eric.posak

Par eric.posak le 01/07/09
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Le 1er juillet 2009

Le montagne des Pyrénées appelé « patou », et plus généralement, le chien de protection des troupeaux continue de susciter toute l'attention des pouvoirs publics.

Son rôle et sa légitimité au sein des troupeaux ont été récemment réaffirmés par deux textes importants.

- Le « plan d'action national sur le loup 2008-2012 dans le contexte français d'une activité importante et traditionnelle d'élevage » est sans ambiguïté :

« Le chien de protection constitue une mesure fondamentale, qui par son action permet de dissuader certaines attaques et de réduire le nombre de victimes. Il donne également l'alerte vis-à-vis du gardien du troupeau. Enfin, il s'oppose aussi aux autres prédateurs.

Le rapport IGE/CGAAER précise que le chien de protection est une mesure dont l'efficacité est largement reconnue, et optimisée par la combinaison avec le parcage de nuit. »

- L'arrêté du 3 juin 2009 « fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus) pour la période 2009-2010 » évoque aussi l'importance du « patou » au sein du troupeau :

« La présence permanente d'un ou de plusieurs chiens de protection auprès du troupeau, qui représentent un élément de dissuasion actif vis-à-vis du prédateur peut, après appréciation de la DDAF ou DDEA, équivaloir à la mise en oeuvre d'un effarouchement. » (Annexe II.1.b)

Par voie de conséquence, les pouvoirs publics se sont à nouveau engagés cette année à promouvoir ce mode de gardiennage auprès des éleveurs.

Ainsi, « de l'ordre de 470 contrats (soit une augmentation notable de 57 % par rapport à 2006) portaient en 2007 sur cette option, ce qui correspond au financement d'environ 80 achats et de l'entretien de 700 chiens. » (Extrait du plan d'action national sur le loup précité).

Enfin, la circulaire n°2009-3039 du 08 avril 2009 détermine les montants plafonds de dépenses pris en charge par l'Etat pour l'achat, l'entretien, la stérilisation et le test de comportement de ces chiens.

Plus que jamais, la place du « patou » au sein des troupeaux, confrontés à la prédation du loup, du lynx et de l'ours mais aussi des chiens divagants, trouve à travers ces textes une justification fonctionnelle.

Il s'agit d'un complément nécessaire au travail des professionnels de l'élevage au même titre que les chiens de conduite des troupeaux.

Eric POSAK

Avocat