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CAHUZAC - COMMISSION D ENQUETE - MEDIAPART - POUVOIR DE LA PRESSE - UBS - SECRET DES SOURCES

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/05/21/affaire-cahuzac-selon...

Affaire Cahuzac : selon Plenel, Pierre Moscovici a "mal travaillé"

Le Monde.fr | Mis à jour le 21.05.2013 à 14h45

Mardi 21 mai, la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire

Cahuzac a auditionné pendant deux heures et demie Edwy Plenel

et Fabrice Arfi, respectivement fondateur et journaliste du site

Mediapart, qui a révélé l'affaire.

Voir notre direct des auditions de la commission d'enquête

parlementaire

La commission d'enquête, créée à l'initiative de l'UDI,

doit déterminer s'il y a eu "d'éventuels dysfonctionnements"

à la tête de l'Etat et si l'administration fiscale a été

instrumentalisée afin de blanchir l'ancien ministre du budget.

Les trente députés qui la composent doivent également

déterminer ce que savaient l'exécutif et les différents

ministres de l'affaire.

Lors de leur audition, Fabrice Arfi et Edwy Plenel sont

revenus sur ce qui les avait menés à ces révélations,

mais aussi sur la réaction du gouvernement.

M. Plenel a estimé que "tous ceux qui voulaient savoir,

au coeur de la République, pouvaient savoir" que des

soupçons pesaient sur M. Cahuzac.

L'audition est revenue sur le rôle du ministre de l'économie.

"Je ne dis pas que M. Moscovici a menti, je dis qu'il a mal

travaillé", a déclaré Edwy Plenel.

Selon lui, si Bercy a, dans un premier temps, obtenu

une réponse négative de la part de l'administration fiscale

suisse quant à l'existence d'un compte au nom de M. Cahuzac

à l'UBS, c'est parce que la question a été "mal posée".

Interrogé mardi matin sur RMC-BFM TV, Pierre Moscovici a,

lui, déclaré que l'administration fiscale avait "fait tout ce

qu'elle pouvait, tout ce qu'elle devait. Elle a été exemplaire".

"ATTEINTE AU SECRET DES SOURCES"

Devant la commission d'enquête, Edwy Plenel a également critiqué

"l'utilisation de l'administration policière pour porter atteinte au

secret des sources", en évoquant la surveillance téléphonique

dont il a fait l'objet.

Il tient pour preuve un mail, daté de décembre, de la chef de

abinet de M. Cahuzac, qui en fait état.

Pour M. Plenel, "cette affaire illustre le mauvais fonctionnement

de notre démocratie.

Un pouvoir exécutif tétanisé, un pouvoir législatif coalisé, puisque

dans l'ensemble des familles politiques, il y a eu des refus de voir

la réalité de nos informations, enfin, un pouvoir judiciaire immobile".

Les travaux de la commission d'enquête se poursuivent

mardi après-midi avec l'audition de Michel Gonelle,

détenteur de l'enregistrement téléphonique qui a mis en cause M. Cahuzac.

Pierre Moscovici, Manuel Valls et Christiane Taubira seront

également entendus, ainsi que Jérôme Cahuzac.

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