May
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DEFICIT 3% - DELAIS COMMISSION EUROPEENNE- DIFFEREND FRANCE ALLEMAGNE - PAS DE COUPES SUPPLEMENTAIRES DANS LA DEPENSE PUBLIQUE

Source: http://www.lesechos.fr/economie-politique/france

/actu/0202747523208-l-allemagne-mecontente-du-sursis-

accorde-a-la-france-pour-reduire-ses-deficits-564282.php

Déficit : l'Allemagne mécontente du sursis accordé à la France

04/05 | 11:43 | mis à jour à 13:33 |

Alexander Dobrindt, secrétaire général de la CSU, lance un

avertissement à l'attention de Paris, estimant qu'il ne faut

pas de « bonus spécial pour la politique d'échec » du

président François Hollande.

Pierre Moscovici a tenu samedi à préciser qu'il n'y aura

pas de relâchement dans la lutte pour la réduction des

déficits publics.

Plusieurs conservateurs et libéraux allemands, les deux

partis de la coalition gouvernementale d'Angela Merkel,

ont manifesté leur mécontentement quant au sursis

accordé à la France par Bruxelles pour réduire ses déficits

publics, dans l'hebdomadaire Focus à paraître dimanche.

« C'est le mauvais signal. Je ne constate pas que

la France entreprenne des réformes.

Allonger le délai, c'est simplement dire, continuez comme cela »,

a déclaré au journal allemand Michael Stübgen, responsable

des questions européennes du groupe parlementaire

conservateur (CDU et son parti frère bavarois CSU).

Vendredi, le porte-parole du gouvernement allemand,

Steffen Seibert, s'était montré beaucoup plus neutre,

qualifiant ce délai de « processus normal ».

« Nous sommes dans un processus européen (...)

Le pacte de stabilité et de croissance permet dans

certains cas précis de rallonger le délai pour ramener

son déficit public en dessous des 3% du PIB,

à condition que le pays concerné continue ses

mesures de consolidation », avait-il dit.

Toujours dans Focus, le secrétaire général de la CSU,

Alexander Dobrindt, lance un avertissement à l'attention

de Paris, estimant qu'il ne faut pas de « bonus spécial

pour la politique d'échec » du président François Hollande.

L'expert en Finances des libéraux (FDP, petit partenaire

des conservateurs de Merkel), Hermann-Otto Solms

a appelé à une accélération des réformes.

« Les Etats doivent faire leurs réformes aussi vite que

possible, assainir leurs finances publiques et améliorer

la compétitivité de leurs entreprises », a-t-il dit.

« On voit maintenant où mène la mauvaise politique

de la France. Un plus grand chômage, des impôts au

plus haut, de faibles investissements et pas de croissance »,

a assené de son côté le secrétaire général du FDP, Patrick Döring.

Paris a obtenu vendredi un sursis de deux ans, soit jusqu'en 2015,

pour atteindre ses objectifs budgétaires alors que la

Commission européenne table sur une récession cette année

en France et prévoit un dérapage de ses déficits contribuant

à une hausse inquiétante du chômage.

Ni relâchement, ni austérité

Le gouvernement ne fera pas preuve de relâchement

dans sa lutte pour la réduction des déficits publics,

mais il n'y aura pas de plan d'austérité, a déclaré

samedi le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici,

au lendemain de l'octroi par Bruxelles d'un délai

supplémentaire à la France pour atteindre ses objectifs.

« Il n'est pas question de relâcher en quoi que ce soit

l'effort de réduction des dépenses », a déclaré M. Moscovici

à l'AFP, mais « il n'y aura pas de surajustement structurel,

pas de plan d'austérité, pas d'objectif impérieux de

satisfaire à un chiffre », a-t-il prévenu.

Il a salué la « décision fondamentale » de la Commission

européenne d'accorder un délai supplémentaire à Paris

pour passer sous la barre des 3% de déficit public.

« Nous sommes en train d'inventer un nouveau chemin

entre réduction des déficits et croissance, cela nous donne

le temps de mettre nos réformes à l'oeuvre », a indiqué

le ministre, estimant que la Commission avait opéré

un « changement de doctrine ».

En France, « il y aura des réformes structurelles mais pas

de surajustement structurel, pas de coupes supplémentaires

dans la dépense publique, c'est ce qui tue la croissance »,

a prévenu le ministre.

« Le sérieux budgétaire oui, l'austérité non », a-t-il ajouté

Source AFP

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