Par elisabeth.guerin le 04/01/09

James GRAY est un réalisateur talentueux, exigeant et rare.

Né, en 1969,à NEW YORK, dans une famille originaire de RUSSIE, il a réalisé 4 films LITTLE ODESSA ( 1994 ) The YARD ( 2000), La NUIT nous APPARTIENT ( 2007), TWO LOVERS ( 2008)

Ses 3 premiers films sont des thrillers criminels.

Pour le dernier, il change de registre avec une épopée sentimentale.

La famille est un des moteurs dans l'intrigue de ses films.

Famille handicapante et rédemptrice, famille étouffante et doux refuge.

Dans LA NUIT NOUS APPARTIENT, le héros est le gérant d'une boîte de nuit,à BROOKLIN, qui appartient à la Mafia russe, alorsque son père et son frère sont des policiers engagés dans la lutte contre la drogue.

Dans TWO LOVERS, le héros est le fils de commerçants juifs de BRIGTHON BEACH.

Dépressif aprés une rupture sentimentale, il est retourné dans le foyer familial.

Alors que ses parents lui présentent la charmante fille du futur associé de son père, il tombe amoureux fou d'une voisine fantasque, maîtresse d'un homme marié.

Joaquin PHOENIX , acteur fétiche de James GRAY, incarne avec justesse le séduisant et brillant gérant de la boîte de nuit, amant d'une scupturale et somptueuse portoricaine ( Eva MENDES).

Il est tout aussi convaincant en fiston trentenaire mal dans sa peau.

la réalisation est trés maîtrisée et élégante

Les acteurs sont remarquablement dirigés.

Le drame existentiel est finement observé.

Tout est surprenant et trés juste.

Par elisabeth.guerin le 20/12/08

avait, dans un beau film,sensible, original,bouillonnant de vie et de naturel," POLICE " traité des rapports troubles entre policiers, truands et avocats du milieu parisien.

Richard ANCONINA incarnait un avocat en proie à la terreur.

Maurice PIALAT n'a pas aimé ce film, qui a rencontré le succès du public.

Par elisabeth.guerin le 18/12/08

DEPARDON, lui,sans plastronner, suscite notre admiration.

Par elisabeth.guerin le 28/11/08

Tout le monde s'affaire entre les palettes, à pieds, en camion, ou sur des chariots élévateurs.

Emboîtées les palettes sont repeintes en rouge vif, au pistolet, par l'iman, un magrehbin protégé par un masque illusoire, porté et retiré négligemment.

Il y a le muezzin, un africain, qui, du haut des palettes, appelle à la prière.

Il y a le chef du village des africains qui, timidement, demande le paiement des heures travaillées.

Il y a Titi, un jeune magrehbin, qui se mutile pour être un bon musulman " un accident du travail" dit - il.

Il y a les mécaniciens magrehbins qui contestent la nomination de l'iman par le patron, et découvrent, dans la violence, l'esprit syndical.

C'est ma petite entreprise, ma petite mosquée.

Les palettes se dressent, murailles rouge vif laissant passer la lumière.

Mao,le patron, qui est,en même temps, le contremaître, est un musulman prosélyte.

Il a ouvert une mosquée dans son entreprise de garage poids lourds et réparation de palettes, dans une zone bordée d'un canal, prés de PARIS.

Dans la mosquée, patron et ouvriers sont frères.

La religion est l'opium du peuple.Mais le peuple, parfois, se réveille.

Rabah AMEUR-ZAIMEUCHE, le réalisateur, incarne Mao.

" LE DERNIER MAQUIS" est un beau film, fort et nuancé.

Par elisabeth.guerin le 22/11/08

c'est ce que disait Louis JOUVET dans Drôle de Drame de Marcel CARNE ( dialogues de Jacques PREVERT)

Eh!bien 12 voix attribuées par erreur à Martine AUBRY par la fédération de MOSELLE, réduisant de 42 à 18 voix l'écart entre les deux prétendantes, c'est bizarre.

Par elisabeth.guerin le 02/11/08

c'est Louis GARREL, dans deux films sortis presque simultanément:

-" La BELLE PERSONNE" de Christophe HONORE

- " LA FRONTIERE DE L' AUBE" de Philippe GARREL

ou Louis le trop aimé, ou mal aimé...

LA BELLE PERSONNE:

Junie, orpheline, nouvelle élève du Lycée MOLIERE à PARIS XVl°,suscite l'amour de Otto, un autre élève et de

Nemours, le volage professeur d'Italien.

Otto,aprés avoir découvert que Nemours( Louis GARREL) lui est préféré, dans une chanson tire sa révérence.

Junie, par crainte que son amour avec Nemour ait une fin, s'enfuira.

Ce film se regarde sans déplaisir mais sans émotion véritable.

Louis GARREL y apparait ludique et romantique.

LA FRONTIERE DE L'AUBE:

Carole, la star et François, le photographe venu la photographier, sont tombés amoureux l'un de l'autre.

L'idylle est interrompue par l'arrivée inopinée du mari de Carole.

François se retrouve en caleçon sur le palier.

Carole souffre.

François rencontre, ensuite, une jeune fille fragile et lumineuse, Eve, qui lui annonce qu'elle attend un enfant de lui.

Mais François est hanté par Carole.

Le film est dans un trés beau noir et blanc.

L'écriture en est simple et intimiste.

La période Eve est filmée de façon elliptique.

Tandis que la peinture du tourment de Carole est expressionniste.

Si Laura SMET ( Carole) exprime intensément ses sentiments, Louis GARREL (François ) est plus hermétique, jeune homme moderne, léger et incertain.

On s'intéresse au bonheur de François. ( Louis GARREL)

Par elisabeth.guerin le 28/10/08

de Woody ALLEN!

Un roman photo, sous le soleil de BARCELONE, qui se termine en eau de boudin

Mais le film est léger, spirituel, nostalgique.

Javier BARDEM, en artiste séducteur empêtré par son ex volcanique, est irrésistible.

Rebecca HALL, en Vicky, sage fiancée dont le coeur s'enflamme, est charmante.

Par elisabeth.guerin le 13/10/08

je le revois dans le magnifique film de Jacques RIVETTE " Ne touchez pas à la Hache",tourné en 2007 d'aprés " La duchesse de LANGEAIS" de BALZAC.

Il incarnait avec force et ferveur le général Armand de MONTRIVEAU, fou d'amour.

C'était un grand acteur.

Il était bien jeune.

37 ans, c'est aussi l'âge de la disparition de Gérard PHILIPPE .

Par elisabeth.guerin le 28/09/08

ou LA CORDE de Alfred HITCHCOOCK ( 1948) et LE SILENCE DE LORNA des frères DARDENNE ( 2007)

LA CORDE;

NEW YORK, une rue bordée d'immeubles cossus...

De la baie ouverte d'un appartement du dernier étage, jaillit un cri.

Dans une vaste pièce, trois jeunes gens, le premier tire sur une corde enserrant le cou du second, le troisième surveille tout prés.

Suivra une brillante réception, avec des invités surprenants, que le spectateur peut suivre dans l'appartement, sans quitter des yeux la pièce de réception, la pièce du crime.

A travers la provocation et l'effroi des assassins, on comprend vite que les jeunes gens ont voulu mettre en pratique une théorie de leur professeur selon laquelle on est en droit de supprimer un être inférieur, inutile à la société.

LE SILENCE DE LORNA:

Il est évident pour le spectateur, que Claudy, le mari de Lorna, a été tué, lorsque l'on voit Lorna ranger les affaires de son mari, désormais inutiles.

Pas de joutes oratoires dans le SILENCE DE LORNA, mais une menace constante.

Ce n'est pas au nom d'une théorie que Claudy est tué, mais au nom du lucre, et parce que la mort d'un drogué est normale.

Dans les deux films, trés différents de facture,le crime est inspiré par le mépris de l'autre.

Dans la CORDE, on laisse les protagonistes dans un état de sidération, sans pouvoir imaginer leurs sentiments.

Dans LE SILENCE DE LORNA, le travail de conscience de Lorna entraîne un boulversement total de sa personne et de ses sentiments.

Par elisabeth.guerin le 03/08/08

de VITTORIO de SICA( 1964) ressort en salle.

Je suis déçue:

Vittorio de SICA c'est le réalisateur du Voleur de bicyclette( 1948), de MIRACLE à MILAN( 1951),du Jardin des FINZI CONTINI (1970)

C'est aussi le professeur, père de famille désargenté de BONJOUR ELEPHANT,un film plein de charme de Gianni FRANCIOLINI ( 1952)

C'est l' élégant et ardent diplomate de MADAME DE, de Max OPHÜLS ( 1953)

MARIAGE A L'ITALIENNE est parfaitement construit.

Sophia LOREN et Marcello MASTROIANNI, omni présents, y sont les vedettes incontestables.

Les seconds rôles sont trés bien tenus et pittoresques.

Le film, bien que haut en couleur, avec des rebondissements et des aspects comiques, reste figé, un peu terne et ne suscite pas de véritable émotion.