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UNION EUROPEENNE - CHINE - LIBRE-ECHANGE - TRAITE BILATERAL D'INVESTISSEMENT?

Source : http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/

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-ne-souhaite-pas-negocier-avec-la-chine.html

Libre-échange: l'Union européenne ne souhaite pas négocier

avec la Chine

Mounia Van de Casteele | 08/05/2013, 11:47 - 525 mots

A l'heure où l'Union européenne négocie les conditions d'un

éventuel accord de libre-échange avec les Etats-Unis,

le Canada et le Japon, elle ne serait pas pressée d'en

discuter avec la Chine, d'après un haut responsable européen.

Selon lequel les Européens préfèreraient se concentrer

sur un traité bilatéral d'investissement.

Un accord de libre-échange avec la Chine ne serait pas à

l'ordre du jour pour l'Union européenne.

C'est en tout cas ce qu'aurait déclaré à l'AFP un haut

responsable européen, à l'heure où les négociations

ont commencé avec les Etats-Unis, le Canada et le Japon.

Les dirigeants chinois ont profité d'une récente visite à Pékin

de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton,

pour "remettre sur le tapis" la question d'un accord de

libre-échange, a confié à l'AFP ce responsable

s'exprimant sous couvert de l'anonymat.

Les partenaires commerciaux de la Chine multiplient

les accords bilatéraux

Le principe d'un accord de libre-échange, à l'initiative chinoise,

avait été lancé en septembre dernier à Bruxelles lors du

sommet UE/Chine.

Les Européens s'étaient alors interrogés sur les motivations

de cette soudaine offensive de charme de Pékin, soulignant

au passage que la Chine traîne des pieds concernant

la négociation en vue d'un Accord de partenariat et de

coopération (APC) lancée en 2007.

En effet, les pourparlers - qui ont pour but de parvenir à une

adaptation d'un accord-cadre conclu en 1985 - n'ont que

lentement progressé jusqu'à présent, notamment dans le

domaine du commerce.

Si Pékin revient à la charge, c'est donc pour éviter de

se retrouver isolé sur la scène du commerce mondial au

moment où ses principaux partenaires sont engagés

dans des politiques dynamiques de libre-échange.

Washington a lancé des négociations pour un partenariat

trans-Pacifique (TPP), qui ont pour but de créer la plus

vaste zone mondiale de libre-échange avec plus d'une

dizaine de pays riverains du vaste océan.

Mais la Chine n'en fait pas partie.

Par ailleurs, l'UE discute d'un éventuel accord de libre-échange

avec les Etats-Unis. Et si les deux blocs parviennent à s'entendre,

ils seraient en passe de dicter à eux seuls les règles du

commerce mondial.

Les deux économies pèsent en effet à elles seules 50%

de la richesse mondiale et près d'un tiers du commerce mondial.

Une façon de tenir tête à la Chine.

De nombreux différends commerciaux bloquent

L'Union européenne et la Chine comptent plusieurs différends

commerciaux, en particulier concernant le libre accès au

marché chinois ou la défense des droits de propriété intellectuelle.

Les fabricants européens de panneaux solaires accusent Pékin

de pratiques déloyales dans ses exportations vers l'Europe

et ont déposé plusieurs plaintes pour dumping à l'encontre

des fabricants chinois.

Notons au passage que la balance commerciale est favorable à Pékin.

Si les exportations de l'Union européenne vers la Chine

n'ont cessé de croître depuis 2000 - passant de 26 milliards d'euros

à 136 milliards d'euros en 2011 d'après les chiffres d'Eurostat -

l'Allemagne est le seul pays des 27 à ne pas être déficitaire

par rapport à Pékin.

Dans ces conditions, un accord de libre-échange ne peut être

envisagé qu'à "moyen ou long terme", a affirmé à l'AFP

le responsable européen.

A ce stade, les Européens préfèrent négocier un traité bilatéral

d'investissement, pour lequel les négociations ont été lancées

l'an dernier.

Un moindre mal, si l'on ose dire, pour Roberto Azevedo

qui vient tout juste d'être désigné directeur général

de l'OMC, succédant à Pascal Lamy.

Le Brésilien aura en effet pour mission principale de redonner

ses lettres de noblesse à l'institution, notamment en

relançant le multilatéralisme.

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