Par francis.masson le 19/09/13

Voir les liens ci-dessous et tous les non-dits, notamment sur les

retraites publiques et régimes spéciaux:

http://www.gouvernement.fr/gouvernement/la-reforme-des-retraites

-ca-change-quoi?xts=38025&xtor=EPR-139691-[infolettre]-20130919-[la_reforme_des_retraites_ca_change_quoi_]&xtdt=22993527

http://www.gouvernement.fr/gouvernement/34-plans-de-reconquete

-pour-dessiner-la-france-industrielle-de-demain?xts=38025&xtor=EPR

-139691-[infolettre]-20130919 [34_plans_de_reconquete_pour_dessiner

_la_france_industrielle_de_demain]&xtdt=22993528

http://www.gouvernement.fr/gouvernement/conference-

environnementale-deuxieme-acte

Par francis.masson le 15/07/13

http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/nd/csr2013_france_fr.pdf

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/05/29/20002-20130529

ARTFIG00400-reformes-les-cartons-rouges-de-bruxelles-a-la-france.php

Moins d'austérité, plus de réformes.

La Commission européenne a fixé six recommandations

à la France pour revenir dans les clous des 3% de déficit

en 2015.

Paris va devoir ramener son déficit public à 3,6% du produit

intérieur brut (PIB) en 2014 et 2,8% en 2015, après 3,9%

cette année, pour sortir de la procédure de déficit excessif,

selon les recommandations de la Commission européenne

publiées aujourd'hui.

Elle liste six domaines d'action prioritaires: déficit public,

à travers en particulier une nouvelle réforme des retraites,

marché du travail, coût du travail, libéralisation des services,

environnement des entreprises et simplification de la fiscalité.

Par francis.masson le 15/07/13

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/06/27/la-cour-des-comptes

-exige-des-mesures-d-urgence_3437415_823448.html

Source : Le Monde du 27 6 2013

La France doit continuer à redresser ses finances.

Elle n'a pas le choix.

Le taux de prélèvements obligatoires ayant explosé tous

les records à 45 % (56%) du PIB, il n'y a plus de marge

du côté des impôts.

Pour revenir à 3 % de déficit en 2015 (au lieu de 2013),

il lui faut donc trouver 13 milliards d'économies en 2014

et 15 milliards en 2015. (NDLR Le double?)

Tel est l'un des principaux messages délivrés par la Cour

des comptes dans son rapport annuel sur la situation

et les perspectives des finances publiques (RSPFP).

Présenté jeudi 27 juin, il va nourrir le débat d'orientation

des finances publiques prévu le 2 juillet à l'Assemblée

nationale et le 4 au Sénat.

LE NIVEAU TROP ÉLEVÉ DES PRÉLÈVEMENTS OBLIGATOIRES

Pour tenir ses engagements, le gouvernement doit

changer de méthode.

L'effort structurel réalisé en 2012 (1,1 point de PIB, contre 1,5

point en moyenne dans la zone euro) a résulté pour l'essentiel

de 22 milliards de hausse d'impôts.

En 2013, cet effort reposera encore à 80 % sur l'impôt.

A partir de 2014, il devra provenir majoritairement d'une

action énergique sur les dépenses qui, comme le reconnaît

pudiquement la Cour, "reste à concrétiser".

Entre l'abandon de la révision générale des politiques publiques

(RGPP), qui n'aura plus de nouvel impact sur la dépense

à compter de 2014, et les principales mesures censées

découler de la modernisation de l'action publique (MAP)

toujours dans les limbes, la Cour propose de recourir

à des mesures de freinage de la dépense d'application

rapide et effective :

- poursuite du gel du point d'indice de la fonction publique,

- sous-indexation (hors minimas sociaux) de certaines

prestations sociales, des retraites ou de l'assurance-chômage.

Dans l'esprit des magistrats financiers, ces mesures ne

peuvent servir d'échappatoire aux réformes structurelles

(formation, retraites, etc.) que le pays doit également conduire.

La Cour y voit toutefois le moyen nécessaire pour ramener

la croissance en volume des dépenses publiques à 0,4 %

en 2014 et à 0,2 % en 2015.

De 2007 à 2011, celle-ci a été de 1,7 % par an en moyenne.

Elle est tombée à 1 % en 2012 et devrait être de 0,9 % cette

année.

DES PISTES D'ÉCONOMIES IMMÉDIATES

Parmi les pistes d'économies retenues, figure la poursuite

du gel du point de la fonction publique sur 2014 et 2015.

La Cour rappelle que l'enjeu budgétaire de l'évolution

du point d'indice est "considérable " puisqu'elle s'applique

automatiquement aux trois fonctions publiques.

"Chaque revalorisation de 1 % accroît de 1,8 milliard

les dépenses publiques", souligne-t-elle.

Autre suggestion : faire évoluer les prestations sociales,

hors minimas sociaux, moins vite que les prix.

Une sous-indexation à hauteur de 1 point des prestations

familiales et des pensions de retraite de l'ensemble des

régimes de base, y compris des régimes spéciaux de retraite,

"mais à l'exclusion du minimum vieillesse et des minimas

contributifs", réduirait les dépenses d'environ 1,5 milliard

dès 2014.

Si cette mesure était maintenue deux ans,

l'économie attendue serait de 3,8 milliards.

Appliqué aux aides au logement, le même mécanisme

permettrait d'éviter une dépense supplémentaire de 170

millions d'euros.

Et, sur l'assurance-chômage il ferait économiser 165 millions.

La Cour est consciente que de telles mesures, qui reviennent

à baisser les prestations sociales, ne constituent pas des

réponses durables ni socialement tenables.

Elle propose de ne pas les appliquer aux minimas sociaux

ou d'en moduler les effets en fonction des revenus.

Par ailleurs, sur la foi de prévisions d'inflation révisées

à la baisse et d'un rythme de progression des

remboursements des dépenses maladie inférieur à ce

qu'il était dans les années 2000, les magistrats financiers

jugent possible de ramener la progression de l'Ondam

à 2,4 % en 214 et à 2,3 % en 2015 et 2016.

Il s'agit toutefois là d'un objectif très ambitieux.

DES MESURES STRUCTURELLES

Du côté des économies structurelles, la Cour estime

qu'il reste fort à faire dans le périmètre de l'Etat.

Pour assurer une maîtrise durable de la masse salariale

de ce dernier, elle avance différentes propositions

qui jouent sur plusieurs leviers :

- gel ou non du point d'indice,

- nouvelle réduction du volume global des mesures catégorielles ; et,

- ralentissement des déroulements de carrière ou,

comme alternative possible à l'austérité salariale,

- une légère diminution des effectifs et l'augmentation

de la durée du travail...

Les dépenses d'intervention, qui représentent près du tiers

des dépenses de l'Etat, devront aussi être sollicitées.

Trois pistes sont évoquées :

- meilleur ciblage des aides (100 millions pourront ainsi

être économisés sur les aides à la presse),

- élimination des redondances d'intervention

(elles sont nombreuses dans le secteur culturel) ; et, dans certains cas -

- la révision pure et simple de certains dispositifs.

LES ABATTEMENTS ET LES NICHES FAVORABLES AUX RETRAITÉS VISÉS

Pour réduire les dépenses de fonctionnement de l'Etat et de

ses opérateurs, la Cour estime qu'il faut continuer à faire :

- des économies sur les achats,

- réduire le coût de gestion de l'impôt ; ou, encore

- optimiser le parc immobilier.

Persuadés que les marges sont "faibles" sur les dépenses

d'investissement, les magistrats financiers réclament

la poursuite de la décrue des dépenses fiscales.

Et proposent, entre autres, une remise en cause

progressive de l'abattement de 10 % des retraités,

qui coûte 3 milliards.

Dans le champ de la protection sociale, la Cour souhaite

que soit rééxaminé le bien-fondé de certains dispositifs,

comme les indemnités journalières maladie ou la

majoration de 10 % des retraites versées aux personnes

ayant élevé au moins trois enfants.

Elle souhaite une réduction des niches sociales,

en particulier celles bénéficiant aux retraités, et évalue

à 1 milliard sur cinq ans les économies envisageables

sur la gestion des caisses de sécurité sociale.

RIGUEUR ACCRUE POUR LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Sur le front des collectivités territoriales, dont les

dépenses sont particulièrement dynamiques,

il convient d'abord d'éviter que "la baisse des concours

de l'Etat ne conduise à une hausse symétrique des

impôts locaux".

Sans surprise, la Cour demande notamment aux

collectivités locales de mieux maîtriser leurs dépenses

de personnel et la durée de travail de leurs fonctionnaires.

Elle propose de rationaliser les politiques d'intervention économique.

Elle demande aussi à l'Etat d'être plus attentif au coût

des normes qu'il édicte.

Et souhaite une rationalisation de la carte intercommunale.

Par francis.masson le 15/07/13

http://avocats.fr/space/francis.masson/content/retraites

---marisol-touraine_62FB00D9-DACE-4D3F-B9DA-D13B379FD1B1

APRES AVOIR FERRAILLE CONTRE LES REFORMES

DE SARKOZY/FILLON, HOLLANDE, AYRAULT ET LE

PS SONT AU PIED DU MUR!

ON VA VOIR SI CE SERA DU RAFISTOLAGE OU DU

DURABLE! ET QUI DESCENDRA DANS LA RUE!

IL EST PLUS FACILE D ETRE DANS L OPPOSITION QU'AU

POUVOIR...

SOURCE: http://fr.wikipedia.org/wiki/Marisol_Touraine

...Elle est secrétaire nationale du PS à la Solidarité et la

protection sociale à partir de 1997, nommée par le

premier secrétaire François Hollande.

Elle est alors l'une des rares spécialistes parlementaires du

monde social et médical qui ne soit pas elle-même issue de

la profession3.

Simple députée, elle se fait connaître au niveau national

lors de la réforme des retraites de 2010, où elle mène le

front des députés socialistes contre le projet de loi du

gouvernement Fillon : « Examen en commission,

conférences de presse, séances de nuit...

Elle a ferraillé des semaines durant contre le texte,

démontrant ténacité et endurance ».

Le ministre du Travail de l'époque chargé de défendre le texte,

Éric Woerth, s'il a dû batailler contre elle, reconnaît néanmoins :

« Elle a du caractère mais on peut parler avec elle.

C'est quelqu'un de sérieux, travailleur, qui a porté ses

attaques sur le fond », tout en nuançant son propos :

« Elle est dévorée d'ambition et très pragmatique.

Nous aurions pu nous entendre sur certains points,

mais elle a durci sa position au fil des semaines pour coller

à celle du PS.

Faute de poids politique, peut-être, cela a été sa stratégie

pour monopoliser la parole dans son camp »3.

Le 16 mai 2012, elle est nommée ministre des Affaires

sociales et de la Santé dans le premier gouvernement

dirigé par Jean-Marc Ayrault9.

Elle est la « numéro 6 » du gouvernement Ayrault ;

elle est assistée par trois ministres déléguées :

- Michèle Delaunay aux Personnes âgées et à la Dépendance,

- Dominique Bertinotti à la Famille; et,

- Marie-Arlette Carlotti aux Personnes handicapées3.

Son premier dossier important concerne l'une des promesses

de campagne de François Hollande, à savoir « le retour partiel

à la retraite à 60 ans pour les personnes ayant travaillé

quarante et un ans sans interruption »3.

Par francis.masson le 10/07/13

MEDEF

..."Il y a trop de fonctionnaires en France", s'est indigné Pierre Gattaz.

[NDLR : Il aurait pu ajouter "2 fois trop", comparé à l'Allemagne" et

on s'étonne du manque de compétitivité !!!]

"Depuis vingt ans, nous avons laissé dériver l'Etat et ses dépenses",

s'est-il indigné.

Aujourd'hui "57% de dépenses de l'Etat sont publiques, bien plus que

nos partenaires européens", a-t-il ajouté sur le plateau de BFMTV.

Retraites : "La maison France brûle"

Le Parti socialiste n'a pas fait de scénario, de calculs.

La maison France brûle", a-t-il martelé.

"Il faut mener la réforme une fois pour toute,

et qu'on en parle plus".

Le représentant du patronat refuse toute hausse des

cotisations, qu'elles soient salariales ou patronales.

Pour lui, il n'y a que deux leviers: "Durée de cotisation

et âge légal, il faut jouer sur les deux tableaux".

Par francis.masson le 08/07/13

SOURCE PARTIELLE :http://www.journaldunet.com/economie/magazine/le-salaire-

des-politiques-et-des-elus/president-de-la-republique.shtml (A METTRE A JOUR)

Président de la République : 21 300 euro mensuel brut (Non réduit, cf. Conseil Constit);

Premier ministre : 21 300 euro mensuel brut (Non réduit, cf. Conseil Constit);

Ministre : 14 200 euro mensuel brut (Non réduit, cf. Conseil Constit;);

Secrétaire d'Etat : 12 200 euro mensuel brut;

Député : 13 512 euro mensuel brut;

Sénateur : 13 340 euro mensuel brut.

Dernière minute : Les sénateurs ont refusé que leur prime de chauffage

de 4300 euros par an soit diminuée alors qu'ils gagnent plus de 160.000 € par an!

Souvenez-vous que la baisse de 30% des salaires de nos gouvernants

a été déclarée anticonstitutionnelle ... et n'est donc pas appliquée !

Et ils veulent baisser les retraites!!!!!!!!

LES CONSEILLERS DES COMMUNAUTES DE COMMUNES

(TOUS VICE-PRESIDENTS, CAR LORSQUE L'ON EST

VICE PRESIDENT, L'INDEMNITE EST DOUBLEE !) ET

QUI INSIDIEUSEMENT ONT CREE UNE TAXE SUPPLEMENTAIRE

"INTER COMMUNAUTE" QUI SUR VOS FEUILLES D'IMPOTS

LOCAUX VIENT S'AJOUTER A LA COMMUNE, AU DEPARTEMENT,

A LA REGION !

LES CONSEILLERS GENERAUX ET LES MAISONS DU CONSEIL

GENERAL (QUI FLEURISSENT UN PEU PARTOUT AVEC 150 A

200 FONCTIONNAIRES CHAQUE FOIS)

LES CONSEILLERS REGIONAUX ET LES HÔTELS DE REGIONS

ET C'EST PAS TOUT !

EN RHÔNE ALPES, EST EN TRAIN DE SE CREER UNE NOUVELLE

STRUCTURE : LE POLE METROPOLITAIN REGROUPANT LES

COMMUNAUTES DE COMMUNES DE LYON, VIENNE, SAINT

ETIENNE ET BOURGOIN.

COMPTE TENU DE LEUR GESTION DESASTREUSE, ILS

PREPARENT UNE NOUVELLE AUGMENTATION DES IMPOTS

POUR S'EN SORTIR !

MAIS QUE FONT LES FRANCAIS ????

QU'ATTENDENT NOS DIRIGEANTS ET PARLEMENTAIRES

POUR MONTRER L'EXEMPLE?

A l'heure où Mario Monti renonce à son salaire et qu'on nous

annonce qu'en Russie il n'y a qu'une centaine de députés,

Puisqu'on supprime 1 fonctionnaire sur 2, pourquoi

ne pas supprimer 1 sénateur sur 2 et 1 député

sur 2 !

Dans la conjoncture actuelle, des réflexions de fond

et décisions s'imposent d'urgence !

Sachant que:

- Etats-Unis: 300 millions d'habitants, 100 sénateurs et

435 représentants (total 535),

- France: 60 millions d'habitants, 350 sénateurs et 577 députés (total 927).

Ne pourrions-nous pas réduire les effectifs de 250 sénateurs et 142 députés ?

Quels hommes politiques, de gauche comme de droite, auront le

courage de l'admettre et surtout de se battre pour le faire ???

Si cela marche aux USA et en Russie, pourquoi pas ici ??

Sans compter les cumuls et ceux que la loi DEBRE paye

pendant 5 ANS après avoir été battus...

Pourquoi ne pas aligner leur statut sur le régime de

l'assurance-chômage?

À défaut on pourrait au moins baisser leur salaire,

non ??? Chiffrage:

577 députés

343 sénateurs

30 ministres et secrétaires d'état,

si on baissait leur salaire de 1.000 EUR chaque mois,

on ferait 950.000 EUR d'économie par mois

950.000 EUR X 12 = 11.400.000 EUR/an !

En 3 minutes plus de 11 millions d'euros par an,

économisés sans toucher à la TVA, ni aux Retraites !!!

Par francis.masson le 06/07/13

LES RETRAITES? PERSONNE N Y COMPREND RIEN!

PUBLIQUES OU PRIVEES, CHACUN SUIT SA ROUTE

DANS DES DIZAINES DE REGIMES.

A QUAND LA TRANSPARENCE ET L ELECTRO-CHOC

DE SIMPLIFICATION TANT PROMIS!!

QUAND LES FRANCAIS Y VERONT-ILS CLAIR??

source : http://www.huffingtonpost.fr/2013/06/06/reforme-des-

retraites-ce-qui-va-changer-pension_n_3397455.html

La réforme des retraites vous laisse dans le brouillard?

Le vrai impact des "mesurettes" proposées

Le HuffPost | Par Alexandre Phalippou Publication: Mis à jour: 15/06/2013 14h09 CEST

RETRAITE - Le rapport Moreau sur la réforme des retraites vient

d'être officiellement déposé ce vendredi...

Bien entendu, le gouvernement n'a pas encore tranché

au sujet des pistes qu'il souhaite privilégier, quels leviers

il compte actionner.

Jean-Marc Ayrault a seulement promis que les efforts

à faire ne seront pas "écrasants" SIC!!!

[NDLR...Des millions de personnes dans la rue en septembre?

Oseront-ils toucher à l'âge légal, au montant des cotisations,

la "durée de cotisation", au "taux d'appel"

ou aux "abattements forfaitaires"...?]

Grosso modo, tant que vous ne touchez pas au sacro-saint

âge légal de départ en retraite, ramené de 65 à 60 ans

par Mitterrand puis de 60 à 62 sous Sarkozy, l'essentiel est sauvé.

Et pourtant...[NDLR: Ils ne seront pas dupes]

En se penchant de plus près sur ces pistes, on se rend compte

que toutes les "mesurettes" égrenées dans le rapport auront

finalement plus d'impact sur votre future pension -surtout si

vous êtes jeune- qu'un relèvement de l'âge de la retraite à

63, 64 voire 65 ans.

Lire aussi :

» Le détail des mesures du rapport Moreau

» Retraites: les réformes que Hollande vous concocte

» Retraites : l'éternel recommencement

Il ne s'agit pas ici de dénoncer ou de discuter du bien-fondé

des futures mesures: il faut sauver notre système de retraite

et, pour une fois, la gauche comme la droite est d'accord

[Rien de moins sûr].

Et Ayrault va simplement prolonger le travail entamé par

Woerth en 2010, Fillon en 2003 et Balladur en 1993.

[Les seuls courageux à avoir pris des mesures sensées]

Il s'agit juste de comprendre ce qui nous attend vraiment,

derrière des termes barbares et des mécanismes complexes.

Histoire d'anticiper et d'épargner en vue de notre future retraite.

Prenez votre forfait téléphonique, votre banque ou votre assurance:

le mécanisme est tellement compliqué que vous renoncez à

comprendre et à comparer, quitte à payer plus cher.

Non? Rassurez-vous, c'est fait exprès.

Eh bien, les retraites c'est pareil.

A deux différences près:

- vous ne payez pas plus cher,

-vous touchez moins, et

- vous ne pouvez pas changer de crèmerie

puisque le régime est obligatoire.

Le HuffPost va tenter de vous traduire en termes simples

les conséquences de quelques-unes de ces mesures pour

le moins opaques qui, rappelons-le, ne sont pas encore

validées par le gouvernement et ne seront certainement

pas toutes appliquées.

Retraites: les pistes chocs du rapport Moreau... par BFMTV

LE TAUX D'APPEL : L'équivalent de la "part des anges" dans le whisky

Dans le fût, quelle que soit l'étanchéité, une part du whisky,

du cognac ou de l'armagnac s'évapore.

C'est ce que l'on appelle poétiquement "la part des anges".

La "sous-indexation des salaires" proposée par le rapport Moreau

revient exactement au même.

Elle est d'ailleurs déjà en vigueur depuis 1952 pour les salariés

à travers leurs retraites complémentaires: l'Arrco pour les salariés,

l'Agirc pour les cadres.

Mais elle prend le doux nom de "taux d'appel", ou "pourcentage d'appel".

Le Conseil d'orientation des retraites (COR) reconnaît lui-même

que ce mécanisme est "peu connu des cotisants"

(page 3, note de bas de page n°3).

Reste que, depuis 1995, ce taux d'appel est de 125%.

Autrement dit, pour 125 euros de cotisation retraite

prélevés sur votre feuille de salaire (lignes Arrco et

Agirc de votre feuille de salaire pour les salariés et/ou

cadres), seuls 100 euros sont pris en compte dans

le calcul des points de retraite qui, des années plus

tard, seront à nouveau convertis en euros pour

déterminer votre pension.

Ou sont passés les 25 euros de différence?

[EN FRAIS DE GESTION??? OU AUX CARAIBES???]

Mystère... Un peu comme lorsque vous échangez

des euros contre des dollars et que la banque

prélève sa commission.

En invitant ce loup dans la bergerie, il y a fort à parier

que le gouvernement crée ainsi un nouveau levier

qu'il pourra actionner régulièrement, réévaluant

ce taux d'appel ou dévaluant cette "sous-indexation"

de manière totalement indolore pour le cotisant.

Du moins dans l'immédiat.

La mauvaise surprise, ce sera au moment de prendre

sa retraite. Malin.

SOURCE : http://www.huffingtonpost.fr/2013/05/13/reforme-

retraites-options-etudiees-hollande_n_3264959.html

Réforme des retraites : les options qui s'ouvrent à François Hollande

Le HuffPost | Par Jérémie Pham-Lê Publication: Mis à jour: 14/05/2013 15h19 CEST

RETRAITES - "Il va falloir faire des efforts".

Invité de France 2 en mars dernier, François Hollande préparait déjà

les esprits: la réforme des retraites, attendue pour 2013, s'annonce

douloureuse et imminente.

Preuve que le gouvernement compte accélérer la cadence sur ce

dossier brûlant, Jean-Marc Ayrault reçoit ce lundi 13 mai, à Matignon,

syndicats et patronat en vue de la préparation de la conférence

sociale de cet été.

Un rendez-vous "qui risque d'être plus tendu[e]" que l'année dernière,

a d'ores et déjà prévenu le leader de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly.

Car sans réforme acceptée par tous, le régime des retraites

pourrait accuser un déficit record de plus de 20 (ou 200 selon le medef)

milliards d'euros d'ici 2020/2040.

Autant dire que l'exécutif doit faire preuve d'ambition

pour trouver un moyen de financement viable sans provoquer

de crise sociale.

Quels leviers le gouvernement envisage d'actionner?

Tour d'horizon des pistes (plus ou moins) crédibles.

* La piste privilégiée

» L'allongement de la durée de cotisation

C'est sans doute la piste la plus réaliste??????????

[NDLR : Surtout en période de chômage et crise

aggravée pour 5 à 10 ans où les entreprises

licencient à tour de bras aux frais de la collectivité

assurance-chômage, maladie, etc..!!!!]

Si François Hollande opte pour l'allongement de la durée

de cotisation des retraites, il respectera son engagement

de ne pas reporter l'âge légal de départ,

fixé actuellement à 62 ans.

Et ce, même si au fond, cotiser plus revient mécaniquement

à partir plus tard à la retraite, à moins d'accepter une pénalité

(appelée "décote") sur votre future pension.

Selon Europe 1, le gouvernement envisage d'instaurer 44 années

de cotisation (appelées annuités) contre 41 aujourd'hui.

"La durée de vie s'allonge: la durée de cotisation devra s'allonger

aussi", avait déjà prévenu le chef de l'Etat en mars dernier.

Même Henri Emmanuelli, figure de proue de l'aile gauche du

Parti socialiste s'était dit favorable: "la biologie fait qu'il faut

se poser la question de la durée de cotisation", jugeait-il en

février, aux micros de France Info.

Une bonne nouvelle en somme pour les futurs débats

au sein de la majorité lors de l'examen du texte

au Parlement!!!

Reste que le système actuel prévoit déjà un allongement

automatique de la durée de cotisation.

Depuis la loi Fillon sur les retraites de 2003, chaque gain

d'espérance de vie constaté par l'Insee se partage aux

deux tiers pour la vie active et un tiers pour la vie retraitée.

Mais ce modèle reste insuffisant: il ne permettrait d'économiser

que quelques milliards d'euros d'ici 2030.

* Les pistes pas totalement exclues

» La désindexation des pensions sur l'inflation

Voilà une piste qui s'annonce déjà moins consensuelle.

Le gel des revalorisations des pensions sur l'inflation

permettrait à l'Etat d'économiser entre 1 et 1,5 milliard

d'euros par an, selon Capital.

Par ailleurs, d'un point de vue symbolique, la mesure reviendrait

à ne pas toucher - directement au moins - aux montants des pensions.

Autrement dit, les retraites ne suivraient pas la hausse des prix.

[NDLR : ET APRES 10 ANS LES RETRAITES AURONT PERDUS UN TIERS

DE LEUR POUVOIR D ACHAT SI L INFLATION NE S ENVOLE PAS!!!]

En janvier, celui qui était alors ministre du Budget, Jérôme Cahuzac,

avouait que la piste était sérieusement à l'étude.

"Un accord de ce type des partenaires sociaux sur les retraites

complémentaires serait un élément d'appréciation très important.

On ne pourra pas ne pas en tenir compte", estimait-il dans les

colonnes du quotidien Les Echos.

Pour autant, la proposition est loin de satisfaire l'opposition,

et particulièrement Xavier Bertrand.

Le député UMP de l'Aisne estime qu'une telle mesure traduirait

"le manque de courage" et "l'hypocrisie" du gouvernement.

"Ce sont les retraités qui sont clairement dans le viseur du

gouvernement, elles sont loin les envolées de campagne

de M. Hollande qui disait « seuls les riches paieront »,

assène lundi 13 mai l'ex-ministre du Travail aux micros d'Europe 1.

Xavier Bertrand : "Les retraités sont les... par Europe1fr

» L'alignement de la CSG des retraités sur celle des actifs

En France, la CSG des retraités, actuellement de 6,6%, est

inférieure à celle des salariés, fixée à 7,5%.

Aligner les deux taux permettrait à l'Etat de dégager six milliards

d'euros par an.

C'est d'ailleurs une option fortement conseillée par la Cour des comptes

dans son dernier rapport.

Mais l'institution de Didier Migaud préconise uniquement de converger

les taux de la CSG pour les retraités aisés, histoire de ménager

"les petites retraites". De quoi récupérer 1,2 milliard d'euros par an.

Selon Europe 1, Matignon envisage effectivement de solliciter

les retraités.

En septembre 2012, Jean-Marc Ayrault excluait pourtant tout

alignement des taux pour 2013.

Mais était resté évasif concernant 2014, évoquant juste la

possibilité d'une telle option pour financer la réforme de la

dépendance.

* La piste (presque) totalement exclue

» Le relèvement de l'âge légal

Après avoir ré-instauré le droit de partir à 60 ans à condition

d'avoir commencé à travailler très jeune, François Hollande

ne prendrait pas le risque de reporter l'âge légal de départ à

la retraite.

Et ce, par souci de cohérence et de lisibilité. ?????

Dans une interview au Journal du Dimanche daté du 31 mars,

Jean-Marc Ayrault avait d'ailleurs promis que le gouvernement

excluait totalement l'option: "Nous ne toucherons pas à l'âge légal.

Le fil conducteur de nos décisions, c'est la justice."

Un parti pris qui est loin de convaincre le patronat.

Lors de la réunion entre partenaires sociaux à Matignon,

ce lundi 13 mai, la patronne du Medef, Laurence Parisot,

a exhorté l'exécutif à relever l'âge légal de la retraite à

au moins 65 ans d'ici 2040.

Sans surprise, c'est également la solution préconisée

par l'opposition.

Dans une tribune publiée par Le Point, François Fillon

assure qu'un report à 65 ans de l'âge de départ est la

"seule solution" pour assainir les finances publiques.

Plus surprenant, même Michel Rocard, ex-Premier ministre socialiste,

se dit favorable à ce relèvement.

À LIRE AUSSI:

» Rocard favorable à la retraite à 65 ans

» Jean-Marc Ayrault promet de ne pas toucher à l'âge légal de départ en retraite

» Retraite à 60 ans : un dispositif programmé pour s'autodétruire

» BLOG. Et si c'est par la finance que l'on sauvait le système français des retraites?

http://www.huffingtonpost.fr/2012/10/01/retraite-60-ans-dispositif-

autodetruire_n_2055553.html?utm_hp_ref=retraite

Retraite à 60 ans: pourquoi ce dispositif va s'éteindre tout seul

Publication: Mis à jour: 01/11/2012 11h51 CET

RETRAITES - Certains salariés peuvent partir à la retraite plus tôt

que prévu, dès ce jeudi, avec l'entrée en vigueur du "décret Hollande",

mesure emblématique du début du quinquennat, qui a rétabli l'âge de

départ à 60 ans pour une partie de la population.

Le geste de François Hollande a l'air, de prime abord, très généreux.

Autoriser la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler

jeune et ont cotisé tous les trimestres nécessaires a été l'une

de ses promesses phares lors de la campagne présidentielle.

Sauf que cette mesure a un coût, évalué à 1,2 milliard d'euros en 2013,

et à 3 milliards d'euros par an à l'horizon 2017.

En réalité, malgré la réaction de François Fillon qui avait qualifié

cette mesure d'aberration économique, ce dispositif n'est pas si

onéreux.

Fin mai, l'agence de notation Standard & Poor's avait reconnu

qu'il coûterait deux fois mois cher que les estimations de départ.....

D'abord, il ne fait que compléter un dispositif existant déjà, appelé

"longues carrières" et mis en place par... François Fillon, lors de sa

réforme de 2003.

Et surtout, il risque de s'éteindre mécaniquement de lui-même au

fil des ans. Explications.

LIRE AUSSI: Qui va vraiment profiter du nouveau dispositif?

Allongement de la durée de cotisation

Pour bénéficier d'un départ en retraite avant l'âge légal, qui est

à présent de 62 ans pour les personnes nées après 1955,

et plus particulièrement à 60 ans, il faudra en effet avoir

cotisé le nombre de trimestres exigés.

Précision: Quelle différence entre un trimestre cotisé et

un trimestre validé?

Un trimestre cotisé, comme son nom l'indique, correspond à

une durée pendant laquelle on a travaillé en s'acquittant de

ses cotisations.

Contrairement à ce que l'on croit, un trimestre ne correspond

pas à 3 mois de travail.

Pour glaner un trimestre cotisé, il faut avoir perçu 200 fois le Smic

horaire, soit un peu plus de 1800 euros.

Il est donc possible, à condition de gagner 2500 euros par mois,

d'obtenir quatre trimestres en l'espace de trois mois seulement.

En revanche, il est bien sûr impossible de gagner plus de 4 trimestres par an.

Le trimestre validé, est un trimestre considéré par [l'administration] la loi

comme "assimilé".

Il ne permet pas d'augmenter sa future pension de retraite mais permet

d'obtenir le taux et d'ainsi éviter les pénalités d'environ 5% par année

manquante.

Les années passées à travailler aux Etats-Unis par exemple, mais sans

cotiser à la Caisse des Français à l'étranger (CFE), sont considérées

comme des trimestres validés.

Les 2 années de bonus par enfant par femme (à présent 1 an pour la

femme, 1 an soit pour l'homme soit pour la femme), par exemple,

sont également considérées comme validées et non cotisées.

Les périodes de chômage étaient considérées comme validées,

mais le décret du gouvernement va changer la règle

(cliquer ici pour en savoir plus)

Or, cette durée de cotisation exigée augmente d'année en année.

La réforme de Xavier Bertrand de 2010 a inscrit dans la loi

le fait que, dorénavant, la durée obligatoire pour obtenir

une retraite sans pénalité (appelée "taux plein") serait

corrélée à l'espérance de vie afin de préserver la proportion

du nombre d'années passées à travailler dans sa vie.

Autrefois de 37,5 ans, cette durée est passée à 40 ans

lors des réformes Balladur (1993) pour les salariés du

public et Filllon (2003) pour les salariés du privé.

Puis à 41 ans lors du rendez-vous de 2010 sur les retraites.

Pour les personnes nées en 1955 et 1956, cette durée sera de 41,5 ans.

Et pour les autres? A voir selon l'espérance de vie, mais elle devrait

rapidement monter à 42, 42,5 voire 43 ans.

Mathématiquement, même si la mesure de François Hollande

concerne théoriquement les personnes ayant commencé à travailler

à 18, 19 ou 20 ans, il est impossible pour une personne née après 1955

de partir à la retraite à 60 ans si elle a débuté sa carrière après

18 ans et demi.

Et lorsque la durée exigée sera de 42 ans, il faudra avoir commencé à

travailler avant 18 ans.

A terme, à mesure que l'espérance de vie augmentera,

il deviendra donc mécaniquement impossible de bénéficier

de cette mesure pour partir à 60 ans.

Elle permettra toujours, en revanche de partir avant l'âge légal

qui sera bientôt de 62 ans.

A 60 ans et demi ou 61 ans par exemple.

Peu à peu, cette mesure coûtera donc de moins en moins cher

jusqu'à disparaître faute de pouvoir remplir les conditions nécessaires.

Récapitulatif: comment obtenir des trimestres validés et/ou cotisés

pour partir à la retraite avant l'âge légal ?

Le cabinet de conseil spécialisé Optimaretraite a résumé pour

Le HuffPost les différents moyens d'engranger des trimestres,

qu'il soit considérés comme validés ou cotisés, afin de partir

avant l'âge légal.

Attention: attention, ce tableau ne prend pas en compte les annonces

du gouvernement, les décrets n'étaient pas encore parus.

Il s'agit donc des conditions mises en place lors de la réforme

Fillon de 2003 et amendés depuis.

Les trimestres pris en compte pour un départ avant l'âge légal

TRIMESTRE VALIDÉ TRIMESTRE COTISÉ

Salaires OUI OUI

Période "équivalente" (travail à l'étranger sans cotisation) OUI NON

Chômage OUI NON

Maladie, accident du travail, maternité OUI OUI (max 4 trimestres)

Service militaire OUI OUI (max 4 trimestres)

Congé parental OUI NON

Cotisation volontaire (à la caisse de Français à l'étranger par ex) OUI OUI

Assurance vieillesse pour parents au foyer OUI NON

Rachat de trimestres NON NON

Congé formation OUI OUI

Cotisations à d'autres régimes obligatoires OUI OUI

Majoration pour enfants (2 années par enfant) OUI NON

http://fr.viadeo.com/fr/profile/francis.masson

http://www.linkedin.com/pub/francis-masson/14/299/282