse trés libre, même de s'assoupir une seconde et de se réveiller dispos.

Il y a la douce vie des colons, la guerre d'Indochine, les exodes, la guerre du Vietnam.

On entend la voix d'un ancêtre qui dit " Tu n'es pas seulement toi. Tu es aussi nous.Et nous sommes sur toi."

C'est un peu le sens de ce film.

Pour les plus vieux d'entre nous, des tranches de vie, des souvenirs épars sont liés à l'Indochine, à la période coloniale, à la terrible guerre, à la chute de DIËN BIËN PHù

Pour les plus jeunes, ils ont appris l'histoire.

Et, tous nous ressentons une souffrance de cette Indochine, qui est, un peu, notre Paradis perdu.

Par elisabeth.guerin le 28/11/10

C'est raté.

Un film de Eric LARTIGAU, d'après un roman de Douglas KENNEDY

Romain DURIS, silhouette svelte,promène son tourment sur papier glacé.

Le noeud du problème est incohérent, et quand on arrive, plus tard, à une logique,elle n'est que trop évidente.

Pas d'ennui, mais pas d'émotions, pas d'angoisse...Et c'est un thriller!

Par elisabeth.guerin le 29/09/10

" Des Dieux et des Hommes", le film de Xavier BEAUVOIR, reconstitue les dernières années de la vie des moines de TIBERIHINE.

Une vie en harmonie avec la population locale, qui voient en eux une providence invincible.

Les acteurs sont remarquables et inspirés, même si Lambert WILSON a un air un peu confit.

Michael LONSLADE, en frère convers, médecin qui soigne tous ceux qui viennent à lui, est merveilleux de simplicité.

Mais les messes esthétiques, la prière d'un moine angoissé par la menace qui pèse,et les cantiques, ne touchent pas.

On est au cinéma.

Alors que ce drame est récent, que les moines ont une famille, fallait -il faire un film, finalement poseur, avec des acteurs?

Par elisabeth.guerin le 29/08/10

Oscar 2010 du meilleur film étranger

hispano argentin

de Juan José Campanella

avec Ricardo Darin, Soledad Villami...

adapté d'un roman de Eduardo Sachen

Une enquête criminelle

non un roman écrit 25 ans plus tard

Une histoire d'amour

non, deux histoires d'amour

humour, rebondissements, suspens

horreur,

On retient son souffle

Est ce ainsi que les hommes vivent?

http://www.youtube.com/watch?v=5tL-no7aXZM&feature=related

Par elisabeth.guerin le 24/04/10

MARIVAUX et Henrik IBSEN s'en sont préoccupés.

Dans " la fausse suivante" une jeune fille, travestie en chevalier, teste son prétendant.

La pièce est mise en scènes aux BOUFFES DU NORD,par Lambert WILSON, dans un décor de grands voilages blancs transparents brodés de feuillages.

On est à la campagne dans les années folles.

Anne BROCHET, en garçonne 1920, incarne, avec allant et audace" le chevalier".

Tous les acteurs sont excellents.

Et tout finit par musique et danse.

Dans " Maison de poupée", une femme va quitter son mari.

C'est Noël, la maison est chaleureuse, les enfants excités, Nora prépare les cadeaux.

Mais la menace, dont seule Nora est avertie, sourd.

Le drame éclate. Il retombe.

Nora prend, alors, conscience que son mari ne la respecte pas, qu'il ne l'écoute ni ne la comprend.

La pièce a inspiré et inspire de nombreux metteurs en scène et de nombreuses actrices.

Joseph LOSEY, en l973, en avait fait un film avec Jane FONDA ( Nora) et Delphine SEYRIG ( Kristine, son amie)

Jean Louis MARTINELLI, au THEATRE DES AMANDIERS à NANTERRE a choisi l'époque contemporaine et un décor schématique et accueillant.

Marina FOÏS, gracile et élégante,incarne finement l'insouciance de Nora et son tourment.

Par elisabeth.guerin le 29/03/10

Il y a toujours la tendresse.

http://www.youtube.com/watch?v=wQIWmfgCoGI

Après " Ma môme", il y a eu " la vieille dame indigne" de René ALLIO ( 1965), d'après une nouvelle de Bertold BRETCH

avec Sylvie, Jean BOUISE, Victor LANOUX, Malka RIBOWSKA.

Cela se passait à MARSEILLE

La soif de vivre d'une vieille dame qui vient de perdre son mari.

Et Jean FERRAT chantait:" On ne voit pas le temps passer"

avec le refrain:

" Faut- il pleurer, faut-il en rire

" Fait elle envie ou bien pitié

" je n'ai pas le coeur à le dire.

" on ne voit pas le temps passer"

http://www.youtube.com/watch?v=WyN2u20ysnw&feature=related

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=3823.html

Par elisabeth.guerin le 12/03/10

Un jeune marin, de blanc vêtu, la nuit, à BUENOS AIRES;

Bagage sur l'épaule, il paraît perdu.

" Je suis ta belle soeur, en quelque sorte", lui dit la jeune femme avenante, qui lui ouvre la porte.

Une histoire de famille.

Souvenirs obsédants en couleur.

Et la vie, qui grouille, en noir et blanc sublime.

Rues gorgées de soleil et nuits brillantes.

Film intimiste et théâtral, plein de rebondissements.

De Francis Ford COPPOLA, avec des acteurs formidables, dont Vincent GALLO, torturé, secret, Meribel VERDU généreuse et amoureuse, et Alden EHRENREICH enthousiaste.

Par elisabeth.guerin le 04/02/10

pour trois artistes disparus:

Comme beaucoup de gens, j'aimais les films de Eric ROHMER, ses personnages jeunes et séduisants

qui rêvaient, raisonnaient, et parlaient un beau langage, dans de beaux paysages ou dans de belles maisons

Difficile de choisir parmi tous ses films pleins de lumière: " LE SIGNE DU LION", le premier , " MA NUIT CHEZ MAUD", " LES NUITS DE LA PLEINE LUNE" et le dernier " ASTREE ET CELADON", une féerie bucolique et coquine.

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J'ai peu vu pierre VANECK.

Je l'ai vu en 2004 dans " DEJEUNER CHEZ WITTGENSTEIN de Thomas BERHNARD.

Naturellement élégant et simple, il jouait en harmonie totale avec Catherine RICH et Edith SCOB.

Le prix du meilleur comédien lui avait été attribué par le Syndicat de la Critique pour ce rôle de WITTGENSTEIN.

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Georges WILSON, je l'ai vu dans "UBU ROI",d'Alfred JARRY qu'il avait mis en scène, et qu'il jouait au TNP avec Rosie VARTE

et dans "MARY TUDOR" de Victor HUGO au TNP, également. Il jouait l'ouvrier Gilbert amoureux de jane ( Monique CHAUMETE), aux côtés de la Reine ( Maria CASARES royale et vibrante, ) et Simon RENARD ( Philippe NOIRET, protecteur cauteleux, inquiétant).Un spectacle impressionnant et sobre, un grand souvenir de théâtre.

Récemment, je l'avais vu dans le film de Stéphane BRIZE "JE NE SUIS PAS LA POUR ÊTRE AIME".

Il jouait le père de Patrick CHENAIE.

Il mourait si bien dans le film, que, j'imaginais, que, dans la réalité, il était, déjà, mort.