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BANQUES - DEXIA ET AUTRES 10 MDS€- PRESIDENCE NORMALE -LOBBYING REFORME BANCAIRE- TRANSPARENCE?MAIS QUE FONT LES FINANCES L ACP?

François Hollande reçoit le lobby bancaire vendredi.

Les banques ont obtenu du gouvernement

tout ce qu'elles souhaitaient. TRANSPARENCE????

Ce mercredi 17 juillet signe leur succès : le parlement

a adopté définitivement la minuscule réforme bancaire

et la Caisse des Dépôts a accepté le principe de

reverser aux banques une partie de l'épargne du livret A...

TRANSPARENCE?

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Dexia a déjà coûté 6,6 milliards à l'État français

Par Bertille Bayart Mise à jour le 18/07/2013 à 15:36

La Cour des comptes pointe dans son rapport, la responsabilité

des dirigeants en poste jusqu'en 2008, en parlant de «gestion

défaillante, d'excès d'ambition, et de manque de professionnalisme».

«Dexia: un sinistre coûteux, des risques persistants».

C'est sous ce titre que la Cour des comptes publie aujourd'hui

un volumineux rapport (233 pages) consacré à la déroute de

la banque franco-belge.

Un dossier dont «le coût pour les seules entités publiques

françaises (l'Etat et la Caisse des dépots) a été important,

6,6 milliards d'euros jusqu'à ce jour.

Et c'est au moins l'équivalent pour le contribuable» souligne

l'institution.

Et dont le poids reste élevé: les risques courront

jusqu'à l'extinction du portefeuille obligataire de Dexia,

dans ... 40 ans!

Les magistrats de la Cour soulignent dans leur travail

le déséquilibre structurel du groupe Dexia dès sa

naissance en 1996, et sa fuite en avant quand

«les signaux annonciateurs de la crise en 2007

n'ont pas été pris en compte», Dexia accélérant

alors même sa stratégie de croissance.

De quoi pointer la responsabilité des dirigeants d'alors:

«gestion défaillante, excès d'ambition, manque de

professionnalisme».

La Cour des comptes consacre une bonne part de son discours

à souligner l'absence de poursuites contre ces dirigeants,

dont six ont eu le bénéfice d'une retraite chapeau.

Par une négociation, l'ancien PDG Pierre Richard a vu sa retraite

chapeau ramenée de 563.000 a 300.000 euros.

«Il est encore possible jusqu'en 2014 d'exercer un recours en justice

susceptible de réduire substantiellement les pensions de

l'ensemble des bénéficiaires», souligne la Cour.

Concernant le sauvetage mené par épisodes par les États

français et belge depuis 2008, la Cour souligne l'obsession,

compréhensible, de l'Etat français à éviter un schéma où

lui-même se serait retrouvé lesté de l'équivalent de 6 points

de PIB de dette publique.

Moralité de l'histoire pour Didier Migaud, le premier président

de la Cour, le cas Dexia illustre «l'absolue nécessité

d'améliorer la supervision et la résolution bancaire au niveau

européen»

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